Attention : le devoir doit être entièrement rédigé !





télécharger 29.9 Kb.
titreAttention : le devoir doit être entièrement rédigé !
date de publication10.10.2017
taille29.9 Kb.
typeDocumentos
m.20-bal.com > économie > Documentos
ST2S 2014-2015

DEVOIR DE SCIENCES SANITAIRES ET SOCIALES

(durée 2h)

  1. Après avoir défini la notion de santé publique, présenter l’épidémie Ebola en indiquant :

  • les caractéristiques médicales (mode de contamination, symptômes) et épidémiologiques d’Ebola

  • les facteurs qui interviennent dans la propagation de la maladie (veiller à classer les facteurs)

  • les mesures envisagées ou prises pour lutter contre l’épidémie Ebola. (veiller à classer les mesures)

  • les conséquences d’une telle crise sanitaire pour la population d’un pays



  1. Montrer en quoi la maladie Ebola est un problème de santé publique.

Barème :

Q1 : 14 pts

Q2 : 4 pts

Expression : 2pts

Attention : le devoir doit être entièrement rédigé !

***********************************

Lexique (ordre d’apparition des mots) :

Huis clos : lieu fermé

Ostracisé : rejeté, exclu

Fluides corporels : tout liquide sortant du corps : salive, urine, selles, vomissements…

Venelles fangeuses : ruelle boueuse

Gangrené : dégradé, rongé

Incubateur : appareil qui sert à l’incubation des œufs, synonyme de couveuse (ici lieu où se multiplie le virus)

Sordide : misérable, sale, repoussant

Confiner : enfermer

De facto : de fait

Exhorter : encourager, inciter à faire quelque chose

Stigmatisation : critique publique, fait de montrer du doigt quelqu’un qui aurait fait quelque chose de condamnable

En berne : à demi déployé, en baisse

Document 1

A Monrovia, une « catastrophe naturelle » nommée Ebola (Extraits)

fermer

« Bienvenue en enfer. » Ni cynisme ni ironie dans la voix de ce jeune bénévole français de Médecins sans frontières (MSF). Mais une pointe de détresse qui se lit dans ses yeux cernés par la fatigue. Son « enfer » s'appelle Elwa, dans les faubourgs de Monrovia, la capitale du Liberia. Elwa, le plus grand centre de traitement jamais mis sur pied par l'ONG française pour lutter contre une épidémie. Un camp de grandes tentes blanches, où MSF court désespérément après Ebola, ce virus terriblement contagieux qui provoque des fièvres hémorragiques souvent fatales et qui a déjà tué plus de 2 000 personnes en Afrique de l'Ouest, dont plus de la moitié au Liberia. (…)

Ce qui est infernal pour ce jeune volontaire, ce n'est pas de côtoyer la mort. Ce qui le hante, c'est que, depuis trois jours, au travers de la haute porte grillagée et cadenassée d'Elwa, il envoie mourir ailleurs les malades qu'il ne peut pas faire entrer dans le centre de traitement déjà plein à craquer. « Il n'y a rien de pire pour nous, sur le plan humain et sanitaire, parce que l'on ne coupe pas la chaîne de contamination ». (…)

Elwa compte 120 lits depuis son ouverture, le 18 août. Il passera très prochainement à 160 puis à 400. (…)  S'y ajoutent, ailleurs en ville, 80 autres places gérées, elles, par le ministère de la santé libérien, qui fait ce qu'il peut dans ce pays encore ravagé par sa dernière guerre civile achevée en 2003. Les infirmières et les médecins locaux paient un lourd tribut humain à la lutte contre Ebola : 152 professionnels de la santé ont été infectés au Liberia, 79 sont morts, selon l'OMS.

Tout cela est très insuffisant pour Monrovia, et son million d'habitants, entassés pour partie dans des bidonvilles insalubres transformés en poudrières virales. « Il faudrait 1 000 lits, maintenant, pour lutter contre cette épidémie sans précédent ; et que les autorités libériennes appellent l'étranger à l'aide ». (…)

