Ectoparasitoses du chien (suite)





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Laurie et Danaé




16/02/09

Louise et Mélanie

PARASITOLOGIE

15h à 16h







Michel Franck

ECTOPARASITOSES DU CHIEN (suite)




II- Les dermatoses non prurigineuses
1. Allergie aux piqûres de diptères nématocères (cuniculi et aedes) et stomoxes
On peut traiter ces infections, souvent sous estimées, mais le problème ne cesse pas tant qu'on ne supprime pas la cause. Ces lésions sont souvent localisées à l’extrémité des oreilles et sur le chanfrein.
2. La démodécie
C'est une ectoparasitose non prurigineuse. C'est une dermatose banale obscurément contagieuse qui sévit essentiellement chez les jeunes et se traduit cliniquement par :

L'absence de prurit

Des plages dépilées érythémateuses et furfuracées

Et éventuellement des complications de surinfection
Elle est due à la présence et à la multiplication dans les follicules pilo-sébacés d'un acarien vermiforme spécifique Demodex canis, ou, plus rarement, D. injai.


  • Le parasite :



Les épimères sont réunis entre eux par un quadrillage chitineux. Erreur sur la photo : le prosoma ne fait que 1/3 de la longueur. Il supporte les 4 paires de pattes.
Les démodex sont plus petits que le sarcopte.



D. injai est plus longiforme (330 µm de long)




Les œufs fusiformes (ils font à peu près la même taille que les œufs de Toxocara ou de strongles) sont pondus dans le follicule pilo-sébacé. On a un stade larvaire hexapode puis un premier stade nymphal (protonymphe) avec 4 paires de pattes. Les adultes remontent à la surface du tégument.


D. canis est un parasite :

  • Permanent et spécifique de l'hôte. (Il existe un démodex du chien et un autre pour l'Homme)

  • Se nourrit de sébum, mais aussi de cellules de la paroi des follicules pileux, et entraîne une augmentation de la production de sébum

  • Sa longévité de quelques semaines sur l'animal, et de quelques heures dans l'environnement. Son cycle est court: 10 à 20j

  • Il est peu mobile -> extension lente sur corps, sauf si on le mouille car cela facilite la diffusion des démodex. Un shampooing fait flamber la démodécie, cela peut être intéressant dans les commémoratifs


La démodécie est faiblement contagieuse.


  • Facteurs prédisposants




  • Race : races à poils ras (Sharpei, Fox, Dalmatiens, Dogues, Braques ...)

  • Lignée: il existe des facteurs héréditaires

  • Age: jeunes <3 ans (80% des malades), ou> 10 ans: déficience immunitaire qui permet au démodex de se développer.

  • Sexe n'a pas d'importance

  • L'état de la peau est un facteur très important En effet la séborrhée provoquée par l’utilisation de shampooing et de parfum favorise l’apparition de la démodécie. C’est pourquoi on lave un chiot le moins possible.


NB: Il existe des chiens qui hébergent des démodex sans avoir de signes cliniques.


  • Pathogénie


- Action mécanique et irritative: ils se nourrissent de sébum et de cellules épithéliales et rejettent des déchets. Il existe peut-être une action mécanique car si les demodex sont nombreux à la base du poil, cela comprime le follicule pileux, d’où la dépilation.
- Action immunologique: l'apparition de la démodécie est exacerbée par une immunodépression locale provoquée par les demodex eux mêmes.

Immunité humorale normale ou stimulée

Immunité cellulaire déficiente
- Action favorisant les infections: les chiens concernés présentent une démodécie suppurée. Les bactéries de la flore cutanée pullulent car la zone est riche en sébum.

  • Héréditaire génétique transmissible (caractère autosomal récessif) : On conseillait jusqu'à présent de castrer les chiens atteints pour les exclure de la reproduction.

  • Acquise : dysendocrinie (cushing), cortico, anticancéreux, traitement de maladies autoimmunes = utilisation d'immunodépresseurs.


