Mémoires d’Outre-Tombe





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LE PEINTRE ET SA FAMILLE
Voir le tableau
ANDRE DERAIN 1939


Objet d’études : le biographique
Classe concernée : 1ère

Thématique : les enjeux et les difficultés de l’autobiographie.
Problématique : sincérité et vérité sont-elles possibles dans le genre autobiographique ?

Etude du tableau



Textes pour construire une séquence :

Œuvre complète : Chateaubriand Mémoires d’Outre-Tombe 1ère partie Livres 1 à 4

Lecture cursive : Nathalie Sarraute Enfance 1983



Groupement de textes (manuel utilisé pour les textes 6 et 7 : Littérature 1ère. Hélène Sabbah. Hatier Edition 2001)



1. Montaigne Les Essais Au lecteur1

2. L’autoportrait de François de La Rochefoucauld in Recueil de portraits et éloges2 1659

3. Rousseau : La chasse aux pommes3 Les Confessions Livre 1. 1782

4. Chateaubriand : Mémoires de ma vie Livre 1 1809

5. Renan : Souvenirs d’enfance et de jeunesse Préface 1883

6. Romain Gary : La promesse de l’aube 1960 p.297-8

  1. Perec : W ou le souvenir d’enfance 1975 p.312-314




André Derain (1880-1954) Le peintre et sa famille, 1939
(peinture, 174 x 124cm ;Tate Gallery Londres)



Étude du tableau Le peintre et sa famille




Prérequis :


  • Le professeur a photocopié sur un transparent un de ces deux tableaux : L’atelier du peintre, de Vermeer ou Les Ménines, de Velázquez




  • Les élèves ont lu la biographie d’André Derain (en s’intéressant plus particulièrement à ce qui est en italiques) et se sont renseignés sur ce qu’on appelle en peinture le retour à l’ordre.


I.Une première approche




  1. Observation :


Dire ce qu’on voit : une femme âgée, assise sur un banc en train de lire avec, à ses côtés, un chat sur le banc et un paon ; une table comportant une coupe de fruits et, sur la table, une poire, une orange et une grappe de raisins ; le peintre au travail (il tient une palette et un pinceau et regarde le chevalet surmonté d’un perroquet) ; derrière lui, une femme plus jeune que la première, debout, en pull rouge avec un chien dans ses bras sur le côté du cœur ; un coin de fenêtre au-dessus de cette femme : elle donne sur un ciel nuageux avec quelques éclaircies ; une femme qui entre portant un plateau avec des rafraîchissements ; elle est en partie cachée par une lourde tenture sombre et se détache sur un fond plus clair qui semble renvoyer à une autre pièce située derrière elle.
Valeur de ces détails ? Un instantané d’une vie de famille prise sur le vif ; rien n’a été oublié. La vérité, toute la vérité…A rapprocher de Rousseau (lecture complémentaire au texte 1)
Quels sont les différents plans (champs de profondeur) ? Les élèves en distinguent en général quatre : la femme et les animaux ; la table avec la nature morte et le chapeau ; le peintre avec son chevalet et la femme derrière lui ; une servante qui entre pour apporter des rafraîchissements.

D’où vient la lumière ? De la gauche (par rapport au spectateur), car chez les deux femmes c’est la même face qui est éclairée.
B. Tenter une 1ère interprétation : Le tableau semble renvoyer à un monde harmonieux, à un peintre riche… « C’est là que j’ai vécu dans les voluptés calmes » (Baudelaire, La vie antérieure).

Les animaux vivent en paix les uns avec les autres : chien perroquet chat paon.

La famille est unie autour et au service du peintre : le peintre au milieu car tout tourne autour de lui (il est au centre du tableau comme il est le centre des préoccupations des autres personnages). La femme âgée : sa mère qui pose pour lui et qu’il est peut-être en train de peindre ; sa femme derrière lui, immobile par respect pour son travail et empêchant le chien de causer du désordre ; la servante qui apporte des rafraîchissements sur un plateau.

