Leçon 1 21 novembre 1956





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c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\doc s4\s4 illustrations\monnavan.jpgLACAN

La relation d ‘objet

1956-57


Table des séances



Leçon 1 21 novembre 1956         

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LeLeçon 19 15 mai 1957                   

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LeLeçon 21 05 juin 1957                     

LeLeçon 22 19 juin 1957                   

LeLeçon 23 26 juin 1957                   

LeLeçon 24 03 juillet 1957


Sigmund Freud : Analyse der Phobie eines fünfjährigen Knaben (Hans)
Sigmund Freud : Eine Kindheitserinnerung des Leonardo da Vinci



Ce document de travail a pour sources principales :

  • La relation d’objet, sur le site E.L.P. (sténotypie pdf ).

  • La relation d’objet : photocopies reliées au format « thèse universitaire ».


Les références bibliographiques privilégient les éditions les plus récentes. Les schémas sont refaits.

N.B.  Ce qui s’inscrit entre crochets droits [ ] n’est pas de Jacques LACAN.

(Contact)


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c:\users\alain\lacan séminaires\ressources\doc s4\s4 illustrations\wien\scaled-600x406_tuku_schloss-orth.jpg Gmunden

c:\users\alain\lacan séminaires\ressources\doc s4\s4 illustrations\hans.jpg Hans et sa mère

21 Novembre 1956 Table des séances
Nous parlerons cette année d’un sujet qui n’est pas, dans ce qu’on appelle l’évolution historique de la psychanalyse, sans prendre

- d’une façon articulée ou non - une position tout à fait centrale dans la théorie et la pratique. Ce sujet, c’est La relation d’objet.
Pourquoi ne l’ai-je pas choisi, ce sujet déjà actuel, déjà premier, déjà central, déjà critique, quand nous avons commencé

ces séminaires ? Précisément pour la raison qui motive la deuxième partie de mon titre, c’est-à-dire parce qu’il ne peut être traité qu’à partir d’une certaine idée, d’un certain recul pris sur la question de ce que FREUD nous a montré comme constituant

les structures dans lesquelles l’analyse se déplace, dans lesquelles elle opère, et tout spécialement la structure complexe

de la relation entre les deux sujets en présence dans l’analyse : l’analysé et l’analyste.
C’est ce à quoi par ces trois années de commentaires des textes de FREUD, de critiques, portant :


  • la 1ère année sur ce qu’on peut appeler les éléments mêmes de la conduite technique,

c’est-à-dire de la notion de transfert et la notion de résistance,


  • la 2ème année sur ce qu’il faut bien dire être le fond de l’expérience et de la découverte freudienne, à savoir ce qu’est à proprement parler la notion de l’inconscient, dont je crois vous avoir assez montré dans cette deuxième année que cette notion de l’inconscient est cela même qui a nécessité pour FREUD l’introduction des principes littéralement paradoxaux sur le plan purement dialectique que FREUD était amené à introduire dans l’Au-delà du principe de plaisir




  • Enfin au cours de la 3ème année, je vous ai donné un exemple manifeste de l’absolue nécessité d’isoler cette articulation essentielle du symbolique qui s’appelle le signifiant, pour comprendre - analytiquement parlant - quelque chose à ce qui n’est autre que le champ proprement paranoïaque des psychoses.



Nous voici donc armés d’un certain nombre de termes qui ont abouti à certains schémas, dont la spatialité n’est absolument pas à prendre au sens intuitif du terme de schéma, qui ne comportent pas de localisation mais qui comportent d’une façon tout à fait légitime une spatialisation, au sens où spatialisation implique rapport de lieu, rapport topologique, interposition par exemple,

ou succession, séquence.

c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\doc s3\1.jpg

Un de ces schémas où culmine tout ce à quoi nous avons abouti après ces années de critique, c’est le schéma

que nous pourrons appeler par définition, par opposition à celui qui inscrit le rapport du sujet à l’Autre en tant qu’il est

au départ dans le rapport « naturel » tel qu’il est constitué au départ de l’analyse  : rapport virtuel, rapport de paroles virtuelles,

par quoi c’est de l’Autre [A] que le sujet [S] reçoit - sous la forme d’une parole inconsciente - son propre message.

