Je reviendra ici, le cœur plein de nostalgie…





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Je ne parle plus d’amour ici, aujourd’hui, et pour cause : de quoi pourrais-je parler ? Aucune des rares filles que j’ai pu voir ces derniers temps n’est désirable… De Florence, l’ex-voisine conne comme une bite à Læticia qui m’aurait bien embarrassé en m’appelant… Qui d’autre ?…

Et je ne reverrai sûrement pas Guiwenneth…

J’ai bien aperçu quelques gens plaisants en ville mais n’ai aucune idée de l’endroit où ils peuvent se retrouver…
Je suis content de réécrire même si l’utilité n’en apparaîtra que dans dix ans.


Mercredi 22/10/97

Levé de très mauvaise humeur. Toujours pas d’eau chaude. Il fait froid. Je suis sale. Il est beaucoup plus tard que prévu (j’ai dû dormir près de 12 heures). Je vais à Paris tous les deux jours. Il pleut. Les chats n’arrêtent pas de gueuler pour sortir mais si je laisse la fenêtre ouverte, vu que je ne vais pas rentrer avant demain midi, la maison sera glacée et faut pas abuser.

Je suis certain que tomber amoureux me tiendrait chaud… Surtout si elle a une douche.

Est-ce vraiment le manque d’eau qui me met dans cet exécrable état ?… J’adore l’eau. J’adore être dans, sous l’eau. Je pourrais y rester des jours (mort, certes…)… Ne plus avoir la possibilité de ce contact me mine…
Inversons les rôles. Si, au lieu d’avoir été élevé par la mère avec toutes les conséquences qui en découlent, j’avais été élevé par le père dans la théorie que toute femme n’est qu’un trou qui ne demande qu’à être comblé; je serais alors un immonde macho qui passe de conne en conne sans connaître l’amour. Soit.

Il est pourtant désormais acquis que, tout comme les hommes, les femmes ne pensent qu’à ça. Juste une question d’art et de manière…

Je crois que je viens de franchir un grand pas dans la connaissance de la gente féminine…
Je voudrais embrasser, sentir une langue contre la mienne, une peau sous mes doigts…
Je déteste les entreprises, les usines, tous ces bâtiments hideux, camps de concentration d’esclaves décervelés.
17h. La mauvaise humeur est toujours là. Elle s’était un peu calmée dans le train, aux alentours de St-Denis, jusqu’à cette fille dans le R.E.R. qui m’a fait comprendre d’un éclair du regard que le mien l’indisposait…

Dommage. J’aurais osé lui parler je crois (mais bien sûr…)…

Nous sommes descendus ensemble à Denfert. Elle marchait très lentement derrière moi. Pour m’échapper ? Me montrer qu’elle avait tout son temps ? Vu ce qui avait précédé j’ai préféré opter pour la première hypothèse.

Que risquais-je pourtant, vu l’état dans lequel je me trouve de toute façon ?…

Il me faudrait acquérir l’idée que non seulement on a rien sans rien mais surtout que, quoiqu’il arrive, je ne risque absolument rien.

En effet, je ne vois pas comment on pourrait réussir à me frustrer plus que je ne le suis…
18h. La Dame semble satisfaite de mes progrès.

Moi de même.

Il est juste dommage que je n’aie plus d’eau chaude.


Jeudi 23/10/97

9h. Nuit blanche en compagnie d’ Ariane… Comme du temps de notre folle jeunesse; histoire de finir comme on a commencé…

Je rentre sur Beauvais.
Faire une liste de mes jouets

Faire une liste des endroits où j’ai dormi
Toujours à propos de mon journal 88 : c’est fou ce que je peux devenir mauvais dès que j’essaie d’“écrire”, de faire du style… C’est lourd… Putain ce que c’est lourd !… Alors que naturellement, quand je n’y pense pas…


Vendredi 24/10/97

Failli encore rater le train et annuler la répétition… Qu’est-ce que ça serait si je devais aller bosser ?!…


Samedi 25/10/97

« Monsieur,

Vous aviez une importante fuite d’eau dans votre salle de bain et un dégagement de vapeur laissant supposer un début d’incendie.

