Biofilm et qualité de l’eau





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titreBiofilm et qualité de l’eau
date de publication16.10.2016
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Biofilm et qualité de l’eau:

Qu’est ce qu’un biofilm ?
Un biofilm se définit comme une communauté microbienne (bactéries, protozoaires, virus ou champignons) adhérente à une surface humide et fréquemment incluse dans une matrice d’exopolysaccharide. Toute surface comportant de l’eau (seaux, abreuvoirs, bac à eau, pataugeoire, gamelles…) peut être colonisée par un biofilm, mais également les murs et les sols qui restent toujours humides.

L’étape initiale d’attachement des microbes fait intervenir des appendices générateurs de mouvement (pili pour les bactéries, flagelles pour les protozoaires) qui permettent d’approcher la surface à coloniser. Cette approche conduit à un attachement transitoire pendant lequel le microbe va chercher à « évaluer » la surface sur laquelle il se trouve. Dans un deuxième temps, une association stable avec la surface ou avec d’autres micro-organismes déjà présents s’établit.

La matrice d’exopolysaccharide qui représente 85 % du volume total du biofilm, contient des canaux aqueux qui forment un réseau de circulation permettant, d’une part, d’acheminer l’oxygène et les nutriments dans les régions enfouies du biofilm. Le biofilm permet ainsi la persistance d’une communauté microbienne sur cette surface.
Vous comprendrez aisément que les biofilms sont synonymes de dangers compte-tenu de leur nature. En leurs seins se développent des micro-organismes qui peuvent être à l’origine de maladies pour nos chiens : Les biofilms permettent à certaines bactéries de survivre sur un support où en temps normal elles seraient tuées. Ils protègent également les micro-organismes de l’action des désinfectants (mort des bactéries, inactivation des virus…), car ils les désinfectants « n’entre pas » dans le biofilm.
La situation serait simple s’il n’y avait pas le risque de résurgence ou « réactivation » de ces micro-organismes par arrachage du biofilm. Ainsi, lors d’un violent épisode viral dans votre élevage, la désinfection du matériel et des bâtiments permet la plus part du temps d’enrailler la propagation la maladie après la guérison « clinique » (visuelle) des chiens de l’élevage. Pourtant, la situation peut déraper de nouveau à tout moment par réactivation de virus contenus dans les biofilms.

Dans de tel cas le respect des étapes du NDVS est indispensable car toutes les étapes sont liées et ont pour but de lutter contre les biofilms.

Exemple pratique de biofilm :

Apporter une eau saine à nos chiens est indispensable. Le suivi de la qualité de la source d’approvisionnement n’est pas suffisant. En effet, entre la source et la gueule de nos chiens il y a un circuit de distribution. Ces canalisations, plus ou moins exposées à la chaleur et aux rayons du soleil, servent de milieu de culture pour les biofilms. L’eau contient également des minéraux et des matières organiques qui peuvent se déposer à la surface des tuyaux et servir de support aux biofilms. Le tartre est l’un des meilleurs exemples. Les bacs à eau qui laissent une sensation poisseuse au toucher quand on les lave sont « colonisés » par un biofilm.

De très nombreuses méthodes existent pour lutter contre le développement des biofilms dans les canalisations (traitement aux UV, infrarouge, acidification de l’eau, chloration, procédé d’hydrolyse…) et elles sont périodiquement complétées par un nettoyage et désinfection des canalisations.


Pourquoi et comment faire analyser son eau ?

L’analyse de l’eau prélevée en début de circuit et en fin de circuit (idéalement directement à l’abreuvoir automatique ou au bout du tuyau servant à remplir les gamelles, voir même l’eau dans les seaux ou bacs à eau) permet d’identifier un éventuel problème de qualité d’eau de boisson liée à une contamination du circuit de distribution dans vos bâtiments. Selon les résultats d’analyse (voir tableaux réalisés par le Réseau Cristal) on peut identifier différent problème. Cette démarche est depuis longtemps systématisée dans les élevages d’animaux de productions.

