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LA FORME DE NANTES
Scénario écrit par Aurélien Boulé

Aurélien Boulé NUMERO SACD : 189764

1 rue Sainte Marie

44650 Corcoué sur Logne

E mail : aurel@nantes.fr

Portable : 06/60/40/37/73 Avril 2006





Continuité dialoguée : page 3

Synopsis : page 125
Note d’intention : page 129

1/EXTERIEUR – QUAI DE LA FOSSE – 23H58
Une montre indique l’heure. ANDRE SOUCHARD, un septuagénaire à l’allure bienveillante, détache son regard de sa montre et se retourne vers PAUL MANDEL. De taille moyenne, la trentaine, le visage fin et l’air anxieux, il porte un costume noir sobre auquel est accroché à l’encolure une petite cocarde bleu blanc rouge.

Ils se tiennent à l’écart de la foule qui, dans une ambiance festive, est massée entre les vieux immeubles longeant le quai et la Loire.
ANDRE SOUCHARD

Il va être grand temps que l’on y aille Paul. L’heure tourne et le feu d’artifices va commencer. Il faut vraiment que tu sois présent à la tribune. Qu’est ce que vont dire les journalistes si tu n’es pas là ?
PAUL MANDEL

Je crois que je ne vais pas y arriver, André. Vous imaginez, toute cette foule. Ils sont combien ?
André Souchard hoche la tête d’une manière lasse.
ANDRE SOUCHARD

Qu’est ce que j’en sais, moi ? Probablement entre trente mille et quarante mille, comme pour chaque soir du quatorze Juillet.
Paul Mandel fait une grimace, semble être pris d’un vertige et s’agrippe au bras d’André Souchard.
PAUL MANDEL

Ecoutez André, allez y. Dîtes leur que je n’ai pas pu venir. Que j’ai eu un empêchement de dernière minute, qu’on me demandait à la mairie. Baratinez leur quelque chose, je ne sais pas moi. C’est votre métier. En tout cas, c’est hors de question que je traverse cette foule.
ANDRE SOUCHARD

Est ce qu’on a déjà entendu un adjoint au maire dire ça ? Mais, tu es sérieux ? Je t’emmènerai à l’autre bout, sur la tribune, que tu le veuilles ou non.
André Souchard saisit Paul Mandel par la taille et l’entraîne vers la foule.
PAUL MANDEL

Arrêtez André, comprenez moi un peu. Je ne vais pas supporter, vous le savez. Faîtes un effort.
ANDRE SOUCHARD

Un élu, ça se montre et ça se mélange avec les citoyens. Sinon, ça ne sert à rien. Et cette règle s’applique partout, mon vieux, même à Nantes. Ravale ta salive et prends sur toi. Aujourd’hui, c’est ton grand jour. Ta première grande fête municipale.
Ils pénètrent dans la foule. Des personnes distribuent des ballons et des bâtons fluorescents aux enfants. Une fanfare déambule en jouant de la musique entraînante. Les gens rient et se parlent.

Au centre avance un JEUNE HOMME BLOND, âgé d’une vingtaine d’années. Celui-ci porte en bandoulière, autour de son cou, un badge sur lequel est écrit « organisation ». Il se fraye un chemin en précédant le pas à ISABELLE DAJAN. Elle est petite, assez ronde, est vêtue d’un tailleur et porte une pochette en cuir sous son bras gauche. Elle a une trentaine d’années. Elle regarde autour d’elle d’un air curieux et marche d’une manière hésitante.
JEUNE HOMME BLOND

Vous trouverez tout dans cette pochette, ma petite dame. Les clés de votre voiture de fonction, votre téléphone portable pour le boulot, un agenda, des crayons et un plan de la ville. La voiture est garée dans la cour de la mairie, elle vous attend.
ISABELLE DAJAN

Je veux bien prendre votre voiture, mais qu’est ce que je fais avec ? Je viens d’arriver dans cette ville, vous savez. J’ai juste eu le temps de poser mes valises à l’hôtel, c’est tout. Et on ne m’a toujours pas expliqué précisément en quoi consistait ce boulot.
JEUNE HOMME

