Ectoparasitoses des oiseaux – suite- I- punaises





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date de publication07.11.2017
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Marion et Guigui




16/03/09




PARASITOLOGIE

17h-18h

Loulou & Mel




Harrison Franc


ECTOPARASITOSES Des oiseaux – suite-



I- Punaises



Les punaises sont des insectes des bois, qui sentent mauvais. Elle possèdent deux paires d’ailes, une paire proximale cornée et une paire distale membraneuse et molle. Certaines ont un rostre piqueur d’autre un suceur. Il existe deux familles :

  • Les Cimicidés : elles ont un corps aplati, ovale de 0,5 cm surmonté d’une tête pentagonale. Sur cette tête se trouve des antennes à 4 articles.


On recense deux espèces :

  • une que l’on rencontre dans les pigeonniers : Cimex colombarius

  • une que l’on rencontre plutôt dans les maisons, les hôtels, les trains : Cimex lectularius aussi connu sous le nom de punaise des lits


On peut repérer leur présence dans les maisons par des taches noires sur les murs et les bois de lit.

Les punaises sont de grandes emmerdeuses aussi bien pour les oiseaux que pour l’espèce humaine, du fait de leur sécrétion nauséabonde et leur piqûre douloureuse. L’ancienne méthode qui consistait à tout brûler peut être remplacée aujourd’hui par un traitement insecticide. Le prof précise qu’aujourd’hui « la lutte contre les blattes à complètement changé » petite phrase à méditer. Les insecticides doivent être mis au bonne endroit, entre autre étalé sous le lit avec une serpillère…


  • Les Réduvidés, qui ont un corps et une tête plus allongés et qui transmettent notamment en Amérique du Sud la maladie de Chagas. Pour ceux qui ne pouvait expliquer le soudain dévergondage de Mlle Dangy peut être que nous venons d’en trouver la solution… les punaises porteuses de cette maladie auraient-elles enfin réussi à atteindre son donjon ?


II- La teigne des volailles




C’est une affection relativement rare qui se porte sur les parties charnues de l’animal, jusqu’à ce que le champignon atteigne la base des plumes. Cette maladie est tellement rare que pour pouvoir l’étudier un de nos chers prédécesseurs a pour sa thèse collé directement des spores sur le barbillon des poules de sa grand-mère avec du miel (elle a du être contente mamie en voyant la tronche de ses poules). On observe des lésions présentant des moisissures blanche dues au développement de Trichophyton gallinae . Cette dermatose s’observe le plus souvent sur des coqs de combat et qui peuvent la transmettre à l’homme.

Comme les autres teignes, on peut réaliser une mise en culture après raclage, et on observe un dessus blanchâtre sur un dessous vineux (Non chers typeurs ni vigneux ni vinieux n’existent, le dico d’or a parlé…)

Pour le traitement, on utilise une solution d’Enilconazole.

ECTOPARASITOSES Des ovins



I- Les Gales



Il existe trois gales chez le mouton :

  • sarcoptique

  • chorioptique

  • psoroptique


1. La gale sarcoptique ou gale du museau
La maladie crée selon les dires de Franky un « noir museau » (ne pas confondre avec notre chère copromo) qui débute au niveau de la lèvre supérieur et s’étend au reste de la tête.

Elle crée un prurit intense, du coup l’animal se gratte au râtelier, entraînant des dépilations en moucheture. On observe des boutons de gales avec des croûtes mélangées à des déjections. Il existe une complication possible avec des conjonctivites.

Il y a des problèmes avec les troupeaux de Lacaune que l’on ne peut traiter à l’Ivermectine à cause de leur production de lait.
Diagnostic différentiel :

  • Ecthyma contagieux : maladie contagieuse du à un paramyxovirus. C’est une maladie infectieuse, qui touche le plus souvent les agneaux et entraine un syndrome fébrile, ainsi que des lésions au lèvres, cavité buccale et mamelle (donc une transmission facilité lors de la tétée de l’agneau). Les lésions sont le plus souvent sous forme de croutes sanguinolentes.

  • L’oestrose (dû à Oestrus ovis)

  • Photosensibilisation

  • Mycotoxicose (due aux aliments moisis)


2. La gale chorioptique ou gale des membres et scrotum
Cette gale est localisée sur les membres et le scrotum. Elle est similaire à la gale chorioptique du cheval. Elle débute au creux du paturon et s’étend, elle pousse l’animal à se mordiller. C’est une gale superficielle, avec des croutes claires. Elle peut atteindre les bourses chez le bélier, ce qui crée un échauffement local entraînant la production d’une semence de moins bonne qualité. Il faut savoir à quoi ressemblent des couilles de bélier pour pouvoir remarquer cette gale si vous n’avez pas été en cours vous ne pourrez profiter de ses magnifiques images. Note des correcteurs : désolés, on a essayé de trouver des images sur internet…mais pas de photos de couilles cette fois-ci. On s’excuse auprès des plus déçu(e)s…mais sachez quand même qu’elles étaient toutes ridées et pendouillaient tristement, comme vidées de leur raison d’être…
Diagnostic différentiel :

