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à Toulouse

Le magazine d’informations

de la ville de Toulouse

www.toulouse.fr
Hors série 2013
2013 2014

Une année de culture(s)
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Transcription et édition braille

CTEB

98, rue Michel-Ange

31200 Toulouse

Tél.: 05'61'57'95'89

Fax: 05'61'47'36'62

E mail: contact@cteb.fr

http: www.cteb.fr

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Édito



La culture fait partie de L'identité, de la vitalité même de Toulouse. Parce qu elle favorise les rencontres et aiguise l’esprit critique, cette culture se veut plurielle, ouverte aux nouveaux talents, exigeante et populaire.

Les touLousains pourront tout au long de cette nouvelle saison goûter aux différentes facettes de la créativité toulousaine, des arts aux sciences, du cirque au livre, des rendez vous les plus intimes aux grands rassemblements, des découvertes aux talents confirmés.

Une culture accessible qui investit l’espace public lors du carnaval, du mai des cultures urbaines, de Toulouse en Piste ou de Passe ton Bach d’abord.

Une culture surprenante qui concilie exigence artistique et innovation avec la Novela, Empreintes numériques ou le Festival international d’art de Toulouse.

Une culture solidaire qui se vit en partage avec des rendez vous gratuits comme le tout nouveau Mois de l’Image, les Métropolitaines autour du livre ou Toulouse l'Espagnole.

Une cuLture solidement ancrée dans la ville avec le Forom des langues, l’année astronomique à la Cité de l’espace ou l’exposition «Générations» aux Jacobins.

Une culture dont la renommée dépasse largement les frontières de la ville, avec les concerts de l’orchestre national du Capitole ou les manifestations emblématiques que sont Rio Loco ou le Marathon des Mots.

Une culture qui s'adresse à tous et en premier lieu aux enfants. Parce qu’elle participe à leur ouverture sur le monde, la culture est accessible gratuitement à tous les écoliers toulousains, de la grande section de maternelle au CM2, grâce au Passeport pour l’Art.

Il y a fort à parier que cette nouvelle saison sera trop courte pour emprunter les chemins balisés et les chemins de traverse que nous offrent les acteurs de la culture à Toulouse.

Pierre Cohen

maire de Toulouse

Portraits



Cette année, le Guide culturel 2013-2014 donne la parole aux artistes! Que leur talent soit confirmé, reconnu ou émergent, ces Toulousains(1) évoquent leur travail, leurs nouvelles créations et leurs projets de la saison.

(1) La liste des 41 artistes a été constituée à partir de la sélection d’un jury de professionnels composé de Hervé Bordier, Annie Bozzini, Frédéric Chambert, Thierry D’Argoubet, Cyril Della Via, Jean Louis Dufour, Hervé Ferrage, Ghislaine Gouby, Didier Kimmoun, Alain Lacroix, Mathieu Maisonneuve, Geo Martinez, Olivier Michelon, Jacky Ohayon, Jean Laurent Paolini, Yves Robert, Francis Rougemont, Jacques Sierpinsky et Christian Thorel.
Cats On Trees grimpe dans les charts.

«Découverte du Printemps de Bourges 2010», ce duo féminin masculin, formé par Nina Goern et Yohan Hennequin, sort son tout premier album. D’une complicité rare.

«On est un duo très complice sur scène -Nina chante et joue du piano, Yohan est à la batterie et chante parfois-, mais aussi en dehors. On compose et écrit les textes véritablement à deux. On a pris beau coup de temps pour faire un album qui nous ressemble: une pop éthérée, mélodique, légère, avec une certaine fraîcheur, une spontanéité, tout en étant très attachés au sens des mots. Sans oublier la voix sincère et touchante de Nina: elle chante avec de l'âme. Elle est comme notre duo: elle ne triche pas.» Cats On Trees, sortie de l'album éponyme le 14 octobre Tôt ou tard (label); à suivre une tournée avec des dates toulousaines sur jerkov.net
Philippe Gérard Dupuy, le surréaliste.

Invité d’honneur en 2012 de ManifestO avec Recto versum, le photographe ne cesse de mêler dans ses portraits (que ce soit de musiciens à Jazz in Marciac ou de têtes de poissons) fiction et réalité.

«Même quand je fais de la photographie réaliste, je ne peux m'empêcher d'y ajouter une mise en scène surréaliste. Je dessine toujours un projet à partir d'une idée, d'une thématique. Je prends beaucoup de temps à réfléchir, à faire des essais et à finaliser mon travail photographique. Qui est, principalement, conçu en noir et blanc. Mon format? Le carré -j'ai d'ailleurs bidouillé un cadre dans le viseur de mon appareil. Ce qui m'importe dans mes portraits: me sentir bien dans ma vision transformée, dans mes images fabriquées.»

Projet photographique en cours, sortie prévue en 2014.
James Carlès prend racines.

Le fondateur de la compagnie éponyme et du festival Danses et Continents Noirs nourrit sa conscience chorégraphique de son histoire.

«Longtemps, je me suis senti sans racines... Je ne me reconnaissais pas complètement dans les danses occidentales et je manquais de repères concernant les danses noires. C'est d'abord pour moi que j'ai commencé ce travail de recherche des œuvres patrimoniales chorégraphiques issues de la diaspora africaine. D'où mon projet sur le coupé décalé. Apparue dans la communauté ivoirienne de Paris, cette danse met en scène l'argent et la frime, en forme de satire du pouvoir. D'où aussi la présence, au festival 2013, de ces danses festives et sociales que sont le ragga, le coupé décalé ou même le dance floor, et d'Elsa Wolliaston, chorégraphe américano-kenyane à l'origine de la danse contemporaine. Car finalement, on est tous faits de racines multiples.»

