B1 – Qualités des pratiques et des soins I





télécharger 351.7 Kb.
titreB1 – Qualités des pratiques et des soins I
page3/11
date de publication20.11.2017
taille351.7 Kb.
typeDocumentos
m.20-bal.com > documents > Documentos
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   11

Introduction : En pharmacovigilance, un signal est généré par l’apparition d’un ou plusieurs événements indésirables médicamenteux nouveaux. Il doit ensuite être validé au regard de sa pertinence, de l’état des connaissances et des informations disponibles provenant d’autres sources. A partir d’une série de cas de chocs anaphylactiques au suxamethonium spontanément notifiés par des cliniciens d’un CHU, nous montrons l’intérêt d’une recherche textuelle sur les résumés d’hospitalisation pour compléter un signal émergent.

Méthodes : Sur la période 2004-2011, la recherche textuelle a consisté à sélectionner les comptes-rendus d’hospitalisation dans lesquels figuraient à la fois la chaîne de caractères « médicament » (suxamethonium) et une ou plusieurs chaînes de caractères d’un thesaurus « symptômes » (évocateurs d’un choc anaphylactique). Les « vrais » cas détectés ont été comparés aux cas provenant d’une autre source d’identification, celle des cas notifiés spontanément sur la même période. Parallèlement, le codage « choc anaphylactique » des cas positifs a été relevé.

Résultats : La requête a sélectionné 219 résumés d’hospitalisation correspondant à 209 patients. Leur lecture a retrouvé les 7 cas initialement notifiés par les cliniciens, mais elle en a aussi identifié 4 autres qui n’avaient jamais été rapportés à la pharmacovigilance. Pour les 7 cas positifs déjà connus, le choc anaphylactique était codé, contrairement aux 4 autres «nouveaux » cas plus rétrospectifs.

Discussion/conclusion : Cette requête rétrospective a identifié des cas qui ne l’avaient pas été par la notification spontanée ou le codage. Elle a permis de comparer 2 périodes consécutives, 2004-2007 (2 cas) et 2008-2011 (9 cas). Une augmentation récente de l’incidence des cas de chocs au suxamethonium a ainsi été rapidement mise en évidence. PMSI et recherche textuelle se complètent pour détecter des cas de pharmacovigilance, cependant la recherche textuelle est plus efficace en cas d’étude ciblée sur un médicament.
Mots-clés : pharmacovigilance ; recherche textuelle

C-2-4 Identitovigilance et détection de doublons au Centre Alexis Vautrin (CLCC de la région Lorraine)

Valentin Harter (Centre Alexis Vautrin, Département d’Information Hospitalière, Vandoeuvre-lès-Nancy, France)

Daniel Mayeux (Centre Alexis Vautrin, Département d’Information Hospitalière, Vandoeuvre-lès-Nancy, France)

Emmanuel DESANDES (Centre Alexis Vautrin, Département d’Information Hospitalière - Université de Lorraine, EA 4360, APEMAC,

Vandoeuvre-lès-Nancy, France)
Introduction : Dans la gestion hospitalière du CAV, le dossier patient est identifié par un identifiant permanent et unique. Il apparaît donc indispensable d’assurer l’identitovigilance en définissant une politique d’identification dépendante de chaque système d’information hospitalier et de ses contraintes, notamment liées au logiciel assurant la gestion de l’Identité/Mouvement/Séjour. L’objectif est de décrire la procédure de gestion des doublons au CAV.

Méthodes : Le CAV gère 183000 dossiers. En 2011, la mise en place d’un nouveau logiciel intégré assurant la gestion de l’Identité/Mouvement/Séjour et son interfaçage à d’autres logiciels existants nous a contraint à mettre en place un nouveau système de détection de doublons dans l’historique de nos dossiers et au fil de l’eau dès la venue d’un nouveau patient. Ce programme repose sur des comparaisons de critères démographiques: Nom, prénoms, date, commune et département de naissance. La quantification du rapprochement s’effectue par l’algorithme de Jaro et Winkler. Le « vrai doublon » est défini de façon consensuelle par la cellule d’identitovigilance en contrôlant les données administratives et médicales du patient. Résultats : Deux règles ont été utilisées: la première utilisant un score de rapprochement de plus de 80% sur noms, prénoms, et dates de naissance identiques ; la seconde rajoutant une tolérance sur la date et le lieu de naissance. Dans l’historique, la règle n°1 retrouve 208 paires de dossiers dont 2/3 de vrais doublons. La règle n°2 ajoute 132 paires dont 50% de vrais doublons.