La lumière vient de la gauche et tombe surtout sur les visages des deux femmes qui sont ainsi valorisées. La servante est dans l’ombre car elle n’entretient pas de lien sentimental avec le reste de la famille. Le peintre n’est pas éclairé, puisque le chevalet s’interpose entre lui et la lumière (seul le cou est légèrement effleuré par la lumière). Cette apparente modestie n’est pas sans nous rappeler les tentatives autobiographiques d’Albert Cohen (Le livre de ma mère) ou d’Annie Ernaux (La place), livres où l’auteur n’occupe pas le devant de la scène.

C’est un tableau classique, ordonné et sans vide; les lignes sont horizontales (la table), verticales (cadres de la porte et de la fenêtre) et obliques (le regard du peintre, le cou du paon, les branches du chevalet convergent vers le perroquet). Il n’y a pas de couleur très vive (sauf le pull rouge de la femme). On est loin du fauvisme et plutôt dans ce qu’on a appelé sa période noire. Le tout donne une impression de calme voulu et de lourdeur un peu étouffante (il n’y a qu’une petite ouverture sur l’extérieur, par la fenêtre). Le classicisme de la forme rappelle la période dite du retour à l’ordre qui s’est opérée à la suite de la 1ère guerre mondiale et dont Derain fut un des initiateurs dans la mesure où il craignait de voir l’art se couper du public en s’enfermant dans des considérations purement formelles et techniques. Ce classicisme est celui d’un maître conscient des lois du genre, à la façon d’un Renan qui distingue la forme que prennent ses Souvenirs d’enfance de celle qu’il conviendrait d’adopter pour une « Biographie universelle »

II. Approfondissement
Le tableau étant en rapport avec la vie du peintre, on doit retrouver certaines notions biographiques. En fait, c’est une forme d’autobiographie qui procède par allusions.
Le tableau mérite son titre. Ainsi les spécialistes ont reconnu dans la femme âgée sa propre épouse, dans la femme jeune derrière lui sa nièce, et la domestique n’est en réalité que sa belle-sœur.
Par ailleurs, ce tableau renvoie à la personnalité de son auteur.

a. Ainsi les êtres vivants (personnes et animaux) qui sont présents ont une valeur symbolique.

Les deux femmes symbolisent des muses : elles l’inspirent différemment

Le chat renvoie à l’intérêt de Derain pour les sciences ésotériques ( = réservées aux seuls initiés)

Le chien, solidement tenu dans les bras de la jeune femme, traduit depuis le Moyen-Âge la fidélité (de la femme à l’artiste, et de l’artiste à son art)

Le perroquet représente la liberté et la joie de vivre

Enfin, le paon manifeste le plaisir éprouvé à être regardé de tous, une sorte de vanité. Or Derain est célèbre à l’époque.

Par ailleurs, le livre ouvert témoigne de son propre goût pour la littérature.
b. De même, certains aspects renvoient à la culture de Derain. Ainsi la lourde tenture sur la gauche est un rappel évident de la toile de Vermeer L’Atelier du peintre (1670), tout comme l’embrasure de la porte par laquelle entre la femme évoque Les Ménines (1656) de Velázquez. Notons dans les deux cas la présence du peintre en plein travail. Le tableau s’inscrit donc dans une lignée, le peintre voulant rivaliser avec ses prédécesseurs. En cela, il rejoint les ambitions affichées par Romain Gary ( lignes 1 à 11. Voir groupement de textes).
Mais le tableau conserve une part de mystère.

Ainsi au naturel de la femme âgée s’oppose la raideur semblable à celle d’une pose sculpturale qu’adopte la jeune femme dans son dos. L’art peut donc s’inspirer de la vie quotidienne comme procéder à une idéalisation. Le peintre hésiterait-il entre ces deux tentations ?

De même, en même temps qu’il peint sa famille (donc des êtres vivants), il pourrait très bien peindre une nature morte (les fruits qui sont sur la table) : on ne sait pas, en fait, ce qu’il en train de peindre sur le tableau posé sur le chevalet.