Festival Danses et Continents Noirs 26 oct. 16 nov.; On va gâter le coin 13 14 février. Théâtre Jules Julien pour le Festival du CDC.
Albin Warette sur toutes les pistes...

Le directeur artistique de la grande parade de cirque Toulouse en Piste depuis cinq ans accompagne tant de projets, qu'on s'y perdrait presque.

«J'ai essuyé les plâtres sur le bitume avec le théâtre de rue, puis me suis formé à l'improvisation, au bouffon, avant de me plonger à fond dans le cirque nouveau. Finalement, je suis devenu metteur en piste à l'école de l'expérience en travaillant avec des compagnies telles que Prêt à Porter, Monstre(s) ou Pipototal. Que ce soit pour la grande parade de Toulouse en Piste, sur la 2e création du Cirque Exalté, les visites nocturnes circassiennes du musée des Augustins ou avec Le Séchoir (scène de la Réunion), j'accompagne artistiquement les projets en leur laissant, toujours, leur singularité!»

Toulouse en Piste 2014, début juin; Oui, et...

Théâtre de l'Instant avec le réseau Culture en mouvements

11 octobre à 21 h Espace Bonnefoy
Tugan Sokhiev,le plus toulousain des chefs russes.

Directeur musical de l'orchestre national du Capitole de Toulouse, le chef russe se dit fier d'être un ambassadeur culturel de la ville. Tant sur les actions pédagogiques et sociales que sur les tournées internationales.

«L'orchestre et moi avons une relation musicale, artistique et personnelle très forte, c'est vrai. Aujourd'hui, notamment grâce au soutien de la Ville, l'orchestre a beaucoup d'ambition: il est capable de choses que je n'aurais jamais imaginées 5 ans avant, comme ce Triple concerto de Beethoven filmé par Arte la saison passée. Si pour moi, tous les concerts sont importants, je suis très touché par la venue d'une amie, la grande pianiste Élisabeth Leonskaja pour le premier concert de la saison. Le moment le plus unique sera sûrement pour moi Boris Goudonov, l'opéra russe, en version concert. D'autant que nous aurons Ferruccio Furlanetto (basse), le meilleur Boris au monde. Jamais jouée du vivant de Moussorgski, il s'agit là d'une version originale. Une rareté.»

Le 19 sept. Brahms; le 3 févr. Boris Goudonov. Halle aux Grains
Jean-Philippe Lafont, acteur d'opéra.

Chanteur lyrique de renommée mondiale, le baryton est apprécié dans ses différents registres pour être un magnifique chanteur, mais aussi un formidable acteur.

«J'ai une tessiture de voix pour des rôles à fort caractère, où l'on meurt beaucoup et où l'on n'est pas forcément sympathique. Mais qui sont, selon moi, plus intéressants que les ténors énamourés! Mes rôles-titres: Barak de Strauss, Wozzeck de Berg et Falstaff de Verdi. Je préfère interpréter ces personnages au tempérament dramatique, brisés et déchirés, qui souffrent beaucoup et sont souvent aux prises entre désarroi et réactions violentes. Je me considère plus comme un comédien qui chante! Pour Noël, au théâtre du Capitole, j'aborderai le rôle de Pierre, le papa dans Hänsel et Gretel, avec beaucoup d'humilité: je n'ai encore jamais chanté cet opéra.

Hänsel et Gretel, 27, 28 et 31 décembre à 20 h; 22, 24, 25 et 29 à 15 h, Théâtre du Capitole.
Kader Belarbi, transmission chorégraphique.

Étoile à l'Opéra de Paris sous l'ère Rudolf Noureev, le chorégraphe et directeur de la danse du Capitole n'a de cesse que de «nourrir» les danseurs du Ballet toulousain.

«Mes saisons se construisent d'abord en fonction des danseurs! Depuis mon arrivée en tant que directeur de la danse au Capitole, j'essaye de nourrir, d'éveiller à diverses esthétiques -très académiques et école française voire plus actuelles et décalées comme avec Maguy Marin dans Bach Suites- les esprits et les corps de mes danseurs. Avec l'entrée au répertoire du Grand Ballet La Bête et la Belle (le titre a été volontairement inversé), la thématique de l'animalité entraîne les corps vers quelque chose de primitif. Et avec Dans les pas de Noureev, il ne s'agit pas d'un simple hommage. Mais plus d'un passage obligé, d'un exercice de style, celui de la rigueur, du regard. Car je ne peux pas garder pour moi ce que j'ai appris: je me dois de le transmettre!»

La Bête et la Belle, 24-29 octobre; Dans les pas de Noureev, 28 novembre-1er décembre; Bach Suites, 30 janvier-2 février; Pâques russes, 10-13 avril; Valser, 18-22 juin
Laurent Pelly: changement de décor.

Après Hugo, le metteur en scène et codirecteur du Théâtre national de Toulouse (TNT) dévoile deux facettes de Shakespeare, monte Poe avec Agathe Mélinand et donne sa Manon au théâtre du Capitole. «Avec Le Songe d'une nuit d'été, j'avais envie de donner un versant positif au terrible et noir Macbeth. Une comédie féerique et joyeuse, racontée par le prisme de la narration onirique. Deux grandes pièces de Shakespeare en forme de miroir. Pour cette création -sur laquelle je travaille encore-, je cherche à exploiter à fond le grand plateau du théâtre (machinerie, profondeur, dessous de scène...), salle et spectateurs inclus. Cette saison, avec Agathe (Mélinand) et les six comédiens de l'Atelier volant du TNT, on invente une forme cauchemardesque mais drôle sur une matière pas théâtrale au départ: 5 à 6 Nouvelles Extraordinaires de Poe. Après le Covent Garden de Londres en 2010 puis la Scala de Milan et le Metropolitan Opera de New York, je suis ravi de retrouver Manon et Natalie Dessay au Capitole. Cet opéra de Massenet montre avec quelle jubilation au XIXe siècle la bourgeoisie sacrifie ses héroïnes, des femmes libres telles Manon, Carmen ou Violetta.»

