Formations inconscient 56-57 seuil





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FORMATIONS INCONSCIENT

56-57 SEUIL



Jacques Lacan,
Le Séminaire,
livre V,
Les formations de l’inconscient,
Seuil, 1998


Début, p. 9

Tables des matières, p. 2 et p. 519

La pagination respecte celle du document source
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TABLES DES MATIERES
LES STRUCTURES FREUDIENNES

DE L'ESPRIT

I. Le famillionnaire………………………………………..9

II. Le fat-millionnaire………….………………………….27

III. Le Miglionnaire……………………………………….47

IV. Le Veau d'or . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . …. . 65

V Le peu-de-sens et le pas-de-sens . . . . . . . . . . . . . .. . . 83

VI. Arrière cocotte! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . …. 101

VII. Une femme de non-recevoir . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121

LA LOGIQUE DE LA CASTRATION

VIII. La forclusion du Nom-du-Père . . . . . . . . . . . . . . . . 143

IX. La métaphore paternelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 161

X. Les trois temps de l'Œdipe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 179

XI. Les trois temps de l'Œdipe (II) . . . . . . . . . . . . . . . . . 197

XII. De l'image au signifiant dans le plaisir et dans la réalité 213

XIII. Le fantasme au-delà du principe du plaisir . . . . . . . . . 233

LA SIGNIFIANCE DU PHALLUS

XIV Le désir et la jouissance . . . . . . . . . . . . . . . . . ... . .. . . 251

XV. La fille et le phallus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . … . .. . 269

XVI. Les insignes de l'Idéal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. … . . 287

XVII. Les formules du désir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . … . . 303

XVIII. Les masques du symptôme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 319

XIX. Le signifiant, la barre et le phallus . . . . . . . . . . . .. . . . 335

LA DIALECTIQUE DU DÉSIR ET DE LA DEMANDE

DANS LA CLINIQUE ET DANS LA CURE DES NÉVROSES
XX. Le rêve de la belle bouchère . . . . . . . . . . . . . …. . . . . 355

XXI. Les rêves de « l'eau qui dort » . . . . . . . . . . . . . . . . . . 371

XXII. Le désir de l'Autre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . … . . . . 387

XXIII. L'obsessionnel et son désir . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . 405

XXIV Transfert et suggestion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 423

XXV. La signification du phallus dans la cure . . . . . . . . . . 439

XXVI. Les circuits du désir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 457

XXVIl. Une sortie par le symptôme . . . . . . . . . . . . . . . . . . 373

XXVIII. Tu es celui que tu hais . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 491

ANNEXES

A. Le graphe du désir …………………………………….. 511

B. Explications sur les schémas ………………………….. 513

Notice………………………………………………………517

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LES STRUCTURES FREUDIENNES

DE L'ESPRIT

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I - LE FAMILLIONNAIRE
Ponctuation des séminaires antérieurs

Le schéma du Witz

L'esprit et ses traditions nationales

La sanction de l'Autre

Ce qui n'est vu qu'en regardant ailleurs
Nous avons pris cette année pour thème de notre séminaire les formations de l'inconscient.
Ceux d'entre vous, et je crois que c'est le plus grand nombre, qui étaient hier soir à notre séance scientifique, sont déjà au diapason, et savent que les questions que nous poserons ici concernent, cette fois de façon directe, la fonction dans l'inconscient de ce que nous avons élaboré au cours des années précédentes comme étant le signifiant.
Un certain nombre d'entre vous - je m'exprime ainsi parce que mes ambitions sont modestes - ont, je l'espère, lu l'article que j'ai fait passer dans le troisième numéro de la revue La Psychanalyse sous le titre L'Instance de la lettre dans l'inconscient. Ceux qui auront eu ce courage seront bien placés, voire mieux placés que les autres, pour suivre ce dont il va s'agir. Au reste, c'est une prétention modeste, me semble-t-il, que je puis avoir, que vous qui vous donnez la peine d'écouter ce que je dis, vous vous donniez aussi celle de lire ce que j'écris, puisqu'en somme c'est pour vous que je l'écris. Ceux qui ne l'ont pas fait feront donc mieux de s'y reporter, d'autant que je m'y référerai tout le temps. Je suis forcé de supposer connu ce qui a déjà été une fois énoncé.
Pensant à ceux qui n'ont aucune de ces préparations, je vais vous dire ce à quoi je me limiterai aujourd'hui, et qui fera l'objet de cette leçon d'introduction à notre propos.
Dans un premier temps, de façon forcément brève et allusive puisque je ne puis recommencer, je vous rappellerai quelques points ponctuant ce qui, dans les années précédentes, amorce et annonce ce que j'ai à vous dire sur la fonction du signifiant dans l'inconscient.
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Ensuite, et pour le repos de l'esprit de ceux que ce bref rappel pourra laisser un peu essoufflés, je vous expliquerai ce que signifie le schéma auquel nous aurons à nous reporter dans toute la suite de notre expérience théorique cette année.

