2-1 Code général des Collectivités territoriales 4





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10 – Synthèse du fonctionnement des réseaux

Le bilan, réalisé au moyen d’enquêtes de terrain, mesures de débit et de tests divers (inspections télévisées notamment), à l’exutoire des bassins versants, permet de dégager un diagnostic du fonctionnement des réseaux.

Des apports de parasites permanents importants dans les réseaux unitaires(1)

Rappelons qu’il est impératif de limiter au maximum les intrusions d’eaux claires parasites de nappe, dans les réseaux qui d’une part, diminuent la débitance des canalisations vis-à-vis de l’évacuation des eaux usées et d’autre part surchargent la station d’épuration ;

  • A l’aval des réseaux de Montigny, le volume d’eaux claires est d’environ 230 m3/j en période de ressuyage(2), ce qui représente environ 74% du débit moyen de temps sec (égal à 310 m3/j)

Hors période de ressuyage, ces apports parasites ne représentent plus de 90m3/j, soit 50% du débit de temps sec (égal à 180 m3/j)

Ces apports parasites sont imputables à des canalisations unitaires non étanches.

Les tronçons de collecteur les plus touchés (représentent 88% des apports totaux) sont les suivants :

 Rue de Gurcy avec 52% des apports totaux

 Rue Montmart avec 28% des apports totaux

 Rue A. Chénier avec 8% des apports totaux

Le solde, soit 12% n’a pas été localisé précisément, il s’agit en réalité d’apport diffus.

 Les défauts les plus importants, mis en évidence par l’inspection télévisée et responsables des infiltrations dans les canalisations et les regards, sont les suivants :

 des fissures et perforations n’assurant pas une bonne étanchéité des collecteurs

 de nombreux dépôts de ciment

 des branchements pénétrants et mal raccordés, entraînant des défauts d’étanchéité

 des casses de collecteurs, rendant possible les intrusions d’eaux de nappe dans le réseau

 des contre-pentes ne permettant pas un bon écoulement des effluents

Par ailleurs, de nombreux branchements de drainage provenant des parcelles de particuliers ont été recensés rue de Gurcy.

  1. On définit comme apports parasites permanents dans les réseaux, les débits d’infiltration ou de drainage, en provenance d’une nappe d’eau souterraine ou du ressuyage de sols en période pluvieuse.

  2. Par le phénomène de ressuyage, l’eau de pluie s’infiltre dans le sol puis gagne progressivement, les réseaux poreux non étanches. Les eaux de pluie contribuent aussi à recharger la nappe sous-jacente provoquant ainsi une remontée rapide du niveau piézométrique et amplifiant le phénomène d’infiltration.

Des apports d’eaux claires très importants par temps de pluie (1)

L’arrivée massive d’eaux pluviales provoque des surcharges hydrauliques pour lesquelles la station d’épuration située à l’aval n’a pas été conçue.

Les apports d’eaux de pluie dans les réseaux peuvent également se traduire par une insuffisance de capacité des collecteurs, ce qui induit des débordements dans les caves, sous-sols et parfois même sur la chaussée.

  • Le volume total reçu à la station d’épuration (avec régulation au niveau du poste de relèvement) est estimé à environ 215 m3 pour une pluie de 5.6 mm en 4 heures (dont 35 m3 d’eaux claires météoriques). La capacité nominale hydraulique de l’unité de traitement est donc dépassée (112%).

En réalité, 195 m3 sont collectés par les réseaux, mais 160 m3 (soit 82%) sont rejetés au milieu naturel au droit des deux déversoirs d’orage et du trop-plein situé en tête de station.

  • Il n’a pas été possible de mettre en évidence des intrusions d’eaux pluviales dans le réseau d’eaux usées de la zone séparative. L’analyse approfondie des réponses à la pluie en entrée de station, n’a pas permis de différencier la part des apports pluviaux imputables à la zone séparative par rapport aux apports totaux.

Compte tenu de cette incertitude, la recherche d’erreurs de branchement par des tests à la fumée n’est donc pas justifiée. Par ailleurs, les apports pluviaux de ce secteur séparatif sont supposés dérisoires comparés à ceux du secteur unitaire.