Les sapeur-pompiers de Beauvais et le commissariat sont intervenus à votre domicile. Le courant électrique est coupé. »

C’était sur un bloc, sur le piano, hier soir, en rentrant chez moi… C’est toujours quand je ne suis pas là qu’il se passe quelque chose… J’avais laissé la fenêtre de la salle de bain ouverte pour les chats. C’est par là qu’ils sont entrés.

Donc toujours pas d’eau chaude + moquette trempée + chasse d’eau cassée.

Bon.
Lieux où j’ai dormi. Je vais m’acheter un autre petit carnet spécialement pour ça, une page par lieu.

Isa B. « Fais attention que je ne saute pas dessus durant la nuit… »

Iseult… Le chaton qui lui tète l’oreille… Les photos d’avirons sur le mur…

Garance… Ce parfum, cette chambre minuscule… Juste un robinet d’eau froide dans un coin avec une salle odeur d’évacuation…

Donia… Sa petite sœur dans la pièce à côté, et moi qui ne trouve toujours pas le trou…

Fred 1… Je ne crois pas y avoir dormi mais des nuits blanches… Ainsi que chez Philippe Druillet…

Fred 2… Dans le quartier de l’institut Pasteur, avec Marie-Claire… Plusieurs mois, je crois…

Collège Cévenol (1 et 2)… Avec Michel Djegam… Et première nuit avec Donia…

Fugue 1… Lyon… Valérie dans le seul lit restant; moi à ses pieds, main dans la main…

Fugue 2… Aix-en-Provence… Valérie sous la couette étalée dans la pièce entassée… Ma, sa, notre première fellation…

Fugue 3… Monaco… La nuit en cellule, séparé de Valérie que je ne reverrai plus jamais

Fugue 4… Cavaillons… La chambre du bout (celle qui jouxte les toilettes où mon grand-père a été retrouvé mort)… Le grenier…

Studio (le premier, celui de mes 16 ans)… Diane… Dorgä… Anna…

U.S.A 1… Le centre musical d’Oxford au Québec… Mes 17 danseuses… Mon paradis…

U.S.A 2… L’hôtel de la dernière nuit avec les 17 elles… « Tu sais, si tu ne veux pas rester seul, cette nuit… »

U.S.A 3… Cap Cod, Krystina, ma première tentative de coït…

U.S.A 4… Boston… Maïs au lait, coke et Bach (une première ligne de chaque…)

U.S.A 5… Montréal, les 11 chats, Fred…

U.S.A 6… Montréal, chez Carmen l’arachnide…

U.S.A 7… La nuit de mon anniversaire (lieu ?)… Fred me saoule pour pouvoir passer la nuit avec Carmen… Ils m’installent par terre, dans la salle de bain du motel…

U.S.A 8… L’hôtel de L.A., avec Fred

U.S.A 9… San-Francisco… Joy… « Comment veux-tu me prendre quand on sera rentrés… Comme un chien ?… »

U.S.A 10… New York, un squatte dans le quartier portoricain…

Rome… Célia

Bavière… Dernier voyage avec mes parents dans ce drôle de Disneyland…

Grèce 1… Bungalow, lampe à moustiques, moussaka… 12 ans

Yougoslavie… Mon père qui soutient la tente à bouts de bras durant une nuit de tempête… 7 ans

Grèce 2… Avec marie-Claire et son frère… Camping de Missolongui

Grèce 3… Avec Fred, dans une pension à Rhodes

Grèce 4… Amorgos et Ariane…

Yougoslavie 2… Sur un îlot désert, une nuit à la belle étoile avec un groupe d’ados à qui mes parents m’ont confié…

Corse 1… Avec Marie-Claire… Pension déserte près d’une gare désaffectée au milieu de nulle part…

Corse 2… Fièvre sous la tente et la couverture de survie…

Voiture… Dans les Pyrénées… En panne, avec Ariane…

Place Dupleix (Paris)… L’ancienne chambre de mon oncle…

Valréas… Sales vacances…

Dans le sud, chez mes arrières grand-parents… Dans le cagibi, après mes premières éjaculations (« Ça va, les petits pédés ? »)