Enfin, je prendrai un exemple. C'est le premier exemple dont se sert Freud dans son livre sur le trait d'esprit. Je ne le ferai pas à des fins d'illustration, mais bien parce qu'il n'y a de trait d'esprit que particulier -il n'y a pas de trait d'esprit dans l'espace abstrait. Je commencerai de vous montrer à ce propos en quoi le trait d'esprit se trouve être la meilleure entrée pour notre objet, à savoir les formations de l'inconscient. C'est non seulement la meilleure entrée, mais aussi la forme la plus éclatante sous laquelle Freud lui-même nous indique les rapports de l'inconscient avec le signifiant et ses techniques.

Voici donc mes trois parties. Vous savez donc à quoi vous en tenir sur ce que je vais vous expliquer, ce qui vous permettra du même coup de ménager votre effort mental.
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La première année de mon séminaire, consacrée aux écrits techniques de Freud, a consisté essentiellement à vous introduire la notion de la fonction du symbolique comme seule capable de rendre compte de ce que l'on peut appeler la détermination dans le sens, en tant qu'il s'agit là de la réalité fondamentale de l'expérience freudienne.

La détermination dans le sens n'étant rien d'autre en cette occasion qu'une définition de la raison, je vous rappelle que cette raison se trouve au principe même de la possibilité de l'analyse. C'est bien parce que quelque chose a été noué à quelque chose de semblable à la parole, que le discours peut le dénouer.

Je vous ai marqué à ce propos la distance qui sépare la parole en tant qu'elle est remplie par l'être du sujet, du discours vide qui bourdonne au-dessus des actes humains. Ces actes sont rendus impénétrables par l'imagination de motifs qui sont irrationnels, en tant qu'ils ne sont ratio­nalisés que dans la perspective moïque de la méconnaissance. Que le moi lui-même soit fonction de la relation symbolique et puisse en être affecté dans sa densité, dans ses fonctions de synthèse, toutes également faites d'un mirage, mais d'un mirage captivant, cela, vous ai-je enseigné égale­ment la première année, n'est possible qu'en raison de la béance ouverte dans l'être humain par la présence en lui, biologique, originelle, de la mort,
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en fonction de ce que j'ai appelé la prématuration de la naissance. C'est le point d'impact de l'intrusion symbolique.
Voilà où nous en étions arrivés au joint de mon premier et de mon second séminaire.
Le second séminaire a mis en valeur le facteur de l'insistance répétitive comme venant de l'inconscient. Nous en avons identifié la consistance à la structure d'une chaîne signifiante, et c'est ce que j'ai essayé de vous faire entrevoir en vous en donnant un modèle sous la forme de la syntaxe dite des α β γ δ.
Vous en avez maintenant dans mon article de La Lettre volée un exposé écrit, qui constitue un résumé sommaire de cette syntaxe. Malgré les critiques qu'il a reçues, dont certaines étaient motivées - il y a deux petits manques qu'il conviendra de corriger dans une édition ultérieure -, il doit pouvoir encore vous servir pour longtemps. Je suis même persuadé qu'il se modifiera en vieillissant, et que vous y trouverez moins de difficultés à vous y reporter dans quelques mois, voire à la fin de cette année. Cela est dit pour répondre aux efforts louables qu'ont faits certains afin d'en réduire la portée. Ce fut en tout cas pour eux une occasion de s'y éprouver, et c'est précisément tout ce que je cherche. Quelque impasse qu'ils y aient trouvée, c'est tout de même à cette gymnastique que cela leur aura servi. Ils auront l'occasion d'en trouver une autre dans ce que j'aurai lieu de leur montrer cette année.
Assurément, comme ceux qui se sont donné cette peine me l'ont souligné, et même écrit, chacun de ces quatre termes est marqué d'une ambiguïté fondamentale, mais c'est précisément celle-ci qui fait la valeur de l'exemple. Nous sommes entrés avec ces groupements dans la voie de ce qui fait la spéculation actuelle sur les groupes et sur les ensembles. Ces recherches sont fondées sur le principe de partir de structures complexes, les structures simples ne se présentant que comme des cas particuliers. Je ne vous rappellerai pas comment sont engendrées les petites lettres, mais il est certain que nous aboutissons, après les manipulations qui Permettent de les définir, à quelque chose de fort simple. Chacune d'elles est en effet définie par les relations entre eux des deux termes de deux couples, le couple du symétrique et du dissymétrique, du dissymétrique et du symétrique, et ensuite le couple du semblable au dissemblable, et du dissemblable au semblable. Nous avons donc là un groupe de quatre signifiants qui ont pour propriété que chacun d'eux est analysable en fonction de ses relations avec les trois autres. Pour confirmer au passage cette analyse, j'ajouterai qu'un tel groupe est, selon Roman Jakobson, à son propre dire que j'ai recueilli quand je l'ai rencontré récemment, le groupe minimum