29 sept.-15 oct. Manon, Théâtre du Capitole; 17-30 oct. Edgar Allan Poe, Extraordinaires et 25 mars-19 avr. Le Songe d'une nuit d'été, TNT.
Et Abdul Djouri créa le hip-hop toulousain...

Fondateur du Centre d'art chorégraphique des danses urbaines (CACDU) et du Trophée Master de Toulouse, le chorégraphe est l'initiateur de la danse hip-hop toulousaine.

«J'ai toujours voulu -et ce dès 1982- faire connaître les valeurs de la culture hip-hop et faire reconnaître cette danse comme un art à part entière. Bien au delà des prouesses techniques. Depuis 30 ans, au Master Studio, on organise donc cours, stages, ateliers, rencontres, journées d'étude... De la Reynerie à la place du Capitole, le hip-hop est un vecteur de réconciliation entre le centre et les quartiers. C'est pour cela que je tiens à des rendez-vous comme le Trophée Master (battle international de danse hip-hop), Capitolium (les meilleurs Bboys du monde en 1 vs 1) et aux Cafés hip-hop itinérants sur Toulouse et la métropole. Mon nouveau projet pour 2014? Une création qui fusionne des danseurs hip-hop et un pianiste classique.»

Le 28 sept. Trophée Master 2014, sélection nationale, Odyssud; le 8 mars, Trophée Master 2014, Halle aux Grains; 31 mai-1er juin, Capitolium, Cafés hip-hop pour le Mai des cultures urbaines.
Zebda repart pour un tour.

Après le succès de l'album Second Tour en 2012, le célèbre groupe toulousain engagé travaille sur un nouvel opus.

«Nous sommes dans la grotte pour préparer la suite. Après une année chargée en concerts, nous nous sommes remis au boulot pour écrire un nouvel album.» Mouss n'en dira pas plus mais la fine équipe de Zebda phosphore dur pour répondre à l'accueil d'un public resté fidèle malgré l'absence. En 2012, après huit ans de silence, le succès de l'album Second Tour suivi d'une longue tournée et d'un disque enregistré en public -Plan d'occupation du sol- ont redonné le souffle au groupe qui repart aujourd'hui vers de nouvelles aventures discographiques.

Les thèmes de prédilection qui ont fait leur succès mais aussi une inspiration renouvelée et pulsée par la ferveur des fans en manque devraient donner le «la» de cette nouvelle production bientôt dans les bacs des disquaires.
L'autre part, selon Aurélien Bory.

Le chorégraphe de la Cie 111 aime à toujours chercher ailleurs, encore et encore. La preuve avec Plexus pour la danseuse japonaise Kaori Ito et Azimut pour le Groupe Acrobatique de Tanger.

«Azimut, ce sont des retrouvailles -10 ans après Taoub- avec le Groupe Acrobatique de Tanger. Sur scène, je joue avec l'histoire de l'acrobatie marocaine (qui puise ses racines dans les pratiques rituelles du soufisme) et la machinerie théâtrale du 16e siècle pour suspendre les corps. Métaphoriquement, c'est un désir d'envol, d'élévation! Plexus est le portrait de la danseuse japonaise Kaori Ito. Je voulais montrer ce que la danse -a priori peu adaptée- peut apporter au genre. Il s'agit là d'un dialogue entre le monde intérieur de Kaori (une vie consacrée à la danse) et le monde extérieur (le mythe fondateur du Japon). Le dispositif, littéralement un entrelacement (plexus en latin), l'entraîne vers une lente disparition...»

Plexus, 3-12 avril, Théâtre Garonne; Azimut, 19-28 décembre, TNT.
Bertrand Betsch: la nuit est belle...

Dans ce 8e album, l'auteur-compositeur-interprète signe des tubes pop, rock, électro-pop qui font taper du pied, et des ballades folk, acoustiques qui font battre le cœur.

«Le fil conducteur de ce double album (26 titres): la nuit, la face cachée de la vie, ses peurs, ce qu'on n'ose pas s'avouer, ce qu'on a de plus intime. Au final, une idée en entraîne une autre, un peu comme une porte qu'on ouvre pour entrer dans une nouvelle pièce. Comme une balade nocturne. Mon langage musical, lui, peut varier: il peut être plus enlevé, plus «catché», plus pop ou bien plus contemplatif, plus auteuriste. Au Sorano -qui nous accueille 5 jours en résidence et nous apporte un vrai soutien- on joue notre spectacle... en avant-première!»

La nuit nous appartient, 03H50 (label) Sortie prévue le 18 novembre; Concert, 15 novembre, Théâtre Sorano.
Le point d'orgue de Michel Bouvard.

Titulaire de l'orgue de Saint-Sernin et cofondateur avec Willem Jansen de Toulouse les Orgues en 1996, l'organiste est un soutien de tous les talents.

«Ma vie se partage en trois: concertiste (30 concerts internationaux par an), professeur aux conservatoires de Toulouse et Paris, et directeur artistique de Toulouse les Orgues; même si je passe la main en 2014 à Yves Rechsteiner. Le plus marquant cette année? Le 11e concours international d'orgue Xavier-Darasse, qui donne le choix de l'instrument (grâce à l'incroyable collection toulousaine) et du programme à 12 jeunes talents! Il permet de faire émerger de véritables artistes, qui ont une personnalité, une présence musicale, quoi qu'ils jouent. En ces temps de crise, ma préoccupation a été aussi de soutenir les ensembles (les Passions, l'orchestre baroque de Toulouse, Les Sacqueboutiers...), musiciens et facteurs d'orgues régionaux.»