Une auberge de jeunesse en lointaine banlieue où tous, élèves et profs, nous nous retrouvons, en attendant que certains événements parisiens (descentes de police) soient passés… Tables tournantes…

Patricia… Son haltérophile qui cogne à la porte… Roxy music…

Sceaux… Dans le lit parental, de retour de piscine avec la première sur qui je tente l’amour la première fois (ratée aussi. Faut-il le préciser ?)…

Sceaux 2, 3, 4… Krystina, Dorgä, Ariane (premières photos)…

Collège Cévenol 3… Près du grand feu de camp, sous la pluie, sous acide, dans la boue avec Krystina…

Vacances 1… Mes parents m’ont confié à une tante qui me laisse à une amie, dans une grande maison genre coloniale, infestée de chauve-souris… Il y a “Emmanuelle” sur la table de nuit de ma chambre…

Vacances 2… Toujours la même tante mais d’autres amis, Camille et Andrée. Camille c’est l’homme. Je suis amoureux d’Andrée avec qui je passe la nuit sous les étoiles à écouter de vieux Polnareff…

Vacances 3… Chez la tante en question… Mes premières cigarettes et la voisine d’en face…

Vacances 4… Montréal en Ardèche… Une sieste, un après-midi, un lent déshabillage… Je ne sais plus qui c’est…

Vacances 5 Montréal, toujours… Une minuscule pièce sous l’escalier… (les placards, les cagibis, c’est pour moi…)

Angleterre… un livre… “Le chant du hiboux”…

Train 1… Fascinant strip-tease en revenant de Cavaillon…

Train 2… Départ de colo… “Tu m’aimes ?” à chacune des occupantes du compartiment…

Colo 1… l’Ile de Ré, le fort où a été enfermé Pétain… Un grand dortoir… Je joue avec des silex sous les draps…

Colo 2… Malade au cœur d’un château fort…

Colo 3… Bien avant encore… Un spectacle où je joue “Trois jeunes tambours“ et puis un premier geste de violence, de folie, d’amour… Il avait dit du mal d’elle… Une poignée de ses cheveux me restent dans les doigts…

Nanterre… 17 ans… Chez Yves… On avait dragué de grosses allemandes que je n’ai pas pu toucher…

Chez un oncle ou chez sa sœur… Leur bibliothèque érotique…

Chez ma grand-mère de Sceaux… Akim, Zembla, Bleck le rock et le bruit des camions…

A St Gildas-de-Ruis… Un grenier à poussières…

Du côté du Mans, chez la mère d’un ami de mon père… Je ne me souviens plus de la chambre… J’avais, comme vélo, un squelette de solex…

St Guénolé… Avec mon père, dans la maison du même ami…

St Guénolé… Avec Ariane… Elle se blesse au pied…

Clermont-Ferrand… Avec Ariane… Hôtel à la Shinning au fond d’une forêt noire… Chiens qui hurlent et trappe au plafond…

Joyeuse (Ardèche)… Folies sexuelles (qu’est-ce que je fonctionnais bien en ce temps-là !…) avec Ariane…

Belle-île-en-mer… Marie-Claire me suce à l’aube…

Amsterdam… M.T.V. sur un bateau…

Jura 1… Avec Marie-Claire, Fred et Garance…

Jura 2… Avec mon père… Boîte de nuit…

Québec… Dans la forêt… Le chalet… l’observatoire astronomique…

Port-Grimaud… Donia…

Paris 1, rue d’Alsace…

Paris 2, rue Myrha…

Paris 3, rue Léon Giraud

Paris 4, rue Léon giraud, chez Ariane…

Lausanne… Grand Hôtel… Marbre, bain, tableaux…

Chez les parents d’Ariane… Chambre orange, poster de San Francisco…

Bateaux… Grèce, Angleterre (après une nuit blanche)…

U.S.A. 11… Dans une voiture de location, près d’une voie ferrée, non loin de la secte Manson… Hurlements de coyotes…

Armée… Dortoir, appartement du ministre à l’école militaire (garde), trou (vous me ferez 3 jours de)

Hôtel Fortuny, près de la Madeleine (j’y étais réceptionniste), la veille de mon départ pour le service militaire…

U.S.A. 12… Dans les cars Greyhound…

Un Hôtel avec Marie-Claire en face des jardins du Luxembourg…

Hôtels où j’ai bossé… Canapés, chaises branlantes, skaï collé contre ma joue…

Dans l’avion qui me menait aux U.S.A.… Mais y ai-je dormi ?

