Ectoparasitoses du chien (suite)





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Julie & Caro




09/02/2009




Parasito

15h-16h

Matthieu et Simon




Harrison FRANC


ECTOPARASITOSES DU CHIEN (suite).
I-Ectoparasitoses prurigineuses.
A) Provoquées par des acariens.

B) Provoquées par des insectes.
1. Les poux


  • Taxonomie

Ils appartiennent à l'ordre des Pthiraptères, qui sont des insectes dépourvus d'ailes et au corps aplati dorso-ventralement. Ils sont de couleur terne et mesurent de 1 à 5mm de long.

Ils y a deux sous-ordres :
- les Anoploures ou poux piqueurs, qui ne parasitent que les Mammifères. Ils sont peu résistants au gel et ont une durée de vie de 6 à 8 semaines. Ce sous-ordre contient deux familles :



  • les Pédiculidés, qui sont les poux de l'homme.



Par exemple, Pediculus humanus possède un corps allongé qui mesure de 2 à 3mm, et des pattes terminées par des griffes. Il y a deux sous variétés :

  • P. humanus var. capitatis qui est un parasite permanent de la tête ;

  • P. humanus var. corporis qui se réfugie entre ses repas dans les vêtements. C'est un parasite du corps.

Ce dernier véhicule l'agent du Typhus (Rickettsia prowaseki), comme c'est le cas dans les régions pauvres, où les gens récupèrent les vêtements des morts et attrapent ainsi le Typhus. Il véhicule aussi la Borréliose, des staphylocoques et des pneumocoques de façon passive.

Phtirius pubis est un autre Pédiculidé, c'est le morpion.


  • les Hématopinidés, qui sont les poux des Mammifères au sens large.

Il existe une espèce qui parasite le chien, le cheval, ... : Linognatus setosus, qui se caractérise par des pattes 1 atrophiées. Sa tête est aussi large que longue et il a une petite taille de 1 à 2mm.
- les Mallophages ou poux broyeurs. On les retrouve chez les chiens, les chats, les herbivores, ...

Leur tête est plus large que le thorax.

Une seule famille nous intéresse pour les carnivores et les herbivores : les Trichodectidés. Chez les oiseaux, il existe d'autres familles.

Trichodectes canis, surtout chez les chiens, présent en Europe et en France, a une petite taille de 1 à 2mm. Il présente des bandes transversales brunes.

Heterodoxus longitarsis, aux USA, a comme son nom l'indique, des grandes pattes.


  • Pathogénie : la phtiriose du chien

C'est plus fréquent chez les chiens à poils longs, mal entretenus et dans des mauvaises conditions hygiéniques. La contamination se fait de façon directe, quelque fois indirecte mais les poux, en particulier les piqueurs, ne survivent pas longtemps dans l'environnement.

Cela entraine du prurit qui est fonction du nombre de poux : plus il y a de poux, plus l'animal se gratte. Lorsqu'il s'agit de poux piqueurs, le prurit est plus marqué. On observe aussi des dépilations et des squames (chez les enfants qui ont des poux, on va trouver des pellicules). En écartant les poils, on va trouver soit les poux eux-mêmes, soit leurs oeufs : les lentes.

Il existe des formes localisées : Michel a eu des chiens, surtout de grandes tailles, qui n'avaient des poux qu'au niveau des oreilles. Cela vient du fait que les anti-puces agissent aussi souvent contre les poux adultes et donc si le traitement est appliqué, on aura une contamination de poux là où l'anti-puce n'est pas.


  • Diagnostic

Il est facile : prurit, dépilations, squamosis, mise en évidence des poux ou de leurs oeufs. On peut y ajouter un diagnostic épidémiologique : Linognathus setosus est plus fréquent en milieu rural (la campagne, ça vous gagne), et en général Trichodectes canis est plus fréquent en ville.


  • Traitement

Tous les insecticides locaux atteignent facilement les poux adultes mais pas les lentes. Il faudra donc répéter le traitement. Il n'existe pas d'élevage pour faire des essais suffisants (comme pour Cheyletiella), donc il n'y a pas d'AMM pour les produits qui sont efficaces. Mais on peut prescrire anti-puce qui va marcher car il est insecticide. Cela a un avantage : l'anti-puce a une AMM, donc on ne prend pas de risques. On peut utiliser tous les shampooings à base de pyrrhétroïdes, comme la Perméthrine ; on peut utiliser aussi le Fipronil, la Sélamectine, globalement tous les pour-on à effet de surface. Pour les poux piqueurs, on peut aussi utiliser des produits systémiques (pendant le cours, il a dit broyeurs, mais c'est une erreur.. question de logique).
« Voila... Maintenant on va s'attaquer au GROS morceau » (mais pas celui de Belot)

2. Les puces
Cela devrait nous intéresser tout particulièrement parce que les produits anti-puces représentent le plus gros marché du médoc vétérinaire ($$ca-shing$$).


