Parasite vivant à la surface ou dans le tégument de l’hôte (sur la peau) par opposition aux parasites vus précédemment. Ils sont également appelés arthropodes





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date de publication14.10.2016
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Parasitologie GB-DCEM 1

Frédérique de Monbrison

29 Janvier 08 EOM BOUTEFEU Florent & RAJOELISON Pierre


LES ECTOPARASITES




a) Gale commune de l’adulte 15

b) Gale du nourrisson 16

c) Gale hyperkératosique ou croûteuse 17

a) Gale commune de l’adulte 18

b) Gale croûteuse = gale hyperkératosique des immunodéprimés 19

c) Désinfection de l’environnement 19



NB : les punaises ne sont pas traitées dans ce cours car elles ne sont pas responsables de beaucoup de signes cliniques. De même les tiques car la pathologie est surtout due aux infections qu’elles véhiculent.



LES ECTOPARASITES

PARTIE I : INTRODUCTION


  1. GÉNÉRALITÉS


Ectoparasite : parasite vivant à la surface ou dans le tégument de l’hôte (sur la peau) par opposition aux parasites vus précédemment. Ils sont également appelés arthropodes : ce sont des animaux sans squelette interne.
Il en existe 5 classes dont 2 sont responsables de maladies chez l’homme :


  • Les Acariens : (ceux responsables d’allergies ne seront pas traités)

    • Gale

    • Tiques : entraînent des maladies plus par transmission de bactéries plutôt que par elle-même (donc pas traitées dans ce cours)




  • Les Insectes :

    • Poux

    • Puces

    • Punaise des lits (pas traitée dans ce cours)


  1. CLASSIFICATION


Les arthropodes possèdent un corps segmenté ainsi que des membres articulés. Les insectes et les arachnides se différencient d’après plusieurs critères morphologiques :


  • Insectes :

    • 3 segments (tête, thorax, abdomen)

    • 3 paires de pattes

    • Ex : poux (Pediculus corporis, capitis), punaise…



NB : Les punaises entrainent un prurit important qui peut être responsable d’une phobie amenant les gens à consulter régulièrement une fois qu’ils ont été contaminés une première fois. (Myiase ≠ punaise de lit).


Poux

Puces

Punaise des lits

corps segmenté, tête, thorax et abdomen

3 paires de pattes

2-4 mm

Vecteurs

2-3 mm

Pas d’aile

5 mm

Ailes atrophiées









  • Arachnides :

    • 2 segments (tête et corps)

    • 4 paires de pattes

    • Ex : gale (Sarcoptes scabiei)



Gale

Tiques

corps globuleux, 4 paires de pattes

300 µm (non visible à l’œil nu)

4-10 mm











PARTIE II : LES INSECTES



  1. POUX ET MORPIONS


Ce sont les risques de contagion, la difficulté de traitement et le fait que certains poux soient vecteurs de maladies bactériennes notamment qui posent problème chez les poux.



    1. GÉNÉRALITÉS


Chez les Anoploures, les pédiculés (plus connus sous le nom de poux) sont des hémimétaboles (pas à savoir), hématophages, de spécificité très stricte, vivant exclusivement en ectoparasites aux dépens des mammifères et visibles à l’œil nu.
Deux genres : Pediculus et Pthirus respectivement responsables de pédiculoses et pthiriases (ou pthirose) et trois espèces parasitent l’homme :


  • Pediculus humanus corporis, pou de corps
    └► exclusivement retrouvé chez l’homme, il vient se nourrir à la surface du corps, sinon il se retrouve dans les vêtements.




  • Pediculus humanus capitis, pou de tête
    └► exclusivement retrouvé dans le cuir chevelu de l’homme.




  • Pthirus pubis, pou du pubis ou morpion
    └► retrouvé au niveau des poils pubiens.



    1. AGENTS RESPONSABLES DE PÉDICULOSES


Il s’agit :

  • des poux de tête = Pediculus humanus capitis

  • des poux de corps = Pediculus humanus corporis



    1. Morphologie


A part leur localisation, ces 2 insectes sont difficiles à différencier microscopiquement en dehors de leur taille (3,5 mm pour P.capitis et 4,5 mm pour P.corporis). On peut tout de même identifier :


  • Les adultes

    • 2 à 4 mm

    • grisâtres

    • 3 paires de pattes avec griffes permettant l’accrochage aux cheveux pour capitis.

