Programme de vaccination





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VACCINATION DU CHIEN ET DU CHAT


(Année scolaire 2003-2004)


OBJECTIFS :
Ce document a été conçu pour apporter à l'étudiant un minimum d'informations pratiques sur la conduite des vaccinations du chien et du chat et les maladies correspondantes en attendant que des cours spécifiques plus complets lui soient dispensés.
Après avoir lu ce document et participé aux consultations, l'étudiant doit être capable de :
-réaliser une consultation pour la vaccination du chien et du chat;
-répondre aux demandes d'information du propriétaire d'un animal sur les indications de chaque vaccination, les suites vaccinales et la protection attendue;
-présenter les caractéristiques des vaccins qu’il utilise;
-proposer un calendrier de vaccination adapté à chaque situation;
-remplir correctement les certificats correspondants.


SOMMAIRE
La consultation de vaccination page 03
Programme de vaccination page 08
La rage page 11

Vaccins disponibles contre la rage page 15
La maladie de Carré page 16

Vaccins disponibles contre la maladie de Carré page 17
L'hépatite de Rubarth page 18

Vaccins disponibles contre l'hépatite de Rubarth page 19
La parvovirose canine page 20

Vaccins disponibles contre la parvovirose page 22
La leptospirose canine page 23

Vaccins disponibles contre la leptospirose page 25
La toux de chenil page 26

Vaccins disponibles contre la toux de chenil page 27
Autres maladies du chien

Vaccins disponibles contre la Piroplasmose,

la maladie de Lyme, le tétanos, la maladie d’Aujeszky

et l’herpesvirose canine page 28
La panleucopénie féline page 29

Vaccins disponibles contre la Panleucopénie page 30
Le coryza félin page 31

Vaccins disponibles contre le coryza page 32
La chlamydiose féline page 33

Vaccins disponibles contre la chlamydiose page 34
La leucose féline page 35

Vaccins disponibles contre la leucose page 37


ANNEXE

Liste récapitulative des vaccins commercialisés en France pages 39-40

Modèles de certificats pages 41-46

Certificat de vaccination antirabique de primovaccination

Certificat de vaccination antirabique de rappel

Certificats établis dans le cadre du Pet Travel Scheme
LA CONSULTATION DE VACCINATION


La consultation vaccinale doit établir un bilan de santé de l'animal. Elle représente le moment privilégié du conseil vétérinaire (alimentation, hygiène...). Importance du '"petit service en plus" tel que coupe d'ongle, nettoyage d'oreille...

Pour les chiots et les chatons en particulier, la première consultation est l'occasion de déceler d'éventuelles affections congénitales ou maladies du jeune. C'est à ce moment qu'il faut sensibiliser le propriétaire à une vermifugation régulière, une alimentation équilibrée avec éventuellement un complément alimentaire, une bonne hygiène (nettoyage des yeux et des oreilles, shampooing, prévention ou traitement anti-parasitaire). La recherche des vices rédhibitoires 1 est également impérative chez les chiens et chats qui viennent d’être acquis.

A- EXAMEN DE L'ANIMAL
INDISPENSABLE, il permet de s'assurer que l'animal est en bonne santé et qu'il va développer une réaction immunitaire de bonne qualité.

I. IDENTIFICATION
Vérifier en premier lieu si l'animal est identifié (tatouage ou identification électronique) et relever âge, sexe et race. Pour un animal jeune, jusqu'à 7 mois, il est possible d'estimer l'âge à partir de la dentition.

II. ANAMNESE
Récolte de renseignements complétant l'examen clinique:
- mode de vie, origine (première visite d'un animal jeune, première visite d'un animal récemment acheté, animal trouvé)?
- pour une femelle, est-elle gestante?
- vaccinations reçues? (consulter le carnet de vaccination, le certificat de vaccination anti-rabique, ce dernier étant indispensable pour établir le certificat de rappel).
- maladies antérieurement contractées?
- signes anormaux éventuellement remarqués par le propriétaire (diarrhée, vomissements, anorexie, toux, prostration...)?
- alimentation : nature, quantité, fréquence des repas?
- l'animal est-il déparasité (parasites externes et internes), avec quel médicament?
- l'animal a-t-il mordu ou griffé dans les 15 jours précédents?