  • Taxonomie

Il existe plus de 2000 espèces, parasites des oiseaux et des mammifères. On a créé un ordre spécial : les Siphonaptères (parce qu'ils font un trou dans la peau) ou Aphaniptères (parce qu'ils n'ont pas d'ailes). Ce sont des piqueuses de 1 à 8mm aux couleurs ternes. Elles sont aplaties latéralement, ce qui facilite la progression dans le pelage. La patte 3 est bien adaptée au saut.


  • Morphologie


- Tête : en avant, elle est arrondie ou anguleuse (c'est un critère de diagnose). Il y a une paire d'antennes et des pièces buccales composées de trois stylets coaptés formant trois canaux : un canal alimentaire qui permet d'aspirer le sang après la piqure et deux canaux salivaires qui permettent l'injection de salive irritante et anticoagulante. En arrière, on a des épines chitineuses qui sont également un élément de diagnose.
- Thorax : il est constitué de trois segments comme chez tous les insectes. Sur chacun de ces segments se trouve une paire de pattes. Le thorax possède des sternites (= plaques chitineuses) et des anneaux abdominaux qui permettent une articulation des segments ; ainsi le thorax peut se dilater lorsque la puce se gorge de sang. Il peut y avoir ou pas une série de dents : un peigne thoracique, qui constitue un critère de diagnose.
- Abdomen : il est constitué de dix segments avec tergites et sternites. Les faces dorsale et ventrale sont convexes chez les femelles, alors que chez le mâle la face dorsale est plate. Sur le dernier segment, on a l'appareil génital, qui est le plus complexe du monde animal.
Il existe plusieurs familles mais on en retiendra que certaines, celles qu'on rencontre principalement.


  • Biologie


L'hôte est souvent un Mammifère à gîte régulier : terrier, maison, nid. Par exemple, la vache, le mouton n'ont pas leur propre espèce de puces. Il y a des phases qui peuvent se dérouler dans le plancher : « puces de plancher ».

Les puces ne sont pas très spécifiques, c'est-à-dire qu'elles peuvent se nourrir sur n'importe qui. On peut par exemple nous-mêmes attraper des puces de chiens ou de chats. De même, Xenoptylla cheoptis peut transmettre la peste, du rat à l'homme. De plus, une cohabitation de veaux et de chats peut conduire à une infestation massive de veaux par Ctenocephalides felis. On a la même chose en Afrique avec les moutons, avec des mortalités d'agneaux qui hébergent des milliers de puces. Cela marche aussi pour les NAC, donc s'il y a une infestation d'un animal du foyer, il faut vérifier que tous les autres sont traités.
Il y a quatre grands types de comportement :


  • puces nidicoles et de terrier. Tous les stades sont dans le terrier et les adultes attendent la venue de l'hôte pour s'y fixer et prendre un repas. Celles-ci ne sautent quasiment pas car l'animal passe au ras de la puce et elle s'accroche au pelage.

  • puces de terrier et de fourrure. On voit cela sur les animaux avec une fourrure plus longue. Les adultes piquent leur hôte et restent dans le terrier le reste du temps. C'est un peu comme pour les puces nidicoles. Elles ont une meilleure aptitude au saut.

  • puces de fourrures, ne quittent pas l'hôte, à l'état adulte. Il s'agit par exemple des puces de chiens et de chats qui passent leur vie sur l'hôte. Elles ont une bonne aptitude au saut.