Enfin, tout en peignant ce qui l’entoure, il se peint lui-même en train de peindre. C’est une espèce de mise en abyme : un auto-portrait dans l’action. Voudrait-il montrer sa virtuosité et rivaliser avec d’autres peintres qui se sont représentés dans leur atelier ? (Vermeer et Velázquez déjà cités, mais aussi Courbet : L’Atelier de l’artiste…) Il se réfère en tout cas à une tradition dont il se veut l’héritier, tout comme Renan cite Goethe pour se justifier.

III. Une mise en scène
Tout ce tableau n’est en fait qu’un masque destiné à créer l’illusion du bonheur, à donner de lui une certaine image qui, en fait, ne coïncide pas avec la réalité. Il date de 1939, c’est-à-dire en pleine période noire où il y a eu dans sa vie de nombreux conflits conjugaux allant parfois jusqu’à la pose de scellés à son atelier. En plus, l’année de composition de ce tableau (1939), naît son fils André (le 30 juin) qui sera adopté plus tard par sa femme. Il avait donc une maîtresse.
Dès lors le tableau n’est qu’un arrangement trompeur : le peintre fait le beau, à l’image du paon (se pavaner, faire la roue pour susciter l’admiration…). Ainsi, il est curieux de le voir peindre en costume cravate, ce n’est pas une tenue adéquate ; en outre, par rapport à sa femme, il n’a que très peu de cheveux gris.

En général, un peintre peint seul, or il est entouré de monde, ici.

Sa femme est mise au premier plan, mais ce n’est pas un hommage : non seulement il la vieillit (cheveux gris, tenue vestimentaire austère), mais en plus elle est séparée de lui et du reste de la famille par un banc. C’est comme s’il ne voulait plus d’elle. La nièce ne serait-elle pas dès lors l’image de sa maîtresse dont les yeux fixes et la pose hiératique semblent d’une déesse, incarnation de la perfection féminine rêvée ? Le chien, image de la fidélité, ne traduirait-il pas à la fois la grossesse de cette dernière (qui portera bientôt un bébé dans ses bras, comme elle le fait actuellement du chien) et la fidélité qu’elle lui porte et attend de lui ? Il semble tiraillé entre ces deux femmes, les deux seuls personnages sur lesquels la lumière tombe vraiment, et, en plus, il est assis entre elles. Enfin, ses yeux regardent le perroquet, le cou du paon trace une droite oblique vers ce même perroquet tout comme les branches du chevalet : ne serait-il pas tenté de reprendre sa liberté et d’être comme le perroquet : hors de sa cage ? Dans laquelle il étouffe, vu l’obscurité et la lourdeur de la tenture. Dès lors, son air grave, voire préoccupé, ne marque pas seulement sa concentration, mais traduit aussi un malaise plus profond.
Conclusion.
Il s’agit d’un tableau qui se veut réaliste mais qui en dit plus que ce que le peintre a voulu y mettre, ce qui fait son intérêt. Ici, comment ne pas penser aux vers de Baudelaire :

« Là, tout n’est qu’ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté. » 

puisque le tableau trahit l’aspiration du peintre à une autre vie, ce en quoi il n’est étranger à aucun de nous ?

Mais, surtout, il renvoie à l’impossibilité de donner de soi une image objective, difficulté évoquée par Chateaubriand et assumée par Renan. Goethe avait raison d’intituler son autobiographie Poésie et vérité

Biographie d’André Derain.
Né à Chatou le 17 juin 1880.

Dès l’âge de 16 ans, il commence à peindre avec le père Jacomin, un ami de Cézanne et c’est à l’Académie Eugène Carrière, dit Camillo, à Paris, en 1899, qu’il fait la rencontre d’Henri Matisse, de onze ans son aîné ; c’est Henri Matisse qui alla trouver le père de Derain, glacier-crémier à Chatou, pour convaincre ce père de laisser son fils poursuivre sa vocation de peintre, sinon celui-ci était inscrit dans une école d’ingénieur, fort modeste, qu’il suivait d’ailleurs très mal puisqu’on le retrouvait très fréquemment au Louvre en train de s’inspirer, voire de copier les grands maîtres avec son ami Linaret.