    • Hématophages

    • Résistance au jeûne limitée : de < 24 heures pour capitis à 72 heures pour corporis.

  • Les lentes (=œufs)

    • Principalement retrouvées pour P.capitis

    • Proviennent de la reproduction sexuée des parasites

    • Blanchâtres

    • Accrochés aux cheveux grâce à un ciment libéré par la femelle lorsqu’elle pond

    • Visibles à l’œil nu



    1. Répartition géographique




      • Cosmopolite.


NB : la présence de P.capitis n’est pas liée à l’hygiène contrairement à P.corporis.



    1. Cycle


Les poux sont des parasites monoxènes (parasite effectuant toute son évolution aux dépens d’un seul hôte), strictement humains.

  • P.capitis est exclusivement retrouvé dans les cheveux, la contamination est donc interhumaine directe.

  • P.corporis peut-être retrouvé dans les vêtements, la contamination est indirecte, elle se fait donc par le linge, la literie.


La durée du cycle est d’environ 1 mois, on passe de la lente (=larve) issue de la reproduction sexuée, à l’adulte après plusieurs mues successives. Lorsque les femelles adultes sont fécondées, elles pondent 1 à 2 fois par jour des dizaines de lentes pendant un mois, ceci explique la persistance de la maladie.






    1. Signes Cliniques




  1. Poux de tête


Ils touchent le plus souvent les enfants avec un prurit localisé occipital. Lorsque le parasitisme est important, des lésions de grattage peuvent apparaître avec surinfection possible et adénopathies occipitales. Le plus souvent, le diagnostic est apporté par la découverte de lentes dans les cheveux, les adultes étant rarement retrouvés.



  1. Poux de corps


Le plus souvent retrouvés chez l’homme adulte en rapport avec un manque d’hygiène.
Papules rosées, prurit, et lésions de grattage, se localisent entre les épaules, au niveau des hanches, des cuisses…
Dans les parasitoses chroniques, lorsque P. h. corporis se nourrit, il pique au niveau de la peau, entraînant une zone de piqûre érythémateuse et diffuse un pigment qui permet la coagulation du sang lui permettant de se nourrir. Ceci déclenche des nécroses localisées, responsables de l’apparition chez les polyinfestés de régions brunâtres = mélanodermie des vagabonds.
La gravité de la présence de P. h. corporis vient du fait qu’il peut être vecteur d’infections bactériennes. En effet, des maladies, strictement liées à l’homme, sont transmises par le pou de corps notamment lors de l’écrasement de celui-ci au niveau d’une excoriation cutanée :


  • Les rickettsioses et notamment le typhus exanthématique, transmis par Rickettsia prowazeki ; et la fièvre des tranchées due à Rickettsia quintana qui a presque disparue depuis la grande épidémie de la première guerre mondiale.




  • La borréliose à pou due à Borrelia recurrentis


La mélanodermie des vagabonds reste relativement rare comparée à la pédiculose de tête qui, même si les signes cliniques ne sont pas particulièrement invalidants est extrêmement fréquente.


    1. Diagnostic


Il est clinique, par la mise en évidence des lentes, accrochées aux cheveux grâce à un ciment sécrété par la femelle fécondée lors de la ponte.



    1. Diagnostic différentiel


Il est éliminé en comptant le nombre de pattes : il peut s’agir :



De tiques duresDe tiques molles

    1. Traitement


Il faut être rigoureux, dans le traitement, et l’appliquer le plus rapidement possible afin d’éviter la contamination.

Dans un premier temps, il faut traiter tout ce qui pourra être contaminant, puis utiliser un traitement médicamenteux sur tous les sujets atteints ainsi que leurs proches.


  1. Désinfection des objets




  • A-PAR® poudre : utilisé pour désinfecter la literie, les peignes, les brosses, les écharpes, les bonnets, les doudous….
    Tous les objets à décontaminer doivent être mis dans un sac fermé hermétiquement dans lequel on a ajouté la poudre, on laisse agir au moins 24h puis on lave pour éliminer le surplus qui peut être irritant.




  • OU Lavage en machine à 60° pour les vêtements qui le supporte.



