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Sommaire :



  • Problématique




  1. Observations - page 2




  1. Question de Problématique - page 5




  1. Hypothèse - page 5



  • Les effets de l’équithérapie au niveau physiologique




    1. Le toucher, notion d’attachement - page 6




    1. Les fonctions psychomotrices mises en jeu - page 10




    1. En résumé- page 16



  • Les effets de l’équithérapie au niveau du psychique




    1. Les mécanismes nerveux - page 19




    1. Les sécrétions hormonales - page 24




    1. En résumé - page 26



  • Conclusion - page 27


  • Lexique - page 29




  • Nos Sources - page 34




  • Remerciements - page 34



Les mots signalés par un astérisque sont définis dans le lexique situé à la fin du TPE.



  1. Observations


Le cheval est un animal qui a contribué à diverses activités depuis l’antiquité où il a été domestiqué. Sollicité tout d’abord pour les transports de marchandises, les guerres, les courses de chars, l’agriculture puis comme moyen de déplacement, le cheval est aujourd’hui le centre d’intérêt d’un sport appelé équitation et occupe une place importante dans la police montée ou dans l’élevage. Nous allons nous intéresser à un apport très particulier de cet animal pour l’homme handicapé dans une activité qui se nomme l’équithérapie.
Le terme équithérapie se compose :

    • du latin "equus" signifiant "cheval" :

En effet, d’après l’éthologue M. Harlow et le psychanalyste M. Bowlby, le cheval réunit les qualités nécessaire (chaleur, douceur, odeur, bercement) indispensables pour le développement de l’handicapé en toute harmonie. Il est le médiateur vivant de la relation entre le thérapeute et le patient.


    • du grec "θεραπεία" (therapeia) signifiant "soin" (d’une maladie) ou "traitement" :

Soumise à une prescription médicale et ayant pour but d’améliorer, de guérir, ou de conserver des acquis, la thérapie avec le cheval enrichit les possibilités thérapeutiques et est conduite par des personnes formées aux soins (médecins, psychomotriciens, psychologues, éducateurs, orthophonistes...). Tant physique (sensations corporelles) que psychique (émotions issues de ces sensations corporelles) la thérapie varie en fonction des projets thérapeutiques. L’expression des émotions passent par les attitudes, les gestes, les regards, l’utilisation de l’espace (rapprochement ou éloignement) et le tonus. Le thérapeute prend en compte ces émotions et « accueille les symptômes de ses patients sans chercher directement à les réduire. Son attitude est faite d’empathie, de congruence. » (Carl Rogers)



Au niveau historique, le cheval contribue à certaines propriétés thérapeutiques depuis l’antiquité. En Grèce, la monte du cheval avait pour but de favoriser l’évolution de maladies somatiques ou de fortifier les membres. D’après Xénophon (Vème siècle avant J-C) «  le cheval est un bon maître, non seulement pour le corps, mais aussi pour l’esprit et pour le cœur ». (Ici représentation de Xénophon sur son cheval à gauche)

René De Lubersac (psychomotricienne) et Hubert Lallery (masseur-kinésithérapeute) marquèrent l’arrivée en France d’une nouvelle discipline thérapeutique exercée par des professionnels du soin ayant pour but de soigner, grâce à la publication en 1973 de l’ouvrage «  la Rééducation par l’équitation », rassemblant leurs recherches sur les bénéfices psychomoteurs véhiculés par le



contact avec le cheval. Ensemble, ils créèrent l’association nationale Handi-cheval qu’ils définirent de la sorte: « Handi-cheval a pour but le développement de la pratique des activités équestres pour les personnes handicapées ou en difficultés d’adaptation, pour les bénéfices de toute nature qu’elles peuvent en retirer ». La notion de psychomotricité influença toutes ces nouvelles découvertes qui participèrent à la mise en place de la Fédération nationale des thérapies avec le cheval (FENTAC) en 1986. L’utilisation du cheval en thérapie dans le domaine de la psychologie et de la psychothérapie est vue sous un nouvel angle en 2005 grâce à la création de la Société française d’équithérapie (SFE) qui reprend les pratiques de soin associant le cheval.



Beaucoup de centres spécialisés voient le jour avec, comme intention, la pratique de cette nouvelle thérapie. Mais d’après notre sondage la population française est très peu informée de ce progrès thérapeutique qu’est l’équithérapie. Nous avons interrogé 50 personnes étant dans le domaine de l’équitation et 50 personnes n’étant pas dans le milieu du cheval à Bois d’Arcy ainsi qu’à St Cyr pour savoir s’ils connaissaient l’équithérapie.