III. EXAMEN CLINIQUE

1. Prise de température
- est indispensable : l'hyperthermie est en effet l'indice d'une sollicitation du système immunitaire lors d'infection ou de néoplasie, et il est alors déconseillé de vacciner l'animal.
- Commencer par la température pour que le résultat soit significatif, car après 5 à 10 minutes de manipulation, une hyperthermie de stress est possible. savoir que le stress (transport, examen...) peut provoquer une hyperthermie passagère; si l'anamnèse et l'examen clinique ultérieur ne révèlent aucun autre symptôme (abattement, anorexie, congestion des muqueuses...), on peut procéder à la vaccination.
2. Inspection
- Posture et attitude.
- Etat d'embonpoint (éventuellement apprécier l'état d'hydratation via la persistance du pli de peau).
- Aspect du pelage et de la peau (détecter une éventuelle séborrhée sèche ou grasse), présence d'ectoparasites (tiques, puces...).
- Etablissement de la courbe respiratoire.
- Aspect des muqueuses oculaires et buccale (la pâleur signant l'anémie, la congestion l'inflammation, l'aspect violacé la cyanose, la couleur jaune l'ictère).
- Ne pas oublier d'inspecter la cavité buccale:

- état des gencives: présence de tartre, d'épulie;

- état des amygdales ;

- éventuel ulcère sur langue ou palais.
- Ne pas oublier les pavillons auriculaires et les conduits auditifs (otite, gale...).
- Chez le jeune: rechercher systématiquement

- cataracte congénitale

- fissure palatine (y penser aussi chez le chat quand commémoratif de chute)

- carence en Ca (ou carence en Vit.D3 : rachitisme) : hypertrophie des articulations, défaut de redressement des oreilles... (prédisposition des grandes races à croissance importante et longue, d'où l'intérêt du complément minéralo-vitaminé).
3. Palpation
- Nœuds lymphatiques externes : sous-maxillaires, sous-scapulaires, inguinaux, poplités...
- Palpation abdominale :

- foie (à droite); rate, estomac (à gauche)

- reins: rein gauche plus postérieur et flottant ; apprécier taille et forme

- vessie: apprécier l'état de réplétion et une éventuelle douleur

- ganglions mésentériques (palpables en cas de leucose féline)

- intestins: présence d'excréments (éventuelle constipation), d'air, éventuelle hypertrophie des parois...

- cornes utérines.
- Palpation des mamelles pour détecter une éventuelle sécrétion lactée ou des tumeurs.
- Toucher rectal (prostate hypertrophiée sur mâle âgé).
- Inspection-palpation des glandes anales (on détecte une inflammation ou une hypertrophie lors de la prise de température).
- Palpation-manipulation des articulations.
- Chez le jeune : rechercher systématiquement

- Thrill (malformation cardiaque).

- Hernie ombilicale.

- Hernie inguinale (chez la femelle).

- Cryptorchidie (détectable à partir de 2-3 mois).
4. Percussion
Assez peu utilisée en routine chez le chien, inutilisable chez le chat en raison de sa petite taille (et de ses griffes !!!).
5. Auscultation
- Appareil respiratoire : plutôt en zone dorsale du thorax

- fréquence respiratoire normale au repos (/minute):

- grand chien : 14-18;

- petit chien : 20-22;

- chat : 25-35.
- bruits surajoutés : sifflements...
- Appareil cardiovasculaire : plutôt en zone dorsale et à gauche mais il est important de déplacer le stéthoscope sur les deux faces du thorax car certaines affections ne sont détectées qu'en des points précis.

- fréquence cardiaque normale au repos (/minute):

- chien : 90-120;

- chat : 120-140;

- arythmie respiratoire normale à l'inspiration sur animal calme;

- rythme, bruits surajoutés (bruit de galop, souffle...).
- Chez le jeune : malformations cardiaques congénitales.

B. PROGRAMME VACCINAL

I-Les principales maladies soumises à prophylaxie médicale sont les suivantes :
1. Chez le chien :
Rage (R), Maladie de Carré (C), Hépatite de Rubarth (H), Parvovirose canine (P), Toux de chenil c.-à-d. Parainfluenza (Pi) et infection à Bordetella bronchiseptica (Bb), Leptospirose (L), Piroplasmose (Bab), maladie de Lyme.
(NB: les vaccinations du chien contre le Tétanos et la maladie d'Aujeszky sont possibles chez le chien, mais non habituelles)
2. Chez le chat :
Rage (R), Panleucopénie féline (P), Coryza (Herpèsvirose : H, Calicivirose : C), Leucose féline (Leuc), Chlamydiose féline (Chl).
(NB: La vaccination du chat contre la Péritonite Infectieuse Féline est possible dans certains pays, mais non réalisée en France).
Leurs caractéristiques, leur prophylaxie médicale et les vaccins disponibles sont présentés plus loin.

