Résumé : On assiste au rajeunissement de l'usage du cannabis / marijuana / shit à l'accroissement du nombre de personnes qui s'y adonnent et à la diffusion de





télécharger 146.22 Kb.
titreRésumé : On assiste au rajeunissement de l'usage du cannabis / marijuana / shit à l'accroissement du nombre de personnes qui s'y adonnent et à la diffusion de
page2/11
date de publication17.09.2017
taille146.22 Kb.
typeRésumé
m.20-bal.com > Biología > Résumé
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   11

Les principes actifs du cannabis



Les principes actifs du cannabis sont réunis sous le vocable de cannabinoïdes. En fait, parmi plus d'une centaine de constituants déjà identifiés, celui qui domine, tant par sa quantité que par l'intensité de ses effets psychotropes, est le delta-9-tetrahydrocannabinol ( figure 1 = le delta-9-tétrahydrocannabinol ). Il a une structure relativement complexe, tricyclique, dérivée du benzopyranne.(Figure 1)




Stricto sensu, ce n'est pas un alcaloïde puisqu'il n'entre pas d'atome d'azote (N) dans sa composition.

Il se présente à l'état pur, telle une colle, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool pur ;

Ceci complique notablement son usage expérimental (pesée, administration à l'animal) et a stimulé la mise au point de succédanés, développant de semblables effets, mais d'un usage plus commode, tel le HU 210.

C'est à Mechoulam, un chercheur israélien, que l'on doit la caractérisation princeps de ce THC. On verra que c'est ce même auteur qui, vingt ans plus tard, a caractérisé la première substance endogène dont le THC mime les effets ; ce premier "endocannabinoïde" qu'il a désigné anandamide ( du sanscrit ananda = félicité ).

Les récepteurs du THC



A partir du THC, s'est engagée la caractérisation du récepteur à l'origine de ses effets. Après les approches de radio-liaison, la biologie moléculaire s'en est mêlée. Elle a cloné deux récepteurs différents pour ce THC. Ce fut d'abord le récepteur central, dit CB1, cloné en 1990 par Matsuda et coll. ; puis, trois ans plus tard, le récepteur périphérique, dit CB2, cloné par Munro et coll. (1993). Ce dernier récepteur est présent au niveau des cellules du système immunitaire, où il paraît "médier" des effets immunodépresseurs.

Ces récepteurs CB1 et CB2 appartiennent à la très grande famille des récepteurs à sept hélices transmembranaires couplés aux protéines G (= RCPG), qui pourrait compter près d'un millier de représentants. Nous n'envisagerons ici que les récepteurs CB1.

La stimulation des récepteurs CB1 par le THC active une protéine G, de type Gi (i comme inhibitrice), ce qui a pour effet d'inhiber, à la face interne de la membrane cellulaire, une activité enzymatique, l'adénylate cyclase, avec pour conséquence une diminution de la synthèse d'un second messager, l'AMP-cyclique ( Howlett, 1984 ). C'est de cette même façon qu'agit la morphine, en stimulant des récepteurs opioides de type mu. Pourtant, dans le striatum, les récepteurs CB1 pourraient être couplés à une protéine Gs ; s comme stimulant ; stimulant l'activité adénylate cyclase et partant la synthèse d'AMP cyclique (Glass et Feider,1997). Les études se poursuivant, il est apparu, qu'en fait, les récepteurs CB1 s'avéraient capables d'activer au moins six sous types de protéines G, des types Gi et Go, ce qui leur permet de gérer ou de moduler une grande variété de systèmes de signalisation intracellulaires (Prather et coll., 2000). Au nombre de ces derniers citons, outre l'accroissement ou la baisse des taux d'AMPc, des modifications de courants potassiques (Mu et coll., 1999) ou de courants calciques ( Mackie et coll., 1995 ), ou encore de la voie des Mitogen Activated Protein Kinase = MAP kinases ( Bouaboula et coll., 1995 ).
- La distribution cérébrale des récepteurs CB1 apparaît à la fois hétérogène et ubiquiste. On en trouve une forte densité dans le cervelet, la substance noire réticulée, le globus pallidus, l'hippocampe. La densité est moindre, mais encore notable, dans le tubercule olfactif, le cortex primaire, le cortex frontal, le striatum ( Herkenham et coll., 1990 ).
- La principale fonction neurochimique de ces récepteurs CB1 paraît résider dans la modulation de la libération de divers neuromédiateurs. Ainsi, par exemple, à leur stimulation est associée : une inhibition de la libération de GABA (Acide Gamma Amino Butyrique), dans la substance noire (Gifford et coll., 1999) ; une inhibition de la libération d'acétylcholine et de glutamate dans l'hippocampe (Gifford et coll., 1996 ; Shen et coll., 1996).
- Ces récepteurs desservent une très large variété d'effets et de fonctions. Ainsi, l'administration de THC à l'animal d'expérience suscite :

une catalepsie ( forme extrême de l'indifférence psychomotrice et du syndrome parkinsonien; l'animal accepte de prendre et conserve activement, durablement, une attitude inhabituelle et inconfortable qui lui a été imposée par le manipulateur ) (Marchese et coll., 2003) ; une inhibition de l'activité locomotrice (Tseng et Craft, 2001) ; une hypothermie (Adams et Martins, 1996) ; une incoordination motrice ; des troubles majeurs de l'apprentissage ( Heyser et coll., 1993 ) ; une réduction du tonus anxieux (Onaivi et coll., 1990) ; des effets cardio-respiratoires (Padley et coll.,1990) ; des effets anticonvulsivants (Wallace et coll., 2003) ; une analgésie (Tseng et Craft 2001); des perturbations de la mémoire spatiale (Lichtman et coll., 1995)...