  • puces pénétrantes temporaires, qui s'enfoncent dans la peau en creusant une petite cavité qui communique avec l'extérieur par un petit pertuis où elles pondent les oeufs. Au Sénégal, on peut attraper des Tunga penetrans qui pondent entre nos doigts de pieds (miam miam! Amuse toi bien Steph)


Les espèces les plus rencontrées sont : Ctenocephalides felis (pour 89% des chiens infestés et 99% des chats infestés), Ctenocephalides canis (qui a seulement des Canidés pour hôtes, surtout vivants à la campagne et en altitude. 10% des chiens infestés).
Les puces sont des parasites dits sédentaires : elles n'ont pas tendance à quitter leur hôte. Elles restent souvent sur la région dorso-lombaire, où elles vont piquer préférentiellement, entraînant irritations et dépilations. C'est au niveau de cette zone qu'on observe le plus souvent le prurit.
Ctenocephalides felis


  • Les modalités de déplacement : le saut et la marche.

Dans le pelage, la marche est facilitée par les coxae qui correspondent aux pattes 1. Elles sont en biais et écartent les poils (« comme la proue d'un navire »).

A l'extrémité des pattes, il y a deux griffes et en face de chacune, il y a des tubérosités. Dans l'espace griffe-tubérosité, le poil peut se loger. Cela permet à la puce de se maintenir sur l'hôte sans avoir à s'y agripper en permanence.

Remarque : une étude a montré la corrélation taille de l'espace griffe-tubérosité/taille du poil.
La puce saute lorsqu'on l'agace ou qu'on essaie de l'attraper. Dès qu'elle éclot, pour survivre, elle saute sur tout ce qui passe, tout ce qui bouge, et s'y accroche (comme Cécile). Lorsqu'elle y est obligée, elle quitte son hôte en sautant (par exemple si son hôte est un hérisson écrasé). Dès que la température corporelle baisse, elle-euh quitte-euh le navire. C'est la même chose lorsqu'on anesthésie un animal, d'où l'intérêt d'avoir un animal bien dépuc(el)é, pour ne pas voir les bestioles danser la carioca pendant l'opération.

Ce saut a fait l'objet de bien des études, qui a d'ailleurs valu à l'ENVT de se faire décerner un Ig-Nobel. Ce qui est encore plus intéressant, c'est de savoir COMMENT elle saute. Dans ses pattes 3, elle a une substance élastique. Dans un premier temps, avant de sauter, la puce comprime la substance élastique, puis elle verrouille (là, elle est prête à sauter comme Cécile). Et enfin, elle déverrouille d'un coup d'un seul, ce qui la propulse très haut. L'homme s'intéresse à cette substance élastique qui permet de reproduire autant d'énergie. L'intérêt c'est que la qualité du saut ne dépend pas de la température extérieure car contrairement à l'homme ou la grenouille (Mr Perrin) on s'affranchit de la contraction musculaire (qui ne peut avoir lieu lorsqu'il fait trop froid). La puce est donc toujours prête à sauter (comme Cécile), même quand il fait froid. Le saut est très efficace ; c'est comme si on sautait au-dessus de la Tour Eiffel (« c'est ma tourrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr » private joke)


  • Repas et sa précocité

C'est pendant son repas que la puce injecte sa salive (contrairement à Mr Pons qui l'injecte en boum) : les Dermatites Allergiques (Atopiques, pour Caro) aux Piqures de Puces (= DAPP) sont la première cause de prurit chez le chien (« donc ceux qui vont faire de la canine, avoir des chiens, des chats, des mamies, vont se heurter régulièrement à ce problème »).

Est-ce que les produits qui agissent par contact empêchent vraiment les puces de se gorger? Car gorgement=piqûre et piqûre=DAPP. Pour répondre à cette question, on va regarder quand est-ce que la puce se gorge : la précocité de son repas.




Au bout de 5min, pratiquement 20% des puces se sont gorgées. Au bout d'une heure, 100% des C. felis et 75% des C. canis sont gorgées.

Or les produits qui agissent par contact n'agissent pas si vite que ça.

Lorsqu'une puce s'est gorgée, elle défèque (alors que Mr Trnka, lorsqu'il est gorgé, vomit). Cela laisse des petites taches brunes dans le pelage, très riches en hémoglobine qui lorsqu'on les mouille sur un papier absorbant diffusent. Cela achève de convaincre les propriétaires récalcitrants, qui persistent à croire que leurs chiens n'ont pas de puces mais que ce sont des grains de poussières.