II-Le choix du programme vaccinal et des vaccins est conditionné par plusieurs paramètres.
Ces paramètres tiennent à :
1. L'animal à vacciner lui-même
. son âge : immaturité du système immunitaire et anticorps d'origine colostrale chez le jeune (notion de "période critique": période durant laquelle l'immunité d'origine maternelle est encore trop importante pour permettre une vaccination efficace, mais n'est plus suffisante pour assurer une protection correcte); réponse vaccinale réduite chez l'animal âgé;

. son état de santé: influence du parasitisme, infections diverses (parfois génératrices d'une immuno-dépression), etc. Ne pas hésiter à repousser la vaccination si l'animal est en mauvais état général, en raison d'une maladie , d'une infestation parasitaire massive, ...

. les interventions médicales (ou chirurgicales) auxquelles il est soumis : traitement à effet immunodépresseur, etc.;

. la gestation (une primovaccination contre la panleucopénie féline réalisée avec un vaccin à virus atténué chez une femelle en gestation peut par exemple provoquer des malformations fœtales).

. certaines situations particulières : il est ainsi interdit de vacciner contre la rage un chien ou chat ayant mordu ou griffé une personne dans les 15 jours précédents ou récemment recueilli (sa destination doit être d'ailleurs la fourrière) pouvant être déjà contaminé.
2. Les risques (permanents ou occasionnels) auxquels l'animal est exposé
. par son âge : gravité de la parvovirose chez le chiot...

. par son mode de vie: animal isolé en appartement, élevage (parvovirose, infections respiratoires,...), chien de chasse (leptospirose), participation à des concours ou expositions (infections respiratoires,...), séjours en chenil ou chatterie...

. par son lieu d'activité habituelle: zone "infectée de rage" ou non, zone à forte prévalence de piroplasmose, zone infestée de rongeurs sauvages (leptospirose)...

. par ses déplacements: vers une zone "infectée de rage"...

. par le développement d'une épizootie locale ou régionale : cas signalés de parvovirose, de maladie de Carré,...
3. la nature des vaccins employés
La délivrance d'une A.M.M. est subordonnée à la démonstration, par le producteur, de l'innocuité et de l'efficacité de chaque vaccin qu'il commercialise.

La composition (nature de l'antigène, souche atténuée ou inactivée, présence et nature de l'adjuvant,...) de chaque préparation vaccinale peut néanmoins influencer le programme vaccinal.
Quelques exemples :

. vaccins antirabiques à virus inactivés : une ou deux injections de primovaccination selon qu'ils sont adjuvés ou non;

. vaccins à virus atténués contre la parvovirose canine : importance du titre viral du vaccin, notamment chez le chiot possédant des anticorps d'origine colostrale;

. associations vaccinales : respecter les prescriptions du fabricant et d'un point de vue général, utiliser seulement les associations ayant fait l'objet de la délivrance d'une A.M.M. spécifique.
La protection engendrée par la vaccination n'est pas uniforme pour l'ensemble des valences vaccinales, dépendant en particulier des propriétés antigéniques des agents pathogènes, l'état des connaissances relatives aux antigènes protecteurs, le site de multiplication in vivo, etc.
Quelques exemples :

. excellente protection des vaccins hétérologues contre l'hépatite contagieuse du chien (vaccins à virus atténués préparés à partir de souches de CAV2) pouvant justifier un rappel de vaccination tous les 5 ans;

. efficacité moyenne des vaccins contre les leptospiroses canines impliquant parfois un programme vaccinal semestriel;

. efficacité moyenne des vaccins contre l'herpèsvirose féline;

. efficacité relative du vaccin contre la piroplasmose.