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LES STRUCTURES FREUDIENNES DE L'ESPRIT
de signifiants nécessaire à ce que soient données les conditions premières, élémentaires, de l'analyse linguistique. Or, vous le verrez, cette dernière a le rapport le plus étroit avec l'analyse tout court. Elles se confondent même. Si nous y regardons de près, elles ne sont pas essentiellement autre chose l'une que l'autre.
Dans la troisième année de mon séminaire, nous avons parlé de la psychose en tant qu'elle est fondée sur une carence signifiante primordiale. Nous avons montré ce qui survient de subduction du réel quand, entraîné par l'invocation vitale, il vient prendre sa place dans cette carence du signifiant dont on parlait hier soir sous le terme de Verwerfung, et qui, j'en conviens, n'est pas sans présenter quelques difficultés, ce pour quoi nous aurons à y revenir cette année. Je pense néanmoins que le séminaire sur la psychose vous a permis de comprendre, sinon le dernier ressort, du moins le mécanisme essentiel de la réduction de l'Autre, du grand Autre, de l'Autre comme siège de la parole, à l'autre imaginaire. C'est une suppléance du symbolique par l'imaginaire.
Du coup, vous avez saisi comment nous pouvons concevoir l'effet de totale étrangeté du réel qui se produit dans les moments de rupture de ce dialogue du délire par quoi seulement le psychosé peut soutenir en lui ce que nous appellerons une certaine intransitivité du sujet. La chose nous paraît quant à nous toute naturelle. Je pense, donc je suis, disons-nous intransitivement. Assurément, c'est là la difficulté pour le psychosé, en raison précisément de la réduction de la duplicité de l'Autre avec le grand A, et de l'autre avec le petit a, de l'Autre, siège de la parole et garant de la vérité, et de l'autre duel qui est celui en face de qui le sujet se trouve comme étant sa propre image. La disparition de cette dualité est précisément ce qui donne au psychosé tant de difficultés à se maintenir dans un réel humain, c'est-à-dire dans un réel symbolique.
Au cours de cette troisième année, traitant de la dimension de ce que j'appelle le dialogue en tant qu'il permet au sujet de se soutenir, je vous l'ai illustrée ni plus ni moins par l'exemple de la première scène d'Athalie. C'est un séminaire que j'aurais bien aimé reprendre pour l'écrire, si j'en avais eu le temps.
Je pense néanmoins que vous n'avez pas oublié l'extraordinaire dialogue initial de la pièce, où l'on voit s'avancer cet Abner, prototype du faux frère et de l'agent double, venant tâter le terrain dès la première annonce. Son Oui, je viens dans son temple adorer l'Éternel fait d'emblée résonner je ne sais quelle tentative de séduction. La façon dont nous avons couronné cette pièce nous a sans doute fait un peu oublier toutes ces résonances, mais admirez comme c'est extraordinaire. Je vous ai
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souligné comment, de son côté, le Grand Prêtre y allait de quelques signifiants essentiels - Et Dieu trouvé fidèle en toutes ses menaces, ou encore Aux promesses du ciel pourquoi renoncez-vous ? Le terme de ciel, et quelques autres mots bien sentis, ne sont rien d'autre que des signifiants purs. Je vous en ai souligné le vide absolu. Joad embroche, si je puis dire, son adversaire au point de n'en faire plus désormais que ce dérisoire ver de terre qui va reprendre, comme je vous le disais, les rangs de la procession, et servir d'appât à Athalie, laquelle, à ce petit jeu, finira par succomber.