Un mot sur les désinfectants :

Avant d’acheter, contrôlez toujours si le produit que l’on vous présente à bien l’efficacité escomptée. Voici l’adresse du site officiel de contrôle avant mise sur le marché qui répertorie tous les produits phytosanitaires ayant fait l’objet de dossier d’efficacité et d’innocuité : http://e-phy.agriculture.gouv.fr/

De plus j’attire votre attention sur les mentions souvent retrouvées sur les emballages. Celles-ci doivent être lues avec précaution, car certaines ne sont que des éléments marketing « surfant » sur la vague du moment. Ainsi le fait qu’un désinfectant inactive le virus de l’influenza aviaire (H5N1) ou le virus de la grippe A/H1N1 n’est pas un bon argument car ce sont deux virus faciles à inactiver (voir croquis élaborer par Amer Silim professeur en immunologie à l’Université Vétérinaire de Sainte-Hyacinthe au Canada).
La prochaine fois : Dératisation en élevage : obligation et méthode


Analyse de l’eau d’abreuvement (Réseau Cristal)




Paramètres/Normes

Signification d’une élévation de paramètres

Conséquences

Solutions

pH

5,5


Lié à la nature des sols traversés par l’eau

En générale, les sols granitiques sont acides et les sols calcaires basiques

Trop acide(<5,5), l’eau est agressive pour le matériel (surtout si associé à TH faible) et potentiellement dangereuse pour le tube digestif et l’appareil urinaire

Traitement

(acidification ou plus rarement alcalinisation)

TH (titre hydrotimétrique) ou dureté totale

<30

Différente de la dureté carbonatée utilisée en pisciculture

Somme des ions calcium et magnésium

Faible(<8), l’eau a mauvais goût et devient agressive(associée à pH bas) pour les canalisations

Forte(>30), l’eau est dite dure

Pose problème pour la solubilisation des médicaments, interfère avec l’absorption intestinale des micro-éléments, provoque l’entartrage du matériel d’abreuvement

Traitement

(adoucisseur)

Turbidité

<15/50ml

Matières en suspension dans l’eau, de nature minérale ou organique

Élevée: crée un support au développement de bactéries, prédispose au colmatage des circuits d’abreuvement

Traitement

(filtration)



Paramètres/Normes

Signification d’une élévation de paramètres

Conséquences

Solutions

Matière organique

<5 mg/l

Matière d’origine végétale ou animale en suspension

Témoin de pollution fécale, de présence de biofilm, mauvais entretien des circuits

Entretien des circuits d’abreuvement

Nitrites

<0,1mg/l

Stade intermédiaire de la nitrification (dégradation de la matière organique azotée)

Eaux de lessivage des sols, contaminations fécales, excès d’amendements azotées

Responsable de la methémoglobinisation (blocage de l’hémoglobine, qui devient incapable de fixer l’oxygène, toxicité chronique

Traitement

(dénitrification)

Nitrates

<50mg/l

Stade final de la nitrification

En présence de bactéries réductrices présentent dans l’appareil digestif, peuvent donner des nitrites qui se combinent avec des protéines des aliments pour créer des nitrosamines cancérigènes.

Traitement

(dénitrification)

Fer

<0,2mg/l

Dosage seulement sur prélèvements frais (<3H)

Issu de l’action des acides naturels du sol sur les roches. Utilisation du fer comme floculant dans les stations d’épuration

>0,1mg/l favorise le développement de biofilm, le développement d’E. coli

Interfère avec les vaccinations par eau de boisson

Traitement

(déferrisation)

Chlorures

<200mg/l

Indicateur durable de pollution car non détruit par les procédés de traitement des eaux, plus élevés près de la mer (échanges nappe phréatique-mer)

Sans conséquence sanitaire majeur

Gestion de la source

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