En conséquence, il faut avant toute intervention vaccinale, s'assurer, grâce à un examen clinique approfondi, que l'animal est en bonne santé, laissant présumer qu'il va développer une réaction immunitaire de bonne qualité. Le calendrier vaccinal sera ensuite adapté à chaque situation particulière, en tenant compte des caractéristiques de l'animal, de la réglementation en vigueur (rage), des risques auxquels il est exposé et des vaccins disponibles, de façon à garantir au propriétaire une efficacité maximale de l'intervention.
Cependant il ne faut pas oublier que, même avec les vaccins les plus efficaces et en l'absence de toute faute, aucune vaccination n'est efficace à 100 p. 100 et qu'un échec vaccinal pour une ou plusieurs valences est toujours possible.

C. CONTENTION,

PRÉPARATION DES VACCINS ET INJECTIONS
De façon générale, l'animal en consultation est stressé, et il faut donc systématiquement être vigilant pour anticiper ses réactions. Si la plupart des animaux restent calmes lors de l'examen clinique (absence de douleur), il y a toujours un risque de morsure ou de griffure lors de l'injection.
Il faut travailler rapidement et donc avoir préparé les injections à l'avance, quel que soit l'animal.
Lors de la mise en solution des vaccins lyophilisés, veiller à éviter une agitation brutale entraînant la formation de mousses, celles-ci étant un signe de dénaturation des protéines. Au contraire, procéder par retournement du flacon.
Veiller également à la stérilité de l'aiguille: en particulier, les seringues ne doivent pas être posées sur la table sans capuchon de protection de l'aiguille.
Pour les chiens, on aura toujours intérêt à museler l'animal avec un lien au moment de l'injection. La contention doit être ferme pour éviter les mouvements intempestifs. Si l'animal est difficilement maîtrisable, on peut tenter d'établir une relation de dominance (voix forte, coercition), en restant toutefois très prudent: la situation sera d'autant plus dangereuse que le chien n'aura aucune possibilité de fuite.
Pour les chats, la première réaction est la fuite. Veiller donc à fermer toutes les issues et à enlever le panier de la table de consultation. En règle générale, le chat sera d'autant plus calme qu'on le laissera libre de ses mouvements ; il suffit que le propriétaire le maintienne de façon à ce qu'il reste sur la table et que le vétérinaire le soulève rapidement par la peau du cou pour lui faire l'injection à cet endroit. Sur un chat difficile, il n'est pas possible d'établir un rapport de domination. La contention visera donc à éviter morsures et griffures, à l'aide de gants, d'une couverture ou d'une cage de contention. Ne pas hésiter à se servir de la cage dans le cas où le chat est très agressif. Plus la manipulation est rapide, mois elle est stressante pour l'animal et moins on risque d'accidents.
Penser à désinfecter le matériel de contention après usage.
En cas de morsure ou de griffure, laver la plaie au savon (prévention de la rage), puis désinfecter au Mercryl (ou autre antiseptique). Si la plaie devient fortement inflammatoire et oedémateuse dans les deux heures suivant l'accident, il peut s'agir d'une pasteurellose (cf. cours sur les zoonoses). Il faut consulter un médecin qui prescrira le cas échéant des antibiotiques.
Pour les vaccins utilisés actuellement, l'injection se fait par voie sous-cutanée, sous la peau du cou .
Le respect de l'asepsie est nécessaire. Désinfecter la zone d'injection à l'aide du désinfectants mis à votre disposition (noter que l'alcool a une action désinfectante, mais différée. Préférer des désinfectants tels que les ammoniums quaternaires). Pour des mains peu expérimentées, mieux vaut parfois s'abstenir de désinfecter pour pouvoir constater si l'injection a bien été faite en sous-cutanée et non dans les poils.
Penser à évacuer les aiguilles dans les boîtes pour objets contaminés qui sont à disposition dans la salle. Le personnel chargé du nettoyage peut être gravement blessé par des aiguilles jetées à la poubelle.


D. ACCIDENTS DE VACCINATION



Ils sont extrêmement rares
Les réactions allergiques aux vaccins sont rarissimes, mais elles existent. Le traitement d'urgence est celui du choc allergique: antihistaminique et corticoïde à disponibilité immédiate (dexamethazone 0,2 à 0,4 mg/kg IV). Noter cet antécédent sur le carnet de vaccination. Relever impérativement le numéro du lot de vaccin et informer le laboratoire producteur.

Sur des chiens de petite race et des brachycéphales, la vaccination comme toute autre injection peut engendrer une dépression vagale. L'animal est alors abattu, en hypothermie, son rythme cardiaque est ralenti et ses muqueuses sont pâles (état de choc). L'injection d'atropine est alors efficace (0,25 à 50 mg/kg).