Les demodex peuvent être présents sans troubles: on observe un échappement au système immunitaire: un équilibre se crée.
La prédisposition héréditaire concerne les lymphocytes T :

• D. localisée : dépression des LTc/s cytotoxiques suppresseurs : favorable à la guérison

• D. généralisée: dépression des LTc/s et des LTh (helper) -> favorise la multiplication de Demodex

Pyodémodécie : une infection bactérienne se surajoute. Dépression des LTc/s, des LTh et des LB.

L'immunodépression est aggravée par certains Ag parasitaires ou des complexes immuns


  • Clinique


Forme sèche
Tableau général :

- absence de prurit,

- dépilations: localisation, épilation (le poil est absent et pas cassé contrairement au cas de la gale par exemple), bord diffus = éclaircissement progressif de la périphérie vers le centre de la lésion. Les dépilations se localisent préférentiellement sur les zones où le chien se lèche car il étale l'acarien

- peau rouge cuivrée, quand on appuie avec le doigt le blanc persiste quelques secondes = érythème

- squames pityriasiformes : squames de petites tailles

- squames psoriasiformes : agglutination des squames pityriasiformes par production de sébum

- tégument râpeux = autour des follicules pileux, hyperkératose périfolliculaire.

- hyperpigmentation tardive.

Différentes formes :

Selon l'étendue des lésions

Formes limitées, ou localisées aux pattes, ou aux oreilles (otodémodécie).

Selon le type de dépilations

Formes diffuses sans surinfection

Selon l'état séborrhéique de la peau

Formes séborrhéique

Forme stéatosquameuse : accumulation de squames pityriasiformes

Formes comédoneuse : nombreux comédons (points noirs) grisâtres faciles à voir en zones faiblement poilues


Forme à manchon pilaire: Avec une hyperkératose du manchon pilaire NB : Le sébum qui s’accumule rancit et le chien pue.




Forme suppurée
Il y a pullulation de bactéries dans les follicules pileux.

Les 2 types de lésions :

  • Si elles restent limitées aux follicules ceci se tendent et deviennent blancs. Il s’agit d’une folliculite (superficielle).

  • Si elles sont plus profondes le cul de sac à la base du follicule s’effondre et se remplit de sang d’où la couleur aubergine. Il s’agit de furonculose qui provoquent du prurit et plus ou moins une atteinte de l’état général (hyperthermie due à la circulation de neutrophile, anorexie, apathie) selon la surface cutanée lésée. On observe dans ce cas une hypertrophie des nœuds lymphatiques superficiels dans les territoires infectés et parfois même une déshydratation et des troubles hydroélectriques.




    • Diagnostic


La démodécie du chien, quand la suspecter?

Tout jeune chien présentant des dépilations (épilation!!!!!!!), un érythème, une absence de prurit (et même s'il se gratte, vérifier s'il n'y a pas des puces en plus) doit présenter une suspicion pour la démodécie

Il faut y penser également chez des chiens âgés débilités, immunodéprimés.

Si le chien est atopique et traité par des cyclosporines (Atopica ND) ou si il est traité pour un cancer, il est immunodéprimé et donc plus sensible.

En règle générale on doit y penser dans tous les cas de pyodermite. Il ne sert à rien d’effectuer des traitements antibiotiques si on n’en recherche pas la cause.

Les lésions ne sont pas toujours très étendues, il faut y penser aussi quand seules les pattes sont atteintes.

Comment confirmer la suspicion: diagnostic expérimental


  • Les raclages: A l'aide d'un bistouri à bord mousse, on racle au centre des lésions, jusqu'à la rosée sanguine.

RQ : Il faudra expliquer notre acte au propriétaire pour qu'il prenne conscience que les œufs sont en profondeur dans l'épiderme et que lors de traitement local il ne devra pas hésiter à frotter son chien pour la bonne pénétration du produit. Puis on met le produit du raclage entre lame et lamelle et on observe à 40 puis 100: diagnostic.


  • On peut aussi épiler le chien et regarder la présence des acariens à la base des poils. Si on ne trouve pas de démodex par cette méthode, on doit pratiquer à un raclage avant de conclure que le chien ne souffre pas de démodécie.


On voit sur cette photo des demodex à la base d'un poil.

Pas de démodécie sans Démodex. L'analyse histologique n'est pas nécessaire.

