Les ectoparasitoses du chat





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Papa raph et Zyrille Zein




23/02/2009

Matthieu et Simonculsonnaitplacedeléglisetusauraislheure

PARASITOLOGIE

15h-16h







Franc MICHEL



Les ectoparasitoses du chat
On poursuit l’étude des dermatoses parasitaires.

Ectoparasitoses prurigineuses


  1. Provoquées par les acariens




  • Gales




  • Gale notoédrique (propre au chat)

  • Définition : il s’agit d’une dermatose parasitaire rare à caractère infectieux due au développement et à la multiplication d’un parasite spécifique, Notoedres cati, qui est l’équivalent du sarcopte du chien. C’est une dermatose très contagieuse (et très prurigineuse) qui s’étend à partir de la tête et du cou. Elle est très rare en France mais moins rare dans d’autres pays de l’Union Européenne comme le Portugal.




  • Agent : Notoedres cati, ressemble à un sarcopte, rostre court, pattes courtes, anus sur le dos. Absence de pédicules pour les épines, écaille mousse contrairement à sarcopte. Il est plus petit qu’un sarcopte, 200 µm. C’est un acarien térébrant, c'est-à-dire que les femelles creusent des galeries ce qui provoque des boutons de gale.




  • Clinique

Il y a une phase de début avec un prurit très marqué sur la tête, un véritable plissement sur le front à cause du grattage. Il y a des mouchetures avec au milieu des boutons de gale. La peau se plisse, le prurit est moins marqué quand le chat est fatigué et aussi lorsque la couche cornée devient importante.

Complication : abcès, kératoconjonctivite. Sans traitement, il y a amaigrissement, aggravation pouvant entrainer la mort en 2-3 mois.

De plus il peut y avoir contamination d’autres chats et du propriétaire.


  • Diagnostic

Facile à réaliser, c’est lorsqu’il y a un prurit céphalique, une contagiosité au proprio. On peut le mettre en évidence par raclage puis observation au microscope où l’on peut distinguer la présence d’œufs, d’adultes, de déjections. On doit l’envisager systématiquement.

Différentiel : otacariose, démodécie et thrombidiose.


  • Traitement

Par voie systémique, soit des lactones macrocyliques avec AMM pour chat comme la Sélamectine (STRONGHOLD) ou la milbémycine (ADVOCATE), soit des lactones macrocycliques sans AMM pour chat comme l’ivermectine (IVOMEC) à raison de 400µg/kg à JO, J15 et J30 (ce traitement est utilisé surtout pour les chatteries, son coût est inférieur.

On peut utiliser un traitement local tel que l’Amitraz.


  • Otacariose

On peut transposer celle du chien au chat. C’est un parasite commun aux chiens, chats, et aux furets. Il s’agit d’une parasitose fréquente, et le parasite en question mesure environ 450µm.


  • Clinique

Il y a une forme silencieuse identique à celle du chien avec présence de cérumen brun avec réflexe audito-podal. Les complications infectieuses sont plus rares que chez le chien mais les lésions de grattage sont plus importantes à cause des griffes.

Il y a possibilité d’extension du parasitisme à la face externe de l’oreille et au cou. C’est une des causes de dermatite miliaire.


  • Diagnostic

Clinique : prurit auriculaire, contagiosité chien-chat. Cérumen brunâtre, présence de parasites ou d’œufs. Il faut faire le différentiel avec la gale notoédrique, les aoutats ou l’otite infectieuse.

Expérimental : par raclage, sur la photo du ppt il s’agit d’un psoropte. Le tubercule copulateur est plus ou moins développé.


  • Traitement

Cf. traitement de l’otacariose canine. Mais attention, le chat tolère mal le Lindane et la Perméthrine. Certains vétos instillent du Fipronil (1 à 2 gouttes de Frontline) mais attention à ce qu’il n’y ait pas de lésions tympaniques car sinon on peut avoir des troubles nerveux mortels.

On remarque que toute formulation huileuse a un effet sur ces acariens car ils sont astigmates.

En traitement systémique on peut utiliser la Sélamectine, Milbémycine et l’Ivermectine (dans ce cas là il faut traiter tous les animaux).



  • La trombidiose

Les aoutats sont de couleur rouge orangé, mesurent 0.5mm, se nourrissent de sang, de sérosités. Leur salive est très irritante et ils se fixent au bord des oreilles, dans les espaces interdigités et sur la vulve.

La maladie est due à Trumbicula autumnalis (seule la larve est parasite).

C’est une parasitose classique et le Fipronil en spray est efficace mais n’empêche pas les aoutats de se fixer par la suite.