Enfin, on observe assez fréquemment au point d'injection, lors d'utilisation de vaccins adjuvés, la formation en quelques jours d'un nodule fibreux. Ce nodule régresse spontanément dans les semaines qui suivent.


E. REDACTION DES DOCUMENTS



La rédaction des documents officiels, certificat de vaccination antirabique, certificat de bonne santé et certificats de surveillance mordeur doit être faite avec grand soin. Ces documents engagent la responsabilité du praticien.
REMARQUE : La vignette Rage (ou la partie de vignette portant l'abréviation R sur les vaccins plurivalents) est à coller sur le certificat de vaccination antirabique.
Le carnet de santé ou carnet de vaccination n'a pas de valeur réglementaire. C'est la trace des interventions pratiquées sur l'animal.
Il est important pour le suivi d'y porter la date de vaccination, les vignettes correspondant au lot de vaccin utilisé, la signature du vétérinaire et le cachet du cabinet où a été vacciné l'animal. l'utilisation d'un étiquette autocollante rappelant au propriétaire la date de la prochaine intervention (rappel) est toujours appréciée.
PROGRAMME DE VACCINATION


Des exemples de programmes de vaccination habituellement proposés à la consultation des ENV figurent à la page suivante. Ils s'adressent essentiellement à des chiens et chats de particuliers.
Les calendriers proposés doivent être renforcés (vaccinations plus fréquentes) ou modifiés (autres valences) lorsque l'intervention s'adresse à des animaux soumis à des risques particuliers (sujets présentés à des expositions, hébergés transitoirement dans des chenils ou chatteries, séjournant dans une zone à risque ou exposés à une épidémie, animaux d'élevage, etc.).

POUR LE CHIEN




PRIMO-VACCINATION (PV)
Avant 3 mois (à partir de 7 à 8 semaines) :
- CHP ou CHPPi : 1ère injection de primovaccination, suivie de.... (cf ci-dessous)
A partir de 3 mois :
- CHP-L ou CHPPi*-L**, puis L ou LR*** 2 à 4 semaines plus tard
(* CHP : une seule injection suffit chez les chiens âgés d'au moins 14 semaines; cette injection correspond à la seconde intervention lorsque le chiot a déjà reçu un vaccin CHP ou CHPPi avant l'âge de 3 mois).

(** Leptospirose (L) : prévoir systématiquement une 2 ème injection 2 à 4 semaines plus tard; noter que les AMM prévoient la possibilité de réaliser la 1ère injection à partir de 8 semaines).
(*** éventuellement Rage (R) : une seule injection avec un vaccin adjuvé; l'injection sera généralement effectuée lors de la 2ème injection de vaccin Leptospirose ; possibilité d'utiliser un vaccin CHP-LR ou CHPPi-LR dès la 1ère intervention à partir de l'âge de 3 mois).

RAPPEL à PV+1 AN
CHP(Pi)-L ou CHP(Pi)-LR.****

RAPPELS ULTÉRIEURS
CHP(Pi) tous les 2 ans et L ou LR tous les ans ****.

(**** En zone à risque, il est recommandé de pratiquer un rappel de leptospirose tous les 6 mois)

NB- Autres valences à intégrer éventuellement dans le programme vaccinal : infection à Bordetella bronchiseptica, piroplasmose, maladie de Lyme, tétanos, maladie d’Aujeszky : voir chapitres correspondants plus loin.

POUR LE CHAT


PRIMO-VACCINATION (PV) :
Avant 3 mois (à partir de 8 semaines):
P-HC** (+ Leuc***) : 1ère injection de primovaccination, suivie de.... (cf ci-dessous)
A partir de 3 mois :
P*-HC** (+ Leuc***) ou P*-HC (+ Leuc + R****) en prévoyant une seconde injection de HC (+ Leuc) 2 à 4 semaines plus tard si le chat n'a reçu aucune vaccination avant 3 mois.
(* panleucopénie féline (P) : une seule injection suffit chez les chats âgés d'au moins 3 mois; cette injection correspond à la seconde intervention lorsque le chaton a été vacciné contre la panleucopénie avant l'âge de 3 mois).
(** Coryza (HC) : prévoir systématiquement une 2ème injection 2 à 4 semaines plus tard quel que soit l'âge à la première intervention).
(*** éventuellement Leucose (Leuc) : prévoir systématiquement une 2ème injection 2 à 4 semaines plus tard plus tard quel que soit l'âge à la première intervention); dans certaines circonstances - primovaccination d'un chat âgé- , il est souhaitable de contrôler si l'animal n'est pas déjà infecté).
(**** éventuellement Rage (R) : une seule injection avec un vaccin adjuvé, obligatoirement réalisée sur un animal de plus de 3 mois; la vaccination antirabique peut être réalisée soit à la 1ère intervention (avec possibilité d'utiliser un vaccin tétravalent P-HC-R), soit à l'occasion de la seconde intervention.