Nos résultats sont les suivant :



Les informations concernant cette pratique se restreignent donc à un milieu bien particulier, celui de l’équitation, restant presque inconnues au reste de la population.


Au niveau géographique, l’équithérapie s’est plutôt développée dans les alentours de Paris. Sur notre carte, nous avons représenté par des chiffres le nombre d’équithérapeutes faisant parti de la SFE ou d’Handi-cheval par région (tous les équithérapeutes ne sont bien évidemment pas tous inscrits dans ces associations).


La thérapie avec le cheval se développe dans toute l’Europe, mais aussi dans d’autres pays comme le Pérou où l’association caritative Arequipa offre des séances d’équithérapie aux enfants de la rue et enfants handicapés. Cette fonction thérapeutique connaît donc un net développement dans le monde entier. Aujourd’hui, environ 5000 handicapés mentaux et moteurs fréquentent régulièrement des clubs ou des centres équestres pratiquant l’équithérapie. Aussi, tous les centres présentent une augmentation de patients au fur et à mesure des années. Voici un exemple avec plusieurs centres que nous avons étudié :



Grâce à ce tableau, nous pouvons voir que de 2007 à 2008 la participation à Bois d’Arcy a augmenté de 140% ainsi que de 166% à Versailles et au Pérou. Aussi la pratique hebdomadaire a évolué de 200% à Bois d’Arcy, de 366% à Versailles et de 29% au Pérou. L’équithérapie fait donc ses preuves auprès de plus en plus de personnes.

Cette augmentation montre aussi la diversité des handicaps dont les équithérapeutes peuvent s’occuper. Les personnes pouvant bénéficier d’une thérapie avec le cheval sont :

- Celles qui présentent un handicap physique avec soit des atteintes du système osteoarticulaire (scolioses), soit des atteintes du système nerveux et musculaire (paralysies, troubles de la sensibilité, de l’équilibre, du tonus…) soit des principaux handicaps neurologiques et musculaires (affections du cerveau, affections neurologiques dégénératives, affections des nerfs périphériques, affections musculaires).

- Celles qui présentent un handicap psychique comme la névrose, la psychose, des difficultés comportementales, la dépression, l’angoisse.

- Celles qui présentent un handicap relationnel comme des troubles caractériels.

Nous pouvons en conclure que l’équithérapie se résume à une approche corporelle entre l’individu handicapé et le cheval. Il s’agit donc d’une thérapie, d’un traitement qui n’entraine pas obligatoirement la monte du cheval mais plutôt le rapport affectif entre le patient et l’animal. L’équithérapeute perçoit les émotions psychiques et physiologiques de l’handicapé afin de l’accompagner dans son développement personnel et social dont le cheval devient médiateur. On peut voir une triade se former entre le patient, l’équithérapeute et le cheval. Les qualités du cheval ne font pas de lui un thérapeute mais bien une clef qui sera en mesure d’ouvrir des opportunités, et de rendre possible l’amélioration d’une pathologie psychique ou d’un mal-être.





  1. Question

Le cheval peut-il être un médiateur pour le bien-être du handicapé ?


  1. Hypothèse

D’après nos observations, nous pensons qu’à travers l’équithérapie, le cheval joue un rôle important pour le handicapé, au niveau physiologique ainsi qu’au niveau psychique, le conduisant à son bien-être.
Tout d’abord, il serait préférable de visionner la vidéo de notre TPE avant de lire la suite de notre dossier pour voir le déroulement et le but d’une séance d’équithérapie et avoir une idée concrète de notre sujet.






Le cheval est un animal qui favorise la mise en action de certaines propriétés du corps humain qui ne sont pas souvent remarquées dans la vie courante. Dans cette première partie, nous montrerons quels sont les bienfaits divers apportés par le cheval au handicapé. Ces apports agissent au niveau du corps sensitif avec le toucher et au niveau du corps actif mettant en jeu les fonctions psychomotrices.


  1. Le toucher, notion d’attachement

    1. La sensibilité proprioceptive

De nombreuses sensations sont perçues à cheval. A partir du toucher, le patient prend conscience de son enveloppe corporelle et expérimente les limites de son corps. Plusieurs gestuelles peuvent être observées lors du contact avec le cheval comme s’agripper à la crinière pour enfouir son nez à la recherche de l’odeur de l’animal ou comme caresser le pelage, s’allonger et s’accrocher à l’encolure comme le ferait un nouveau-né avec sa mère. On peut dire que le patient ne fait plus qu’un avec le cheval ce qui nous renvoie à la période symbiotique où le bébé n’est pas encore distinct de sa mère, et au comportement d’attachement. La peur de la chute à cheval nous rappelle la pulsion d’agrippement du bébé dont l’angoisse serait celle du décramponnement.