  • Pronostic


Il a été amélioré par l'apparition sur le marché de l'Amitraz, molécules à action systémique efficaces avec AMM.Il existe d'autres molécules efficaces, comme les lactones macrocycliques avec AMM pour le chien.
On ne traite que le chien concerné car cette maladie n'est pas contagieuse en l’absence de facteurs de risque. Donner au propriétaire des conseils d'hygiène (pas trop laver son chien par exemple). Pas besoin de traiter le propriétaire, et les autres animaux de compagnies (lapins, chats…) car ce parasite est spécifique. Le traitement est spécifique avec un acaricide.
Chez l'adulte il faut identifier la cause. Lors de pyodémodécie, associer une antibiothérapie (cf cours sur les pyodermites). Ne pas utiliser la Marbofloxacine (souvenirs…souvenirs… ou pas !) chez les jeunes car ce produit présente une toxicité pour le cartilage de conjugaison.
Avant de traiter, il faut préparer la peau, tondre si le propriétaire est d'accord (essayer de le convaincre au moins car le traitement est alors beaucoup plus efficace).

En cas de pyodémodécie, on tond. Un shampooing antiseptique permet aussi d'éliminer croûtes et sébum, uniquement si c'est suivi de frictions à l'Amitraz préparée comme ci-dessous.
Traitement local : Amitraz, Ectodex N.D.

Préparation extemporanée d'une solution à 0,05% d'Amitraz dans de l'eau tiède, ne pas rincer, sécher à l'air chaud.

Une application tous les 5 à 7 jours jusqu'à disparition des parasites ou des œufs sur les prélèvements réalisés chaque semaine dans le cadre du suivi : raclage, que l'on met dans de l'huile de paraffine. On les voit bouger.
Cas des Otodémodécie : Curette dans le conduit auditif, préparation d'Amitraz (0,05% dans du propylène glycol). Lorsqu'on applique le produit, on frictionne. Il faut expliquer au proprio qu'il faut bien frotter pour atteindre les acariens.
Preventic ND est un collier à action préventive qu'il faut changer toutes les 3 semaines
Attention

Toxicité immédiate: hypotension, bradycardie, anorexie

Il faut travailler en milieu aéré.

Il existe en effet une hépatotoxicité :

1- solution faiblement concentré chez les sujets affaiblis ou très jeunes

2-surveillance des chiens diabétiques (activité anti-insulinique de l'Amitraz.)

3-propriétaire doit mettre des gants et s'abstenir si diabétique
Traitement systémique : peut être appliqué en complément du traitement local:

  • la milbémycine : INTERCEPTOR N.D. qui dispose d'une AMM.

0,5 - 1 mg/kg 1jour par voie orale jusqu'à disparition des Demodex sur 2 raclages consécutifs espacés d'un mois.

NB : traitement onéreux et souvent long


  • la moxidectine: ADVOCATE N.D. AMM

C'est sous forme de pipette: spot-on

Moxidectine + lmidacloprid

Posologie minimale: 2.5 mg moxidectine + 10 mg/kg imidacloprid

Le Prof conseille : 1 administration spot on tous les 15 jours et contrairement à ce que préconise l'AMM.

Ce traitement est efficace contre les demodex, mais aussi contre les puces et la gale, mais on recommande de l’associer à l’Amitraz.
Traitement sans AMM (utilisation de produits destinés aux animaux de rente) :

Moxidectine : Cydectine ND, destinée à des animaux de rente, car moins cher.

200 à 400 μg /kg/jour à préférer d'après la littérature à l'IVOMEC.
Le traitement est souvent long de plusieurs mois. On peut utiliser l'Amitraz seul ou associé à un systémique (coût). Evaluation mensuelle du nombre de parasites, de formes larvaires et d'œufs.
Conclusion
• Existe des porteurs latents

• Eviter tout traitement qui irrite la peau.

• Toute intervention qui favorise le déplacement des demodex : ne pas trop laver les chiots, les animaux porteurs.

• y penser face à une pyodermite, une pododermatite. On commence par éliminer la démodécie.

Prévenir le propriétaire que souvent le traitement est long.