  • La reproduction et le cycle biologique

Il existe des mâles et des femelles. La femelle pond 48h après le repas, une trentaine d'œufs par jour, de 0,3 à 0,5mm de long. Les œufs sont blancs nacrés avec des pores pour la respiration. On voit ceci au MEB. Ils restent collés aux poils pendant une à deux heures, puis roulent et tombent sur le sol. Là où le chien dort, on trouve la plus grande concentration d'œufs libres. Très rapidement, les œufs donnent naissance à des larves de premier âge qui ne possèdent pas d'yeux et donc fuient la lumière. Elles ont des antennes et des pièces buccales de type broyeur. Leur repas est constitué de déjections de puces (riches en Hb), débris alimentaires et fécaux, squames, ... On les trouve sous les plinthes, les tapis, dans les fentes de plancher. Puis la larve mue pour donner une larve de deuxième âge, qui elle-même mue en larve de troisième âge. Ces dernières tissent des cocons en soie très difficiles à distinguer de la poussière et du sable. Dans un milieu sans poussière, ces cocons sont « blanc magnifique » (couleur inventée par ce cher Michou). Ces cocons sont de véritables bombes à retardement (comme Cécile). Dans le cocon, se forme la puce adulte qui peut attendre jusqu'à 6mois pour éclore. Elle éclot s'il y a des trépidations. Ceci explique pourquoi même si on a été absent trois semaines ou plus, il peut y avoir infestation à notre retour dans l'appartement. Le cycle peut être très court (13 jours) lorsqu'il y a de bonnes conditions (appartement avec chauffage, climat...), ce qui explique pourquoi on a des explosions de pulicoses à la belle saison.


  • Les possibilités de survie

C. felis survit environ deux semaines en l'absence de ré-infestations.

C. canis survit environ 2 à 3jours chez le chat tandis que cela peut aller jusqu'à 4 semaines chez le chien.

Dans le milieu extérieur, elles peuvent survivre 12 jours si elles sont déjà gorgées, si on ne les fatigue pas, qu'on ne les fait pas sauter, ...etc. Le plus terrible dans un foyer est lorsqu'il y a des cocons, d'autant plus qu'ils sont insensibles au traitement.


  • Les modalités de contamination

Le plus banal, c'est lorsqu'un chien sain est dans un foyer infesté. Sinon la contamination peut se faire par le transit d'un chat (chien, mais plus rarement) infesté dans le foyer (non infesté). En cas de contamination d'un chien, les chats de la maison doivent être systématiquement pris en compte dans le programme de lutte ; c'est FONDAMENTAL.
Bilan sur cette biologie :

- la puce est un parasite sédentaire qui pique dans l'heure qui suit son passage sur l'hôte.

- elle pond une trentaine d'œufs par jour

- les cycles peuvent être brefs et les pupes (cocons) sont très résistantes : 5 à 6mois dans l'environnement

- les chats doivent systématiquement être pris en compte, même s'ils ne se grattent pas, car ils expriment moins les signes d'infestation.


  • Pathogénie


Pathogénie indirecte

Les puces sont des hôtes intermédiaires d'un parasite du chien et du chat : Dipylidium caninum qui possèdent des anneaux musclés qui forcent le sphincter anal (n'y voyez aucune métaphore volontaire de notre part... quoique...). Dans les crottes de chien et de chat, on peut voir des bouts de pâtes plates, qui sont en fait des anneaux. Ceux-ci sont remplis d'œufs et éclatent (les anneaux) soit dans le tube digestif, soit dans les excréments. Les larves de puces, qui se nourrissent de débris, ingèrent les œufs. Ils éclosent et évoluent dans la larve de puce. Puis la puce adulte va sur son hôte, avec les L3 de cestodes dans leur cavité cœlomique. Le chien ou le chat s'infeste en mangeant la puce (c'est TRES TRES TRES TRES TRES important!!!!!!!!!!!!!!!!). C'est intéressant pour le diagnostic : s'il y a des anneaux des Dipylidium caninum chez le propriétaire (dans sa maison), c'est qu'il y a des puces ou qu'il y a eu des puces.
Les puces sont aussi des hôtes intermédiaires de Dipetalonema (petalonema) reconditum, qui est un filaire du chien que l'on verra l'an prochain.

Les puces de l'homme et celles du chien sont vecteurs de la peste, mais ça on le verra en étudiant les puces des rongeurs (vivement!).

Pathogénie directe : pulicose

Une pulicose simple est infestation par les puces qui piquent, donc c'est douloureux et l'animal se gratte. C'est une infestation sans réaction d'hypersensibilité. Les signes sont donc en rapport direct avec les piqûres (action traumatique, spoliatrice, irritative et inflammatoire). Le prurit est proportionnel au nombre de puces.

