La recherche d’Ag dans les selles





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7CAMPYLOBACTER

7.1Taxonomie


  • BGN, spiralé, microaérophile

  • Famille : Campylobacteriaceae

  • Genre : Campylobacter

  • Principales espèces :

    • C. jejuni

    • C. coli

    • C. fetus

    • C. lari

    • C. upsaliensis

  • habitat = tube digestif, adaptés à la vie dans le mucus

  • à l’origine d’infections, le plus souvent intestinales

7.2Maladies associées


  • C. jejuni :

    • infection intestinale : l’entérite à Campylobacter

    • symptômes observés = diarrhée, douleur abdominale, +/- sang dans les selles + signes généraux (fièvre, asthénie, anorexie)  pas différence avec les autres infections intestinales.

    • C’est la première cause des infections intestinales bactériennes devant les salmonelles.

    • bactériémies < 1% des cas

    • pas de signes de gravité, peut guérir spontanément

    • complication post-infectieuse rare mais grave = syndrome de Guillain-Barré (polyradiculonévrite réversible pouvant laisser des séquelles) survient en général 3 semaines après l’entérite

  • C. fetus :

    • rarement infection intestinale

    • bactériémies + localisation 2aires chez les sujets ID

7.3Épidémiologie


  • Niche écologique originelle des C. jejuni = TD des oiseaux dont la volaille  très répandu dans la nature

  • Transmission : essentiellement d’origine alimentaire

  • Ne se multiplie pas dans les aliments  cas sporadiques

  • Rares épidémies par prise de lait cru ou d’eau

7.4Diagnostic bactériologique


  • Selles diarrhéiques +++ ou sur une demande explicite du clinicien.

  • Examen direct : polys + bactéries

  • Culture sur milieux enrichis et sélectifs, incubation : enceinte ou jarre microaérobie (5% d’O2) à 37°C

  • Identification :

    • genre

    • morphologie particulière

    • tests d’orientation simples : catalase + et oxydase +

    • espèce

    • hydrolyse de l’hippurate : pathognomonique de C. jejuni

  • PCR pour recherche directe dans les aliments

  • Diagnostic sérologique : intérêt dans le syndrome de Guillain-Barré.

7.5Sensibilité aux ATB – traitement

7.5.1Antibiogramme


  • toujours effectué car augmentation des résistances

  • ATB testés :

    • Macrolide : Erythromycine, tétracycline

    • Fluoroquinolone : ciprofloxacine

    • Aminoglycoside : gentamicine

7.5.2Traitement curatif


  • ATB utilisables pour une entérite peuvent être :

    • un macrolide

    • une tétracycline

    • une fluoroquinolone

  • Infections systémiques : peuvent être traitées par une association de gentamicine (aucune résistance décrite) + autre ATB (fluoroquinolones, bêta-lactamines).

8CLOSTRIDIUM BOTULINUM

8.1Habitat – transmission


  • Germe tellurique, très répandu dans la nature (terre, végétaux, intestin de nombreux animaux)

  • Maladie rare car ingestion de bactéries  pas d’effet

  • Maladie si ingestion d’une quantité suffisante de toxine

  • Spore = forme végétative  toxine

  • Toxine thermolabile = aliment cru dangereux

  • Donne une paralysie flasque

8.2Pouvoir pathogène naturel

8.2.1Pour l’animal


  • Bovins, ovins, équidés, oiseaux : très touchés

  • Expérimentalement : cobaye (animal de choix), souris, singes, chats, lapins  très sensibles.

8.2.2Pour l’homme


  • Souvent petites épidémies familiales ou convives d’un même repas

  • Le plus souvent intoxication par ingestion de toxine préformée :

    • Aliments incriminés = conserves familiales, viande, jambons, fruits et légumes, poisson

    • Ingestion, incubation (8-12h), invasion, phase d’état caractérisée par :

      • troubles moteurs : oculaires, bucopharyngé, oesophagiens, coliques, vésicaux

      • troubles sécrétoires : tarissement des sécrétions  infections

      • pas de fièvre, pas d’atteinte CV, pas de troubles de la conscience

  • Toxi-infection (rare) :

    • plaies souillées + gangrène

    • sites d’injection parentérale

8.3Caractères bactériologiques


  • Forme végétative :

    • BGP, mobile, non capsulé

  • Spore :

    • ovoïde, déformante, subterminale, thermorésistante, résistante aux ATS, aux UV…

  • Toxine :

    • substance biologique connue la plus active

8.4Diagnostic biologique du botulisme


  • Recherche de la toxine dans le sérum du malade :

    • POS 2ej  2 à 3 semaines

    • Intérêt +++

    • Recherche du principe pathologique chez la souris et épreuve de l’animal protégé.

  • Dans l’aliment suspect :

    • Recherche de la toxine : même technique que sérum

    • Isolement du germe.

8.5Traitement


  • Traitement prophylactique : concerne les aliments (préparation, conservation, consommation).

  • Traitement curatif :

    • Symptomatique +++ service de Réa, intubation trachéale, respiration assistée, traitement des infections

    • Traitements spécifiques : efficacité plus discutable, sérothérapie, anatoxinothérapie

9CLOSTRIDIUM DIFFICILE

9.1Caractéristiques


  • BG+ sporulé ANA

  • Cause des colites pseudomembraneuses = CPM = pathologie sévère survenant au décours d’une antibiothérapie

  • Actuellement : on sait qu’il est de loin la principale étiologie des diarrhées après ATBthérapie = DAA = 1ère cause des diarrhées survenant en cours d’hospitalisation

  • Pour qu’il soit pathogène il doit être toxinogène.