Toulouse les Orgues, 9-20 octobre.
Maguy Marin: message à caractère politique.

De retour à Toulouse avec sa compagnie, la chorégraphe, qui est l'une des figures pionnières de la nouvelle danse française des années 1980, reprend Umwelt.

«Avant d'être plébiscitée, cette pièce a été difficilement accueillie au début de sa création en 2004. Elle est pourtant fondatrice de mon travail, comme a pu l'être May B en 1981, et a initié une série jusqu'à nocturnes (2012). C'est la première fois que je présentais mon récit de manière fragmentée, tel un montage cinématographique, par une multiplicité de petits plans. Politiquement, elle met en scène 9 interprètes dans leur quotidien: ils marchent, mangent, s'habillent... Leurs déchets s'accumulent sur le devant de la scène et ils continuent à vivre dans l'indifférence. Par l'installation sonore de Denis Mariotte et par le jeu des miroirs vibrant sous le vent, ils se démultiplient, leur image devient floue. Comme un mirage.»

Umwelt, 13-16 novembre, Théâtre Garonne.
Bigflo & Oli, les petits frères du rap.

Découverts au tremplin Décroche le son et après avoir fait le buzz sur Internet, les deux rappeurs de 17 et 20 ans préparent en studio la sortie d'un EP, un mini-album de 6 titres.

«On est 100% Toulousains avec un métissage de deux cultures (argentine et algérienne), frères, auteurs (paroles et instruments), rappeurs et musiciens. Bigflo étudie la trompette et Oli la batterie au Conservatoire de musique de Toulouse. Notre rap, qui attache une grande importance aux textes, s'inspire de notre quotidien, de notre jeunesse. Un rap freestyle, ouvert, qui ne se prend pas la tête et où chacun se fait sa propre morale. Loin des clichés et du m'as-tu-vu du rap. Une nouvelle vague, quoi. On travaille même avec un ami violoncelliste, c'est dire!» Sortie du EP (Extended play) prévue automne-hiver 2013; les clips: C'est que le début... (800’000 vues), Pourquoi pas nous? (500’000), L'Héritage (250’000).
Cridacompagny, à corps et à cri.

Depuis 2006 et leur rencontre au Lido, Julien Vittecoq et Jur Domingo Escofet ont monté avec leur compagnie franco-catalane: 7 spectacles, 3 albums et 4 expos. Entre cirque et danse, chant et performance.

«Cirque, musique, exposition... on ne s'interdit rien! Notre patte? Quelque chose de brut, sans trop d'artifices, utilisant le corps comme moyen d'expression essentiel. Toucher, émouvoir le public, sans qu'il ne le voie venir: c'est cela que l'on cherche... On peut glisser, comme ça, une portée acrobatique quand Jur chante. Avec Manana es Manana, on est revenus à un spectacle de cirque très physique avec peu de voix. Parmi les projets en cours: écrire pour la musique de Geronimo, le prochain film de Tony Gatlif, l'expo-photos Cridar («crier» en catalan), un projet au Chili en mars 2014, un nouvel album au printemps 2014 et une création en expérimentation.»

Manana es Manana, 13 novembre. CIAM, la Fabrique, université de Toulouse II-Le Mirail.
Pierre Rigal, sa Bataille.

Après Micro, Standards et Théâtre des opérations, le chorégraphe de la compagnie Dernière Minute, fondée en 2003, travaille sur sa prochaine création: Bataille.

«C'est un duo, une confrontation entre un danseur spécialiste de percussion corporelle (Hassan Razak, rencontré sur Sujet à Vif au Festival d'Avignon 2013) et un acteur-acrobate (Pierre Cartonnet). En fait, il faut l'aborder d'un point de vue psychanalytique, comme le «moi» et «l'inconscient» d'une seule et même personne. Deux parties qui négocient, s'affrontent, collaborent. Ces allers-retours existent depuis longtemps dans mon travail. Dans Théâtre des opérations, on ballottait entre désordre et harmonie. Le plateau est ici très dénudé, la scénographie sobre. Simplement un espace de jeu avec un cadre au sol. Ma réflexion? Elle a tourné autour de la percussion corporelle (littéralement «se taper dessus»), du philosophe Georges Bataille, et d'un poème que j'ai écrit qui m'a guidé dans mon processus.»

Bataille, prévue pour 2014.
Éric Lareine avec ou sans enfants.

Avec son groupe free rock Leurs enfants, lancé en 2009, le chanteur-auteur sans concession jongle avec les mots, passant de la tendresse à l'ironie, mêlant lyrisme et audace poétique.

«Je suis un artiste résolument libre! Et comme finalement, je suis un hypersensible, tout remonte à la surface. Je pose tout ça dans mes chansons, et surtout je les partage sur scène avec le public. Mes projets? Une nouvelle mouture -guitare, basse, batterie et chanteur- d'Éric Lareine et leurs enfants, une carte blanche d'une quinzaine de jours à la Cave Poésie au printemps 2014, la sortie en février-mars d'un nouvel album (titre provisoire: Merlezèbre, sous-titre: l'évidence des contrastes) en duo avec le pianiste sur le vif, compositeur-improvisateur Denis Badault. Je dois dire que j'ai énormément de chance de travailler avec des musiciens toulousains exceptionnels.»
Mladen Materic: acte de mémoire.

Installé au théâtre Garonne depuis 1992, le metteur en scène et scénographe venu d'ex-Yougoslavie réunit comédiens de son Tattoo Théâtre, magiciens, danseuse et trapéziste pour explorer le temps qui passe.