  1. Traitement médicamenteux


Il est important de connaître le mode d’action du traitement et ses modalités d’application, car un mauvais emploi est souvent source d’inefficacité du traitement. Dans tous les cas il faut utiliser un traitement agissant sur les poux ET les lentes.

Pediculus humanus capitis
Traitement 1 : Prioderm® (Malathion)

  • Modalités :

    • Laver les cheveux avec un shampoing doux

    • Appliquer la lotion sur cheveux secs en massant le cuir chevelu

    • Laisser en contact, sans sécher, 8 heures minimum sous bonnet occlusif

    • Rincer avec un shampoing doux (ou à l’eau vinaigrée)

    • Peigner les cheveux au peigne fin

    • Renouveler l’application 7 jours après

  • Surveillance : vérifier la disparition des poux et des lentes qui sont résistantes à l’eau.




Propriétés

Pédiculicide, lenticide

Présentation

Lotion, 10 Euros (NR)

CI

Enfants de moins de 6 mois


NB : lors de l’initiation d’un traitement, on utilise une des 2 classes de traitement, s’il y a récidive, on change de traitement même si pas de résistance.
Traitement 2 : Para® spécial poux (Pyrèthre)

NB : son intérêt réside dans le fait qu’il soit pulvérisable.

  • Modalités :

    • Laver les cheveux avec un shampoing doux

    • Pulvériser sur cheveux secs à 3 cm de la chevelure en écartant les mèches et en protégeant le nez, les yeux et la bouche avec une serviette

    • Laisser en contact pendant 12 heures sans sécher (inflammable)

    • Rincer avec un shampoing doux (ou à l’eau vinaigrée)

    • Peigner soigneusement les cheveux au peigne fin

    • Renouveler l’application 8 jours après

  • Surveillance : vérifier la disparition des lentes (et des poux mais qui sont plus difficiles à voir).




Propriétés

Pédiculicide, lenticide

Présentation

Solution pour pulvérisation, 10 Euros (Non Remboursé)

CI

Asthme



Pediculus humanus corporis

Le traitement est le même (malathions ou pyrèthres) sous forme de lotion, à appliquer sur tout le corps après un bain avec savonnage soigneux en insistant sur les ceintures et les plis de l’aine et en laissant agir une nuit.

De même que pour capitis, il faut bien désinfecter les vêtements et la literie.



    1. Prophylaxie




      • Pédiculose du cuir chevelu :

  • Peigne fin régulièrement

  • Surveillance des enfants

  • Éducation sanitaire+++


NB : en pratique, en curatif les shampooings anti-poux ne sont pas efficaces, seuls les lotions et les sprays le sont ; en préventif, l’efficacité des shampooings n’est pas prouvée, on se pose la question de l’existence de résistances.


      • Pédiculose corporelle :

  • Hygiène

    1. AGENTS RESPONSABLES DE PHTIRIASES


Il s’agit des morpions : Pthirus pubis : insecte localisé au niveau des poils pubiens.


  1. Morphologie




  • Adulte d’environ 3 mm

  • Ils possèdent 3 paires de pattes avec griffes qui leur permettent de s’accrocher fermement aux poils pubiens.

  • Hématophage

  • Résistance au jeûne < 48 heures

  • Lentes : blanc-nacré, retrouvées comme pour le pou : entourées d’un manchon sécrété par la femelle lors de la ponte.


N.B. : la localisation des morpions est normalement les poils pubiens et axillaires mais on peut en retrouver au niveau des cils chez l’enfant ce qui peut entrainer des blépharites (infections au niveau de la paupière) et doit faire craindre des sévices sexuels.


  1. Répartition géographique




    • Cosmopolite.




  1. Cycle




    • Monoxène : uniquement chez l’Homme

    • Localisation : poils pubiens et axillaires

NB : on peut en retrouver au niveau des cils chez l’enfant ce qui peut entrainer des blépharites (infections au niveau de la paupière) et doit faire craindre des sévices sexuels.

    • Contamination inter-humaine +++

    • Transmission vénérienne, c’est une MST car il faut un contact étroit pour assurer la contamination.