  • Les souches toxinogènes  2 toxines :

    • toxine A = entérotoxine

    • toxine B = cytotoxine

9.2Habitat


  • Portage digestif asymptomatique de C. difficile

    • 3% dans la population adulte

    • peut atteindre 15 à 25% des sujets après un traitement antibiotique ou un séjour dans une unité à forte endémicité.

    • 50-70% des enfants de moins de 2 ans sont colonisés.

  • commensal chez l'animal (porc).

9.3Pathologies


  • Agent des CPM

    • Retrouvé dans pres de 100% des cas de CPM

    • Symptôme principal = diarrhée,

      • le + souvent aqueuse ou muqueuse,

      • Rarement hémorragique

  • Également responsable de DAA

  • infections extraintestinales : rarissimes

  • Chez les nouveaux nés et jeunes enfants : situation totalement différente

    • C. difficile isolé : souches non toxigènes  pas de symptomatologie

    • le portage de souches toxine B. pas de toxine A pourrait expliquer l’absence de pathogénicité

    • Mais des cas de CPM et de DAA ont été rapportés chez de jeunes enfants  donc grande prudence dans l’interprétation des résultats

9.4Facteurs de risques


  • Liés au type et à la durée de l’ATB :

    • peu d’ATB ne donne pas de diarrhée à C. difficile.

    • Chez l’homme, 1ère place en fréquence pour les β lactamines

    • À moindre fréquence : fluoroquinolones, macrolides

    • Dose et voie d’administration : pas d’ influence.

    • Durée du TT : importante +++

  • Facteurs liés à l’hôte :

    • âge : > 65ans et < 6ans

    • maladie sous-jacente grave, affections digestives chroniques, immunosuppression et sur tout SIDA, antécédents de DAA, durée hospitalisation

    • Cas groupés et épidémies fréquentes à l’hôpital :

      • C. difficile se retrouve dans la chambre d’un malade jusqu’à 40 j après son départ et déjà 48h après le début de la maladie

  • Spores très R, même aux désinfectants hospitaliers  sont source de contamination à long terme

9.5Facteurs de virulence


  • 2 toxines A et B de haut PM principaux facteurs de virulence.

    • toxine A = entérotoxine

    • toxine B= cytotoxine

  • Chez les rongeurs : seule la A est entérotoxique alors que A et B sont toxiques sur les cellules épithéliales du colon humain

  • Après liaison à 1 récepteur spécifique des cellules de la muqueuse colique, la toxine A est internalisée, va inactiver des protéines  altération des filaments d’actine et altération des jonctions Intercellulaires

  • Les 2 toxines sont cytotoxiques sur de nombreuses lignées cellulaires mais B l’est 1000 fois + que A

  • Les 2 toxines stimulent la réponse proinflammatoire


9.6Diagnostic bactériologique


  • Recherche des toxines

    • culture de C. difficile recommandée.

    • = examen inhabituel demandé spécifiquement dans un contexte clinique particulier

9.6.1Prélèvement


  • C. difficile est recherché à partir des selles liquides (éviter l’écouvillonnage rectal) ou de liquides intestinaux (endoscopie).

  • Si examen différé, conservation à 4°C. (La conservation à température ambiante ou la congélation à –80°C diminuent notablement l’activité des cytotoxines).

9.6.2Mise en évidence des toxines


  • Technique de réf : recherche d’un effet cytopathogène dans un filtrat de selles

    • Sensiblité ++++ : 1pg de toxine B suffisant

    • Spécifique : effet neutralisé par 1 antisérum antitox CD ou C. sordelii

    • Principal inconvénient : entretien des lignées cellulaires

  • Tests immuno-enzymatiques

    • tests ELISA

    • tests unitaires rapides immuno-enzymatiques ou immuno chromatographiques

    • permettent de rendre un résultat en moins de 30 minutes.

    • spécificité ELISA bonne (>95%)

    • sensibilité varie selon les études (60-90%).

    • Rq : La grande majorité des souches produisent simultanément les toxines A et B.

      • Des souches toxine A- toxine B+ sont maintenant décrites. En France, leur fréquence reste faible (1,5 à 3%).

      • Toutefois, ces souches (délaitées dans la partie comportant l’épitope reconnu par les Ac), ne sont pas dépistées par les tests immuno-enzymatiques ne détectant que la toxine A.

  • Techniques de biologie moléculaire de + en + performantes  1 réponse rapide

9.6.3Isolement


  • Dans les selles

  • Ensemencer directement les selles ; incuber rapidement en ana pdt 36h minimum

9.7Traitement


  • DAA ou CPM : 1er geste = arrêt de l’antibiothérapie causale si elle a encore cours et si cela ne menace pas le malade cette seule attitude peut être souvent suffisante, surtout chez l’adulte jeune en bonne santé

  • Si état général ou symptomato demandent 1 TT, 2 options st possibles :

    • vanco per os

    • ou métronidazole +++ (car vanco  émergence entérocoques R).

  • Les rechutes sont très fréquentes et parfois multiples ne sont pas dues à 1 R à la vanco ou au métronidazole mais à 1 réinfection par les spores qui st R à tt ATB

9.8Prévention


  • Précautions de contact

    • Port de gants

    • Lavage / désinfection des mains

    • Isolement du malade : à discuter

  • Nettoyage et désinfection de l’environnement

    • Seule l’eau de Javel diluée à 2% a montré 1 réelle efficacité

    • isolement levé quand arrêt de la diarrhée ou quand 2 prélèvements successifs sont négatifs

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