«Je cherche sans cesse à ouvrir mon langage théâtral, quitte à emprunter des chemins pas toujours certains. Mon théâtre n'est pas basé sur le verbal: il n'y a pas ou très peu de mots. Comme si les mots m'empêchaient de penser... J'arrive à un certain âge (59 ans), et j'entrevois les grands et les petits moments de la vie qui se gravent dans notre mémoire avec une autre perspective. Sur Un autre nom pour ça, un bâtiment est à l'abandon et une nouvelle construction se prépare. Ces restes de carrelage, de papiers peints font partie de la mémoire de ceux qui ont vécu là. Et pourtant, il y a un futur à construire. Ma scénographie -constituée d'une multitude de petites scènes de vie- est comme un carrefour de mémoires.»

Un autre nom pour ça, 3-12 octobre, Théâtre Garonne.
Joël Suhubiette ne fait qu'un avec son ensemble.

Du répertoire a cappella à l'oratorio, de la musique ancienne à la création contemporaine, le directeur du chœur de chambre les Éléments -qu'il a fondé en 1997-, travaille avec les musicologues et compositeurs d'aujourd'hui.

«La nouvelle création Le Visage-Le Cœur est évidemment un événement important pour l'ensemble. De part sa forme originale (un concerto pour piano et chœur), mais aussi parce que le chœur se met au service d'un compositeur contemporain. Faire vivre la musique de son temps: c'est ça pour moi être un ensemble d'aujourd'hui! Cette saison aussi, avec mes deux formations les Éléments et l'atelier vocal Archipels (80 voix au total), nous collaborons de nouveau avec l'orchestre du Capitole pour deux belles œuvres chorales du répertoire français de Poulenc et Fauré (23 janv. à la Halle aux Grains). Puis, après une première partie a cappella, le chœur pourra exprimer toute sa dextérité sur le flamboyant et fougueux Dixit Dominus, polyphonie baroque d'Hændel (31 mars à Odyssud). Un véritable feu d'artifice vocal. Voilà finalement qui résume assez bien la richesse de la palette des Éléments.»

Le 14 sept. Le Visage-Le Coeur (de Thierry Pécou avec Alexandre Tharaud au piano) Odyssud www.les-elements.fr
Quatuor Modigliani, l'esprit rock.

Formé par quatre copains de Conservatoire dont Philippe Bernhard (violon), le quatuor à cordes est devenu, en dix ans, l'un des plus demandés sur les scènes internationales.

«Barcelone, Istanbul, Chine, Japon, Taïwan, États-Unis, la Schubertiade de Schwartzenberg en Autriche... C'est bien simple, cette année encore, on n'arrête pas; mais on adore ça, jouer ensemble! Ce qui plaît? On véhicule, je crois, une image qui dépoussière le côté parfois collet monté de la musique de chambre. On est des musiciens trentenaires, avec un côté rock. Comme on peut s'en apercevoir sur nos photos... Après un premier album en 2008, on revient cette saison avec un nouvel opus Joseph Haydn. Sorte de balise dans notre évolution stylistique. Le compositeur autrichien est, pour ainsi dire, le père fondateur du genre, il lui a donné ses lettres de noblesse en tout cas. Son répertoire est plein d'intelligence, d'humour et très pur: il correspond bien à notre identité sonore.»

Philippe Bernhard et Loïc Rio (violons), Laurent Marfaing (alto), François Kieffer (violoncelle) Nouvel album Haydn sortie prévue fin 2013-début 2014 chez Mirare (label)
Coraline Lamaison: la question des sentiments.

«J'aime à déplacer les points de vue quitte à surprendre souvent, à être triviale parfois, à déstabiliser toujours. Entre danse classique et intensité dramatique, je m'intéresse aux corps émotionnels. L'écriture que je développe est moins dans la recherche du mouvement pur, elle est plus théâtralisée et s'inscrit dans la vulnérabilité des corps. Avec le 1er volet Vulnérables justement, je questionne la société du futur. L'accélération du temps ne mène-t-elle pas à la mort des sentiments, qui n'auraient plus le temps de naître? Je livre ici un objet performatif brut et expérimental avec cinq acteurs et danseurs sur scène, plus une surprise plastique en prime.»

Vulnérables, 21-23 novembre, Théâtre Sorano.
Marion Lefèbvre sort ses fiches cuisine.

Formée aux Beaux-Arts puis à l'ETPA de Toulouse et membre du collectif toulousain Odessa, la photographe-plasticienne explore les territoires intérieurs de l'homme, mais pas seulement.

«Mon travail photographique est habité par la question de la figure humaine. L'autre, l'étranger en nous-mêmes. Des séries telles que Dead birds on floorboards, Cerbères ou À moi Circé! (exposé en 2000 au Château d'Eau) contiennent ce que la photographie ne peut montrer: un hors-champ énigmatique, irrésistible et effrayant. Depuis 2011, j'ai commencé un projet Mignardises un peu anachronique, beaucoup plus ludique et subversif aussi, mais surtout pas revanchard. Longtemps dans l'histoire de l'art, la femme n'a été considérée que comme la muse, l'objet du désir, jamais le génie créateur! Je me suis dit: «pourquoi pas inverser les rôles?» J'ai donc pris le contre-pied des fiches cuisine des magazines féminins, tout en réutilisant les codes (recettes comprises).

Projet d'édition d'un livre de 30 clichés Mignardises avec ses fiches recettes, sortie prévue en 2013-2014.
Le Boustrophédon creuse son sillon.

Primé au 34e Festival mondial du cirque de demain, Le Boustrophédon, né au Lido en 2003, construit des spectacles engagés autour du cirque et de la marionnette. Lucie Boulay est co-auteur, fildefériste et marionnettiste.