A l’occasion d’un accident de train, en 1900, Derain fait la rencontre de Wlaminck, domicilié également à Chatou où ils partagent, bientôt, un atelier commun, situé dans un ancien restaurant des bords de Seine, la Maison Levanneur, à coté de la Maison Fournaise.

En septembre 1901, il part au service militaire à Commercy et reviendra à Chatou en 1904 ; il fait la connaissance de Guillaume Apollinaire et découvre l’art nègre avec Wlaminck.

C’est encore Matisse qui lui présente Ambroise Vollard ; celui-ci achète l’atelier de Derain et lui signe un contrat en 1905.

Pendant l’été 1905, à Collioure, Matisse et Derain se retrouvent pour peindre ensemble ; ils inventent une utilisation nouvelle des couleurs pures, aux tons éclatants, remplissant l’espace, effaçant les ombres que l’on a appelé le FAUVISME au salon d’Automne( Louis Vauxelles) Ambroise Vollard financera son premier voyage à Londres, en septembre de la même année.

Derain y retournera l’année suivante en utilisant la même technique dite « Fauve ».

L’année 1907 verra son mariage avec Alice Princet (née Géry) en octobre ; Derain quitte alors Chatou pour s’installer à Montmartre aux " Fusains " 22 rue de Tourlaque. Le marchand Daniel Henry Kahnweiller signe un contrat avec lui. Il fréquente Picasso, Braque, Van Dongen, Wlaminck avec le groupe du " bateau lavoir ".

Derain, en 1909, illustre l’Enchanteur Pourrissant de Guillaume Apollinaire en gravant une série de superbes bois. C’est également au cours de cette année que Derain eut la douleur de perdre son père.

En 1910, Derain s’éloigne peu à peu des conceptions cubistes de ses amis Braque et Picasso ; il ressent le cubisme comme une technique qu’il juge trop cérébrale. Il quitte Montmartre et s’installe au 13, rue Bonaparte.

Il séjourne en Avignon avec Picasso et Braque en 1914; il est mobilisé et servira en Champagne, dans la Somme, à Verdun…et cependant, pendant cette période combien troublée, Derain réussira à composer de magnifiques gravures sur bois, de fil, illustrant en particulier Mont de Piété d ‘André Breton, qui sera publié en 1919.

Démobilisé en 1918, il réalise les décors de "  l’Annonce faite à Marie " de Paul Claudel et exécute les décors et les costumes de " La Boutique Fantasque " de Rossini, représenté à Londres par les Ballets Russes de Diaghilev en 1919.

La même année Modigliani dessine les portraits de Derain et d’Alice Derain, et, en 1920, c’est Picasso qui dessine, à son tour, le portrait de Derain tandis que H.Kahnweiler lui achète sa production. Derain visite Rome, puis durant tout l’été 1921 descend peindre à Sanary, la Ciotat (avec Kisling), Les Lecques, Saint-Cyr-sur-Mer et en 1922, il expose à Stockholm, Berlin, Munich, New-York.

En 1923, Paul Guillaume, devient son marchand ; Derain est la référence d’une peinture classée par les critiques de l’époque comme "  le retour à l’ordre ", après les tumultes et les meurtrissures de la guerre. Son œuvre témoigne d’une grande sérénité allant du portrait de Paul Guillaume, de Madame Paul Guillaume en passant par le Beau Modèle et les Arlequins…

Il expose alors beaucoup : à New York à la galerie Knoeler et au Cincinnati Art Museum : il obtient le prix Carnegie en 1928, et il expose à la Galerie Paul Guillaume à Paris en 1931.