Une insuffisance hydraulique de certains tronçons

  • Des insuffisances de certaines canalisations s’observent pour l’évacuation des effluents générés par une pluie de période de retour 10 ans (44,5 mm en 4 heures). On distingue notamment des désordres sur les tronçons suivants :

 Route de Provins, entre le chemin du Clos Moreau et la station d’épuration : mise en charge par insuffisance du collecteur, liée à une faible pente et à un diamètre insuffisant.

 Chemin du Clos Moreau, entre la route de Provins et la rue Turgot : mise en charge et débordement par insuffisance du collecteur, liés à un diamètre insuffisant

 Rue Turgot, à l’aval du déversoir d’orage : mise en charge du collecteur par contraintes aval.

 Rue du Cocheret, entre la rue de la Tuilerie et la Grande Rue : écoulements difficiles liés à des contraintes aval.

Des rejets de pollution vers le milieu naturel

  • Par temps de pluie, le fonctionnement des déversoirs d’orage et du trop-plein situé à l’entrée de la station d’épuration provoque des rejets d’eaux usées vers le milieu naturel.

Pour une pluie de 5.6mm en 4 heures, le volume total surversé est estimé à environ 160m3. Des déversements plus importants sont à craindre pour des pluies d’intensité plus grandes.

L’impact de ces rejets sur la qualité du milieu récepteur n’est donc pas négligeable.

Des anomalies à la station d’épuration

  • Par temps de pluie, les eaux collectées sont fortement diluées par des eaux claires.

  • Sans régulation, le débit entrant à la station d’épuration pour une faible pluie (inférieure à 5mm) dépasse largement sa capacité nominale. La limitation du débit en entrée de la station s’effectue par la régulation de la pompe de relevage alimentant la filière de traitement. Malgré cette régulation, le débit à traiter reste important par temps de pluie et peut dépasser la capacité nominale de l’unité de traitement.



  1. On définit comme apport de temps de pluie, tout apport dont la variabilité est directement liée aux précipitations avec un temps de réponse très court.

11 – Solutions pour remédier aux anomalies

11-1 Les points faibles

Le diagnostic du système d’assainissement existant et des contraintes locales a permis de mettre en évidence les points faibles :

  • Des intrusions d’eaux claires parasites de nappe dans les canalisations unitaires dégradées

  • Des apports d’eaux claires pluviales liées principalement aux réseaux unitaires

  • Des rejets d’eaux usées dans le ru de Sucy par temps de pluie au niveau des déversoirs d’orage

  • Des dysfonctionnements de l’unité de traitement liés aux surcharges hydrauliques

Une optimisation du système d’assainissement est aujourd’hui nécessaire pour résoudre les anomalies constatées sur les réseaux et la station d’épuration et respecter les contraintes actuelles et futures de protection du milieu récepteur : le ru de Sucy.

Les travaux préconisés font référence aux anomalies localisées dans le cadre de l’étude. D’autres désordres peuvent exister, mais non pas été recherchés pour des raisons de coût. Ainsi compte tenu de l’ancienneté de certaines canalisations et des désordres rencontrés, il sera nécessaire de prévoir un programme pluriannuel complémentaire d’inspections télévisées afin notamment de pouvoir vérifier l’état des conduites non contrôlées dans l’étude.

  • En ce qui concerne la réduction des eaux claires parasites permanentes, les remèdes présentés sont basés sur la réhabilitation ponctuelle (injection de résine, pose de manchettes, gainage) avec une efficacité toutefois limitée dans le temps mais ne nécessitant pas d’ouverture de chaussée.

Rue de Gurcy, une étude à la parcelle permettra de vérifier les branchements de drainage des terrains et d’étudier les solutions permettant leur déconnexion.

La réhabilitation d’environ 1 050 m de canalisations unitaires (soit environ 14% du linéaire total) et la déconnexion des drains (rue de Gurcy) permettront d’éliminer 70% des apports parasites permanents localisés.

