Résumé Dans cette recherche, le capital social organisationnel (cso) est conçu en tant que ressource immatérielle représentant la qualité des relations sociales internes et externes d’une entreprise,





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Une approche multi-niveaux pour l’analyse de la formation du capital social organisationnel au sein d’une très petite entreprise technologique.

Le cas « EVAMED SAS »




Ruth-Esperanza ROMAN

Enseignant-chercheur « Universidad Distrital » (Bogota, Colombie). 

GICIC (Bogota), A2ID, CR2S-Management (Paris).

Doctorante NIMEC, IAE de Rouen

rroman@udistrital.edu.co

Ali SMIDA

Professeur, CEPN ; CNRS- UMR7234, Université Paris 13, PRES Sorbonne-Paris-Cité.

A2ID, CR2S-Management, Paris.

alismida@aol.com


Résumé

Dans cette recherche, le capital social organisationnel (CSO) est conçu en tant que ressource immatérielle représentant la qualité des relations sociales internes et externes d’une entreprise, et notre objectif principal est d’identifier et caractériser les variables conditionnant sa formation au sein d’une TPE technologique (TPET).

Après la présentation du concept de CSO et des résultats de la revue de la littérature, nous développerons une étude de cas menée au sein d’une TPET située à Caen, Département du Calvados. À partir des particularités de cette entreprise, nous essayons de construire un ensemble de propositions descriptives de la formation du CSO, en adoptant une approche multi-niveaux. Ces propositions ont un potentiel de généralisation futur, à condition que plusieurs réplications de cette étude puissent être effectuées.

Les résultats obtenus permettent de mettre en évidence l’action de six variables relevant de trois niveaux d’analyse différents (individuel, collectif, organisationnel) pour arriver à former un stock de CSO. La distinction existant entre le capital social de l’entrepreneur en tant qu’individu et du CSO est aussi proposée. Ces éclairages contribuent à une meilleure compréhension de la nature et de la façon de faire croître cette ressource immatérielle, fondamentale pour la survie et la définition des avantages concurrentiels des TPET.
Mots-clés : Capital social, capital social organisationnel, TPE/PME, ressources immatérielles, compétence organisationnelle.
INTRODUCTION

La notion de capital social (CS) est devenue centrale dans les discussions menées dans plusieurs disciplines, en particulier la sociologie, l’économie et les sciences de gestion. La polyvalence qui caractérise cette construction conceptuelle lui permet d’être mobilisée à différents niveaux d’analyse : individus, communautés, organisations et pays sont tous des détenteurs potentiels de cette ressource immatérielle.

Nous présentons les résultats d’une recherche effectuée au niveau organisationnel. L’étude de cas menée dans une très petite entreprise technologique (TPET) située à Caen, département du Calvados, est l’expérience de terrain utilisée pour analyser cette problématique et pour construire un ensemble de propositions ainsi qu’un modèle représentatif de la situation analysée. Notre objectif est d’identifier et de caractériser les variables conditionnant le phénomène de la formation du capital social dit « organisationnel » (CSO).

Le CSO appartient à l’ensemble de ressources immatérielles précieuses qui, selon la théorie de la compétitivité fondée sur les ressources (Barney, 1991), se trouvent de nos jours à la base des avantages compétitifs des entreprises. Cependant, les accords existant autour de son importance ne sont accompagnés d’aucun consensus, ni sur le concept lui-même, ni sur ses composants. On comprend alors l’intérêt stratégique qui découle de mieux le comprendre pour mieux le gérer.

Cet article est divisé en quatre parties. La section 1 est consacrée au concept de CSO et à la revue de la littérature effectuée. La section 2 présente l’étude empirique : d’abord le design de la recherche, ensuite les caractéristiques générales de l’entreprise et de son contexte. Les propositions de recherche qui découlent de l’analyse des données sont développées dans la section 3 puis discutées dans la section 4, pour finir avec les conclusions et les limitations de cette recherche et les perspectives de recherches futures.

  1. CONCEPTUALISATION ET REVUE DE LA LITTÉRATURE

    1. le concept du cso

Le concept de CS est né dans le domaine de la sociologie, les premiers signes ont été identifiés par Hanifan en 1916 (cité par Putnam, 2000) et Jacobs en 1961, et comme résultat des apports de Bourdieu (1986), Coleman (1988), et Putnam (1993). Cependant, il n’y a pas un consensus autour d’une seule définition. La seule idée fédératrice des discussions est que « les relations sociales » sont l’élément essentiel du CS (Westerlund et Svahn, 2008 ; Andriessen et Gubbins, 2009). Les autres éléments caractérisant différentes définitions existantes sont plutôt discrétionnaires, et le CS peut représenter :

  • La structure des relations sociales de son détenteur (Burt, 1995 ; Davidsson et Honig, 2003).