La situation est devenue si critique que MSF a fait appel à l'aide à l'armée américaine, à ses services de santé, à sa logistique. Washington, qui avait lancé des porte-avions, GI et hélicoptères au secours d'Haïti ravagée en 2010 par un séisme, étudie la question. « Des organisations internationales, des pays ont promis des dizaines de millions de dollars, ainsi que des équipements pour appliquer le plan d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé. Mais qui va mettre ce plan en musique ? », enrage Christopher Stokes. En attendant, MSF se démultiplie jusqu'à importer un crématorium capable de brûler plus de cent corps par jour. « Normalement, ce n'est pas notre job », souligne Christopher Stokes.
10 000 MORTS, 20 000 D'ICI À LA FIN DE L'ANNÉE ?
Pourtant, le temps presse. Lundi 8 septembre, sous un soleil étouffant de moiteur en cette saison des pluies, une frêle silhouette de femme délire de fièvre, recroquevillée sur des parpaings à l'ombre du mur d'enceinte d'Elwa. Les passants jettent un regard où l'inquiétude le dispute à l'indifférence. A Monrovia, ces derniers temps, un corps sans vie ou agonisant n'est pas si rare. Pour toute aide, venue de l'autre côté du grillage, la jeune fille de la malade a reçu un kit de protection sanitaire : une petite caisse blanche en plastique où l'on trouve chlore, gants, tablier, masque… pour limiter les contaminations. Les deux êtres semblent à la dérive. La jeune femme, le regard vague, ramasse des bouteilles d'eau jetées par d'autres malades.
Combien d'autres personnes contaminées agonisent dans le huis clos familial, ostracisées par leurs voisins ? Combien d'orphelins d'Ebola dans les rues ? Personne ne peut le dire. « Les chiffres sont sous-évalués et on ne parvient pas à faire de projections », confie Pierre Rollin, spécialiste des fièvres hémorragiques au Centre américain de contrôle et de prévention des maladies : 10 000 morts, 20 000 d'ici à la fin de l'année ? « On ne voit pas la lumière, admet ce spécialiste d'Ebola. Les précédentes épidémies d'Ebola étaient à dimension humaine. Là, c'est une véritable catastrophe naturelle. On ne s'explique pas pourquoi on enregistre autant de cas en aussi peu de temps. »

Et le compteur tourne. « Chaque cas est en contact en moyenne avec 10 personnes et génère 2,4 nouveaux malades », explique Pierre Rollin. Résultat, aucun des quinze comtés du Liberia – y compris ceux bordant la Côte d'Ivoire – n'est aujourd'hui épargné par cette épidémie, déclenchée probablement en décembre 2013 par un cas unique en Guinée, voisine. Dans cette région, les gens, et donc le virus, se jouent de frontières noyées par la forêt. L'Etat est inexistant, les rites funéraires sont autant de multiplicateurs de cette maladie transmise par contact avec les fluides corporels.

« LE GOUVERNEMENT, ON NE LE CROIT PAS »

A Monrovia, les autorités ont placardé la ville d'affiches mettant en garde la population. « Ebola is real » (« Ebola est une réalité ») peuvent lire à tous les coins de rue ceux qui ne sont pas illettrés. « Ebola existe », concède Abdu Aziz Kromah, un étudiant rencontré dans l'une des venelles fangeuses de West Point, un bidonville de Monrovia qui sort d'une mise en quarantaine. Certes, le temps n'est plus où l'on soupçonnait les autorités, gangrenées par la corruption, de gonfler le problème pour mieux détourner l'aide internationale. On ne touche plus un inconnu non plus. Mais les messages officiels, entachés par le manque de crédibilité de leurs auteurs, passent mal. Y compris ceux qui pourraient rassurer.

Finda Fallah peut en témoigner. Samedi, cette jeune femme de 30 ans est sortie guérie du centre Elwa avec deux de ses enfants de 6 et 3 ans, ainsi que sa jeune soeur de 15 ans. Ils sont dorénavant immunisés. Le virus a en revanche emporté sa mère, son mari, l'un de ses enfants, une sœur, des neveux et des nièces. Huit personnes au total qui partageaient avec les quatre survivants la promiscuité d'une seule pièce sordide à West Point, transformée en incubateur d'Ebola, souillée par les diarrhées et les vomissements sanguinolents.

Rencontrée le lendemain, Finda sourit parfois. Cette nuit pourtant, elle dormira dehors. Le toit sous lequel elle traînait sa misère est déjà occupé par d'autres, rassurés par le passage du service de désinfection. « Les gens ne s'approchent pas de nous, le pharmacien a refusé de me servir », dit-elle. (…)

LE MONDE | 09.09.2014 | Christophe Châtelot



Document 2

Confiner l'ensemble de la population chez elle durant trois jours, du 19 au 21 septembre, la mesure est spectaculaire et traduit la gravité de la situation en Sierra Leone. Pour tenter d'enrayer l'épidémie d'Ebola qui a déjà tué dans ce pays d'Afrique de l'Ouest 491 personnes, le gouvernement, avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Unicef chargées, régionalement, de la campagne de sensibilisation, demande aux six millions de Sierra-Léonais de rester chez eux.

Le confinement signifie que personne, encore moins un véhicule à l'exception de ceux qui sont essentiels pour le service, ne sera autorisé à circuler. (…) Cette opération doit mobiliser  quelque 7 000 équipes de patrouille composées d'agents de santé, de militants de la société civile et d'un membre de la communauté. (…) 

Pour l'OMS, il ne s'agit pas de contrôler la population, mais de l'informer. L'idée est que les autorités sanitaires nationales, l'OMS, l'Unicef, fassent une campagne de porte-à-porte et que tout le monde soit à la maison pour recevoir ces équipes composées de trois personnes (…). Ces trois journées d’information peuvent aussi permettre de détecter des malades. (…)

La mesure risque d'être mal perçue. (…) la majorité de la population y est opposée et il pourrait être difficile pour le gouvernement d'empêcher les gens de se rendre aux champs ou de sortir pour se nourrir. »