C’est simple, vous avez à gérer les rendez-vous du maire. A faire en sorte que tout se déroule comme prévu lors des rencontres avec les journalistes ou avec les habitants, par exemple. C’est aussi vous qui l’accompagnez à toutes ses réunions.
ISABELLE DAJAN

En quelque sorte, on peut dire que je suis son assistante personnelle ?
Une bande de cinq garçons déguisés en révolutionnaires rient et chantent la Marseillaise en bloquant le passage à Isabelle Dajan. Elle tente de les pousser sans y parvenir et regarde le jeune homme s’éloigner d’elle. Celui-ci ne s’aperçoit de rien.
JEUNE HOMME

Mais je vais vous donnez un conseil ma petite dame, si je peux me permettre, ne perdez surtout jamais du regard le maire. Cet asticot là, on ne sait jamais ce qui lui passe par la tête.
Il se retourne, s’apercevant que Isabelle Dajan n’est plus avec lui, avant de s’immobiliser et de la chercher du regard dans la foule, tout autour de lui.

A une trentaine de mètres s’élève une tribune, séparée de la cohue populaire par une rangée de barrières. La tribune fait face à la Loire.

Une soixantaine de personnes y sont assises, dont le MAIRE, au milieu de la rangée de sièges la plus élevée. Il a une cinquantaine d’années, une silhouette corpulente, le visage souriant et une allure débonnaire. Il porte un costume bordeaux et une écharpe républicaine tricolore autour du buste.

Les gens qui l’entourent parlent de politique mais il n’écoute pas leur conversation.

Il tourne la tête et observe une fenêtre d’un immeuble longeant le quai. Une lumière tamisée s’en échappe. Une femme blonde apparaît. Elle regarde dehors avant de tourner la tête vers le Maire et de lui faire un geste de la main en souriant.

Il retourne la tête, gêné, vers ses voisins. Ceux-ci poursuivent la même conversation.

Le Maire se désaxe lentement pour observer à nouveau la femme. Elle fait un signe en parlant à d’autres femmes, qui viennent la rejoindre à la fenêtre pour regarder le Maire. La femme blonde défait son chignon tandis que les autres lui font un bonjour de la main en riant.

Il détourne vivement son regard vers la Loire, surpris et amusé. Il se retourne encore vers la fenêtre. Les femmes lui font signe de venir. Il observe alors autour de lui en souriant.

Ses voisins continuent de parler sans se soucier de ce qui se passe autour d’eux.

Le Maire se lève, descend discrètement les marches et se dirige vers les barrières. Un Agent de sécurité s’approche de lui.
AGENT DE SECURITE

Où allez vous ainsi monsieur le maire ? Vous n’avez…
Le maire s’arrête et regarde l’Agent dans les yeux.
LE MAIRE

Et alors, est ce que je vous demande où vous allez ? Je m’en fous. Où je vais ne regarde personne.
AGENT DE SECURITE

Mais vous comprenez bien.

Le Maire sort des billets de sa poche.
AGENT DE SECURITE

Qu’est ce que je leur dis ?
Le Maire tend les billets à l’Agent de sécurité.
LE MAIRE

Prenez ça. Et motus et bouche cousue. Ok ?
L’Agent de sécurité observe autour de lui, saisit les billets et écarte les barrières.

Le maire pénètre dans la foule. Il se dirige vers l’immeuble en avançant entre les personnes. Les lampadaires s’éteignent. Les gens poussent un cri d’approbation tout en applaudissant.

Le Maire sort de la foule, marche encore une dizaine de mètres, pousse et passe le seuil de la porte d’entrée de l’immeuble.

Le feu d’artifices éclate.

2/INTERIEUR – IMMEUBLE – 00H00
Le Maire marche dans un couloir avant de monter les marches d’un long escalier en colimaçon. Les lumières du feu d’artifices se reflètent sur les murs de la cage d’escalier. Arrivé au second étage, le Maire se dirige vers une porte entrouverte.

MADAME LIZ, une femme corpulente d’une cinquantaine d’années, avec les cheveux longs attachés en chignon, apparaît sur le seuil de la porte. Elle est vêtue d’une robe large et plissée, de couleur saumon avec des motifs imprimés.

Elle sourit et ouvre les bras vers le Maire.

MADAME LIZ

Monsieur le Maire, quelle bonne surprise. Comment allez-vous ?
Le Maire entre dans l’appartement. La décoration est rococo. Un petit couloir mène à diverses chambres d’où émergent des faibles lumières.