Discussion/conclusion : Au CAV assurant depuis longtemps une gestion unique de dossiers de patients porteurs de pathologies chroniques, il est primordial de contrôler l’existence de dossiers multiples pour un même patient. Cette détection empêche la dispersion des informations médicales dans un système d’informatisation complexe. L’application tourne aujourd’hui quotidiennement.
Mots-clés : Identitovigilance ; Doublons ; Dossiers
C-2-5 Evaluation du système d’information hospitalier (SIH) à l’Etablissement Hospitalier d’Oran (EHUO).

Saada CHOUGRANI (laboratoire de recherche Système d'Information en santé. Université d'Oran)

Salah Ouhadj (Unité information SEMEP EHUO)

Fouzia Agag (SEMEP EHUO)

Nori Midoun (SEMEP EHUO)
Introduction : L’EHUO a formalisé en 2011 son projet d’établissement dans lequel le système d’information occupe une place stratégique et qui tiendra compte des Hommes, de l’organisation et des technologies de l’information.

Méthodes : A cette étape, il nous a paru important de faire l’état des lieux du Système d’Information Hospitalier à travers trois études ; une évaluation selon la méthodologie Health Metrics Network de l’OMS, une enquête de qualité des dossiers médicaux et une évaluation de la qualité des résumés standardisés de sortie.

Résultats : Les six composantes du Système d’Information (ressources, indicateurs, sources, gestion, qualité et diffusion et utilisation des données) étaient présentes mais non satisfaisantes. Le score obtenu est de 36% pour les ressources, 37% pour les indicateurs, 42% pour les dossiers de patients, 19% pour la gestion des données et 27% pour la dissémination des informations. Concernant les dossiers médicaux, l’exhaustivité globale est de 85,15%. Les scores des pôles chirurgicaux étaient les plus faibles [66% pour la chirurgie vasculaire et 73% pour la chirurgie générale). La complétude par groupes de variables a révélé 66% pour l’information médicale, 54% pour le séjour des patients et 38% pour les informations relatives à la sortie des patients. Les résumés standardisés de sortie sont retrouvés dans 59.8% des cas, dont 4% étaient vides. Le diagnostic principal est retrouvé dans 51% des cas. Le taux de diagnostic principal correct (i.e. pathologie ou recours-code Z-) est de 33.3%.

Discussion/conclusion : Le Pôle Prévention-Information hospitalière a la charge de réduire les insuffisances relatives au contenu et à la gestion de l’information, ce qui est prévu dans le cadre de l’axe stratégique «gestion de l’information » du projet d’établissement.
Mots-clés : SIH ; évaluation ; EHUO

C-2-6 Arguments épistémologiques pour la justification de la fouille de données dans les bases de données de santé.

Erik-A. Sauleau (Département Santé Publique, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg)

François Séverac (Département Santé Publique, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg)
Introduction : Le développement des systèmes d'information de santé et le déploiement des dossiers médicaux informatisés permettent l'alimentation de bases de données volumétriquement importantes. Si l'utilisation de ces bases à des fins de recherche épidémiologique est bien codifiée, la fouille de données va se heurter dans les années à venir à l'argument de son caractère "non scientifique". Elle procède en effet par une première étape de type inductif (du particulier au général) alors que la seule méthode scientifique, selon les philosophes des sciences, est hypothético-déductive. Notre objectif est d'apporter des contre-arguments historiques et épistémologiques pour permettre de classer la fouille de données dans les techniques de recherche scientifique.

Matériel et méthode : C'est au travers d'une revue historique de l'épistémologie qu'on va extraire de tels arguments.

Résultats : Pour les philosophes des sciences et le cercle de Vienne puis notamment Karl Popper (Logik der Forschung, 1934), la théorie précède toute expérimentation et l'induction ne peut pas être une démarche scientifique. Seule la démarche hypothético-déductive de réfutation d'une hypothèse est valide. Au contraire, pour les sociologues des sciences, même les plus modérés non relativistes, l'observation participe à l'élaboration des théories. Il faut replacer ces éléments dans une démarche globale de recherche : le trajet hypothètico-déductif y est précédé d’un trajet inductif, du type de la fouille des données partant des observations et allant vers la théorisation.

