B1 – Qualités des pratiques et des soins I





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Introduction : Un système national de surveillance de la santé périnatale a été mis en place depuis 1980 au Luxembourg. L'objectif est d'avoir des indicateurs disponibles en temps réel pour prendre des décisions de politique de prévention et de prise en charge de la santé des mères et de leurs enfants.

Méthodes : Un concept global, intégrant le suivi des grossesses, l'accouchement, la néonatologie et la PMA a été mis en place. Afin de favoriser l'acceptation du système par les acteurs du terrain, un module de résultats et un module de gestion du courrier ont été associés. Un système de monitoring avec contrôle qualité des données, contrôle de l'exhaustivité avec les registres de naissance et contrôle de la mortalité avec les certificats de décès a été mis en place. Un système de protection des données individuelles est assuré. Un guide utilisateur, comprenant des définitions communes des variables récoltées est disponible en temps réel sur le logiciel.

Résultats : Le logiciel est utilisé depuis le 1er janvier 2009 dans les 4 maternités du Luxembourg et les 6500 naissances annuelles du pays sont enregistrées. Les indicateurs Péristat et les indicateurs nationaux peuvent être produits en temps réel. Un groupe de travail sur la thématique des césariennes, dont le taux est de 31%, a été créé sur base des résultats obtenus afin d'établir un plan d'action. Des indicateurs de suivi en néonatologie ont été mis en place dans les 2 services du pays, dont un est reconnu en tant que service national de néonatologie intensive. L'acceptation du projet par les acteurs est unanime.

Discussion/conclusion : Dans l'avenir, les résultats du screening néonatal vont être intégrés. Le système est la première pierre du suivi de la santé des enfants. Luxembourg est un petit pays, plusieurs années de récoltes sont nécessaires pour obtenir des indicateurs pertinents. L'exploitation des chiffres pour la santé publique nécessite un grand nombre de compétences. Il est indispensable, dans l'avenir, de limiter la collecte aux données essentielles et prioriser la qualité et l'évidence base.
Mots-clés : Surveillance santé périnatale ; Informatisation

B-2-4 Intérêt du chaînage des informations mère-enfant dans le PMSI et le SNIIRAM : à propos de l’exemple du diabète et de la grossesse

Cécile Billionnet (Caisse Nationale de l'Assurance Maladie, Département des études en santé publique, Paris, France)

Alain Weill (Caisse nationale de l'assurance maladie, département des études en santé publique, Paris, France)

Anke Neumann (Caisse Nationale de l'Assurance Maladie, Département des études en santé publique, Paris, France)

Philippe Ricordeau (Caisse Nationale de l'Assurance Maladie, Département des études en santé publique, Paris, France)

Agnès Hartemann (Hopital Pitié-Salpêtrière, Service de diabétologie, Paris, France)

François Alla (Caisse Nationale de l'Assurance Maladie, Direction générale, Paris, France)

Hubert Allemand (Caisse Nationale de l'Assurance Maladie, Direction générale, Paris, France)
Introduction : Le PMSI a introduit en 2011 un chaînage entre le séjour de la mère qui accouche et celui de l’enfant. L’objectif de ce travail est de tester le chaînage PMSI mère-enfant couplé au SNIIRAM, à propos du diabète, facteur de risque de pathologies maternelles, foetales et néonatales.

Méthodes : Sélection des femmes hospitalisées en 2011 pour un accouchement ou une interruption médicale de grossesse après la 22ème semaine ; recherche dans le SNIIRAM et le PMSI, chaînés par un identifiant unique, de thérapeutiques antidiabétiques et de diagnostics avant et pendant la grossesse ; classement par algorithme du statut diabétique maternel dans le PMSI/SNIIRAM : diabète de type 1 (DT1), de type 2 (DT2), diabète gestationnel (DG), non diabétique (ND) ; les résultats de santé pour la mère et l’enfant sont analysés dans le PMSI/SNIIRAM.

