Vih : virus de l’immunodeficience humaine





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date de publication16.11.2017
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VIH : VIRUS DE L’IMMUNODEFICIENCE HUMAINE


  1. GENERALITES


C’est un rétrovirus qui a pour cellules cibles celles portant à leur surface la molécule CD4. Ce sont surtout les lymphocytes T CD4+, mais aussi les monocytes, les cellules de langhérans cutanées, les cellules microgliales cérébrales.
Quand le VIH est dans l’organisme mais asymptomatique, on dit que le patient est séropositif pour le VIH. On parle de SIDA quand la maladie se déclare.

C’est un virus qui entraîne un ensemble de maladies : le SIDA.
Le SIDA est le Syndrome de l’ImmunoDéficience Acquise.

Syndrome c'est-à-dire l’ensemble des troubles provoqués par la maladie.

Le virus atteint les défenses naturelles de l’organisme qui ne peut plus se protéger contre les infections et risque d’être atteint par diverses maladies dites ‘opportunistes’ et par certains cancers.

Acquise car c’est le virus dans l’organisme qui entraîne l’immunodéficience.


  1. EPIDEMIOLOGIE


La prévalence du VIH fin 2003 était d’environ 100 000

Le % de contamination hétérosexuelle est en augmentation 43%.

On constate une diminution de la contamination par toxicomanie IV : 3%

Les populations migrantes représentent 40% des nouveaux patients pris en charge et surtout des femmes

L’incidence des maladies opportunistes a beaucoup chuté du fait des nouveaux traitements mais elles n’ont pas complètement disparues.

Le nombre de décès également ainsi que l’incidence du SIDA.


  1. CONDITIONS DE TRANSMISSION


Le virus est présent dans les liquides biologiques de l’organisme du sujet atteint :

    • Le sang

    • Le sperme et le liquide séminal chez l’homme

    • Les sécrétions vaginales et le lait chez la femme


Le virus est en quantité trop faible dans la salive, la sueur, les larmes ou l’urine pour qu’il puisse se transmettre. Ils ne sont donc pas contaminants
Le VIH ne se transmet pas par les piqûres d’insectes
Pour pénétrer dans l’organisme, le virus doit trouver une porte d’entrée :

  • Muqueuse, lors des rapports sexuels non protégés (bouche, vagin, rectum)

  • Voie sanguine (partage de seringue usagée chez les toxicomanes, transmission materno-fœtale)

  • Voie cutanée (blessure avec un objet souillé par du sang) (AES)


Les risques de transmission du virus chez une femme enceinte sous traitement est de 1 à 2% environ actuellement.

L’allaitement maternel est déconseillé.

Une césarienne programmée est fréquente.


  1. PRIMOINFECTION


La séroconversion apparaît environ 3 à 8 semaines après la contamination.

Elle peut s’accompagner d’un syndrome clinique qui disparaît en quelques semaines spontanément :

  • Hyperthermie, courbatures

  • Adénopathies

  • Arthralgies, myalgies

  • Eruption cutanée

  • Dysphagie douloureuse comme une angine


A ce stade on peut détecter l’antigénémie P24

Puis il existe une phase de latence clinique ou on retrouve seulement des ganglions cervicaux, axillaires, sous-maxillaires et occipitales

Si le patient n’est pas dépisté il développera alors la maladie : SIDA


  1. SIDA ET INFECTIONS OPPORTUNISTES


Il existe encore des patients qu’on détecte à ce stade, mais beaucoup moins. Les maladies opportunistes apparaissaient en fonction du nombre de CD4 restant au patient.

On peut citer :

  • Pneumocystose

  • Toxoplasmose cérébrale

  • Maladie à CMV

  • Infections à mycobactéries atypiques

  • Sarcome de kaposi

  • Encéphalopathie multifocale progressive

  • Candidose oesophagiennes…



La plupart du temps, la maladie se révèle par une toxoplasmose ou une pneumocystose actuellement chez les patients non suivis.


  1. INTERET DU DIAGNOSTIC ET DE LA PRISE EN CHARGE PRECOCE


Il est important de diagnostiquer le VIH de manière précoce pour pouvoir suivre le taux des CD4 et pouvoir instaurer le traitement antirétroviral avant que l’infection arrive au stade SIDA.
Le dépistage se fait par une simple prise de sang qui recherchera soit le virus lui-même, soit les anticorps que l’organisme fabrique pour se défendre.
Le traitement est débuté quand les CD4 sont < 350 / mm3 et avant qu’ils soient < 200 / mm3.

Le traitement n’éradique pas le virus, il bloque la réplication virale sans diminuer le pool des cellules infectées. Il persiste une charge virale résiduelle même quand la charge virale est < 20 copies d’ARN / ml

On utilise une trithérapie avec généralement 2 inhibiteurs nucléosidiques et un inhibiteur de protéase.
Ce traitement est source d’effets secondaires dont les principaux sont :

  • Le syndrome lipodystrophique avec une

fonte adipeuse irréversible au niveau des membres, des fesses et du visage et une accumulation de graisse au niveau de l’abdomen, de la partie supérieure du cou, du dos et des seins.

  • Des anomalies glucido-lipidiques avec une

hyperglycémie et des dyslipidémies source de complications cardiovasculaires.
Chez les patients sous trithérapie, 65% ont une charge virale < 500, 85% ont un taux de CD4 > 200 / mm3, mais 6% sont en échec thérapeutique sévère.


  1. LES ACCIDENTS D’EXPOSITION AU VIH


Il existe certaines situations ou il faut consulter en urgence si on pense qu’on a pu être en contact avec le virus, ce sont :

  • La rupture du préservatif lors d’un rapport sexuel ou l’absence

  • Une blessure accidentelle avec un objet souillé de sang

  • Partage de seringue

  • Viol

En fonction des cas et du risque, le médecin pourra proposer un traitement antirétroviral de durée limitée pour diminuer le risque. Cela ne peut se faire que dans les 48h pour une blessure et dans les 72 heures pour un acte sexuel.


  1. CONCLUSION


Grâce au progrès thérapeutiques, les patients atteints par le VIH ont une qualité de vie meilleure et ne meurent plus systématiquement.

Mais les effets secondaires de ces traitements sont très lourds et ils n’empêchent pas la contamination de d’autres personnes car ils ne tuent pas le virus.

Tout le monde doit donc rester vigilant même si VIH ne veut plus dire condamné.




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