  • La suppression des désordres hydrauliques passe par :

 La limitation des apports pluviaux (avec déconnexion des fossés pluviaux et réduction des surfaces imperméabilisées)

 Le renforcement des tronçons insuffisants

 La régulation des apports pluviaux résiduels en tête de station d’épuration

  • Si la déconnexion des eaux pluviales de voirie, actuellement raccordées aux canalisations unitaires, constitue une priorité afin de remédier à la fois aux surcharges, aux insuffisances par temps de pluie et à la dilution des effluents, les solutions pour y remédier ne sont pas évidentes à mettre en œuvre car elles relèvent d’une véritable maîtrise du ruissellement en milieu urbain.

Ces solutions sont d’autant plus complexes puisqu’elles participent également à la réduction des surverses au droit des déversoirs d’orage. De plus toute amélioration dans la séparativité des effluents implique que ce principe soit adopté sur l’ensemble d’un même sous-bassin élémentaire.

Les aménagements proposés utilisent ces principes et constituent un bon compromis entre la situation existante et la solution dite séparative complète (solution très onéreuse sans garantie maximum).

  • Enfin, l’amélioration du traitement des effluents passe par la création d’un bassin d’orage de 150m3. Dimensionné pour stocker les effluents générés par une pluie annuelle locale, cet ouvrage permettra de limiter significativement les rejets directs de pollution au milieu naturel).

11-2 Solutions dites alternatives pour les aménagements futurs

Dans la mesure où les zones d’urbanisations futures ne génèrent pas de nouveaux apports d’eaux claires météoriques, le dimensionnement actuel du système unitaire de collecte n’est pas à remettre en cause.

On privilégiera pour les aménagements futurs les solutions dites alternatives, c’est-à-dire des solutions qui permettent de limiter (voire de supprimer) le ruissellement ou de retarder son arrivée à l’exutoire. Ces techniques privilégient la rétention, soit par un stockage dépressionnaire et une infiltration le plus en amont possible, soit par la limitation du débit de pointe évacué au réseau par un stockage de temporisation.

Les techniques à mettre en œuvre sont à choisir en fonction de l’échelle du projet :

  • A l’échelle de la construction : citernes ou bassins d’agrément, toitures terrasses

  • A l’échelle de la parcelle : infiltration des eaux dans le sol, stockage dans bassins à ciel ouverts ou enterrés

  • A l’échelle d’un lotissement :

 Au niveau de la voirie : chaussées à structure réservoir, chaussées poreuses pavées ou enrobées, extensions latérales de la voirie fossés, noues…)

 Au niveau du quartier : stockage dans bassins à ciel ouverts (secs ou en eau) ou enterrés, puis évacuation vers un exutoire de surface ou infiltration dans le sol (bassins d’infiltration)

  • Autres systèmes absorbants : tranchées filtrantes, puits d’infiltration, tranchées drainantes.

L’une des formes les plus classiques est le bassin de rétention. Le recours à d’autres solutions est toutefois à promouvoir, notamment les techniques d’infiltration (noues, tranchées), à favoriser dans la mesure du possible. Cependant, seules des études de sols à la parcelle permettront de valider la mise en œuvre de techniques basées sur l’infiltration.

Les solutions d’infiltration à la parcelle ou de bassins d’infiltration peuvent être proposées pour compenser l’imperméabilisation sous réserve :

  • De la réalisation d’essais d’infiltration (méthode à niveau constant après saturation du sol sur une durée minimale de 4 heures) à la profondeur projetée des systèmes d’infiltration. Le nombre d’essai devra être suffisant pour permettre d’obtenir une bonne représentativité sur l’ensemble du projet ;

  • D’une connaissance suffisante du niveau de la nappe en période de nappe haute.

A l’exception des opérations soumises au régime de déclaration ou d’autorisation au titre du Code de l’Environnement, les solutions par infiltration ne pourront être proposées dans le cas où le niveau maximal de la nappe pourrait se situer à moins d’un mètre du système d’infiltration.

Le dimensionnement des ouvrages d’infiltration n’est pas identique aux ouvrages de rétention classiques. En effet, le débit de fuite est différent puisqu’il est imposé par la capacité d’infiltration du sol. Le débit d’infiltration est défini à partir des études de sol (perméabilité).