Madame Liz ferme la porte et tapote la poitrine du maire avec son index, tout en le faisant signe avec la tête d’avancer.
MADAME LIZ

Vous savez, j’ai plein de petites nouvelles pour vous. J’en ai une qui vient tout droit d’Espagne, elle est pleine de vie.
LE MAIRE

Pas la peine de te fatiguer, tu sais pour lesquelles je viens.
MADAME LIZ

Mais enfin, c’est insensé. Mes clients sont tout à fait satisfaits avec les autres filles. Pourquoi vous cantonner à celles-ci ?
LE MAIRE

Question de devoir national, vois-tu. Je me dois de privilégier les françaises.
Le Maire entre dans une chambre. Un lit se tient à côté d’une fenêtre d’où l’on voit le feu d’artifices. Sept jeunes femmes sont dans la chambre. Elles portent toutes autour de leur buste une écharpe sur lequel est écrit « Miss », suivi par le nom d’une ville.

MISS LILLE est adossée au mur. Elle porte une tenue légère en soi blanche opaque. Elle est grande, a le visage assez anguleux et ses yeux sont noirs.

MISS STRASBOURG est assise sur la taie d’oreiller du lit. Elle porte une robe légère. Elle a le visage rond, une petite poitrine et un air malicieux. Elle parle à MISS TOULOUSE et à MISS MARSEILLE qui sont aussi assises sur le lit.

Miss Toulouse, qui rie très fort, est vêtue d’un corset rouge. Elle a une chevelure ondulée. Miss Marseille porte une fine robe verte. Elle est métisse et a les yeux verts.

MISS BORDEAUX est debout, à l’écart. Elle observe le feu d’artifices par la fenêtre. Elle porte une jupe sombre et un haut avec un large décolleté. Elle a une allure assez sophistiquée et un air hautain.

MISS LYON parle à MISS PARIS. Elles sont assises sur un gros fauteuil dans un coin de la pièce. Miss Lyon porte une jupe courte à carreaux. Elle a les cheveux roux et des tâches de rousseur sur le nez. Miss Paris est vêtue d’une combinaison crème. Elle est grande et à des traits de visage larges et gracieux.

Le Maire s’approche d’elles. Elles se retournent vers lui en lui souriant.
MADAME LIZ

Allez les filles, tentons de convaincre Monsieur le Maire de changer ses vieilles habitudes.

Miss Toulouse l’entraîne sur le lit en riant aux éclats. Les autres se jettent sur lui.
MADAME LIZ

Amusez vous bien, jeunes gens.
Les Miss sont toutes sur le lit et retirent, en criant et en riant, l’écharpe tricolore du Maire avant de déboutonner sa veste et sa chemise.

Celui-ci s’allonge et fait semblant de se débattre. Miss Strasbourg éteint la petite lampe de chevet. Les éclats du feu d’artifice et la lumière du couloir éclairent faiblement la chambre. Miss Lille s’assoit sur le ventre du Maire et lui masque les yeux avec ses mains.
MISS LILLE

Devine qui c’est, mon grand ours.
LE MAIRE

Les doigts longs et froids, un parfum poivré et enivrant.
Le Maire lui touche le visage.
LE MAIRE

Des cheveux attachés et des lèvres tièdes, ça ne peut être que ma chère lilloise.
Les miss applaudissent. Miss Lille embrasse le Maire sur la joue et se rassoit sur le bord du lit. Miss Marseille prend place sur le ventre du Maire. Elle lui pose ses mains sur ses paupières et il lui touche le visage.
MISS MARSEILLE

A mon tour, mon petit chou.
LE MAIRE

Alors, voyons, voyons. Un nez petit et en trompette, des fossettes creusées, des cheveux rêches et ondulés. Ne serait-ce pas ma chère phocéenne ?
Miss Marseille rie, ôte ses mains du visage du maire et l’embrasse sur le front. Il sourit et penche la tête sur le côté.

Madame Liz passe dans le couloir. MISS NANTES arrive vers elle.

Miss Nantes porte un ensemble fin et bleu clair. Elle est grande et très belle.

Elles échangent quelques mots.