La position couchée en avant est la plus sécurisante. L’encolure ou la croupe sert de support et protège la partie la plus fragile, le ventre. La position dos-à-dos est, elle aussi, souvent recherchée par les patients pour retrouver la sensation de sécurité du nouveau-né. Une démarche spontanée est d’ailleurs souvent observée pour retrouver cet

objet d’arrière-plan en se collant et se décollant au cours d’une séance. En effet, les mouvements du cheval font penser au bercement rappelant le holding de Winnicott. Ce holding passe par la façon dont une mère porte son enfant, portage qui instaure un dialogue tonique entre ces deux personnes. Ces expériences doivent être suffisamment bonnes pour que le Moi de l’enfant se développe dans un cadre sécurisant.


Les équithérapeutes constatent souvent que beaucoup de patients recherchent la position allongée où ils peuvent ressentir pleinement ce bercement qui crée un bien-être en faisant naître une sorte de déconnexion avec le monde extérieur qui peut aller jusqu’à l’endormissement.


N’oublions pas que ce contact tactile s’associe à une communication visuelle avec le thérapeute. La sensibilité proprioceptive permettant le ressenti du bercement offre l’accès à un plaisir sensori-moteur. Or, ce dernier se rapporte à l’expression évidente de l’unité de la personnalité du patient car il crée l’union entre les sensations corporelles et les états tonico-émotionnels permettant la mise en jeu de la globalité.


    1. Le Moi Peau

D’après Anzieu, la notion de « Moi-peau » est une sorte de figuration dont le Moi de l’enfant se sert au cours des phases précoces de son développement pour se représenter lui-même comme Moi abritant les contenus psychiques, à partir de son expérience de la surface du corps. La représentation primaire et métaphorique du Moi par la sensorialité tactile est donc formée par le « Moi-peau ». Celui-ci a plusieurs fonctions : la maintenance physique et psychique, la contenance, la pare-excitation, l’individualisation, l’intersensorialité, le soutient de l’excitation sexuelle, la recharge libidinale, l’inscription des traces et autodestructions.

Nous allons maintenant repérer en quoi le cheval sollicite les fonctions de la peau favorisant alors l’émergence du « Moi-Peau ».


  • Première fonction : (maintenance)

La peau a une fonction d’enveloppe corporelle, de même, le « Moi-peau » remplit une fonction de maintenance du psychisme. Le holding de Winnicott, qui signifie « maintien portage », traduit bien cette fonction biologique et développe la propriété psychique par intériorisation du coté maternel. Aussi, le holding correspond au soutien, à la maintenance de la personne, physique ainsi que psychique, par sa mère. En équithérapie, le bercement fait avec les mouvements du cheval permet, dans une sécurité suffisante, la guérison des troubles spatio-temporels du handicapé.


  • Deuxième fonction : (contenance)

La peau recouvre entièrement la surface du corps où sont insérés les organes des sens externes. Ceci est assuré par la fonction de contenance du « Moi-peau » qui est surtout exercée principalement par le Handling maternel. Winnicott décrit ce Handling par la façon qu’à la mère de soigner et de manipuler le corps de son enfant (toilettes, habillage, caresses…). La personne peut alors petit à petit élaborer son schéma corporel et se faire une image de son propre corps grâce aux diverses sensations tactiles ressenties. Le sentiment d’exister se développe donc pour passer de l’état fusionnel à l’indépendance et la personnalisation de l’individu.

En équithérapie le Handling prend sens par tout les avantages de cette pratique (situations de soins, de contacts, d’accompagnements) ainsi que par les bénéfices thérapeutiques. Mais ces contacts peau à peau favorisent une individuation passant par des moments régressifs de symbiose avec l’animal et des séparations qui ont pour but la reconnaissance de l’autre avec le plaisir de « retrouvailles ».


L’enveloppe corporelle du patient peut être expérimentée par les positions de couché en avant ou en arrière sur le dos du cheval qui favorisent une fonction restructurante. Par exemple, pour les patients ayant un manque d’intégrité du « Moi », la monte à cru et un dos à dos pour la recherche de sensations permettent une baisse de l’angoisse et une réunification du corps.


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