Discussion : On considère l'inférence statique bayésienne comme une méthode scientifique même si l'élication des lois a priori est une démarche inductive. Les disciplines, telles que botanique ou microbiologie, reposant sur des méthodes taxonomiques inductives, sont des disciplines scientifiques. Rejeter la fouille de données des méthodes scientifiques c'est rejeter une partie de la démarche globale de la recherche et se priver d'une méthode de génération d'hypothèses à tester.
Mots clé : Data-mining; Epistémologie

D1 : Utilisation de l’Information Médicale pour la prévision de l’activité
D-1-1 Evaluation des effets saisonniers et calendaires sur l’activité du CHRU de Lille

Xavier. LENNE1, A. BRUANDET1, C. LAUERIERE1, D. THEIS1

1Département d’Information Médicale, CHRU de Lille
Introduction : Décrire les effets saisonniers et calendaires sur le nombre d’entrées au CHRU de Lille de 2007 à 2011.

Méthode : Il s’agit, à partir d’un modèle de régression à effets fixes, de décomposer une série brute en plusieurs composantes : la tendance qui traduit l’évolution de fonds de la série observée, la composante saisonnière qui représente les fluctuations mensuelles à l’intérieur même d’une année, qui se répètent plus ou moins régulièrement, la composante jours ouvrables liée à la composition journalière du mois, la composante jours fériés liée à la perte d’activité pouvant provoquer une variation de l’activité les jours voisins. Les estimations sont effectuées sur les entrées journalières ayant eu lieu entre 2007 et 2011. L’analyse porte sur l’ensemble des séjours et selon la durée de séjours (0, 1, 2 nuits et plus). Les indicateurs de qualité des ajustements sont le coefficient de détermination (R²) et la racine de l’erreur de prévision quadratique moyenne (RMSE).

Résultats : De 2007 à 2011, on comptabilise 886 119 entrées dont 438 885 séjours de 0 nuit, 100 539 de 1 nuit et 346 695 de 2 nuits et plus. Les R² varient entre 0.902 et 0.965 selon le niveau d’analyse, les RMSE entre 9 et 39 séjours. On observe des effets saisonniers et des effets jours ouvrables significatifs pour les quatre niveaux d’analyses, excepté l’effet jours ouvrables pour les séjours de 0 nuit. L’impact des jours fériés est identique quelque soit le jour de la semaine. Des effets de report sont observés.

Discussion/Conclusion : Ce travail met en lumière l’existence d’effets saisonniers et calendaires sur l’activité de l’établissement. Ces effets doivent être considérés si un modèle de prévision à court terme de l’activité de type ARIMA (linear autoregressive moving-average) est utilisé.
Mots clés : activité hospitalière, saisonnalité, effet calendaire
D-1-2 Description des séjours hospitaliers pour thyroïdectomie en France (2009-2010)

Eric MIRALLIE (CHU Nantes, France)

Romain GUILE (CHU Nantes, France)

Mélanie DUFRESNE (CHU Nantes, France)
Introduction : Dans un contexte de développement de la chirurgie ambulatoire, les séjours pour thyroïdectomie en France peuvent être analysés à partir des bases PMSI. La complication hémorragique est peu fréquente (1% dans la littérature) mais potentiellement mortelle. Le taux de mortalité de cette chirurgie est très faible. L’objectif de notre étude est de décrire les séjours hospitaliers pour thyroïdectomie en France en 2009 et 2010.

Méthodes : Les séjours des patients hospitalisés en France possédant un acte de thyroïdectomie en 2009 et en 2010 ont été inclus. Une analyse sur les données séjours (durée de séjour, diagnostic, complication hémorragique post opération repérée sur les actes) et sur les données patients (caractéristiques âge/sexe, données démographiques, mortalité) a été effectuée.

Résultats : Le nombre de séjours possédant un acte de thyroïdectomie est de 49 228 en 2009 et de 46 595 en 2010 correspondant respectivement à 48 507 et 45 961 patients (21,5% d’hommes et 78,5% de femmes quel que soit l’année). L’âge moyen est de 52 ans pour les deux années. Le taux de complication hémorragique précoce est de 1,02% en 2009 et de 0,91% en 2010. Concernant celui de la mortalité, il est de 0,14% en 2009 et de 0,13% en 2010. Le taux d’ambulatoire est très faible (de 0,32% en 2009 et de 0,33% en 2010). La lobo-isthmectomie unilatérale est l'acte majoritairement réalisé en ambulatoire, principalement dans 3 établissements. La durée moyenne de séjour est de 3,75 nuits pour les deux années.