Au niveau de certaines cellules les récepteurs CB1 seraient en nombre très supérieur à ce qu'il suffirait de stimuler d'entre eux pour induire une réponse d'amplitude maximale. Cela correspond à l'existence " de récepteurs de réserve " ; Ce qui a plusieurs types de conséquences :

  1. La courbe exprimant l'occupation des récepteurs par un ligand agoniste et la courbe reliant l'occupation des récepteurs à l'effet qui en résulte, ne sont pas superposables.

  2. Pour développer l'effet maximum, il suffit d'occuper une faible proportion de récepteurs, c'est dire qu'une faible concentration de ligand suffit pour ce faire ; ce qui correspond à une très grande sensibilité.






  1. Pour supprimer l'effet induit par une faible concentration d'un ligand agoniste, il faut recourir à de très fortes concentrations d'antagoniste.

  2. La désensibilisation de ces récepteurs, qui pourrait résulter de leur stimulation intense et durable, n'amputera pas significativement la population de récepteurs qu'il suffit de stimuler pour être actif ; dès lors, on ne verra pas survenir de tolérance à l'effet de l'agoniste, même après de longues expositions à celui-ci.

Les récepteurs CB1 dans l'hippocampe illustrent cette situation. Ainsi, sur des coupes de cette structure, la libération d'acétylcholine suscitée par des dépolarisations électriques est réduite de 50% par la stimulation de seulement que 1p. 1000 des récepteurs CB1 de la préparation. Dès lors ce sera pour de très faibles doses de THC que se trouveront notablement perturbées les performances mnésiques et partant cognitives ; de plus, pour réserver ces perturbations, il faudrait de très fortes concentrations d'un antagoniste CB1 ( tel le SR 141 716 ). Enfin, ces perturbations ne devraient pas donner lieu à tolérance, en dépit d'expositions intenses et durables au THC. ( Figure 2 ).
Dans les situations où il n'existe pas de récepteurs de réserve, on observe une bonne superposition entre la courbe exprimant l'occupation des récepteurs et celle reliant l'effet à la dose, ou plutôt à la concentration. La réversion de l'effet développé par l'agoniste survient pour de plus faibles doses d'antagoniste que celles requises quand il existe des récepteurs de réserve. Une désensibilisation des récepteurs CB1 conduit à une réduction de la réponse à l'agoniste. De là une tolérance, qui peut conduire à la réapparition des troubles qui avaient incité à consommer du cannabis dans la mesure où il les apaisait. Cela pourrait constituer, comme on le verra plus loin, l'explication de l'émergence ou de la ré émergence des troubles anxieux et/ou dépressifs, qui surviennent souvent chez le toxicomane au cannabis.
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   11

similaire:

Résumé : On assiste au rajeunissement de l\Résumé : Ce travail de recherche porte sur un médicament, le Mediator,...
«coupe faim» par des personnes non diabétiques est à l’origine d’un scandale sanitaire en raison d’effets secondaires très graves...

Résumé : On assiste au rajeunissement de l\Cannabis – le professeur Costentin répond aux déclarations du professeur Dautzenberg
«l’herbe», «la beuh» (en verlan), «la marijuana», usant alors, puis abusant bientôt des fameux «pétards». Pour ce faire, IL propose...

Résumé : On assiste au rajeunissement de l\Guide du bon usage des blogs scolaires
«service de communication au public en ligne», le site Web doit obligatoirement afficher des informations sur les personnes qui l’éditent...

Résumé : On assiste au rajeunissement de l\Résumé : Cette communication consiste en une étude des pratiques...
«media agenda setting» est également mobilisée afin de proposer une mesure de la pression du public qui sera mise en relation avec...

Résumé : On assiste au rajeunissement de l\RÉsumé. Dans le cadre de l’apprentissage collaboratif assisté par...

Résumé : On assiste au rajeunissement de l\Résumé Le secteur de la micro-finance en République Démocratique...

Résumé : On assiste au rajeunissement de l\Préparation et mode d’utilisation
«cannabis» du latin cannabus ou cannabis, directement dérivé du grec kannabis le terme grec dérive lui même de l’assyrien quanabu...

Résumé : On assiste au rajeunissement de l\Résumé L’étude retard concerne des personnes séropositives qui accèdent...

Résumé : On assiste au rajeunissement de l\«Dépil’tech» est le leader de l’épilation définitive et du rajeunissement
...

Résumé : On assiste au rajeunissement de l\«Dépil’tech» est le leader de l’épilation définitive et du rajeunissement
...





Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
m.20-bal.com