Il réalise de magnifiques décors et costumes pour les ballets : "  Jack in the Box, " musique d’Erik Satie chez le Comte de Beaumont, repris par les Ballets Russes ; " La Concurrence ", musique de Georges Auric, chorégraphie de Balanchine, représenté par les Ballets Russes à Monte Carlo ; "  Fastes ", musique d’Henri Sauguet, chorégraphie de Balanchine ; " Songes, " musique de Darius Milhaud, chorégraphie de Balanchine. Il exécute des gravures sur bois, en particulier pour les illustrations du Satyricon de Pétrone pour Ambroise Vollard, puis de Contes et Nouvelles de La Fontaine, publiés ultérieurement en 1950 et 1951.

Très affecté par la disparition de son marchand et ami Paul Guillaume en 1934, il décide de quitter Paris pour retrouver sa région d’origine, l’ex Seine-et-Oise (les Yvelines). Il vend ses propriétés de Chailly-en-Bièrre, de Paris et son château Parouzeau en Seine et Marne pour acquérir "La Roseraie" à Chambourcy, près de Saint-Germain-en-Laye, une grande et belle demeure du XVIIIème siècle en 1935.
C’est un Derain différent que l’on retrouve à Chambourcy de 1935 jusqu’à sa mort en 1954.

C’est la période dite " Noire " de Derain ; non pas en raison de ses nombreux conflits conjugaux qui furent aussi fréquents que douloureux, allant jusqu’à la pose des scellés sur son atelier, mais surtout en raison des fonds noirs de ses différents tableaux de cette période où un simple trait blanc ou point blanc sur ce fond noir permet de suggérer le contenant par rapport au contenu, par exemple un vase de fleurs, ou le support d’une table par rapport aux objets (nature morte aux pichets et aux cerises).

Il réalise les décors du ballet " L’Epreuve d’amour " de Mozart, chorégraphie de Fokine, représenté par les ballets Russes de Monte Carlo. En 1937, la grande exposition des Maîtres de l’art contemporain, au petit-Palais présente trente toiles de Derain.

Le 30 juin 1939, naît son fils André qui sera adopté par sa femme Alice.
En 1940, la maison est occupée par les Allemands et certains tableaux furent arrachés, d’autres toiles crevées dont une de grande dimension, 4 mètres de large sur 2 mètres de haut, qui occupait toute la paroi du mur situé immédiatement à gauche en rentrant dans l’atelier : le " Retour d’Ulysse " ; il a fallu le retrouver puis le restaurer; ce tableau est revenu à Chambourcy en 1952, comme en témoignent plusieurs photographies puis ensuite donné au Musée National d’Art Moderne Georges Pompidou à Paris.

Il faut parler du tristement célèbre voyage des artistes français en Allemagne en 1941 dont faisait partie Derain avec entre autres : Van Dongen, Vlaminck, Dunoyer de Segonzac, Belmondo, Despiau, Landowski, Oudot, Bouchard:  piège dans lequel tous étaient tombés ; ce qui leur sera beaucoup reproché.

En 1943 illustre Le Pantagruel de Rabelais, pour l’éditeur Skira.

Derain récupéra sa maison de Chambourcy en 1944 pour y poursuivre son œuvre : parfois inspirée de son parc(les chèvres à Chambourcy); en continuant la gravure pour l’illustration de l’Eloge des pierreries de Héron de Villefosse en 1947, le Génie du Vin pour les établissements Nicolas en 1948 et les décors de Le Diable l’emporte, représenté par les ballets de Roland Petit à Paris.

Edmonde Charles-Roux, ayant connu Derain en 1943 et après une visite " inoubliable " de la Roseraie, a gardé un souvenir vivant et admiratif de la personnalité du maître de Chambourcy, surprenant par l’étendue d’une vaste culture toujours agrémentée de propos passionnants. Elle lui a fait connaître Gabriel Dessurget, créateur du Festival d’Aix en Provence et c’est Derain qui exécuta les décors et les costumes de l’Enlèvement au Sérail de Mozart en 1951, et les décors du Barbier de Séville en 1953.

André Derain décéda le 8 septembre 1954 à Garches des suites d’un accident survenu sur la route nationale voisine de son domicile ; il est inhumé dans le cimetière de Chambourcy avec sa femme Alice et son fils André dit Bobbi .
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