Discussion/conclusion : Le taux de complication issu du PMSI est comparable aux données retrouvées dans la littérature. Le taux de mortalité comptabilisé est faible. Pour autant, cette chirurgie se développe que très peu en ambulatoire, ou même sur une prise en charge d’une nuit malgré les dernières recommandations de la Société Française de Chirurgie Digestive et de la Haute Autorité de Santé. La majorité des séjours ont une prise en charge sur 2 et encore plus sur 3 et 4 nuits.
Mots-clés : Thyroidectomie ; PMSI ; Chirurgie ambulatoire

D-1-3 Besoins en lits de néonatalogie pour le nouveau schéma régional d’organisation des soins (SROS) d’Ile de France (IDF).

CLAUDIE MENGUY (PERINAT-ARS-IDF Paris France)

CATHERINE CRENN HEBERT (PERINAT ARS IDF Paris France)

ELODIE LEBRETON (PERINAT ARS IDF Paris France)
Introduction : Dans la région IDF, environ 180 000 bébés naissent chaque année. Lors de l’élaboration du nouveau SROS, l’ARS a souhaité estimer les besoins en lits de néonatalogie en utilisant le SI périnatal régional établi à partir du PMSI depuis 2006.

Méthodes : Les données sont issues des résumés de séjours hospitaliers (RSA). Le nombre de nuitées réalisées dans une unité médicale autorisée de néonatalogie est utilisé pour mesurer la consommation en lits. Pour chaque département le nombre de lits consommés et "à prévoir", calculé avec un taux d'occupation à 0,8, sont comparés au nombre de lits autorisés et aux bornes hautes et basses des indices de besoins nationaux afférents à la néonatologie et à la réanimation néonatale selon l’arrêté du 1/4/1999. L'étude a été complétée par l'analyse des séjours des enfants domiciliés hors IDF, soit 4% des séjours de néonatalogie dont 35% à Paris.

Résultats : L’exhaustivité des RSA de naissances vivantes domiciliées en IDF est de 99,2% en 2010. Pour la réanimation néonatale 15 lits supplémentaires seraient nécessaires pour les enfants domiciliés et 29 avec ceux domiciliés hors IDF. Le 75 est excédentaire quand les autres départements sont déficitaires. Pour les soins intensifs, la région est excédentaire seuls le 77 et le 91 sont en déficit modéré. Pour la néonatalogie la région est déficitaire en particulier dans le 93, le 77 et le 94.

Discussion/conclusion : On observe que l'offre de soins, bien qu'importante en IDF, reste insuffisante en réanimation néonatale, elle est par contre excédentaire en soins intensifs. La répartition en lits de néonatalogie est inégale selon les départements et non corrélée à la domiciliation des nouveau-nés. Des biais sont relevés dans cette étude dont l'assimilation des lits « consommés » aux « besoins en lits » mais le PMSI s'avère cependant utile à la description de l'utilisation des ressources et à la réflexion à mener lors des prises de décisions.
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   11

similaire:

B1 – Qualités des pratiques et des soins I iconÉpreuve u62
«meilleures pratiques» (analyse de l’existant dans l’entreprise avec ou non questionnaire, organisation des données à partager, proposition...

B1 – Qualités des pratiques et des soins I iconChap6 : «Qualités des sols et de l’eau»
«Mise en réserve des éléments nutritifs sur le complexe, bien gérer l’acidité du sol»

B1 – Qualités des pratiques et des soins I iconJohn a de nombreuses qualités, et de nombreux défauts, mais IL va...
«Je m’en souviens très bien, c’était inoubliable, IL s’était bien mis en évidence.»

B1 – Qualités des pratiques et des soins I iconNotre département rassemble des professionnels soucieux de concilier...
«anémie». Elle peut nécessiter des transfusions de culots de globules rouges ou un traitement par l’hormone epo, qui pourra être...

B1 – Qualités des pratiques et des soins I iconLes soins de support : ensemble des soins et soutiens nécessaires...

B1 – Qualités des pratiques et des soins I iconLes soins de support : ensemble des soins et soutiens nécessaires...

B1 – Qualités des pratiques et des soins I iconLe Pôle de Compétitivité Xylofutur
«bois», par ses performances et caractéristiques physico chimiques, son esthétique, ses qualités environnementales, son rôle sociétal,...

B1 – Qualités des pratiques et des soins I iconL’attache des bovins : état des débats et pratiques au niveau européen

B1 – Qualités des pratiques et des soins I iconLeçon 3 : Des pratiques médicales et des comportements peuvent aider l’organisme à se défendre

B1 – Qualités des pratiques et des soins I iconLa comptabilisation des passifs selon les normes ias : des pratiques mieux encadrées





Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
m.20-bal.com