  1. Signes cliniques




    • Papules urticariennes (prurit nocturne++)

    • Lésions de grattage avec un risque de surinfection

    • Blépharite (uniquement chez l’enfant) : infection de la paupière liée aux lésions secondaires de grattage





  1. Diagnostic


Il est direct par la mise en évidence des morpions. ►



  1. Traitement


Il faut penser à traiter le/les partenaire(s) (MST) avec une lotion anti-poux de type Spray Pax ® associant deux produits anti-poux à appliquer sur l’ensemble du corps.

Il faut aussi désinfecter les vêtements et la literie afin d’éviter toute réinfection.

  1. PUCES ET MYIASES



  1. PUCE CHIQUE


Les puces posent surtout le problème de la surinfection.

Au premier rang des lésions causées par les puces, on trouve une maladie causée par l’enkystement dans l’épiderme d’une puce de l’espèce Tunga penetrans ou puce chique.




  1. Morphologie


Insecte assez trapu, mesurant environ 1mm. ►


  1. Répartition géographique


Retrouvée essentiellement retrouvée en Amérique intertropicale, mais également en Afrique noire, aux Antilles et aux Seychelles ainsi qu’en Inde et au Pakistan.

Aussi appelée « puce des sables », la puce chique est particulièrement retrouvée dans les terrains sablonneux.


  1. Cycle


La puce fécondée vient s’enkyster dans l’épiderme pour y pondre ses œufs, après quoi elle sort de sa loge.


  1. Signes cliniques


La contamination a lieu lors du passage de la puce a partir du ME à travers la peau.
Dès qu’elle est fécondée, la femelle creuse une logette dans les zones où la peau entre en contact avec le sol :

  • Sillons périunguéaux +++

  • Espaces interdigitaux plantaires +++

  • Plante des pieds

  • Zone fessière ++

  • Etc.…


Á ces niveaux, elle entraîne une vive réaction inflammatoire et douloureuse : prurit +++.




Orifice de ponte




La lésion type consiste en une lésion nodulaire (en boule de gui) sous-unguéale avec un point noir correspondant à l’orifice de ponte.
La principale complication va être la surinfection par la création d’une porte d’entrée pour les microorganismes.
Lors de contaminations importantes ► le nombre de lésions nodulaires est considérable, entraînant des surinfections importantes, pouvant empêcher la marche.



  1. Traitement



Il est simple : exérèse de la puce en appuyant sur les berges de la lésion en veillant à préserver son intégrité (risque de surinfection).

Si l’exérèse manuelle est impossible, on applique un pansement occlusif, qui obligera la puce à sortir par manque d’oxygène.



  1. Prévention




    • Port des chaussures sur le sable.


  1. MYIASE SOUS CUTANÉE




  1. Généralités, morphologie, répartition


Il s’agit de parasitisme de l’homme par des larves de mouches (asticots) qui se retrouvent sous la peau.

Il y a 2 espèces de myiases furonculeuses responsables de pathologies chez l’homme :



  • Le ver de Cayor (ou larve de Cordylobia anthropophaga : pas à savoir) ►

    • Retrouvé en Afrique






  • Le ver macaque (ou larve de Dermatobia hominis : pas à savoir)

    • Porte son nom à cause des « poils » qu’il a sur le thorax ►

    • Retrouvé en Amérique du sud


  1. Mode de contamination


Les mouches pondent sur les vêtements, drap, serviettes de plages… qui sont en train de sécher à l’extérieur, qui ne sont pas repassés (la chaleur détruirait les larves).



  1. Signes cliniques


La pénétration de la larve, provoque un petit nodule érythémateux qui mature pendant 7 jours avant que la larve n’atteigne sa taille adulte et qu’elle ne sorte de sa logette (elle peut y rester pendant 6 semaines) en provoquant une effraction cutanée.

La lésion consiste en effet en une tuméfaction mobile douloureuse imitant véritablement un furoncle.



  1. Traitement




Exérèse manuelle de la larve (►) ou par pansement occlusif avec + ou - des antibiotiques locaux.






PARTIE III : LES ARACHNIDES


  1. Scabiose (gale HUMAINE)

  1. Définition

Il s’agit d’une dermatose cosmopolite prurigineuse et contagieuse due à un acarien : Sarcoptes scabiei.

  1. Morphologie

  • 1 tête, 1 corps globuleux, 4 paires de pattes.

