I. La prise en charge globale des patients





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18 – UE3 – Mme Delignières – 27/11/12 Typ : Joséphine et Astrid/Cor : Martin

Prise en charge psychologique des malades atteints de cancer

Tous les patients atteints de cancer ont besoin de soutien

  • 30% souffrent de détresse psychologique

    • Doit être prise en charge

  • Le soutien peut venir de n’importe quelles origines (religion, groupe, sport, famille, proches …)

Tous les patients traversent différentes étapes et développent des mécanismes d’adaptation

  • Les médecins et les soignants également

L’information et la relation médecin/malade est un enjeu important dans le vécu et l’évolution de la maladie

Prise en charge psychologique dans un contexte de prise en charge globale des patients

  • Attention portée aux problématiques existentielles et psychologiques du patient dans sa globalité



I.La prise en charge globale des patients :


Pourquoi ?

  • La personne malade n’appelle pas que des traitements médicaux. Important de prendre soin du patient. Attention portée aux besoins psychologiques et sociaux.

  • Patient au centre de la prise en charge en qualité de personne (et non pas uniquement de malade).

  • Acteur de sa prise en charge, il n’est plus uniquement objet de soins mais il devient sujet de sa guérison

  • Les proches sont également accompagnés et informés



II.La prise en charge psychologique : Pourquoi ?


Nécessité de s‘exprimer pour évacuer sa souffrance

Obtenir une réponse aux questions que l’on se pose ou au moins qu’un tiers les entende

Permet de dire son émotion, de contenir l’angoisse et de donner du sens

Mettre en mots les maux du corps

Aider à mieux supporter et accepter les traitements

Aider le patient à mieux communiquer avec famille et soignants afin d’éviter la rupture relationnelle

Evaluer les symptômes dépressifs, anxiété et favoriser la prise en charge médicamenteuse si nécessaire

III.Y a-t-il une psychogenèse du cancer ?


Il y a lien entre l’immunité et les facteurs psychologiques

Le stress et la dépression altèrent le système immunitaire

  • Baisse activité des cellules NK

  • Altère l’apoptose

  • Corrélation entre psychisme et cancer admise par tous

Psycho-neuro-immunologie (PNI)

  • Etude de l’impact des facteurs psychiques sur le système immunitaire (par Robert Adder, psychiatre)



IV.Importance du lien entre activité cérébrale et système immunitaire


La volonté de vivre est un facteur déterminant de guérison

Quand un individu est invité à participer à sa guérison, ses chances sont bien meilleures

  • Importance de travailler avec les patients sur la réduction du stress

Intervention psychologique (entretien de soutien et/ou psychothérapies)

Médecine complémentaire (méditation, visualisation, yoga, tai-chi, acupuncture…)
Les étapes de la maladie :
  1. L’avant


Temps de l’incertitude

  • Anticipation : crainte de la maladie, surveillance, interprétations

  • Présence des symptômes : souvent minimisation et attente avant la consultation

  • Temps des examens et des investigations

  • Angoisse présente mais est parfois bénéfique car elle permet d’amortir le choc

Absence du temps de l’incertitude

  • Quand un diagnostic tombe de façon brutale, angoisse est souvent multipliée

  • Absence de ce temps d’incertitude n’a pas permis au psychisme de se préparer à entendre un diagnostic qui va bouleverser la vie, de se préparer à la lutte pour la survie

  • Désordre psychique (sidération) , pas d’anticipation donc moins de possibilité de mobiliser les défenses nécessaires et de se préparer à la lutte



  1. Le temps de l’annonce


L’annonce peut être traumatique

  • Représentations rattachées au cancer : maladie et mort prochaine, douleurs, souffrance, mutilation, isolement, incurabilité …

  • Tenir compte de cette réalité psychique

  • Suite au choc de l’annonce : réactions diverses qui permettent de se protéger d’une agression trop forte : déni, émotions débordantes, sidération …

Le patient

  • Doit rapidement faire face à la réalité de la maladie et à l’angoisse

  • Sollicite des nouvelles capacités d’adaptation physiques et psychologiques

Le médecin/ le soignant

  • Souvent démuni car souffrance du patient entre en résonnance avec son propre vécu

  • Mobilise aussi des mécanismes d’adaptation

Il est très important que le patient soit informé, et encore plus important qu’il ne soit pas condamner au désespoir

  • Tout peut être dit mais tout ne dois pas forcément être dit

  • Le patient n’entend pas tout mais il retiendra le ton, l’empathie

  • Médecin peut être déstabilisé mais doit s’adapter à la structure psychologique du patient

Le temps de l’annonce est teinté d’émotions et d’affects.