Hadrien et Raph




16.02.09

Louise et Mel

PARASITOLOGIE

16-17H







Michel FRANC


3. Les teignes

.

Ce sont des affections cutanées mycosiques, contagieuses affectant mammifères et oiseaux et restant limitées aux éléments cornés de la peau, des follicules, des poils et des plumes (tout ce qui est kératinisé). Elles se caractérisent habituellement par l'absence de prurit (sauf chez le chat) et des lésions circulaires.


  • Le parasite :


Une spore qui se dépose sur le tégument peut avoir plusieurs destinées :

  • Elle peut être éliminée mécaniquement (lavage de l’animal…)

  • Elle peut entrer en compétition avec la flore cutanée de l’hôte et être là encore éliminée.

  • Elle peut germer. Elle peut alors engendrer des lésions dues aux toxines fongiques (réactions inflammatoires plus ou moins violentes). S’il n’y a pas de lésion, on parle de teigne occulte.





Les teignes sont des Dermatophytes zoophiles (pas ou peu adaptés à l’Homme) qui n’envahissent pas les tissus vivants mais les tissus kératinisés. Ils produisent des toxines et/ou allergènes fongiques à l’origine de réactions inflammatoires. Ces réactions seront plus ou moins violentes selon l’espèce de champignon et l’hôte. Ainsi, un même champignon peut donner des réponses différentes dans un même foyer.
En général, moins un champignon est adapté à l’hôte, plus la réaction de ce dernier sera violente. Les teignes sont plus fréquentes en milieu chaud et humide et comme pour la démodécie, il y a des facteurs prédisposant pour cette maladie.
Les teignes fréquemment rencontrés chez l’Homme sont :

  • Microsporum canis

  • Trichophytum. mentagrophytes

  • T. verrucosum

  • M. persicolor



On retrouve ces quatre espèces chez Cn, Ct, Bv, Ov... Cn et Ct contaminent propriétaires et chasseurs, Bv et Ov contaminent vétérinaires, éleveurs, bouchers…Quant aux rongeurs sauvages, ils contaminent les aires de jeux et donc les enfants…
Les teignes sont plus fréquentes en milieu chaud et humide et comme pour la démodécie, il y a des facteurs prédisposant pour cette maladie. Par exemple l’âge, les lésions cutanées, les carences protéiniques et vitaminiques, les déficiences immunitaires (attention au traitement aux corticostéroïdes).
Les teignes donnent des spores par fragmentation, elles n’envahissent pas la base du follicule car celle-ci n’est pas kératinisée, il n’y a donc pas destruction du follicule et le poil continue à pousser.
NB : démodécie  épilation

Teignes  poils cassés à ras
Il existe différents types de colonisation pilaire qui permettent de réaliser un diagnostic.

En général, la colonisation du poil est de type endoectothrix. Le type endoectothrix se décrit par un développement du filament à l’intérieur du follicule pileux et un développement de la spore à l’extérieur du follicule.
Il existe trois types de répartition des spores pour le type endoectothrix qui varient également selon les espèces :

  • Une répartition microsporique (microspores agglutinées en mosaïque=bâton de miel roulé dans du sable)

  • Une répartition microïde (microspores en chaînettes)

  • Une répartition mégasporée (mégaspores en manchon).




  • Clinique


Teigne sèche tondante ou microsporie

Elle due essentiellement à M. canis, également à M. gypseum (champignon tellurique). Il n’y a pas de localisation préférentielle. On peut observer des pinceaux de poils surélevés, la présence d’exsudat formant des croûtes ainsi que la chute des poils cassés à ras.

Les lésions sont rondes (1 à 4 cm de diamètre), le bord des lésions est légèrement surélévé, les poils sont cassés à ras, on a un fin squamosis.

(cf ppt pour les photos)
Teigne suppurée (inflammation plus violente)

  • Forme localisée

Elle due à M. canis essentiellement, T. mentagrophytes, T. erinacei (chiens en contact avec des hérissons). Dans ce cas là, la peau est très enflammée et l’on a une forme localisée, le kérion, c’est-à-dire une folliculite suppurée sous la première croûte (kérion = seconde croûte). Il faut 8 à 15 jours pour voir la chute des croûtes.