Ce débit d’infiltration peut alors être ramené à l’hectare de projet afin de définir le volume de rétention nécessaire.

Pour des ouvrages mixtes (rejet dans le réseau + infiltration), le débit de fuite global à l’hectare de projet est d’abord calculé en additionnant le débit de rejet autorisé dans le réseau et le débit donné par la capacité d’infiltration.

11-3 Maîtrise qualitative des eaux pluviales

11-3-1 Nature de la pollution

Il est nécessaire de distinguer deux types de pollution en milieu urbain à savoir :

  • La pollution accidentelle : pollution ponctuelle occasionnée par un déversement accidentel de matière polluante ou toxique liée à une activité du secteur urbain

  • La pollution chronique : elle est principalement générée par l’accumulation de polluants durant les périodes de temps sec :

  • Par ailleurs, l’origine de la pollution des eaux pluviales peut provenir de plusieurs facteurs comme :

  • La circulation automobile : les véhicules constituent la source principale de rejets d’hydrocarbures (huiles et essence), plomb (essence), caoutchouc et différents métaux provenant de l’usure des pneus et pièces métalliques (zinc, cadmium, cuivre, chrome, aluminium…)

  • Les déchets solides ou liquides : lors du nettoyage des rues, une partie des déchets est entraînée par les eaux de lavage ;

  • Les animaux : les déjections animales sont une source très importante de pollution

  • La végétation : la végétation urbaine produit des masses importantes de matières carbonées (feuilles mortes à l’automne…). Elle est également à l’origine indirecte d’apports en azote et en phosphate (engrais), pesticides et herbicides.

  • L’érosion des sols et les chantiers : l’érosion des sols par l’action mécanique des roues de véhicules, est une source importante de matières en suspension qui peuvent contenir des agents actifs (goudron).

  • L’industrie : sa contribution est très variable et dépend des types d’activité et de leur situation par rapport à la ville ;

  • Les contributions diverses des réseaux : rejets illicites d’eaux usées dus à de mauvais raccordements ou à l’absence de système de traitement autonome.

      1. Mode de dépollution des eaux

Compte tenu de la nature des pollutions, les principes de traitement susceptibles d’être efficaces sont :

  • Les simples cloisons siphoïdes pour retenir les flottants

  • Les dégrilleurs pour retenir les éléments grossiers

  • La décantation

  • Le piégeage des polluants au travers de massifs filtrants

Les séparations à hydrocarbures dans le cas de risque de pollution par ce paramètre. Ces ouvrages, s’ils ne sont pas entretenus correctement peuvent générer une pollution plus importante que celle émise du fait du relargage des substances.

  1. Lutte contre la pollution chronique

Les techniques alternatives sont par nature efficaces pour limiter la pollution chronique rejetée au milieu naturel, compte tenu de la bonne décantabilité des eaux de ruissellement.

Les ouvrages à privilégier sont les suivants :

  • Bassins de retenue, noues permettant une décantation des particules

  • Barrières végétales permettant une filtration passive : bande enherbée et bandes végétalisées

  • Massifs filtrants permettant une filtration mécanique des particules (rendement épuratoire intéressant pour les hydrocarbures et métaux lourds).

  1. Lutte contre la pollution accidentelle

  • Le bassin ou la zone de confinement étanche

  • Le séparateur à hydrocarbures : ouvrage permettant une décantation des particules et une séparation des hydrocarbures par flottation

  • Le décanteur lamellaire : basé sur le fonctionnement du séparateur à hydrocarbures, des lamelles inclinées sont ajoutées au dispositif permettant une augmentation de la surface de décantation.

Ces dispositifs doivent être accompagnés de dispositifs de confinement (vanne) afin de pallier d’éventuels transferts vers le milieu. Un plan de gestion de la crise peut également être élaboré pour faciliter la gestion au moment ou survient l’incident.

Ces deux types de procédés doivent être implantés dans des secteurs à risques de pollution accidentelle, comme les zones urbaines fortement fréquentées avec des activités potentiellement polluantes.




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