  • Donner l’information par petits bouts d’information digérable

  • Toujours vérifier ce que le patient à compris et sait de sa maladie

  • Etre attentif à ce que la personne veut mais aussi peut savoir. Certains veulent des informations à conditions qu’elles soient « positives » …



  1. Le temps des traitements

IV.A.Mécanismes d’adaptation des patients


Mécanismes d’adaptation, stratégies d’ajustement ou de coping : Systèmes de défense conscients et inconscients qui permet au malade de contenir l’angoisse

Nécessaire : permet de contenir l’angoisse et la souffrance

Fluctuants, instables en fonction des étapes de la maladie et ambivalents

L’annulation et le déni

  • Patient efface toute menace qui ne peut être entendue : « j’avais tellement peur que vous m’annonciez que j’avais un cancer », « c’est pas possible, vous vous êtes trompé de dossier ». Le malade sait mais préfère ne rien savoir : refus de la réalité

La dénégation :

  • Le malade sait mais préfère ne rien savoir. Refus de la réalité.

L’isolation

  • Patient semble détaché émotionnellement de la situation. « Moi, savoir que j’ai un cancer ne m’affecte pas trop mais mon mari qu’est-ce qu’il le vit mal »

Le déplacement

  • Transfert de l’angoisse sur un élément secondaire (alopécie, soucis familiaux …)

La projection agressive
La régression

  • Le patient se laisse porter et prendre en charge. Désinvestissement de la sphère familiale, perte d’autonomie, infantilisation

La maitrise intellectuelle

  • Le patient connait tout de sa maladie et des traitements. Recherche de la cause, rites obsessionnels.

La sublimation

  • Patient compense son statut de malade par le développement d’une facette de sa personnalité. Créativité, écrire un livre, quête existentielle. Mécanisme plus positif qui provoque moins de souffrance pour l’entourage

  • Créativité, écrire un livre, s’investir dans une action contre la maladie



IV.B.Mécanismes de défenses des soignants


Objectif : lutter contre un sentiment d’impuissance ou un trop plein de tensions émotionnelles. Préserver d'une réalité vécue comme trop douloureuse

  • Important de les repérer car ils ne sont pas forcément adaptés

Mensonge :

  • Le médecin lutte contre son angoisse sans tenir compte des ressources psychiques du patient. Risque d’un traumatisme futur plus important pour le patient. Les réponses doivent s’ajuster aux questions du patient

La banalisation

  • Le soignant se concentre sur les besoins concrets, vitaux … sans se poser la question d’une souffrance morale. Mise à distance.

  • « Appels incessants d’une patente. Les soignants répondent par une satisfaction de ses besoins primaires, sans se poser la question d’une souffrance plus globale exprimée par la répétition de ses appels »

L’esquive :

  • Soignant a identifié les souffrances et angoisses du patient mais répond à côté car il craint la réaction du patient devant la vérité

La fausse réassurance

  • Dissimulation de la vérité, optimisation es résultats alors que le patient ressent la négativité des choses

L’évitement

  • Absence d’échange avec le malade. Médecin rentre dans la chambre en regardant le dossier. S’adresse aux étudiants. Evite même parfois la chambre.

La rationalisation

  • Recours à un vocabulaire technique pour établir une distance

La dérision

  • Décalage avec le vécu émotionnel du patient

La fuite en avant

  • Dire tout, tout de suite sans analyse de la demande sous-jacente et des limites du patient.

L’identification projective

  • Le soignant se substitue au malade en lui attribuant ses propres traits de personnalité. S’attache à inculquer au patient son mode d’emploi sans se douter qu’il projette sur le malade ses propres aspirations. Le malade ne se sent pas compris.

Il est nécessaire d’avoir conscience de ses défenses

  • C’et parvenir à mieux se connaître et c’est accepter de cheminer avec ses forces et ses failles

  • C’est aussi parvenir à une relation plus authentique donc de confiance, donc aidante pour le patient

La détresse psychologique

  • Tristesse et anxiété : sentiments normaux adaptés à certaines étapes de la maladie

  • Troubles psychiatriques liés au cancer :

    • Syndrome dépressif

    • Troubles anxieux

    • Confusion mentale



  1. L’après cancer


Impression de vide, d’être abandonné après la période de traitement

Peur de la récidive « épée de Damoclès au-dessus du patient »

Séquelles parfois inconfortables :

  • Dysfonctionnement hormonal, défaillance de certains organes, image de soi altérée

  • Besoin d’être soutenu et entouré

Changement du système de valeurs parfois positif
La prise en charge globale des patients par une approche pluridisciplinaire centrée sur le patient.



  1. Conclusion :


Les effets psychologiques de la maladie sont nombreux

Nécessite de mécanismes d’adaptation et de défense face à la menace latente de mort

Ecouter le patient et l’informer pour qu’il devienne un sujet et non pas uniquement un objet de soin. L’information doit être adaptée, elle réduit le niveau d’anxiété.

Prise en charge pluridisciplinaire : nécessite de travailler ensemble pour entendre et prendre en charge la souffrance du patient et de ses proches



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