(Faire une rubrique “Lieux où je ne suis pas certain d’avoir dormi. Je reprends :)

Hôpital, clinique… L’appendicite, vol dans les vestiaires des infirmières pour la télé à pièces… Noël… Cauchemars…

Bavière 2… Première nuit près de la Rurh… Accorte soubrette…

Bavière 3… Hôtel en banlieue Munichoise… Radio encastrée dans le lit… Dizaines de mannequins dans le hall pour le salon du prêt-à-porter…

Bavière 4… Vieil hôtel, poutres, tableaux, bustes, candélabres… Dans ma chambre, une gravure représentant celle de Luther… Près de Dachau… Lettre à Fred…

Sceaux, chambre 1… Berceau dans la salle à manger (là où, aujourd’hui, se trouve le téléphone)… Une fenêtre à l’endroit où naîtra ma future chambre…

Sceaux, chambre 2… Première vraie chambre, meubles en tubes de fer noir…

Sceaux, chambre 2… La même avec le lit en hauteur…

Sorte de refuge ou de maison abandonnée… Epoque du Collège cévenol… Tous allongés dans un immense grenier… Une amoureuse à mes côtés (Qui ? Quand ? L’ai-je seulement touchée ?…)…

Chez les parents de Marie-Claire…

Chez Hélène, à Goussainville…

A St Trou-sur-Aveyron, près de Montargis… Le début de la fin…

Courson 1… Ancienne pièce en parpaings rouges (détruite aujourd’hui)…

Courson 2… Chambre du haut…

Courson 3… Chambre du fond… Stella et son collant rose, Brigitte d’Epinay sur Seine…

Un studio au Tréport avec Ariane…

Un Hôtel à Etretat avec Ariane…

Chez un cousin de Marseille…

Ça ira bien pour commencer…


Dimanche 26/10/970

De toutes, c’est Iseult dont j’ai été le plus amoureux, le plus fou, le plus inassouvi… La plus authentique ancienne nymphette, selon la définition de Nabokov.

Je relis “Lolita”. C’est la première fois que j’atteins l’âge du héros. Le plus beau livre que j’ai jamais lu.
Je me souviens qu’avec Marie-Claire, au début, nous ne faisions l’amour que par frottements (il faudrait un croquis). Je me demande si ce n’est pas ce qui fut le plus agréable… Même si la pénétration, après deux, trois mois d’irritation, dût être soulageante.
Arrêté le Prozac depuis trois jours…

Je ne sais pas si c’est une si bonne idée que ça de relire “Lolita” en ce moment… On ne peut pas dire que cela me change réellement les idées…


Lundi 27/10/97

02h. Ni envie de dormir, ni envie de veiller, ni de lire, ni de regarder la télé, ni de jouer, ni de jouir, ni de manger, ni de boire, et le xanax ne me fait aucun effet.

Que faire ?

Me rappeler peut-être ?…

J’aime bien me rappeler, des fois, mais de quoi ?… Je ressasse toujours les mêmes souvenirs…

Il faut m’en fabriquer d’autres, je sais. Mais là, tout de suite, c’est pas possible.

Une sourde angoisse me travaille : si tout le monde quitte le groupe (et c’est bien parti pour), qu’est-ce que je fais, moi ? Je me flingue ? Je continue ? Quoi… ? J’écris des paroles ? Je chante ?…

Tout cela me semble très mal barré… On va plutôt dire que je me flingue. Encore ce qu’il y a de plus simple. Je continue tant que je peux à en tirer du plaisir et je laisse tout tomber dès que je n’y arrive plus.
Je m’emmerde… Je crois que si j’en finis un jour, ce sera une nuit plutôt, une nuit comme celle-là…

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