RAPPEL à PV+1 AN
P-HC ou P-HC-R ou P-HC + Leuc ou P-HC-R + Leuc

RAPPELS ULTÉRIEURS
P tous les 2 ans et HC (avec éventuellement Leuc et/ou R) tous les ans.

NB- autres valences à intégrer éventuellement dans le programme vaccinal : chlamydiose féline (voir chapitre traité plus loin)
Vaccination contre la péritonite infectieuse féline : aucune AMM de vaccin n'a été délivrée jusqu'à présent en France.

LA RAGE

I. ETIOLOGIE-GENERALITES
- Virus neurotrope, famille des Rhabdoviridae, genre Lyssavirus.
- C'est une zoonose (maladie transmissible de l'animal à l'homme) gravissime.
- Généralités:
-Contamination des carnivores domestiques essentiellement par contact avec des renards (principal réservoir en Europe);

-Longue incubation (de 15 jours à plusieurs mois chez les carnivores, en général un mois);

-Existence d'animaux excréteurs pré-symptomatiques (importance du contrôle sanitaire d'un animal mordeur);

- Evolution: encéphalite inévitablement mortelle.
II. SYMPTOMES
ATTENTION : Un animal enragé est excréteur par la salive :

- à 100 % pendant la phase clinique,

- à 80 % 3 jours avant d’exprimer les symptômes,

- à 15 % 5 jours avant d’exprimer les symptômes,

- à 5 % 8 jours avant d’exprimer les symptômes.
A. LA RAGE DU CHIEN
Elle peut présenter 2 formes:
1. la forme furieuse
-Premiers signes : modifications du comportement habituel (animal triste, inquiet, continuellement agité, fugues,...) allant en s'accentuant puis périodes de calme suivies de phases d'excitation (réactions exagérées par rapport à des stimuli courants).

-Plus tard, agitation nette , crises de démence;

-Modification de la voix: voix cassée , enrouée;

-Hyper ou hypoesthésie cutanée (frissons, démangeaisons...);

-Déglutition difficile sans hydrophobie (l'animal semble " avoir un os dans la gorge");

-Puis accès de fureur, très agressif, il cherche à mordre;

-Phase finale: parésie générale (difficultés au mouvement et à la station debout), puis paralysie débutant par le train postérieur (paraplégie puis tétraplégie) ou par les mâchoires (paralysie du maxillaire inférieur) se généralisant rapidement;

-Evolution: mort 2 à 10 jours après les 1ers symptômes nerveux. Quatre à cinq jours d'évolution sont le cas le plus fréquent.
2. la forme paralytique
Paralysie d'emblée ou dès les 1ères phases. Si les masséters sont touchés, on parle de "rage mue" ou "rage muette".

Evolution rapide. La paralysie s'étend à tous les nerfs d'origine bulbaire. Mort après deux ou trois jours le plus souvent.
B. LA RAGE DU CHAT
Evolution analogue à celle du chien mais les symptômes sont moins évidents (nature indépendante et solitaire de l'animal).

-Dès les premiers symptômes, l'animal se cache.

-Des phases d'abattement et de tristesse alternent avec des phases d'excitation (yeux hagards, miaulements plaintifs...).

-Le chat est irritable. Il griffe et mord avec une violence extrême si on tente de le caresser ou de le sortir de sa cachette.
-Deux symptômes fréquents : l'anémophobie (réaction violente aux courants d'air due à l'hyperesthésie cutanée) et l'anisocorie (différence de diamètre pupillaire : un oeil en mydriase, un en myosis).

-Phase finale, paralysie. Mort 2 à 6 j. après les 1ers symptômes.
La rage mue est exceptionnelle. Mort en 2 à 4 jours d'évolution.

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