«Créé en 2011, Camilia est un spectacle sur la vieillesse qui se joue avec des personnes âgées! Dans chaque ville où l'on se produit, on passe dix jours dans une maison de retraite. Bien sûr, en fonction de l'âge des participants, on s'adapte. On consacre trois jours aux répétitions, car les personnes âgées ont une partition importante à jouer. C'est étonnant de voir comment la mayonnaise prend à chaque représentation: il y a un tel attachement avec la marionnette de Camilia, qui ne fait certes pas ses 72 printemps. Le point déterminant de notre travail a été notre premier spectacle sur la guerre, Court-miracles, que l'on a construit lors d'une mission Clowns sans frontières en Palestine. Révélation du Festival d'Avignon 2007, il tourne encore depuis dans le monde entier.»

Spectacles en tournée. www.leboustrophedon.fr
Philippe Guionie, l'histogéophotographe.

Lauréat du Prix Roger Pic en 2008, membre de l'agence Myop et enseignant en sémiologie de l'image à l'ETPA, le photographe engagé parcourt les pays d'Afrique et d'Amérique du Sud. Son objectif: poser des visages sur des mémoires humaines qui n'en ont pas!

Je passe mon temps à parcourir le monde: 15 années sur le continent africain, et quatre en Amérique du Sud. D'où mes séries: Africa-América (au Château d'Eau en 2011) et Le Tirailleurs & les 3 fleuves. Je produis une photographie documentaire, d'identité, de mémoire, de trace pour tous ceux qui n'ont pas de visibilité dans ce monde. Au départ, je ne me destinais pas à être photographe, mais historien-géographe. La photo est venue empiriquement, d'une balade photographique en noir et blanc dans les cités lacustres du Bénin (Afrique de l'Ouest) repérée en 1999 par le grand Willy Ronis. C'était ma première publication! Mes derniers projets: Délestage (sorte d'errance nocturne et fantasmagorique dans un quartier populaire de N'Djamena, au Tchad) et Swimming in the Black Sea (un tour façon Polaroid de la Mer noire avec en filigrane Kéraban-le-têtu de Jules Verne). Et après deux ans de pause, je repars en 2014 en Amérique centrale...»

Projet d'édition avec Délestage et Swimming in the Black Sea, sorties prévues au printemps 2014; Brazzaville, c'était la cité radieuse de l'Afrique paru dans le n° 2 de la revue toulousaine Gibraltar.
Aymeric Reumaux poursuit ses rêves.

Pour Noël en scène, l'artiste multimédia du studio Orangers projette sur la façade du beffroi du Capitole une version approfondie de ses Holons du Donjon.

«Les holons, ce sont ces personnages enfouis dans nos rêves, qu'on ne contrôle pas et qui mènent leur propre vie la nuit. Le Donjon, c'est la tour des Consistoires qui protégeait les archives des Capitouls. Le soir, sur la façade du beffroi, les holons revisitent les temps de la mémoire toulousaine, par fragment. Comme un rêve. L'autre particularité de ce spectacle de lumières: la projection des messages personnels des spectateurs. L'an dernier, on en a reçus 9’782, dont 4’234 déclarations d'amour, 154 demandes en mariages et 77 anniversaires.»

Holons du Donjon, période des fêtes, Noël en scène holons.online.fr
Jean-Pierre Canihac, le pionnier.

Il y a 37 ans, le soliste cofonde Les Sacqueboutiers. Victoire de la Musique Classique 2008, son ensemble de cuivres anciens est l'une des meilleures formations de musique ancienne sur la scène internationale.

«Dans les années 70, avec le renouveau des instruments anciens, on apprit à jouer des ancêtres des cuivres: Jean-Pierre Mathieu de la sacqueboute (trombone) et moi du cornet à bouquin (au rôle de trompette). Un travail de pionniers, en quelque sorte. Depuis, avec l'ensemble, on a joué auprès des plus grands chefs baroques. À partir de textes du Moyen-Âge lus en occitan, Patrick Burgan a composé, cette année pour Les Sacqueboutiers, le récit de la bataille de Muret entre Cathares et Albigeois. Une création contemporaine pour des instruments anciens.»

Commémoration de la Bataille de Muret 1213-12 septembre; Don Quichotte sortie d'album en octobre, Flora (label)
Anaïs Constans, jeune première.

Élève au Conservatoire de Toulouse puis au Centre national d'artistes lyriques, la soprano de 25 ans joue Pisana au théâtre du Capitole.

«Mes professeurs Claudine Ducret et Jacques Schwarz (je leur dois beaucoup) disent que j'ai un clair obscur dans la voix, un côté sombre dans l'aigu qui est là... Je prends chaque rôle avec le même sérieux. Six mois durant, je travaille le texte -les livrets d'opéra sont toujours écrits avant- pour bien déchiffrer mon personnage, puis la musique et le rythme de langue (ici l'italien). Dans Les deux Foscari de Verdi, je suis la seule Française de l'équipe. On répètera ensemble un mois et demi durant: il me tarde! Comme je débute, j'ai un rôle qui ne me met pas en danger vocalement, celui de la servante Pisana. Malgré tout, je cherche à être juste dans la voix et le regard.»

Les Deux Foscari de Verdi, 16, 20, 23 mai à 20 h et 18 et 25 mai à 15 h, Théâtre du Capitole.
Omar Hasan change de voix.

Ancien pilier argentin du Stade Toulousain, le baryton a entamé depuis 2008 une brillante carrière professionnelle internationale de chanteur lyrique.