Résultats : En 2011, 806 512 femmes avaient accouché dont 1526 DT1 (0,2%), 1448 DT2 (0,2%) et 44 883 DG (5,6%). L’âge moyen maternel était significativement plus élevé dans le DT2 (33,5 ans), le DG (32,0 ans) que pour le DT1 (30,9 ans) et les ND (29,5 ans). La prévalence du DG augmentait fortement avec l’âge maternel : 1,8% avant 20 ans jusqu’à 12,8% après 40 ans. Pré-éclampsie et éclampsie étaient plus fréquentes avec le DT1 (8,5%), DT2 (5,8%), DG (2,5%) qu’en absence de diabète (1,5%). Les taux de césarienne étaient élevés : DT1 (57,9%), DT2 (46,4%), DG (29,7%) versus ND (19,8%). L’insulinothérapie pendant la grossesse concernait 63,7% des DT2 et 30,8% des DG. Le chaînage mère-enfant a été opérationnel pour le secteur public (466 516 grossesses). La macrosomie du nouveau-né définie par un poids supérieur au 90ème percentile du terme était plus fréquente pour les DT1 (44,1%), DT2 (26,9%) et DG (16,8%), versus ND (9,5%). Pour les enfants nés par voie basse, les fractures claviculaires/lésions du plexus brachial représentaient 3,89% (DT1), 0,88% (DT2), 0,59% (DG) et 0,46% (ND). Des cardiopathies malformatives (PMSI/ALD) étaient significativement plus souvent diagnostiquées pour les DT1 (4,27%), DT2 (2,04%), que pour les DG (0,97%) et ND (0,89%).

Discussion/conclusion : Cette étude retrouve les résultats de la littérature internationale et permet d’ouvrir des perspectives par le chaînage PMSI/SNIIRAM sur le thème grossesse et pathologies pédiatriques.

Mots-clés : PMSI ; Diabète ; grossesse
B-2-5 Les maternités : un temps d’accès stable malgré les fermetures

Audrey BAILLOT (DREES, Ministère de la santé)

Franck EVAIN (DREES, Ministère de la santé)

Christelle MINODIER (DREES, Ministère de la santé)
Introduction : L’offre de soins en maternités se réduit depuis 40 ans : moins de maternités de type 1 pour une prise en charge mieux adaptée au niveau de risque. Entre 2001 et 2010, 1/5ème des maternités ont fermé, alors que le nombre d’accouchements a augmenté dans le même temps de 5 %. Cette étude a pour objectif de mesurer l’impact de ces fermetures, en termes de temps d’accès pour les patientes.

Méthodes : Les codes communaux de résidence des patientes ont été imputés – par tirage aléatoire pondéré – grâce au code de résidence figurant dans les PMSI-MCO 2001 et 2010. Les codes communaux des maternités ont eux été obtenus grâce à la SAE, indispensable pour localiser correctement les maternités appartenant à des entités juridiques comportant plusieurs sites. Les temps de trajet ont ensuite été calculés à l’aide du logiciel Odomatrix. Celui-ci n’incluant pas les DOM, le champ de l’étude se restreint à la France métropolitaine.

Résultats : Entre 2001 et 2010, 86 communes ont vu fermer leur unique maternité et 16 communes sont nouvellement équipées. Pour autant, le temps d’accès médian (17 minutes) reste stable au niveau national. Cette stabilité tient notamment à une propension plus fréquente à accoucher à la maternité la plus proche du domicile. Il existe toutefois une forte hétérogénéité interdépartementale des temps d’accès. On compte ainsi huit départements dans lesquels plus de la moitié des femmes accouche à plus d’une demi-heure du domicile. Ces huit départements ne représentent cependant que 1,5 % des accouchements.