Ce « propre message » qui lui est interdit, est pour lui déformé, arrêté, capté, profondément méconnu par cette interposition de

la relation imaginaire entre a et a’, c’est-à-dire de ce rapport qui existe précisément entre ce moi et cet autre qu’est l’objet typique du moi, c’est-à-dire en tant que la relation imaginaire [a↔a’] interrompt, ralentit, inhibe, inverse le plus souvent, et profondément méconnaît

- par une relation essentiellement aliénée - le rapport de parole entre le Sujet et l’Autre, le grand Autre en tant qu’il est un autre sujet,

en tant que par excellence il est sujet capable de tromper.

Voici donc à quel schéma nous sommes arrivés, et vous voyez bien que ce n’est pas quelque chose qui n’est pas [...] au moment où nous l’avons reposé à l’intérieur analytique, tel que, de plus en plus, un plus grand nombre d’analystes la formulent,

alors que nous allons remettre en cause cette prévalence dans la théorie analytique, de la relation d’objet, si l’on peut dire

non commentée, de la relation d’objet primaire, de la relation d’objet,

  • comme venant prendre, dans la théorie analytique, la place centrale,

  • comme venant recentrer toute la dialectique du principe de plaisir, du principe de réalité,

  • comme venant fonder tout le progrès analytique autour de ce que l’on peut appeler une réification du rapport du sujet à l’objet, considéré comme une relation duelle, une relation - nous dit-on encore quand on parle de la situation analytique - excessivement simple, cette relation du sujet à l’objet qui tend de plus en plus à occuper le centre de la théorie analytique.


C’est cela même que nous allons mettre à l’épreuve. Nous allons voir si on peut, à partir de quelque chose qui dans notre schéma se rapporte précisément à la ligne aa’, construire d’une façon satisfaisante l’ensemble des phénomènes offerts à notre observation,

à notre expérience analytique, si cet instrument à lui tout seul peut permettre de répondre des faits, si en d’autres termes

le schéma plus complexe que nous avons proposé doit être négligé, voire écarté.

Que la relation d’objet soit devenue - au moins en apparence - l’élément théorique premier dans l’explication de l’analyse,

je crois que je vous en donnerai un témoignage suivi. Non pas précisément en vous indiquant de vous pénétrer de ce qu’on peut appeler une sorte d’ouvrage collectif récemment paru1, pour lequel en effet le terme « collectif » s’applique particulièrement bien.

Vous y verrez d’un bout à l’autre la mise en valeur, d’une façon peut-être pas toujours particulièrement satisfaisante dans le sens de l’articulé, mais assurément dont la monotonie, l’uniformité est tout à fait frappante, vous y verrez promue cette relation d’objet donnée expressément dans un des articles qui s’appelle « Évolution de la psychanalyse », et comme dernier terme de cette évolution vous y verrez dans l’article « Clinique psychanalytique » une façon de présenter la clinique elle-même, toute entière centrée

sur cette relation d’objet.
Peut-être même en donnerai-je quelques idées auxquelles peut parvenir une telle présentation. Assurément, l’ensemble

est tout à fait frappant, c’est autour de la relation d’objet que ceux qui pratiquent l’analyse essayent d’ordonner leurs esprits,

la compréhension qu’ils peuvent avoir de leur propre expérience. Aussi ne nous semble-t-elle pas devoir leur donner

une satisfaction pleine et entière.
Mais d’un autre côté, ceci n’oriente, ne pénètre très profondément leur pratique, que de concevoir que leur propre expérience dans ce registre ne soit quelque chose qui n’ait vraiment des conséquences dans les modes mêmes de leur intervention,

dans l’orientation donnée à l’analyse, et du même coup dans ses résultats. C’est ce que l’on peut méconnaître à simplement lire, commenter, alors qu’on a toujours dit que la théorie analytique et la pratique ne peuvent se séparer, se dissocier l’une de l’autre.
Dès lors qu’on la conçoit dans un certain sens, il est inévitable qu’on la mène également dans un certain sens, si le sens théorique

et les résultats pratiques ne peuvent être de même qu’aperçus. Pour introduire la question de la relation d’objet, de la légitimité,