  • Forme étendue

Elle est due à T. mentagrophytes. La peau est également très enflammée, les lésions sont de formes diffuses et très étendues (cf photos ppt). Attention, dans ce cas là, il y a contamination du sol.
Onychomycose (= atteinte des griffes)

Elle est due à M. canis. Les griffes deviennent fragiles, cassantes. Cette maladie est incurable. Le traitement (qui ne sert pas à guérir la maladie) à base d’antifongique est très cher et dure plusieurs mois. Le plus souvent, on a un abandon thérapeutique de la part des proprios…un chien aux pattes pourris, ça se voit moins que si c’était le reste du corps…


  • Diagnostic :




  • Diagnostic clinique et épidémiologique : présence de dépilations rondes non prurigineuses.

Attention, les teignes sont contagieuses aux autres chiens mais aussi aux chats, etc…ainsi qu’aux propriétaires. De plus, comme ces teignes ne sont pas adaptées aux Hommes, on se gratte.

NB : Les humains atteints de teignes à M. canis sont beaucoup plus souvent contaminés par les chats (qui font une forme occulte) que par les chiens.


  • Diagnostics expérimentaux :

  • la fluorescence

En lumière UV (lampe de Wood), les poils parasités et les squames prennent une couleur verte. Attention, ceci n’est valable que pour les agents produisant de la ptéridine, à savoir M. canis (toutes les souches ne sont pas fluorescentes). Donc si le test est négatif on ne peut pas conclure. De plus, la fluorescence est détruite par les traitements iodés et les surinfections, et certains médicaments peuvent produire une fausse fluorescence.


  • la recherche de parasites par examen direct

On réalise un raclage à la périphérie sur le bourrelet inflammatoire ou on prélève des poils fluorescents à la pince. Puis on place le produit de raclage ou les poils entre lame et lamelle dans du chloral-lactophénol. Enfin, on essaye d’identifier l’espèce :

- type microsporique + WOOD +  M. canis

- type microsporique + WOOD -  M. gypseum

- type microïde  T. mentagrophytes

 T. erinacei


  • la recherche du parasite après mise en culture

Comme précédemment, on fait un raclage à la périphérie sur le bourrelet inflammatoire ou prélève des poils fluorescents à la pince. Ensuite, on met en culture à 25-30 °C sur Sabouraud (nom du milieu de culture). Enfin, on fait une lecture tous les 8 jours. Les résultats expérimentaux peuvent être les suivants :

  • M. canis : les animaux atteints sont Cn, Ct, Hamster, Lapin, Cheval … et Homme. Positif en lampe de Wood, la colonisation pilaire est de type endoectothrix à répartition microsporique. (NB : Une colonie fongique se regarde toujours par-dessus et par-dessous la gélose). La pousse est rapide. Macroscopiquement on observe au bout 3-4j de fines étoiles d’amiante, au bout de 5-6 j un duvet blanc sur le dessus, jaune orangé intense sur le dessous. Microscopiquement on observe des mycéliums en raquette et des macroconidies échinulées (paroi en « zigzag »). Pour faire cette observation microscopique on prélève des mycéliums de la colonie à l’aide d’un scotch, déposé avec du colorant bleu sur une lame porte-objet. On observe alors la fructification.




  • M. gypseum : les animaux atteints sont Cn, Ct, Bv, Ov, Cv… et l’Homme. C’est une teigne tellurique (qui se développe dans le milieu extérieur). Négative en lampe de Wood, la colonisation est là aussi de type endoectothrix à répartition microsporique. La pousse est rapide, on a vite de très nombreuses macrospores de couleur beige voire café au lait. Microscopiquement on observe de nombreuses macroconidies non échinulées (paroi lisse).




  • T. mentagrophytes : les animaux atteints sont Cn, Ct, Bv, Ov, Cv… et l’Homme. Il s’agit là aussi de teigne tellurique. Négative en lampe de Wood, la colonisation est de type endoectothrix à répartition microïde. La pousse est rapide : dès 3 jours on observe une colonie « comme si on avait jeté du plâtre sur la gélose ». Macroscopiquement : colonie blanc neige à crème. Microscopiquement : on observe des filaments épais ramifiés en bois de cerf, de nombreuses microconidies rondes, des fuseaux rares petits et à pointes mousse et beaucoup de vrille sur la colonie  image caractéristique.