Discussion/conclusion : Ces résultats ne prétendent pas fournir une appréciation complète de la qualité du service rendu en maternité. L’efficacité de la prise en charge, la disponibilité d’écoute du personnel, le sentiment de sécurité ou le suivi postnatal sont autant d’autres d’éléments qui contribuent à la satisfaction des femmes.
Mots-clés : Maternité, restructurations, accouchement ; PMSI, SAE
B-2-6 Accessibilité de la maternité la plus proche en Bourgogne, comparaison de deux méthodes de calcul d’itinéraires

ROUSSOT Adrien1, VUAGNAT A1, BENZENINE E1, AMAT-ROZE JM2, COMBIER E3, QUANTIN C1-4

  1. Département de l’information médicale, CHU Dijon

  2. Lab-Urba, Institut d’urbanisme de Paris, Université Paris Est – Créteil

  3. Centre d’épidémiologie des populations EA4184 - Université de Bourgogne-Dijon

  4. INSERM U866, Université de Bourgogne


Introduction : La distance entre le lieu de résidence des patients et les structures de soins est un déterminant du recours aux soins de plus en plus étudié, à partir des données du PMSI, notamment dans le champ de la périnatalité. Le concept de « démocratie sanitaire » reposant de facto sur la prise en compte de l’éloignement de la population aux services de santé, on s’est attaché à comparer les résultats issus de deux méthodes de calcul d’accessibilité théorique aux maternités en région Bourgogne, ainsi que sur leur mise en œuvre.

Méthodes : Les deux méthodes de calcul reposent sur des outils distincts : d’une part le fichier Route500® de l’IGN et son utilisation avec le calculateur d’itinéraires Chronomap® ; d’autre part le serveur web Google Maps®, interrogé automatiquement via une macro du logiciel SAS. Les résultats en termes d’accessibilité (distances et temps) aux 24 maternités de la région et de sa périphérie ont été analysés à l’échelle des communes.

Résultats : Quelle que soit la méthode utilisée, le temps d’accès moyen à la maternité la plus proche en Bourgogne est d’une demi-heure. Entre 79,6 et 81,3 % des femmes de la région résidaient en 2008 à moins d’une demi-heure d’une maternité selon les méthodes. La région reste marquée par la marginalisation de ces territoires ruraux centraux, souvent à plus d’une heure d’une maternité et peu intégrés au tissu sanitaire régional. Si les résultats obtenus avec les deux méthodes ne présentent pas de différences majeures, on observe que le module Chronomap® sous-évalue les distances et les temps d’accès par rapport à Google, notamment pour les communes des périphéries urbaines.

Discussion / Conclusion : Ces calculs d’accessibilité théorique, s’ils sont utiles pour la planification sanitaire, ne peuvent cependant pas remplacer l’étude des distances réellement parcourues par les femmes ayant accouché, ce que permet l’utilisation conjointe des bases PMSI pour les résumés d’accouchement et les requêtes Google Maps®. Néanmoins, l’utilisation de ces outils permet de mieux appréhender l’éloignement des populations du système de soins.
Mots-clés : accessibilité aux soins, distances, maternité, inégalités de santé

C2 : Systèmes d'information et aide à la décision
C-2-1 HOSPI DIAG : outil d’aide à la décision et au dialogue de gestion

Dr Gilles Bontemps directeur associé ANAP

Dr Max Bensadon directeur adjoint ATIH
Enjeux : L’amélioration de la performance des établissements de santé est un des grands enjeux sociétaux de maintien de notre système de santé solidaire nécessitant une mise à disposition d’outils de mesure de cette performance. Hospi diag a été conçu en réponse à ce besoin.

Objectifs et finalités : Fruit d’un partenariat entre l’ANAP, la DGOS, la HAS, l’IGAS et l’ATIH et d’un travail préparatoire de 40 experts en 2010, Hospi Diag a pour objectifs de comparer et de mesurer la performance des 1350 hôpitaux publics et cliniques privées MCO à partir de l’étude des 5 dimensions de la performance (activité, qualité, organisation, ressources humaines et finances) et de 68 indicateurs. C’est un outil d’aide à la décision, permettant d’identifier les forces et les faiblesses d’un établissement de santé. Il constitue un support au dialogue de gestion entre les directeurs et les médecins au sein d’un établissement de santé et entre les établissements de santé et leurs tutelles (administrations centrales, HAS, Agences Régionales de Santé, IGAS, CRC, …).

Résultats : 20 000 connexions à l’outil Hospi diag ont été enregistrées en 2012 (40% par les tutelles et 60% par les établissements de santé).