  • Les attributs des relations (confiance, normes, etc.) (Caroll et Santfield, 2003)

  • Les résultats des relations sociales (Bourdieu, 1986 ; Adler et Kwon, 2002)

  • Différentes combinaisons des éléments précédents (Coleman, 1988 ; Putnam, 1993, Nahapiet et Ghoshal, 1998 ; Cohen et Prusak, 2001).

Nous adhérons à la notion de CS en tant que résultat d’un processus, qui est mis en évidence par un ensemble d’« actifs relationnels ».1 Nous adhérons également aux affirmations de Portes (2000) et de Payne, Moore, Griffis et Autry (2011), lorsqu’ils soulignent qu’un traitement systématique du concept de CS doit distinguer parmi les détenteurs, les sources et les ressources que ce capital met à disposition. Par conséquent, nous affirmons que les études du CS sont différentes des études de la structure qui permet sa production (le réseau social).

Le terme « CSO », stricto sensu, peut être attribué à C. Leana et H. Van Buren (1999). Ces auteurs ont utilisé l’entreprise comme unité d’analyse, et ils considèrent que le CSO est une ressource qui reflète la qualité de ses relations sociales internes. Des recherches ultérieures ont permis d’ajouter que les relations de l’entreprise avec ses parties prenantes externes (clients, fournisseurs, alliés, etc.) sont aussi des structures potentielles pour la génération du CSO (Ballet, 2005 ; Leana et Pil, 2006 ; Somaya, Williamson et Lorinkova, 2008).

La réflexion sur les différentes définitions identifiées et le choix des éléments correspondant à notre propre conceptualisation convergent pour définir le CSO comme un ensemble d’actifs relationnels détenus par une entreprise, construit au sein d’un réseau durable et approprié de relations sociales internes et externes, qui lui confèrent une compétence organisationnelle remarquable pour se coordonner et coopérer pour le bénéfice mutuel et l’augmentation de sa performance.

Par rapport au détail des actifs relationnels constituant le CSO, nous proposons une adaptation des composants mobilisés par Bilhuber (2009). Les définitions de chaque composant sont récapitulées dans le Tableau 1.

Tableau 1. Les actifs relationnels constituant le CSO.


Actifs relationnels constituant le CSO

Définition

Orientation vers des objectifs collectifs

Une tendance collective qui se manifeste lorsque les acteurs donnent la priorité aux objectifs collectifs par rapport à leurs objectifs individuels (Leana & Van Buren, 1999; Somaya et al, 2008).

Confiance partagée

Une attente optimiste généralisée des participants à une relation d’affaires sur le comportement des autres participants et sur les résultats de l’action collective (Leana et Van Buren, 1999).

Valeurs partagées

Une identité collective avec les valeurs éthiques qui constituent la philosophie de l’entreprise et qui facilitent les échanges sociaux (transparence, solidarité, tolérance, etc.) (Donada et Dostaler, 2005).


Nahapiet et Ghoshal (1998) proposent les trois dimensions les plus utilisées pour mener des études de CS au niveau collectif : a) une dimension structurelle, qui se focalise sur la configuration des relations sociales entre les acteurs identifiés dans l’unité sociale étudiée ; b) une dimension relationnelle, qui privilégie l’analyse des attributs désirables des relations sociales : la confiance, le respect des normes, les obligations des parties et leur identité mutuelle ; c) une dimension cognitive, qui met l’accent sur l’analyse des codes, des langages communs et des narrations partagées qui facilitent les échanges et les flux d’information. Ces trois dimensions peuvent être interprétées comme une argumentation en faveur de la coexistence des deux éléments du concept de CSO identifiés par Esser (2008) : les aspects structurels (les connexions parmi les personnes ou parmi les réseaux) et les aspects culturels (les obligations – des normes ou des valeurs – et, particulièrement, la confiance).

Nous adhérons à l’affirmation selon laquelle le CS en général (et le CSO en particulier) est un concept auto-renforcé (Bolino, Turnley et Bloodgood, 2002 ; Manning, 2010). Ceci signifie que sa formation implique une trajectoire au cours de laquelle il se forme, et que le produit résultant permet de former plus de CS. Autrement dit, le CS est, à la fois, la cause et le résultat de son processus de formation.