  • Pronostic :


Le pronostic est habituellement bon mais il faut prévenir le propriétaire que le traitement est long. Il existe un risque important de recontamination à partir de l’environnement (poils parasités) lorsqu’un chat dans la famille est non traité, ou à partir du sol pour M. gypseum et T. mentagrophytes (c’est-à-dire les teignes telluriques).

De plus, il existe un risque de contamination du propriétaire et de son entourage.

Enfin, il est intéressant de connaitre l’agent responsable de la teigne pour préciser le pronostic en clinique.

  • Traitement : il dépend du type de poil


Pour un traitement local il faut :

  • Tondre largement l’animal autour des lésions

  • Bruler ensuite les poils tondus. Il faut traiter localement tous les animaux de l’effectif avec une solution d’Enilconazole (Imaveral ND - fongicide sur les filaments et les spores). Attention, ce traitement permet d’éviter seulement la dissémination du champignon. C’est un imidazolé ; il n’agit que sur le poil en surface, il faut donc renouveler le traitement au fur et à mesure que le poil pousse (tous les 4 jours), il faut attendre le renouvellement complet du poil pour arrêter le traitement. Ce traitement est intéressant si les lésions sont limitées.




  • L’Enilconazole agit sur la synthèse de certains constituants membranaire du champignon et modifie la structure de la paroi.

  • Les imidazolés inhibent la synthèse d’ergostérol membranaire, ce qui entraine une perturbation de la perméabilité membranaire et du fonctionnement cellulaire (mitochondries…). Ils ont aussi une action sur le métabolisme oxydatif ce qui conduit à une accumulation de peroxyde d’oxygène et ainsi à une asphyxie de la cellule fongique. Enfin à forte concentration (comme celle obtenue localement par pommades) ils présentent une action sur les coccidies Gram+.


Il existe donc des pommades qui peuvent être utilisées pour des formes très localisées. Les pommades présentent un double avantage : elles agglutinent les spores donc évitent la diffusion, et ce sont de très bons fongicides et bactéricides.
Rq : la lutte contre les puces permet de diminuer les microtraumatismes cutanés et donc les portes d’entrée des champignons.
Traitement systémique :
On peut aussi utiliser pour des animaux très atteints ou difficiles à traiter des traitements systémiques comme la Griséofulvine ou le Kétoconazole qui vont diffuser par voie sanguine.


  • La Griséofulvine est un antibiotique antifongique produit par le champignon Penicillum griseofulvum. Il a une activité fongistatique responsable de l’altération de la paroi cellulaire. Il empêche le développement du champignon sans le tuer. Ceci implique qu’il ne faut pas arrêter le traitement trop tôt (5 à 6 semaines minimum, temps de régénérescence total du poil). Il est à administrer au milieu d’un repas riche en graisses pour favoriser l’absorption. Il existe une action tératogène, il est donc contre indiqué pour les femelles gestantes.

  • Le Kétaconazole est un imidazolé fongicide qui a une bonne efficacité. Cependant il a une toxicité sur le foie et inhibe la synthèse de la testostérone et des stéroïdes corticosurrénaliens. Il est également contre indiqué pour les femelles gestantes.


Rq : on associe très souvent un traitement local avec un traitement systémique.
Il existe d’autres traitements systémiques peu utilisés comme l’Itraconazole qui possède l’AMM pour le chat mais pas le chien, ou le Lufénuron qui n’a pas obtenu d’AMM mais peut cependant être utilisé associé à un antifongique efficace, son seul intérêt étant le contrôle des puces donc des micro-traumatismes.


  • Prophylaxie : Traiter le chien par friction avec l’Enilconazole avant la mise en contact avec d’autres animaux.