  • Cheyletiellose

C’est un acarien prostigmate, il a 4 paires de pattes, 2 à l’avant et 2 à l’arrière. Il existe une espèce propre au chat, c’est Cheyletiella blakei.

Il entraine une dermatite prurigineuse furfuracée (squamosis) et dermatite arénacée (petites croûtes dans le pelage).

L’homme peut se contaminer et on observe alors des papules prurigineuses, on parle de pseudogale.

Pour le traitement, il est identique au chien mais attention au Lindane et à la Perméthrine.



  • Les tiques

Le plus souvent, ce sont des nymphes d’Ixodes ricinus et de Rhipicephalus sanguineus.


  1. Provoquées par les insectes




  • Puces et pulicoses.

Le parasite dans 99% des cas est Ctenocephalides felis. On peut trouver aussi des puces de rongeurs et d’oiseaux si le chat les chasse. Attention sur le chat persan, le cycle des puces complet peut se faire dans le pelage. Il faut savoir reconnaitre les larves, pour le cycle cf. le ppt.


  • Clinique

On peut avoir une pulicose simple, certains chats tolèrent très bien les infestations par les puces.

On peut aussi avoir une dermatose à piqure de puce (DAPP), le tableau clinique est identique à celui envisagé pour le chien mais la dermatose peut concerner également la face et le cou. Parfois il peut y avoir une hyperesthésie du dos ainsi que des troubles du comportement. La présence de puces est une des causes de dermatite miliaire ou arénacée, du Complexe Granulome Eosinophilique, de l’Alopécie Extensive Féline.


  • Diagnostic

Cf. cours sur les pulicoses du chien. Il faut rechercher les puces là où le chat a du mal à faire sa toilette (menton, zone dorso lombaire)


  • Lutte (cf. chien)

Lindane et Perméthrine sont des molécules toxiques pour le chat. On peut utiliser en revanche du Lufénuron (Program®) en injectable qui dure pendant 6 mois ce qui permet de stériliser les puces mais ne les tue pas.


  • Poux et phtiriose

Le chat ne possède qu’un seul pou, il s’agit d’un pou mallophage appartenant à la famille des Trichodectidés, Felicola cati. Il mesure 1 à 2 mm de long. La lente est pondue à la base des poils et accrochée par un pédicule alors que Cheyletiella est accrochée par un filament.

C’est une parasitose rare, facile à diagnostiquer, on la trouve plutôt à la campagne.

Cela provoque un prurit, du furfur et une dépilation.


  • Traitement

Il n’existe pas de traitement avec AMM. Il reste des pour-on à effet de surface (Fipronil, Sélamectine, Imidaclopride) ainsi que des formes galéniques (poudrage, Spot-on, Pump Spray, mousses mais elles ont disparu).


  • Teignes

Elles sont très fréquentes et souvent transmises à l’homme. Les agents de teigne sont :

  • Microsporum canis  97%

  • Microsporum gypseum  1%

  • T. mentagrophytes 1%

Il existe différentes formes :

  • La forme tondante microsporique due à M.canis et M.gypseum ; le poil est cassé à ras. Les lésions sont circulaires

  • La forme occulte due à M.canis et M.gypseum ; sur l’animal on ne s’en aperçoit pas, c’est une forme très fréquente. Les lésions sont visibles sur le proprio. On fait un examen en lumière de Wood, on regarde s’il y a fluorescence sinon on fait un tapis et mise en culture. On le traite avec de l’énilconazole.

  • La forme favique, elle est très inflammatoire. Elle est due à T.quinckeanum, d’origine murine. Il y a élimination du poil car violente inflammation.

  • Dermatite arénacée, due à T.mentagrophytes et M.canis ; une fois l’animal tondu, on constate la présence de pleins de petites croûtes, et on sent des granulations.

  • Kérion, c’est une lésion ronde surélevée, du pus vient à la surface former une croûte.

  • Granulome (on parle ici de mycétome), c’est une masse colonisée par les filaments mycéliens. On précise le diagnostic par histologie.




  • Diagnostic des teignes

Le tableau clinique est tellement polymorphe et les teignes tellement fréquentes chez le chat qu’il faut y penser systématiquement en cas de dermatose féline en particulier lorsqu’il y a contamination de l’homme. Il est facile de faire un raclage et de regarder le poil entre lame et lamelle.

Si on fait un tapis, on met en culture sur Sabourraud. Le dessus de la colonie est blanchâtre alors que le dessous est orangé, chamoisé.