En accord avec la portée des relations sociales étudiées, il est possible de distinguer entre deux types de CSO : le CSO interne (CSOINT) analyse ces relations en interne, tandis que le CSO externe (CSOEXT) analyse les relations de l’entreprise avec ses parties prenantes externes (fournisseurs, consommateurs, concurrents, alliés, etc.) (Yli-Renko, Autio et Tontti, 2002 ; Somaya et al, 2008). 2

Pour essayer de faire une synthèse des différents niveaux d’analyse adoptés par les chercheurs sur le concept de capital social, Payne et al (2011) proposent une typologie tenant compte deux axes : d’abord, déterminer si l’unité d’analyse de l’étude est l’individu ou une forme collective (équipe, organisation, etc.) ; ensuite, savoir si les liens sociaux sont analysés en interne ou à l’extérieur de l’entreprise. Ainsi, ils concluent que les recherches les moins fréquentes se réalisent au niveau collectif et en mettant l’accent sur les liens internes.

    1. revue de la littérature

Les résultats issus de la révision de la littérature sur le CSO sont synthétisés dans les tableaux 2 et 3. Dans le premier tableau, les axes de recherche sur le CS dans le contexte de l’entreprise les plus fréquents sont identifiés. 3 Dans le deuxième tableau, certains articles et travaux de recherche sont soulignés en tant qu’antécédents principaux de cette étude.

Tableau 3 : Une revue de la littérature sur le concept de CS dans le contexte de l’entreprise




Axe de recherche

Axe : Processus de formation du CSO4

1

Caractérisation du CSO :

  • Le CSO en tant qu’agrégat de trois dimensions et générateur du CI et/ou de nouvelles connaissances (Nahapiet et Ghosal, 1998 ; Deltour, Plé et Sargis-Roussel, 2011).

  • Composants du CSO (Tsai et Ghoshal, 1998 ; Lazega, 2006)

  • La complémentarité CSO interne – CSO externe (Leana et Pil, 2006).

2

Les déterminants du CSO :

  • Facteurs conditionnant la formation du CSO (Cohen et Prusak, 2001 ; Adler et Kwon, 2002 ; Anderson & Park, 2007).

  • Pratiques d’emploi (Leana et Van Buren, 1999) et mobilité des employés (Somaya et al., 2008)

  • Identité organisationnelle (Nkakleu, 2003) et comportements organisationnels citoyens (Bolino et al., 2002).

3

Les étapes de la formation du CSO

  • Étapes de la formation du CSO externe (Anderson et Jack, 2002)

4

Les effets du CSO :

  • (+) Apprentissage et différentiation technologique (Yli-Renko, Autio, Sapienza et al, 2001).

  • (+) Augmentation de l’engagement organisationnel (Watson et Papamarcos, 2002 ; Lwango, Chabaud et Coeurderoy, 2011).

  • (+) Amélioration de la performance organisationnelle (Cooke et Wills, 1999 ; Lesser, 2000).

  • (-) Diversification de relations inter-organisationnelles et perte de cohésion stratégique (Ballet, 2005).

  • (+) Amélioration des résultats de la formation en leadership (Bilhuber, 2009).

  • (+) Augmentation de la capacité d’innovation (Tsai et Ghoshal, 1998 ; Martín de Castro et al, 2009).

  • (+) Augmentation de la production de connaissances (Bueno, Rodríguez et Salmador, 2003a et 2003b).

Axe : CS et entrepreneuriat

5

Stock de CS et entrepreneuriat :

  • Capital social initial et succès de l’entreprise créée (Davidsson et Honig, 2003)

  • Mobilisation des relations sociales pour la création de l’entreprise (Grossetti, Barthe et Beslay 2006 ; Vieira Borges Jr., 2007).

  • Réseaux sociaux personnels et succès du dirigeant (Burt, 1995 ; Burt, Hogarth and Michaud, 2000; Aydi, 2003).

  • Compétences sociales de l’entrepreneur et CS entrepreneurial (Baron et Markman, 2000 ; Omrane, Fayolle et Zeribi-Benslimane, 2011).

  • Les profits des pépinières d’entreprises (Ater, 2007).

6

Le rôle de la famille

  • Le rapport CS familial et CSO (Arregle, Hitt, Sirmon and Very, 2007).

  • Causes de la non-implication familiale (Mc Keever, 2005)

Axe : Mesure

7

 Indicateurs de mesure (Spence, Schmidpeter et Habish, 2003; Baret et Soto, 2004 ; Sherif, Hoffman et Thomas, 2006 ; Oh, Labianca et Chung, 2006).
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