III- Les parasitoses des cavites nasales
1. La sinusite à Pneumonyssus caninum
Pneumonyssus caninum est un Acarien mésostigmate de la famille des Rhynonissidés (un peu de généalogie pour commencer...) qui parasite les cavités nasales et la trachée des Oiseaux mais aussi plus rarement des Mammifères. C’est une bestiole de 1mm à 1.5mm de long et 0.6 à 0.9mm de large au corps ovale et jaunâtre (un beau gosse des acariens quoi !)



L’infection se traduit par des mouvements de la tête et un chien qui se frotte le nez sur le sol ou avec ses pattes. Attention, ces signes peuvent aussi évoquer des troubles nerveux !!On peut aussi avoir du jetage et une congestion de la muqueuse nasale associée à cette parasitose. C’est une maladie rare qu’on trouve sur des chiens importés d’Afrique ou d’Amérique du Sud.

En ce qui concerne le traitement, Michel nous propose d’essayer les Ivermectines ; attention quand même je rappelle que leur utilisation est fortement déconseillée sur des chiens type bergers !!
2. La linguatulose
On a cette fois-ci à faire à un Paraarthropode, c’est un organisme à la limite entre vers et acariens qu’on appelait autrefois Pentastome car les parasitologues pensaient qu’il avait 5 bouches alors qu’en réalité, sa bouche unique est entourée de 4 crochets. De vrais zozos ces parasitologues…




Son petit nom est Linguatula serrata, il a un aspect vermiforme apparemment segmenté mais il s’agit en fait d’une simple striation d’où son nom de serrata (latinisme quand tu nous tiens).

Pour résumer, cette chose a une forme de langue et un bord crénelé en dent de scie.
Les sexes sont séparés et les femelles mesurent jusqu’à 8-10cm de long pour 1cm de diamètre alors que les mâles ne mesurent que 2 à 3cm pour 0.5cm de diamètre ; chez eux, le sexe faible n’est donc pas le même que dans l’espèce humaine.

Ce parasite se nourrit de sang mais aussi de mucus et de débris. Il vit dans les cavités nasales et les sini frontaux des canidés principalement mais aussi plus rarement des ruminants, des Equidés voire de l’homme.

Son cycle comporte obligatoirement deux hôtes.


Après l’accouplement, la femelle pond des œufs de 90µm sur 70µm. Ces œufs, évacués par le mucus nasal sont ingérés par un herbivore ou un rongeur. Leur éclosion va donner des larves qui vont coloniser le tube digestif, s’enkyster dans le foie et les poumons et passer à l’hôte final si un chien, un loup, un renard ou autre fennec mange les viscères de l’hôte intermédiaire.
La linguatulose nasale du chien est souvent une découverte d’autops. Elle doit être suspectée en cas d’éternuements, de prurit avec frottements du nez et d’épistaxis répétées accompagnés parfois de troubles nerveux. Elle se traite à l’aide d’avermectines.
Chez les Herbivores (mouton, chèvre), on trouve de la linguatulose larvaire. En cas d’infestation massive, il y a risque de péritonite et d’hémorragies internes. A l’abattoir, on trouve alors des petits nodules grisâtres renfermant les larves
Quelques petits potins suite notamment au repas de promo (ou orgie de promo), le tableau de chopes est en consultation au cercle..

  • Coust nous a déclaré en préambule : « j’ai des draps marrons comme ça jpeux chier dedans, ça se voit pas… » après la vaisselle à la pisse, toujours la classe !!

  • Marion CL lors d’une partie de tarot : « j’aime pas trop cette position…oui tu sais quand ya des gens au milieu… » le club partouze ne serait donc pas une légende de l’ENVT…

  • Je vends la macarena endiablée de Minimoi (vidéo à l’appui)

  • Je vends aussi la trnkattitude de Gros Mathieu lors de cette soirée...merci de prendre le relai pendant le 4L Trophy !!

  • Je vends le Bertieri-relais, discipline inventée par Messieurs Pons et Fourcade…d’autres concurrents d’ici Londres 2012 ???

  • Je vends les mictions inopportunes durant cette soirée… « sur le bitume c’est mieux » d’après Coust, d’autres ont préféré le sapin, la statue ou le terrain de rugby…Jacquouille, un témoignage ??




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