  • Pas visibles macroscopiquement : la femelle mesure environ 0,3mm alors que le mâle est plus petit.
    └► Un examen microscopique est nécessaire pour mettre en évidence le parasite.



  1. Répartition géographique



La gale est retrouvée partout et peut être considérée comme une maladie sexuellement transmissible car le parasite ne survit dans le milieu extérieur et la contamination nécessite donc un contact étroit et prolongé (tant mieux pour ceux qui n’ont pas la prétention d’être santard).

La gale est également retrouvée dans les maisons de retraite et les internats utilisant les soignants comme vecteurs pendant la toilette.


  1. Cycle



La femelle adulte vit dans une galerie qu’elle creuse entre la couche cornée de l’épiderme et la couche de Malpighi, où elle pond progressivement des œufs lors de sa progression (2 à 3 par jour pour 1 à 2 mm de progression).

Les œufs évoluent dans l’épiderme avec des mues successives pour arriver à leur forme adulte qui est retrouvée en surface la peau. Là il y a fécondation, la femelle persiste dans l’épiderme alors que le male est éliminé. La localisation est donc cutanée.

Les signes cliniques sont donc dus à la présence des femelles fécondées dans l’épiderme ainsi qu’à la production de larve.





Biopsie cutanée dans laquelle on voit la femelle adulte fécondée qui creuse sa galerie entre la couche cornée de

l’épiderme et la couche de Malpighi pour y pondre ses œufs▲


  1. Mode de contamination

    • Il s’agit d’une contamination inter-humaine directe au cours d’un contact étroit et prolongée.
      Ex : épidémies dans les maisons de retraite et dans les instituts pour enfants handicapés (présence de groupes, proximité des soins…).

    • Cette contamination peut aussi être indirecte mais beaucoup moins fréquemment de par la courte durée de vie et du caractère peu infestant du parasite dans le milieu extérieur. Elle se fait alors par l’intermédiaire du linge, de la literie…
      └► Durée de vie du sarcopte dans le ME : < 48h ; dans son sillon : 3 à 4 mois.

  1. Signes cliniques

a)Gale commune de l’adulte

    • Gale de l’adulte immunocompétent.

    • Période d’incubation : 8 à 15 jours, elle correspond à la période de multiplication des sarcoptes.

    • Phase d’état : une fois que la femelle est présente sous la peau et a commencé à creuser son sillon.
      => responsable d’un prurit à recrudescence nocturne (au coucher)

    • Les sillons ont des localisations caractéristiques :

└► On peut décrire les vésicules inflammatoires marquant la fin du sillon qui lui-même est parfois visible (de l’encre peut permettre de le révéler):

      • Espace interdigitaux +++

      • Avant-bras

      • Aisselles

      • Sternum et aréoles mammaires

      • Genoux





    • N
      A rechercher systématiquement, ils confirment le diagnostic car très évocateurs
      odules scabieux
       = retrouvés aux creux axillaires, chez la femme et l’homme




    • Chancre scabieux : particularité du sexe masculin qui correspond à un nodule inflammatoire sur le gland lié à la présence du parasite.




  • Attention, dans la gale commune : respect de la tête et du cuir chevelu, pas d’atteinte de la plante des pieds.




  • Complications :

    • Lésions de grattage

    • Surinfection

    • Eczéma


NB : un prurit localisé aux faces latérales des doigts, s’étendant aux avant-bras chez plusieurs personnes vivant en collectivité, signe la gale.
b)Gale du nourrisson

Dans la forme commune, les défenses de l’organisme cantonnent le parasite à une localisation sous-cutanée dans des régions précises, chez l’enfant, les défenses n’étant pas encore en place, d’autres localisations sont retrouvées :

  • Atteinte axillaire

  • Atteinte au niveau de l’ombilic

  • Atteinte au niveau des fesses

  • Atteinte de la plante des pieds +++ (respectée chez l’adulte)


Ici les lésions sont surtout celles de réactions inflammatoires, avec des lésions papulaires et nodulaires accompagnées d’un eczéma. ►
c)Gale hyperkératosique ou croûteuse

Forme particulière, décrite pour la première fois en Norvège (aussi appelée gale norvégienne) qui atteint les sujets aux défenses amoindries (immunodéprimé +++, notamment patients atteints du SIDA).
Il n’y a pas de prolifération des acariens. Les malades ont une importante érythrodermie.