«Dans les vestiaires, pendant la Coupe du monde de rugby 1995, j'imitais Pavarotti chantant Funicoli Funicola à mes coéquipiers de l'équipe d'Argentine. C'est ainsi que j'ai découvert que j'avais une voix... À force de cours de solfège, notamment avec Jean-François Gardeil, j'ai appris le chant lyrique. À mes débuts, je me sentais un peu comme la femme à barbe, une attraction de foire: le joueur de rugby qui chante! Aujourd'hui, je suis un baryton professionnel à l'aise dans le répertoire verdien. Mes projets pour 2013-2014: un Café Tango (donné au dernier Toulouse d'été) intimiste et acoustique à l'accordéon et une rencontre avec le guitariste Bernardo Sandoval.»

Toutes ses dates: www.omarhasan.com
Le GdRA, anthropologiquement vôtre.

Si la compagnie, créée en 2007, est à géométrie variable, l'anthropologue Christophe Rulhes en est, avec le circassien Julien Cassier, l'un des piliers.

«Le GdRA est une compagnie de spectacles de sciences humaines avec tous les possibles du spectacle vivant. Notre singularité? Faire un travail d'enquête auprès des gens, filmer leurs témoignages et en faire une pièce de théâtre. Après 2 ans de recherche et 15 jours et nuits passés dans un hôpital psychiatrique, on présente Sujet ou comment se soignent les maladies de l'âme ici et ailleurs. Bien sûr, ça interroge aussi la question de la norme. Sur le fond, il s'agit d'un récit, celui d'Émile anthropologue qui se confronte à diverses méthodes thérapeutiques. Sur la forme: du rock, de la danse, un grand écran et une corde lisse qui symbolise l'attachement à sa famille, aux médicaments, etc. Car, comme le dit le sociologue Bruno Latour, la question est de savoir si l'on est bien ou mal attachés.»

Sujet, 19-22 mars, Théâtre Garonne; L'Atelier d'Ana et Chafre, deux portraits de femmes, 17-18 avril, Théâtre Sorano.
François Delarozière et ses légendaires Machines.

Serres volantes, poissons mécaniques, araignées géantes... Les fabuleuses créatures du directeur artistique de la Cie La Machine s'installeront dans une grande halle, au cœur de Toulouse Montaudran Aérospace.

«Avec le site toulousain, on est sur un travail d'accompagnement de l'aménagement urbain comme on l'a déjà fait dans d'autres villes (Grand Éléphant des Machines de l'Île à Nantes, Manège Carré à Sénart, Les Animaux de la Place à La Roche-sur-Yon...), et ce dès la naissance de ce futur quartier. Dans notre «écurie» de Montaudran, seront exposées les quelque 200 machines que nous avons construites. Il s'agira d'un lieu ouvert, vivant, en mouvement entièrement dédié aux spectacles de rue. Nos machines, qui se déplaceront notamment sur la piste mythique de l'Aéropostale, seront là pour faire vivre l'espace public, pour être en quelque sorte un accélérateur à l'intégration du quartier dans la ville.»

Plus d'infos sur www.toulouse-metropole.fr et www.lamachine.fr
Marie Didier, médecin-écrivain.

Voici une personnalité toulousaine à plus d'un titre: médecin, militante engagée aux côtés de tous les déshérités, et par-dessus tout écrivaine.

Après avoir fait ses études en région toulousaine, Marie Didier exerce d'abord son métier de médecin interne à l'hôpital Mustapha en Algérie, puis dans des quartiers difficiles, en dispensaire et en camps tsiganes. Médecin attaché aux Hôpitaux à Toulouse toute sa carrière, elle consacre une partie de son temps à soigner les défavorisés «du quart-monde». Elle publie son premier roman Une Fin en 1991 aux Éditions Sables (édition toulousaine), puis, chez Gallimard, Contre-visite (1988), La mise à l'écart (1992), Le livre de Jeanne (2004), Dans la nuit de Bicêtre (2006; prix de l'académie de Médecine de Paris), et Morte saison sur la ficelle (2008; prix Maurice Genevoix de l'Académie française). Son dernier ouvrage Le Veilleur infidèle est paru en 2011. Son écriture synthétise un vécu personnel et professionnel qui, en toute circonstance, met en avant l'humain. La signature d'une personnalité rare.
L'onirique Marianne Plo.

Diplômée des Beaux-Arts de Toulouse, la plasticienne a exposé dans nombre de centres d'art contemporain (bbb, Lieu Commun, espace Croix-Baragnon...).

«Le dessin, fondateur, vient contaminer les supports: papier, murs, sculptures minérales, vidéos aux motifs psychédéliques qui se répètent... Lors de mes expositions, je m'attache à activer l'espace (wall drawing, rochers) afin d'englober le visiteur. Inspirée par les contes, légendes et mythologies, je crée un territoire nouveau, mets en place un univers onirique. C'est une sorte de collage d'époques et de références (comme avec la publicité) qui forme un tout nouveau récit imaginaire, mystérieux, léger et burlesque. Tout comme l'est mon duo chanté décalé et décadent, Lassie, avec ma copine plasticienne Violaine Sallenave.»

Projet d'édition en cours d'une monographie de ses dessins, sortie prévue en 2014.
Laurent Mauvignier: les mots pour le dire...

Depuis Loin d'eux (1999), le romancier est fidèle à sa maison les Éditions de Minuit. Sa première pièce de théâtre Tout mon amour a été créée, en 2012, par le collectif Les Possédés au théâtre Garonne.