Au contraire, la DAPP a une clinique qui ne dépend pas du nombre de puces. Une seule puce peut entraîner une réaction importante. C'est la première cause de prurit chez le chien et le chat. Elle est cosmopolite, observée toute l'année mais le caractère saisonnier est important (c'est plus marqué l'été car il y a prolifération des puces à l'intérieur et à l'extérieur). La DAPP peut coexister avec d'autres dermatoses, mais surtout il y a des complications. Dans le cas de beaucoup de dermatoses, la première chose à faire est d'éliminer les puces.

Les mécanismes de pulicose ne sont pas spécifiques :

  • une action mécanique « les puces ça irrite » par déplacement ou piqûre parce qu'elles ont des lancettes un peu comme sur une tronçonneuse « clac clac clac clac clac, ça scie, ça plante et ça absorbe le sang »

  • une action pro-inflammatoire de la salive qui contient des protéases et des substances anti-coagulantes

Il existe aussi des mécanismes spécifiques :

  • des allergènes (de poids moléculaire compris entre 14 et 58 kDa), dont certains sont « majeurs » en Dermato, reconnus par 40% des sérums de chien à DAPP (pas comprisssssssss)

  • hypersensibilité type I

  • hypersensibilité type IV




  • Epidémiologie de la DAPP

  • tout chien peut se sensibiliser ;

  • les expositions intermittentes favoriseraient l'apparition d'une DAPP ;

  • il n'existerait pas de désensibilisation spontanée ;

  • l'âge d'apparition est de 6 mois à 6 ans (comme pour l'atopie, pic entre 1 et 3 ans), mais pas chez le chat ;

  • pas de prédisposition de sexe ;

  • certaines races plus souvent atteintes mais il n'y a pas de critère diagnostique.




  • Clinique

En premier on observe une pulicose qui se traduit par un prurit : animal qui se gratte et se mordille, surtout au niveau des zones dorso-lombaires. Puis dans un deuxième temps, chez certains chiens, il apparaît une phase d'hypersensibilité : c'est la DAPP.

Premier stade, lors de la pulicose simple : papules (une papule correspond à une piqûre), érythèmes, prurit, dépilations.

Deuxième stade, lors de la phase d'hypersensibilisation : prurit augmenté, exacerbé, indépendant du nombre de puces (difficile à faire admettre aux propriétaires que deux puces peuvent causer de tels dégâts), exsudation, infections secondaires (bactéries, levures se mettent à pulluler et libère des substances allergisantes, protéases).

Lorsque le prurit est ancien, notamment sur la région dorso-lombaire, on peut avoir une hyperpigmentation (« vous avez tous vu ces Bergers Allemands avec la zone dorso-lombaire dépilée, hyperpigmentée!! »... ou pas). Le processus inflammatoire s'installe, il y a lichénification, c'est-à-dire un épaississement de la couche cornée, des croûtes et bien souvent des pyodermites qui s'installent.

Remarque : dans les cas de pyodermite, il faut toujours suspecter comme cause éventuelle une DAPP.

Chez le chat, on a une dermite un peu particulière avec pleins de petites croûtes, une dermite arénacée.
Dans la DAPP, la distribution des lésions est toujours évocatrice : moitié postérieure du corps :

- triangle dont la pointe est dirigée vers l'avant, et dont la base est représentée par les pointes ischiales, base de la queue

- parfois sur la face postérieure des cuisses, au niveau du périnée et de l'abdomen.

- chez le chat, une localisation intéressante se situe sous le menton

Parfois avec le temps, la DAPP peut se généraliser.

Chez certains chiens, en particulier les Bergers Allemands, on note la présence de nodules fibroprurigineux qui varient de 0,5 à 2 cm qui sont sessiles (comme Adam) ou pédiculés, situés en zone dorsolombaire.

Le prurit est important, corticosensible au début, puis dès que cela ne fait plus d'effet, il recommence. Il existe de nombreuses complications : désordres kérato-séborrhéiques, dermatites pyotraumatiques ou hot-spot (comme la verge de Belot) = apparition violente sur une zone ou deux d'une plaque pubescente, un véritable feu de broussailles (comme la teuch de Mèl). Il faut désinfecter localement, et ça devrait régresser assez rapidement. Mais il faut prévenir le propriétaire que l'animal fera d'autres hot-spots.