Les localisations caractéristiques de la gale sont retrouvées avec des formations hyperkératosiques squamo-croûteuses formant des plaques jaune-souffre témoignant d’une réponse exacerbée à un parasitisme tout de même important.

Ces plaques se détachent facilement laissant la peau sous-jacente rouge et suintante.




Vous n’imaginez pas la chance que vous avez de ne pas avoir les couleurs pour ce cours !!!


La complication principale et une atteinte de la totalité du corps touchant : tête, cuir chevelu, paume des mains, plantes des pieds …
Le diagnostic est facilement confirmé par l’examen direct microscopique des squames où les parasites sont très nombreux. La forme est alors très contagieuse.



  1. Diagnostic



Il est avant tout épidémiologique : prurit dans une collectivité avec une topographie évocatrice.
Le diagnostic doit être confirmé par un examen parasitologique au cours duquel on recherche le parasite :


  • Mise en évidence des sarcoptes par grattage d’un sillon avec une petite pointe

  • Mise en évidence des œufs par effondrement du sillon


  1. Traitement

a)Gale commune de l’adulte

  • Traitement 1 : Ascabiol ® (Benzoate de Benzyle)



Appliquer, le soir, sur peau sèche après un bain, au pinceau en 1 couche uniforme sur l’ensemble du corps en insistant sur les espaces interdigitaux, les aisselles, l’ombilic.


  • Ne pas appliquer sur le visage et le cuir chevelu.

  • Laisser en contact 24 heures (12 heures si < 2 ans ou femme enceinte).

  • Porter des vêtements propres et dormir dans des draps propres.

  • Rincer. Renouveler la cure à 24 heures.




  • Traiter l’entourage même en l’absence de signes cliniques, car il s’agit d’une maladie très contagieuse afin d’éviter le risque de re-contamination.



  • Traitement 2 : Sprégal® Lotion (Pyrèthre)


Le soir sans bain préalable, pulvériser, sur peau sèche, de haut en bas sur l’ensemble du corps en évitant les muqueuses.


  • Porter un masque pendant la pulvérisation.

  • Laisser en contact 12 heures (6 heures si <5ans).

  • Dormir dans des vêtements et des draps propres.

  • Rincer.

  • CI : Asthme




  • Traiter l’entourage


Problème : En pratique, ces traitements par voie locale, ne peuvent pas être utilisés dans une collectivité du fait du trop grand nombre de personnes. On préfère alors un traitement par voie générale :


  • Stromectol® (Ivermectine)

  • 1 à 4 cp par jour (à adapter en fonction du poids : 200µg/kg)

  • En une cure à renouveler à 15 jours

  • Indications : infection dans les collectivités (traiter tout le monde en même temps)

  • CI : enfant <15 ans, femme enceinte, allaitement



b)Gale croûteuse = gale hyperkératosique des immunodéprimés

Association d’un traitement par voie locale et par voie générale :


  • Traitement par voie générale : Stromectol®

  • Traitement par voie locale (pour diminuer l’hyperkératose)


c)Désinfection de l’environnement

  • Désinfection linge et literie

    • Lavage literie et vêtements en machine à 60°C

    • A-Par® poudre : Appliquer sur les vêtements qui ne peuvent aller en machine ou à 60°

      • Mettre les vêtements dans un sac plastique, saupoudrer

      • Fermer hermétiquement le sac pendant 24 à 48 heures

      • Laver en machine à la température qui convient aux vêtements




  1. Surveillance

L’efficacité du traitement s’évaluera à la disparition du prurit qui peut tout de même persister une quinzaine de jours :



  • A cause du traitement qui est irritant
    └►il ne faut donc pas renouveler le traitement avant 15jours

  • Il peut subsister un prurit psychogène pendant plusieurs mois à plusieurs années après la contamination comme séquelle de l’intensité du prurit lors de la réelle présence du parasite
    └► il faut alors être vigilant lors de l’interrogatoire et insister sur le siège des lésions et la présence d’une recrudescence nocturne du prurit.



La coccinelle est un coléoptère, on est d’accord, mais qu’est le morpion ?

Un coléocouilles.



A Tchernobyl, comment les enfants comptent-ils jusqu’à 33 ?

Sur leurs doigts.




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