Le Maire se redresse vivement en voyant Miss Nantes. Les autres Miss arrêtent de rire. Miss Nantes regarde le Maire, lui sourit et se retourne vers Madame Liz. Les lueurs du feu d’artifices illuminent son visage.

Madame Liz sort un petit papier que Miss Nantes prend avant de le mettre dans sa poche. Elles avancent dans le couloir.

Le Maire saute du lit et reboutonne sa chemise pendant que les Miss tentent de le retenir. Il met sa veste et sort de la chambre.

Miss Nantes enfile une veste et échange quelques mots avec Madame Liz avant de sortir du bordel.

Le Maire se précipite vers la porte, en bousculant Madame Liz qui l’interpelle alors, et court vers l’escalier avant de débouler les marches.

LE MAIRE

Attendez, où allez vous de ce pas, ma chère ?
Le Maire sort de l’escalier et pousse la porte de l’immeuble.

3/EXTERIEUR – RUES DU CENTRE VILLE – 00H15
La foule observe le feu d’artifices.

Le Maire tourne la tête et aperçoit Miss Nantes qui, à une trentaine de mètres, tourne et pénètre dans une rue. Il marche rapidement en sa direction et entre dans la même rue.
LE MAIRE

Vous avez certainement besoin d’un chevalier pour vous escorter, douce madame ?
Miss Nantes ne se retourne pas.
LE MAIRE

Quels vagabondages vous amènent à sortir d’une heure si tardive ?
Elle accélère le pas.
LE MAIRE

Ne répondez pas, c’est encore plus excitant ! Serrez votre veste contre votre corps et ignorez moi, cruelle ombre fuyante. Courez, courez.
Il sourit et se frotte les mains. Ils traversent un boulevard. Les rues sont désertes. Les bruits du feu d’artifices s’estompent un peu plus à chaque pas qu’ils font.
LE MAIRE

Quel jeu truculent. Mais où finira donc cette course folle course urbaine, impitoyable madame ?
Miss Nantes se retourne et sourit au maire, avant de prendre, à droite, une petite rue. Le maire, qui s’essouffle, accélère le pas et rie.
LE MAIRE

Mais voyons, attendez moi. Ce n’est plus de mon âge. Où diable allez vous ainsi ?
Le Maire et Miss Nantes tournent à une intersection avant d’entrer sur la place Bretagne, une grande place en demi-cercle. Un silence pesant y règne. La place est surplombée par la Tour Bretagne, un gratte-ciel de cent cinquante mètres de haut.

Miss Nantes se dirige vers la tour. Le maire ralentit, épuisé.

Miss Nantes monte les quelques marches qui mènent au hall désert de la Tour. Elle le traverse et ouvre une porte avant de la refermer après son passage.

Le Maire marche avec une respiration haletante, monte les marches, traverse le hall et ouvre la porte.
4/INTERIEUR – REZ DE CHAUSSEE DE LA TOUR – 00H45
Une foule dense et compacte est massée dans une pièce carrée au centre de laquelle se dresse un escalier. Les gens sont tous tournés vers cet escalier et crient en direction d’un vigil qui, debout sur une chaise, montre du doigt quelques personnes pour les autoriser à monter.

Le Maire se fraye un passage dans la foule. Il se fait cogner la tête par le coude d’une femme, qui lève les bras pour se faire remarquer du vigil.

Le Maire tente de s’approcher de l’escalier. Il voit Miss Nantes qui émerge de la masse et s’approche du vigil.

Elle sort de sa poche le papier que Madame Liz lui a donné et le tend au vigil.

Le Maire sourit et pousse les personnes pour avancer.

Le vigil fait un signe de la tête à Miss Nantes en direction de l’escalier et lui rend le papier après l’avoir lu. Miss Nantes monte les marches. La foule s’agite et crie plus fortement.

Le Maire arrive vers le vigil.
LE MAIRE

Est-ce que je peux passer, s’il vous plaît ?
Le vigil baisse les yeux vers le Maire.
VIGIL

Le code.
Le Maire fait une moue perplexe.
VIGIL

Quelle est la forme de Nantes ?
LE MAIRE

Ronde et massive, comme la poitrine d’une femme enceinte.
VIGIL

Passez.
Le Maire sourit et commence à gravir l’escalier.

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