  • Poux 

  • Lésion traumatique : certains éleveurs persistent à croire qu’il s’agit des plaies provoquées par le passage de leur troupeau dans les chaumes


3. La gale psoroptique ou gale de la toison
C’était un fléau à la fin du XVIII siècles (ces cons avaient pas encore inventé les endectocides). C’est la gale la plus fréquente des ovins. Elle est très prurigineuse, qui pousse l’animal à se frotter contre les murs, provoquant ainsi des lésions de la peau. Au début, on observe quelque petites zones dépilées, et quand on gratte les moutons, on déclenche une trémulation des lèvres (là le mouton vous dit qu’il kiffe trop ce que vous lui faites et en veut encore le coquin). Les psoroptes ont un rostre long, donc ils ponctionnent l’animal provoquant des papules et des croutelles jaunâtres qui s’agglutinent puis la laine s’y accole. Les frottements de l’animal entraînent la perte de la laine, et peu à peu le milieu devient dysgénésique (impropre à la multiplication des parasites), ce qui provoque l’extension de la dépilation à la périphérie. La gale s’étend à la périphérie mais guérit en son centre.

L’acarien étant bien enfoncé dans la l’épaisseur du tégument, cette gale fait le désespoir des pépettes comme Loulou avec leur sac Chanel, la peau étant déclassée car elle présente un aspect de cuir marocain mal tanné, la fleur du cuir ne prenant pas bien la couleur au tannage, et donc est rejetée de l’industrie du luxe.

A l’abattoir, on observe des nœuds lymphatiques grossis, il faut demander à voir les peaux pour y faire le bon diagnostic.

Pour le diagnostic sur animal vivant, on s’appuie sur la grande contagiosité et le fait que les lésions s’étendent à la périphérie.
Diagnostic différentiel :

  • Photosensibilisation

  • Pourriture pluie

  • Autres ectoparasitoses prurigineuses

  • Maladie de la lèvre jaune


II- La psorergatose



Ectoparasitose due à Psorergates ovis, acarien de petite taille avec des petites épines à chaque patte, s’enfonçant dans la couche cornée de l’épiderme, entraînant du prurit (mais moins marqué que dans la gale psoroptique). Mais, pour notre plus grand bonheur, cette maladie n’existe pas en France, cependant, elle pourrait débarquer en France à cause de l’importation de bélier reproducteur. Cette maladie est contagieuse, mais pas trop, elle s’étend très lentement sur l’animal mais aussi à l’échelle du troupeau (5-6 ans pour atteindre tout le troupeau contre 1-2 mois pour la gale psoroptique.)


III- Les poux



Les espèces du moutons sont :

  • Poux broyeur : Damalinia ovis

  • Poux piqueur : Linognathus vituli

Linognathus pedalis

Les poux se trouvent dans la toison. Chez les ovins comme chez les bovins, la reproduction des poux diminue quand les jours rallongent (donc au printemps).

Cycles :


Je sais ce que vous pensez, j’ai loupé une brillante carrière d’artiste … Marion
Femelle Oeufs

Male

Jeune 1
Jeune 2
Jeune 3
La durée de vie du poux varie entre 4 à 5 semaines. La femelle pond de 30 à 100 œufs. Les poux créent du prurit, l’animal se gratte, et perd ainsi ses poils.

Quand on tond les adultes on se débarrasse de leur poux mais on n’est pas sauvé pour autant car il en reste sur les petits agneaux.

III- La melaphagose



Maladie due à Melophagus ovinus, insecte dont la tête est dans l’axe du corps (c’est vrai que c’est pas courant !!!) qui se nourrit de sang. Il appartient à la famille des Hippoboscidés. Le cycle dure de 35 à 40 jours et les femelles ne pondent pas des œufs mais des prépupes collées au poil. La pupe à une tronche de pépin de raisin avec un petit tubercule.

On les trouve surtout dans des terrains acides.

Ils entraînent des pertes de laines entraînant d’après Guigui des pertes économiques pour l’éleveur (c’est lui qui l’a dit…mais le prof aussi, Marion si tu l’écoutais au lieu de papoter)

Quand il fait chaud, on les retrouve à la surface de la toison, alors que par temps froid ils s’enfoncent vers la peau.

Ils sont également responsables de l’inoculation de germes, après spoliation sanguine, comme le trypanosome : Trypanosoma melophagium.

Il y a des dépôts de noisillure (petit cours de vocabulaire selon Franky, ça veut dire qui rappelle la coque d’une noix mais ça ne s’écrit pas noisiure Marion !!!) à l’endroit ou l’animal ne peut pas se mordiller (ex : derrière la tête, de l’encolure). La peau serra alors déclassée.

C’est un parasite permanent passant des mères aux agneaux, sauf si l’on traite tous les animaux avec des pour-on.

VI- L’oestrose ovine



C’est une dermatose banale provoquée par Oestrus ovis. Dès que l’on a des moutons, on a de l’oestrose.

C’est une myase (des larves de diptères sont responsables de la maladie). C’est une espèce de mouche sans pièce buccale dont les femelles possèdent un oviscapte et déposent les larves de premier age (L1). Cette larve à un tropisme particulier pour les orifices.

