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Sport, Santé et Préparation Physique N° 41

Lettre électronique des entraîneurs du Val-de-Marne Avril 2006

Université Paris 12 – Conseil général du Val-de-Marne …




Sommaire de ce numéro :



  1. ETIREMENTS ET ECHAUFFEMENT




  1. BRUIT, SOMMEIL ET PERFORMANCE




  1. LE SYNDROME ROTULIEN ET LE SIGNE DU RABOT

1) ÉTIREMENTS ET ÉCHAUFFEMENT :
La divulgation de résultats d’études récentes sur les effets des étirements a semé ces dernières années le trouble auprès des entraîneurs et éducateurs. Il était en effet essentiellement rapporté l’impact négatif des étirements sur la capacité fonctionnelle du muscle, notamment au regard de son explosivité. Cela remettrait en cause les pratiques traditionnelles, particulièrement celles consistant à réaliser des étirements lors de l’échauffement.

Peut-être que pour relativiser le caractère un peu sensationnel de la communication des résultats de ces travaux, il serait utile de bien mettre en évidence les conditions et les protocoles d’expérimentation.

Voici quelques arguments de nature à reconsidérer les choses :
Fowles et ses collègues en 2000, ont mené une étude pour évaluer l’impact des étirements sur les réactions du muscle. Ils faisaient apparaître une diminution de la contraction maximale volontaire de plus de 25% !

Dans ce protocole, seuls les extenseurs de la cheville étaient testés. Les sujets devaient réaliser 13 étirements de 2min15sec de ces seuls muscles, pour une durée totale de 30minutes.

Force est de constater que ce protocole est très éloigné des réalités du terrain et de ce qui peut se faire à l’échauffement.
En 2003, une étude Américaine comparait différents protocoles d’échauffement afin d’en mesurer les impacts respectifs sur la production de force explosive et la performance lors de sauts verticaux. Parmi les protocoles d’échauffement, on trouvait :

  • 4 minutes de course

  • 4 minutes de course + 2 minutes d’étirements statiques

  • 2 minutes d’étirements statiques

  • 4 minutes de course + 2 minutes d’étirements statiques + sauts d’échauffement.

Après 2 minutes de récupération, les effets de chaque type d’échauffement étaient mesurés lors de 2 sauts (un saut en contre bas de 30cm et un squat jump)

C’est le protocole comprenant course+étirements+sauts d’échauffement, qui a permis d’enregistrer les meilleurs résultats. Mais peut-être que l’ordre et l’effet cumulé des différents protocoles jouent aussi un rôle !
En 2005, N .GUISSARD et F. REILES de l’Université libre de Bruxelles rapportent des résultats très intéressants où 14 sujets étaient soumis à un échauffement comprenant 15 minutes de cardio, puis 6 minutes d’étirements à faible intensité, et enfin 3 minutes d’exercices dynamiques. Deux méthodes d’étirements étaient intégrées dans l’échauffement (étirements statiques et étirements par contracter-relâcher). Deux tests étaient réalisés avant les étirements et après les exercices dynamiques : le squat jump (saut départ arrêté en squat, genoux fléchis à 90°, mains sur les hanches) et le counter movement jump (saut avec élan, mains sur les hanches). Il ressort de cette étude que les performances n’ont, dans aucun des deux cas, été modifiées de façon significative. Les étirements réalisés à intensité modérée, sur de faibles durées et suivis d’exercices dynamiques n’ont ici pas d’impact négatif sur la production de force explosive. Dans cette étude, ils ne semblent pas non plus avoir d’impact positif.
Conclusion et recommandations :

L’élévation de la température du corps et des muscles générée par l’échauffement, permettra en autre, de diminuer la raideur musculaire. Par des mobilisations progressives et spécifiques, il s’agira de « fluidifier », de lever les restrictions de mobilité qui pourraient augmenter le coût énergétique du mouvement. C’est ce que peuvent apporter quelques étirements de courte durée qui solliciteront la gestuelle dans sa forme la plus spécifique. Ils devront forcément être suivis de ce même geste. C’est généralement ce qui se fait sur le terrain.

Au-delà de l’échauffement, les exercices d’étirement et de souplesse restent un objectif d’optimisation de la performance et de préservation de la santé à moyen et long terme.
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2) BRUIT, SOMMEIL ET PERFORMANCE :


Par R. Ziane – Consultant SSPP

Les sports mécaniques, les ambiances de tribunes ou encore les musiques d’accompagnement (fitness, danse) sont des sources de bruit.

Quels sont les effets du bruit sur l’audition, le sommeil et la performance ?

Le bruit


C’est « à la fois un agent d’information, une nuisance et un danger » Bugard & Carles (2004). Une échelle permet de classer les bruits par ordre d’intensité (mesurée en décibels ou dB) et de se construire un ordre de grandeur1.

Le seuil de la douleur est proche de 120dB, alors que l’oreille est en danger à partir de 90dB : quand le bruit fait mal, il est déjà trop tard.


(Cf. : fig. extraite de :

http://www.energies-environnement.fr)




Dommages occasionnés par le bruit


Ils sont de deux sortes :

  • Les dommages non-spécifiques : gêne, fatigue et troubles nerveux (irritabilité) et généraux (troubles du sommeil).

  • Les dommages spécifiques qui atteignent l’oreille et les fonctions psycho-acoustiques : brouillage de la communication, surdité.

Les dommages spécifiques dépendent de la relation2 entre l’intensité du bruit et sa durée et de la fréquence des sons (mesurée en hertz ou Hz). Les dommages non-spécifiques dépendent de la sensibilité individuelle.