La relation du signifiant avec le signifié, si sensible dans ce dialogue dramatique, m'a conduit à faire référence au schéma célèbre de Ferdinand de Saussure où l'on voit représenté le double flot parallèle du signifiant et du signifié, distincts et voués à un perpétuel glissement l'un sur l'autre. C'est à ce propos que je vous ai forgé l'image, empruntée à la technique du matelassier, du point de capiton. Il faut bien en effet qu'en quelque point, le tissu de l'un s'attache au tissu de l'autre, pour que nous sachions à quoi nous en tenir, au moins sur les limites possibles de ces glissements. Il y a donc des points de capiton, mais ils laissent quelque élasticité dans les liens entre les deux termes.
C'est là-dessus que nous reprendrons cette année, quand je vous aurai dit à quoi, parallèlement et symétriquement à ceci, aboutit le dialogue de Joad et d'Abner, à savoir qu'il n'y a pas de véritable sujet qui tienne, sinon celui qui parle au nom de la parole. Vous n'avez pas oublié sur quel plan parle Joad - Voici comme ce Dieu vous répond par ma bouche. Il n'y a de sujet que dans la référence à cet Autre. Cela est symbolique de ce qui existe dans toute parole valable.
De même, dans la quatrième année de séminaire, j'ai voulu vous montrer qu'il n'y a pas d'objet, sinon métonymique, l'objet du désir étant l'objet du désir de l'Autre, et le désir toujours désir d'Autre chose, très précisément de ce qui manque, a, l'objet perdu primordialement, en tant que Freud nous le montre comme étant toujours à retrouver. De même, il n'y a pas de sens, sinon métaphorique, le sens ne surgissant que de la substitution d'un signifiant à un signifiant dans la chaîne symbolique.
C'est ce qui est connoté dans le travail dont je vous parlais tout à l'heure et auquel je vous invitais à vous référer, L'Instance de la lettre dans l'inconscient. Les symboles suivants sont respectivement ceux de la métonymie et de la métaphore.
f(S...S') S"  S(-)s
f(S’) S  S(+)s

S

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Dans la première formule, S est lié, dans la combinaison de la chaîne, à S', le tout par rapport à S", ce qui aboutit à mettre S dans un certain rapport métonymique avec s au niveau de la signification. De même, la substitution de S' à S par rapport à S" aboutit au rapport S(+)s, qui indique ici - c'est plus facile à dire que dans le cas de la métonymie - le surgissement, la création, du sens.
Voilà donc où nous en sommes. Nous allons maintenant aborder ce qui fera l'objet de nos recherches cette année.
2
Pour aborder cet objet, je vous ai construit un schéma, et je vais vous dire maintenant ce que, au moins pour aujourd'hui, il vous servira à connoter.
Si nous devons trouver un moyen d'approcher de plus près les rapports de la chaîne signifiante à la chaîne signifiée, c'est par la grossière image du point de capiton.
Pour que cela soit valable, il faudrait encore se demander où est le matelassier. Il est évidemment quelque part, mais la place où nous pourrions le mettre sur le schéma serait tout de même par trop enfantine.
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