Pour les responsables sanitaires, la mesure est jugée, au mieux inefficace, au pire dangereuse. « Le risque du confinement, mesure radicale, est de rompre la confiance des populations avec les autorités locales et sanitaires. La priorité de Médecins sans frontières [MSF] est de faire sortir les malades, que les familles prennent conscience elles-mêmes du problème, pas de leur imposer ce genre de mesure. Sinon, elles cacheront leurs malades. (…)

Le système de quarantaine imposé par les autorités libériennes fin août à West Point, un bidonville de la capitale, Monrovia, avait déjà montré ses limites. La population, se sentant ostracisée, s'était révoltée. Un adolescent avait été tué par la police lors d'une manifestation. Et la mesure avait été levée au bout de quelques jours (…).

Extraits de « Virus Ebola : MSF conteste le confinement de la population en Sierra Leone » Le Monde 9/9/2014

Document 3

Alors que les trois pays les plus affectés (Liberia, Sierra Leone et Guinée) se retrouvent de facto mis en quarantaine, l'Union Africaine a exhorté ses Etats membres à lever les restrictions de voyage mises en place pour empêcher la propagation du virus. (…)

La présidente de la Commission de l'UA, (…) avait appelé à une « réponse africaine unie » pour que « la lutte ne conduise pas à l'isolement ou à la stigmatisation des victimes, des communautés ou des pays ». Les appels de l'UA pour que l'épidémie ne soit pas doublée d'une crise économique et sociale n'ont cependant aucune valeur contraignante. (…)

Dans les trois pays les plus touchés, les mesures d'isolement perturbent sérieusement les activités économiques. Les secteurs agricoles et miniers, le commerce transfrontalier, le tourisme sont en berne. (…)

A l'issue de sa réunion, la présidente de la Commission de l'UA a assuré que les Etats africains allaient mobiliser des fonds pour faire face à l'épidémie, mais sans évoquer le moindre chiffre. «L'essentiel du soutien financier viendra cependant de nos partenaires traditionnels que sont les Etats-Unis, l'Union européenne et la Chine. » (…) Fin août, l'OMS a annoncé un plan de 100 millions de dollars (77,6 millions d 'euros) et, le 5 septembre, la Commission européenne a promis de débloquer 140 millions d'euros. Les Etats-Unis ont annoncé lundi l'envoi d'un hôpital de campagne de 25 lits au Liberia alors que la Grande-Bretagne va construire en Sierra Leone un centre médical de 62 lits.

Cyril Bensimon « L’Union africaine appelle à lever les restrictions de voyage » Le Monde 10.9.2014

ELo Lycée Rostand 2014/2015

similaire:

Attention : le devoir doit être entièrement rédigé ! iconLe docteur Éric Ancelet a rédigé, en 1998, un ouvrage passionnant...
«le matérialisme moderne est né de la peur.» Et «les êtres qui ont peur sont d'involontaires tyrans, des fanatiques de l'ordre, obnubilés...

Attention : le devoir doit être entièrement rédigé ! iconAttention : Madame perrotti est votre patronne, vous avez bon espoir...

Attention : le devoir doit être entièrement rédigé ! iconA noter : une telle association ne doit par être systématique
«Contre-indication relative» : si possible, l’association doit être évitée. Sinon surveillance particulière ou adaptée

Attention : le devoir doit être entièrement rédigé ! iconBulletin de liaison de l’afdr
«L'eau doit être appréhendée comme un bien social et culturel et non pas avant tout comme un produit économique. La façon dont est...

Attention : le devoir doit être entièrement rédigé ! iconRÉsumé Le déficit de I'attention/hyperactivité (Attention Deficit...
«d'être calme et/ou attentif» que comme un trouble de «l' autorégulation» ou de «l'autocontrôle»

Attention : le devoir doit être entièrement rédigé ! iconCommuniqué à l’attention de tous les athlètes, à diffuser au maximum
«Espace Sportifs» → onglet «Etre sportif responsable» → onglet «Effectuer une demande d’aut». Attention, seul ce formulaire type...

Attention : le devoir doit être entièrement rédigé ! iconCorriger une rédaction avec le traitement de texte : séance conduite en 4
«toiletté» par le professeur afin que l’attention des élèves ne se focalise pas sur les fautes d’orthographe ou de ponctuation de...

Attention : le devoir doit être entièrement rédigé ! iconFiche de lecture critique
«le Grec a répondu avant de s’être interrogé» (p. 23). Avec le Christianisme, l’harmonie est brisée : le péché est une faille qui...

Attention : le devoir doit être entièrement rédigé ! iconCe formulaire est à compléter dans le cas où vous déclarez ou modifiez...

Attention : le devoir doit être entièrement rédigé ! iconMinistre de l’Education nationale
«On n‘en peut plus, on en a assez. IL faut que ça cesse !». L’application des décrets Peillon-Hamon doit être suspendue, ces décrets...





Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
m.20-bal.com