Le parcours de la larve :

En remontant par les cavités nasales, elle provoque une grosse inflammation de la pituitaire (cf rappel). Elles peuvent également être déposées près de l’œil, entraînant alors une conjonctivite. La larve possède des crochets et des enzymes qui induise une grosse inflammation responsable de rhinite, de jetage sévère d’abord séreux, mais qui peuvent devenir mucopurulent lors de surinfection. La larve mue au cours de la migration, et on retrouve le stade L3 dans les sinus. La L3 possède 11 anneaux, des plaques stigmatiques, des crochets bien développés permettant sa bonne fixation. L3 peut rester plusieurs mois dans les sinus. En tout la larve peut rester 9 mois dans les sinus du mouton. Puis le mouton éternue, ce qui entraîne l’expulsion de L3, qui se retrouve sur le sol dans lequel elle s’enfonce. Elle va alors se transformer en pupe cycloraphe.

Rappel anatomique : Membrane pituitaire, ou, simplement, la pituitaire, membrane muqueuse qui tapisse les cavités nasales dans toute leur étendue.

Quand la larve est tombée, l’animal n’est pas guéri pour autant. En effet, seulement 3 à 4 larves migrent en même temps dans les sinus, inhibant les autres qui restent au contact de la pituitaire. Quand les premières finissent leur migration, d’autres prennent le relais.

Symptômes : Au début, on a du prurit, l’animal se gratte le nez au sol, il s’ébroue.

On a après une phase de répit ou l’animal ne présente plus trop de signes, puis les larves migrent sur la pituitaire, provoquant éventuellement des troubles nerveux, faux tournis (merci Guigui car pour moi c’était la photogonie (me demandez pas ce que c’est)) de l’incoordination motrice.

Après la migration, on a la phase sinusite caractérisé par du jetage (qui peut aller jusqu’à du jetage de pus verdâtre dégueulasse en cas de surinfection), l’animal qui se frotte la tête. Il peut y avoir aussi des troubles respiratoires et du cornage.

Diagnostic : Il est relativement facile. Les signes de sinusite et de jetage sont évocateurs. Et on récupère plus ou moins des informations de l’autopsie

Traitement : Nitroxynil (pas d’AMM)

Closantel (douvicide, commercialisé sous différent nom : Flukiver et Seponver)

Tous les endectocides n’ont pas d’indication, les voies sont parentérales ou orales pour certains et ils atteignent tous les stades (Ivermectine, moxidectine, doramectine…).

Le traitement se fait à l’entrée des animaux quand il fait froid, et en juillet on utilise un traitement de longue efficacité (environ 15 jours) en guise de prévention.
En France notre petite bebette ne réalise qu’un seul cycle en un an, alors qu’en Afrique du nord, elle réalise deux cycles par ans. Avec le réchauffement climatique, il se pourrait qu’au sud de la France elles se mettent à réaliser 2 cycles par an.


V- Les teignes



T. verrucosum : avec des lésions croûteuses comme les dartres des bovins, elles setrouvent sur les zones à poils non laineuses.

T. mentagrophytes : telluriques

M. canis


VI- La démodécie



Elle est rare, due à Demodex ovis, qui crée de petites lésions nodulaires autour des paupières, de la taille d’un grain de riz ou d’une noisette si il y a agglutination.

ECTOPARASITOSES Des caprins


I. Les gales



On trouve deux gales :

  • Sarcoptique : très rare, qui débute d’abord au niveau des yeux, et gagne la tête puis tout le corps. Elle est associée à un prurit intense.

  • Chorioptique : rare, exotique, on la trouve essentiellement dans les zoos. Elle commence au niveau de la face latérale de l’encolure avec des croûtes jaunâtres et peut s’étendre à tout le corps.

Dans les oreilles des chèvres on peut trouver un choriopte.

II. La démodécie



Elle est due a Demodex caprae, qui fait 200 à 270µm. On ne peut pas extrapoler ce que l’on connaît de la démodécie du chien pour la chèvre. C’est une affection fréquente en France qui atteint les laitières. On ne connaît pas bien les mécanismes contagieux, elle se trouve principalement sur des animaux de 3 à 5 ans donc âgés et ayant déjà eu 2 à 3 lactations.

Les symptômes locaux ressemblent à la dermatite milliaire du chat, au niveau de l’encolure, de la tête et de la ligne du dos. C’est en passant la main sur la chèvre que l’on sent plus qu’on ne voit des petits grains qui sont des nodules remplis de sébum sec.

On ne peut rien faire, sauf réformer la chèvre et éviter de la mettre à la reproduction. En effet, on aurait pu opter pour un traitement à l’amitraz mais celui-ci présente un temps d’attente sur le lait et on ne pourra pas le mettre en place sur les laitières, mais éventuellement sur les chèvres de particulier, type Mohair.


Je vends aux nombreuses intéressées le secret du ventre plat de l’hypodocteur Cheyrou-Lagrèze qui, chaque matin et durant deux heures se redresse pour éteindre son réveil situé au bout de son lit et qui sonne toutes les 10 min (ses voisins la remercient…)

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