  • Diagnostic


Anamnèse

On prend en compte :

- l'âge d'apparition: jeune adulte surtout mais attention au chien âgé s'il y a introduction de chat dans le foyer ou déménagement

- le caractère saisonnier au début

- chez quelqu'un qui contrôle mal les ectoparasites : « Oh oui le Frontline, 2 fois par an »

- réponse à la corticothérapie, à un traitement insecticide
Clinique

- Prurit

- Papules

- Présence des déjections ou des parasites (peigne à puces)

- Présence de Chats

- Présence éventuelle d'anneaux de Dypilidium caninum.
Expérimental

C'est « da best eva' ». On peut faire des tests intradermiques (IDR = Intra-Dermo Réaction). On possède des allergènes de bonne qualité, soit des extraits totaux soit de synthèse. La lecture se fait à 20 minutes puis 48h.

On peut comparer au test à l'histamine. 48 h après on peut avoir induration, nodules...

Si c'est positif c'est qu'il y a DAPP, sinon on ne peut pas conclure car 25% des chiens à DAPP ne font pas de réaction. Chez les chiens à DAPP, 2/3 répondent à 20 minutes mais seulement 1/3 à 48h.

On peut également doser les IgE et IgG mais les résultats ne sont pas meilleurs qu'avec l'IDR.
Histopathologique

Ce n'est pas l'examen de choix. C'est souvent lorsqu'on ne sait plus quoi faire qu'on fait ça.


  • Traitement

Toujours avoir en mémoire que parmi les causes de prurit on a :

1) les puces

2) l'alimentation

3) les allergènes de l'environnement (éventuellement toxines bactériennes, levures, pollens)

Le tout est modulé par le SNC, tant qu'on est au dessus d'un certain seuil, qui dépend de chaque individu, l'animal se gratte. Donc lorsqu'on fait des corticoïdes il ne se gratte pas et dès que ne fait plus d'effet, le grattage reprend.

Ne dites jamais : mon moyen de lutte va être immédiatement efficace.

Il existe des bons produits mais il faut bien les utiliser. Le but est de limiter les surinfections, limiter les phénomènes hypersensibilité. Il faut proscrire les corticoïdes, bien contrôler les puces et éventuellement changer l'aliment, éventuellement toujours, donner des antihistaminiques...



  • Lutte

C'est une grosse partie qui va faire partie de la prochaine heure de ronéo.


Let’s move to the gossips…



Je vends la panique de Melle Bouquet devant les conséquences de la tempête qui a sévi il n’y a pas longtemps à Toulouse : « Oh lala !!!! L’arbre il s’est désossé !!!! »
Je vends l’appétit féroce de Melle C. Didier, ma chère partenaire de typage : « ouais mais moi le matin je peux rien avaler à 7h si c’est pas mou »… quelle gourmande !
Je vends l’analyse d’un beau mâle, par Melle Bouquet : « Mais oui, c’est clair… C’est son charme qui fait sa petite taille »
Je vends les belles expressions de Melle Guerlin : « C’était affreux !! J’étais embourbée dans les bouchons !! »
Un soir, alors qu’elle eut soudain une envie de « manger quelque chose qui pourrait la bourrer », Mlle Besson choisit finalement … une banane ! Et très perturbée par l’expérience, elle faillit en jeter ses couverts à la poubelle, gardant avec elle la précieuse pelure.
Une discussion autour d’un combat jaguar/caïman, un soir de préchauffe

Julie : « En fait les Mammifères c’est toujours les meilleurs… »


Caro : « Enfin sauf nous ! »

Julie : « Non mais nous on est omnivores ! »

On vous laisse méditer…
Encore une histoire d’expression douteuse…

Julie : « Style le gars il veut de faire saucer… »

Et toi ça mousse quand tu s(a)uces ?!
Après M.Larreche, c’est notre Patate nationale qui égaya notre TD de conduites en bandes par un fameux :

« Hier je regardais l’oreille qui murmurait à l’oreille des chevaux… _______________ Ben quoi qu’est-ce que j’ai dit ?! »
Et pour finir sur une note de cynisme  :

après une blague douteuse de ce cher Dr. Président,

Julie se risqua à un commentaire  «  Ca, c’est un peu noir … »

Evence : « Tu peux parler tiens !!! » … Comme qui dirait, renvoyé dans les 22 !


Parasitologie – Ectoparasitoses du chien 3 – page /

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