du non fondé de sa situation comme centrale dans la théorie analytique, il faut que je vous rappelle, brièvement tout au moins,

ce que cette notion doit ou ne doit pas à FREUD lui-même.
Je le ferai non seulement parce que c’est là en effet une sorte de guide, presque de limitation technique que nous nous sommes imposés ici de partir du commentaire freudien, et de même ai-je senti cette année quelques interrogations, sinon inquiétudes,

de savoir si j’allais ou non partir des textes freudiens, mais il est très difficile de partir à propos de la relation d’objet des textes de FREUD

eux-mêmes, parce qu’elle n’y est pas - je parle bien entendu de quelque chose qui est très formellement affirmé ici ,

comme une déviation de la théorie analytique - il faut donc bien que je parte de textes récents, et que du même coup je parte d’une certaine critique de ces positions.
Mais que nous devions nous référer en fin de compte aux positions freudiennes, par contre ceci n’est pas douteux et du même coup nous ne pouvons pas ne pas évoquer, ne serait-ce que très rapidement, ce qui dans les thèmes proprement freudiens fondamentaux,

tourne autour de la notion même d’objet. À notre départ nous ne pourrons pas le faire d’une façon développée, je vais essayer

de le faire aussi rapidement que possible. Bien entendu, ceci implique que c’est précisément ce que nous devrons de plus en plus,

à la fin, reprendre, développer, retrouver et articuler. Je veux donc simplement vous rappeler d’une façon brève, et qui ne serait même pas concevable s’il n’y avait pas derrière nous ces trois années de collaboration d’analyse de textes, si vous n’aviez pas déjà avec moi rencontré sous des formes diverses ce thème de l’objet.
Dans FREUD

  • on parle bien entendu d’objet, la division des Trois essais sur la sexualité s’appelle précisément la recherche, ou plus exactement la trouvaille de l’objet,

  • on parle de l’objet d’une façon implicite chaque fois qu’entre en jeu la notion de réalité,

  • on en parle encore d’une 3ème façon chaque fois qu’est impliquée l’ambivalence de certaines relations fondamentale, à savoir le fait que le sujet se fait objet pour l’autre, qu’il y a un certain type de relation dans lequel la réciprocité pour le sujet d’un objet est patente et même constituante.


Je voudrais mettre l’accent d’une façon plus appuyée sur les trois modes sous lesquels nous apparaissent ces notions relatives à l’objet.

C’est pourquoi je fais allusion à l’un des points où dans FREUD nous pouvons nous référer pour prouver, articuler, la notion d’objet. Si vous vous reportez à ce chapitre des « Trois essais sur la sexualité », vous y verrez quelque chose qui est déjà là

depuis l’époque où ceci n’a été publié que par une sorte d’accident historique - FREUD non seulement ne tenait pas

à ce qu’on le publie, mais qui a été en somme publié contre sa volonté - néanmoins nous trouvons la même formule

à propos de l’objet dès cette première Esquisse de sa psychologie [cf. « Esquisse d’une psycholgie scientifique », in Lettres à W. Fliess].
FREUD insiste sur ceci : que toute façon pour l’homme de trouver l’objet est - et n’est jamais que - la suite d’une tendance

où il s’agit d’un objet perdu, d’un objet qu’il s’agit de retrouver. L’objet n’est pas considéré, comme dans la théorie moderne, comme étant pleinement satisfaisant :

  • l’objet typique,

  • l’objet par excellence,

  • l’objet harmonieux,

  • l’objet qui fonde l’homme dans une réalité adéquate, dans la réalité qui prouve la maturité, le fameux objet génital.


II est tout à fait frappant de voir qu’au moment où FREUD fait la théorie de l’évolution instinctuelle telle qu’elle se dégage

des premières expériences analytiques, il nous l’indique comme étant saisie par la voie d’une recherche de l’objet perdu.

Cet objet correspond à un certain stade avancé de la maturation des instincts, c’est l’objet retrouvé du premier sevrage,

l’objet précisément qui a été d’abord le point attache des premières satisfactions de l’enfant, c’est un objet retrouvé.
Il est bien clair que :



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