Le déploiement de l’outil a été accompagné par la mise en place de formations au dialogue de gestion autour d’Hospi diag. 1300 personnes ont ainsi été formées (75% provenant d’établissement de santé et 25% des tutelles).

Discussions/conclusion : Les remontées nationales des utilisateurs de l’outil Hospi Diag confirment l’intérêt de l’outil, qui répond à différents besoins :

  • il constitue un outil de dialogue de gestion interne des établissements MCO et de suivi des pratiques professionnelles

  • il renouvelle le dialogue de gestion entre un établissement de santé et sa tutelle dans le cadre des procédures d’autorisation et de contrôle, de contractualisation et d’évaluation externe

  • il participe à la diffusion et la transparence des données publiques

  • il participe à la réflexion autour de la rémunération à la performance des établissements de santé


C-2-2 Mise en place d’un système d’alertes par mails par le DIM pour les patients porteurs de BMR

Francois Houyengah (DIM Centre Hospitalier Dunkerque)

Vincent Coevoet (DIM Centre Hospitalier Dunkerque)

Chantal Nicastro (DIM Centre Hospitalier Dunkerque)

Perrine Meesemaecker (DIM Centre Hospitalier Dunkerque)

Audrey Gheysens (DIM Centre Hospitalier Dunkerque)

Isabelle Joly (EOH Centre Hospitalier Dunkerque)
Introduction : Le DIM a mis en place avec l'EOH (Equipe Opérationnelle d'Hygiène) un système de surveillance des patients porteurs de BMR (Bactérie Multi-Résistante). L'objectif étant de suivre ces patients BMR et d'améliorer les mesures d'isolement précoces.

Méthodes : L'EOH code dans le RUM la notion de BMR (code CIM10 : U88). Un programme informatique automatisé avec les logiciels Perl, Talend et la messagerie Lotus tourne trois fois par jour. Pour les patients admis dans la journée, s'ils étaient porteurs d'une BMR lors d'un précédent séjour, un mail alerte l’EOH. Ces patients sont revus et rapidement isolés en fonction du contexte.

Résultats : Sur 22 mois d'observation la File Active est de 193 patients pour 639 messages émis. L'âge moyen est de 64,14 ans. La DMS est de 7,82 jours. Le Nombre moyen de messages par mois en 2011 était de 24 et en 2012 de 34,5. Le nombre médian de mails par patient en 2011 est de 2 par jour et en 2012 de 1 par jour.

Discussion/conclusion : Cette veille permet d'éviter facilement les contaminations de secteurs clés comme les salles de bloc opératoire. Les services qui accueillent le patient sont automatiquement suivis par l'EOH. Il existe un gain de temps sur le suivi du statut infectieux. Ce principe garantit une qualité de codage des BMR. Les codages réalisés par les services sont revus par l’EOH lors de la réadmission des patients. Nous travaillons sur le codage de la guérison et l’exclusion du patient des alertes. Pour améliorer les échanges d'informations avec l'hôpital voisin, un échange via le réseau sécurisé Apicrypt est installé. Ce système d'alertes par mails, permet aux deux EOH de connaître le statut BMR des patients transférés. Se pose la question de la permanence de l’EOH pendant les jours fériés et le week-end. Qui doit traiter ces alertes? En conclusion, le PMSI peut et doit être un outil d'aide aux soins précoces. L’isolement rapide d'un patient réadmis réduit les risques de contamination dans l’hôpital.
Mots-clés : BMR Alertes Mail ; EOH DIM U88

C-2-3 Confirmation d’un signal en pharmacovigilance par une requête plein texte sur les résumés médicaux : l’exemple des chocs au suxamethonium au CHRU de Brest

Hélène JANTZEM (Centre Régional de Pharmacovigilance, CHRU Brest, France)

Dominique CARLHANT (Centre Régional de Pharmacovigilance, CHRU Brest, France)

Christian RICHE (Centre Régional de Pharmacovigilance, CHRU Brest, France)

Corinne GUIHARD (Centre Régional de Pharmacovigilance, CHRU Brest, France)

Christian PHILIPOT (Département des Systèmes d'Information de Santé)

Jean-Michel CAUVIN (Département d'Information Médicale)
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