Les cellules ciliées de la cochlée transforment les vibrations en signaux électriques qui sont acheminés au cerveau par le nerf auditif. Dans une oreille atteinte de surdité, ces cils ont disparu définitivement.



(Cf. : fig. extraite de : http://education.nordnet.fr)


Acouphènes


Il s’agit d’une sensation auditive de bourdonnement ou de sifflement en l'absence de bruit extérieur.

Les acouphènes sont souvent dus à une exposition prolongée à des bruits intenses : moteurs, musique (concerts, casque audio), bruits professionnels (marteau-piqueur, sifflet). Leurs durées peuvent s’étendre de quelques minutes… à toute la vie. Ils peuvent gêner la compréhension de messages verbaux (consignes, explications).

Les acouphènes peuvent être insupportables au point de nécessiter un traitement psychiatrique.

Bruit et sommeil


Si le sommeil peut s’adapter au bruit ambiant, il n’en est pas de même pour le cœur : la fréquence cardiaque subit des variations importantes en fonction du bruit, y compris pendant le sommeil. Aussi, les sportifs en déplacement, hébergés dans un environnement bruyant (hôtel en ville), se réveillent fatigués au détriment des performances : leur cœur a "travaillé" toute la nuit…

Conclusion


Le bruit, véritable pollution sonore, a une influence néfaste sur de nombreuses fonctions physiologiques. Or, plusieurs de ces fonctions jouent un rôle déterminant vis à vis de la production de performances.

La prévention consiste alors essentiellement à contrôler et à limiter son exposition au bruit. Le port de bouchon d’oreilles peut être utilisé sans réserve.

On oubliera pas que la dégradation de l’audition est souvent irréversible.

Références :


Bugard, P. & Carles, C. (2004). Bruit. In Encyclopedia Universalis. Mérignac.
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3) LE SYNDROME ROTULIEN ET LE SIGNE DU RABOT


Par R. Ziane – Consultant SSPP

Il n’est pas rare qu’au cours de sa "carrière sportive" le pratiquant se plaigne de douleurs au genou.

Le syndrome rotulien est l’un des premiers diagnostics à envisager en cas de douleurs spontanées au niveau de l’articulation entre le fémur et la rotule. Ce syndrome est souvent lié à un signe du rabot.

Qu’est-ce que le syndrome rotulien ?

Qu’est-ce que le signe du rabot ?

Quelles sont les conduites à tenir en cas de syndrome rotulien ?

Qu’est-ce que le syndrome rotulien ?


Il s’agit d’abord d’une douleur antérieure du genou aggravée :

  • par la montée d’escaliers et plus encore par la descente,

  • par l'accroupissement,

  • par la difficulté à reprendre une activité debout après être resté assis longtemps.

Ceci est souvent accompagné d’une instabilité du genou (dérobement) et de bruits articulaires lors de la marche.

Les femmes sont plus touchées par ce syndrome que les hommes. Les sportifs n’y échappent pas, bien au contraire.

Qu’est-ce que le signe du rabot ?


Il apparaît, lorsque le médecin fait frotter3, jambe tendue, la rotule du sportif sur l'articulation entre le fémur et le tibia : le médecin sent alors une sorte de raclement sous la rotule. Dans ce cas cet examen est douloureux.

Ce signe apparaît souvent des deux côtés à la fois. Il est surtout fréquent chez les adolescents et les adultes jeunes.

Le raclement trahit la présence d'arthrose du cartilage rotulien.






(Photo extraite de : http://pro.wanadoo.fr/medortho/rabot.htm)

Traitements


Ils varient en fonction des causes du syndrome rotulien :

  • corrections de gestes techniques,

  • rééducation proprioceptive du genou,

  • repos relatif de l’articulation et même arrêt temporaire de l’activité sportive,

  • administration d’antalgiques ou d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens,

  • kinésithérapie pour réaxer4 la rotule,

  • semelles pour amortir ou pour compenser une différence de longueur, un valgum5 ou un varum6 de genou,

  • section chirurgicale du ligament aileron rotulien latéral.

Conclusion


Les exercices en flexion complète du genou (squat, marche en canard, leg-extension) ou à genou en appui sur la rotule favorisent fortement le syndrome rotulien. Ces exercices sont donc à éviter.

Les dérangements internes du genou comprennent aussi : le syndrome méniscal, le syndrome ligamentaire et le syndrome synovial.

Références :


Gillot, C. & Coll. (2004). Genou. In Encyclopedia Universalis. Mérignac.

Guillet, R. & Genéty, J. (1973). Abrégé de médecine du sport - Editions Masson



Coordinateurs du Projet :

Thierry Maquet : Université Paris 12 – thierrymaquet@tele2.fr

Philippe Gérard/Corinne Bouvat : Service départemental des Sports - Conseil général du Val-de-Marne - 2, rue Tirard - 94000 Créteil

Tél. 01.43.99.73.92 / Fax : 01.43.99.73.96 / e-mail : sds@cg94.fr

1 Ordre de grandeur : Idée approximative mais cohérente d’une échelle de valeurs.

2 Une faible durée d’exposition à un bruit fort (explosion) peut produire des dommages irréversibles. L’exposition prolongée à un bruit faible peut aussi être nuisible.

3 Ce geste ressemble à celui du menuisier utilisant un rabot.

4 Musculation du vaste interne et plus rarement du vaste externe.

5 Genu valgum : désaxation des genoux en dehors.

6 Genu varum : désaxation des genoux en dedans

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