  • Pronostic

Il n’est pas grave si l’animal est seul.

Par contre, quand les effectifs sont importants, le pronostic est dur car il y a recontamination, le traitement est long, onéreux et pénible (car comprimé) et il y a possibilité de zoonose.

Une seule option pour un particulier, c’est d’associer un traitement fongicide local pour arrêter la contamination de l’environnement avec un fongicide ou un fongistatique systémique.
Le traitement local va concerner tout le pelage à cause des formes occultes : Enilconazole (1 application tous les 4 jours) ou chlorexidine en savon mais n’a pas d’AMM (2 fois par semaine) et le résultat est médiocre.
Le traitement systémique :

  • la Griséofulvine qui est un fongistatique dont on facilite l’absorption par un repas riche en graisse mais attention à proscrire pour les femelles gestantes car possibilité de tératogénèse

  • Kétoconazole qui a un AMM pour le chat

  • Itraconazole, AMM pour le chat, actif sur tous les Microsporum, levures et aspergillus. Le traitement se fait sous forme de cure, il est à proscrire pour les femelles gestantes ou allaitantes et les insuffisants hépatiques.


Traitement de l’environnement : les spores de M.canis sont très résistantes, environ 18 mois dans l’environnement. On préconise un enlèvement mécanique sur sol (aspirateur) et l’application de produits sporicides. Elles sont détruites à 95°C. Attention aux gaines d’air dans les chatteries car les poils s’y installent avec les spores.


  • Prophylaxie

On y fait attention lors d’un concours, d’une saillie ou lors de l’introduction d’un animal. N’hésitez pas à utiliser un fongicide pour détruire tous les spores. Une étude sur les vaccins est en cours mais selon le prof elle n’aboutira pas car il n’y a pas d’immunité durable contrairement aux bovins.



  • Démodécie

Elle est rare chez le chat, on en distingue 2 :

  • Demodex gatoi qui est plus court, plus trapu et qui vit dans les couches superficielles.

  • D. cati qui est vermiforme, spécifique du chat, vit dans les follicules pilosébacés. Il mesure environ 220µm sur 45µm. il faut rechercher une cause immunodépressive : FeLV, FIV, diabète, teigne. Il y a des prédispositions souvent locales qui permettent aux demodex d’entrainer des dépilations, érythèmes, squamosis, comédons et hyperpigmentation. Il peut être prurigineux.


  • Diagnostic

Le plus difficile est d’y penser. On fait un raclage cutané. Le plus important est de rechercher la cause.



  • Traitement

Friction d’Amitraz et Milbémycine.



  • Dermatite miliaire du chat

C’est presque la première dermatose du chat. Son autre nom est eczéma arénacé ou encore dermatite arénacée. Elle touche toute race, tout âge, tout sexe.


  • Clinique

On sent des petits grains, on voit des papules, des croûtes. Elle s’étend sur les flancs, on peut voir une dépilation. Il y a hypertrophie des nœuds lymphatiques inguinaux.


  • Etiologie

Très variée :

  • Arthropode : DAPP

  • Dermatophytes, champignons

  • Carence alimentaire, il faut systématiquement changer de régime

  • Bactéries (staphylocoque, streptocoque). Quand c’est des bacilles on s’inquiète.

  • Allergène, dermatose auto immune

  • Idiopathie

La peau du chat réagit de la même façon à plusieurs dermatoses.


  • Traitement

Il est avant tout étiologique.
Traitement symptomatique :

  • Antihistaminique

  • Acide gras essentiels

  • Corticoïdes à effet retard (acétate de méthyl-prednisolone) et à effet court (prednisolone et dexamétasone)

  • Cyclosporine : ATOPICA (attention si le traitement est trop long il peut être à l’origine de démodécie)

  • Acétate de mégestrol que le prof déconseille car il peut être à l’origine de pyomètres.




  • Complexe granulome éosinophilique du chat

Il est très fréquent, l’étiologie est pareille que la dermatite miliaire.


  • Clinique

Il y a trois principaux types :

  • L’ulcère éosinophilique sur la lèvre supérieure. Il est bien circonscrit, non douloureux et de couleur marron jaunâtre car il y a passage régulier de la langue râpeuse du chat.

  • Plaque éosinophilique, elle est bien circonscrite, bien surélevée et très prurigineuse

  • Granulome éosinophilique linéaire


Il existe aussi une forme sur le palais et la lèvre inférieure, parfois due à l’hypersensibilité aux piqûres de puces. Le traitement est symptomatique, à base de corticoïdes, ainsi que de doxycycline et d’amoxicilline.

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