Laurent Mauvignier définit lui-même son travail comme une tentative de saisir le réel qui se heurte aux limites du dire. L'auteur essaie de mettre des mots sur l'absence et le deuil, l'amour ou le manque, s'inspirant tantôt de faits divers ou tantôt d'événements historiques. Ainsi, la tragédie du stade de Heysel lui sert de point d'ancrage pour Dans la foule (2006), la guerre d'Algérie lui inspire Des Hommes (2009). Et dans Ce que j'appelle oubli (2011), librement inspiré d'un fait divers survenu à Lyon, il y déroule sur une soixantaine de pages une seule et même phrase sans ponctuation, ni début ni fin. La phrase, toujours la même phrase, adressée au frère de la victime. Ultime tentative de vouloir retenir tout ce qui nous file entre les doigts...
Pierre Jodlowski, un pied dans le désert.

Codirecteur du studio éOle et du festival Novelum, le compositeur de musiques nouvelles créé des œuvres et performances, diffusées dans les principaux lieux dédiés aux arts sonores contemporains français et internationaux.

«Dans une société de divertissement, en tant que compositeur d'une musique nouvelle expérimentale (mélange d'électronique et d'acoustique) très peu représentée, mon travail consiste à toujours mettre un peu un pied dans le désert! C'est pour cela qu'on a créé avec Bertrand Dudebout, il y a 15 ans, le festival Novelum, qui réunit cette année le meilleur de la création européenne. Pour la prochaine Novela, j'ai conçu l'installation Passage, un couloir sonore dynamique. J'ai refabriqué des séquences de sons à partir d'une cinquantaine de souvenirs qui interagissent -à l'aide de capteurs de mouvements invisibles- avec le visiteur en fonction de sa vitesse de déplacement. Sorte de réflexion sur l'écoute.»

Passage, 1er-9 oct. Muséum de Toulouse; Novelum, éOle-Europa #1, 5-26 novembre, Odyssud; Jour 54, label Signature de Radio France; Création de la musique de Les beaux orages qui nous étaient promis du collectif de jongleurs Petit Travers.
Serge Pey, poète d'action.

Le poète est l'un des représentants majeurs de la performance et de la poésie d'action contemporaine. Son art se situe au carrefour du happening (1), du rituel shamanique et de l'Agitprop (2).

Né en 1950 dans une famille ouvrière à Toulouse, Serge Pey mène un travail singulier dans la poésie contemporaine française. Car sa poésie, qu'il a parfois nommée «poésie publique», ne s'arrête pas à la publication d'un texte! C'est au début des années 70 qu'il entame son travail de poésie d'action et expérimente l'espace oral, sous toutes ses formes. Maître de conférences à l'université de Toulouse-Le Mirail, il est l'un des performers les plus importants sur la scène poétique actuelle. Définissant la poésie comme une traduction permanente, à travers la langue occitane notamment, cet enfant de la guerre civile espagnole estime que le poète reste un traducteur du monde et que sa relation avec le langage est aussi un devoir d'Histoire.

(1) Spectacle favorisant l'improvisation et la participation du public. (2) Agitation militante.
Heddy Maalem: quand le corps s'exprime...

Le chorégraphe franco-algérien, qui a fondé sa compagnie éponyme en 1989, n'a pas de danseurs permanents. Sur chaque création, il partage la route d'interprètes, puis trace la sienne en solitaire. Jusqu'au prochain projet.

«Il est évident que je suis profondément marqué par mon histoire personnelle entre la France et l'Algérie. La question de l'identité constitue toute l'articulation de mon travail. Je m'interroge beaucoup sur cette violence incessante des hommes entre eux, souvent à cause de leurs origines. Je suis aussi très curieux de ce qui émerge dans la société. D'où ma dernière création sur le Krump. Cette danse, inconsciemment politique, est née lors des émeutes raciales dans les quartiers défavorisés de Los Angeles en 1992. Cette réponse corporelle à la violence sociale, cette faculté d'adaptation à la fois vitale, intelligente et poétique quand tout semble perdu: c'est bouleversant et tellement moderne. Ma griffe sur ce spectacle? Architecturer la dramaturgie et redonner au mouvement cette authenticité qui le rend si raffiné.»

Éloge du puissant royaume (5 interprètes) 27 février, Théâtre des Mazades dans le cadre du festival CDC.
Bertrand Chamayou, pianiste-voyageur.

À 32 ans à peine et 25 ans de piano derrière lui, le grand pianiste international voue une fidélité sans faille et un fort attachement à Toulouse.

«L'important pour le pianiste que je suis ne tient pas seulement à réaliser une prouesse technique, mais à exprimer mon univers, ma personnalité. On joue comme on est! Souvent, on me dit que mon son a quelque chose à voir avec la lumière, qu'il n'est pas sombre. Au contraire. Plutôt brillant, lumineux, rayonnant. Curieusement, j'essaye de lutter contre, pour ne pas me cantonner à ce que je sais faire. J'aime déstabiliser, me diversifier -sans être boulimique-, voyager et m'immerger dans d'autres cultures, d'autres époques: je touche à la musique classique (mais tout aussi bien à Liszt, Schubert, Chopin...) et à celles actuelles, fait un peu de musique de chambre, joue sur des instruments anciens comme le piano-forte du 18e siècle. En mars, je reviens chez moi comme soliste grâce à un projet d'échange entre l'orchestre national de Bordeaux Aquitaine et celui du Capitole de Toulouse pour l'extraordinaire Turangalïla-Symphonie. Et en février, j'ai un projet d'album avec une pièce en solo de Schubert assez originale qui n'existe pas encore dans les bacs...»

Turangalïla-Symphonie avec l'orchestre national du Capitole de Toulouse le 4 mars à 20 h, Halle aux Grains.
Bertrand Segonzac et son œuvre de collection.

Depuis une quinzaine d'années, le plasticien constitue un fonds d'images peintes ou photographiées de paysages, d'architectures et d'objets.

«Mon dernier projet Place publique, une résidence au centre d'art contemporain bbb, était une invitation à me confronter à un territoire: les Izards-Trois Cocus. Dans ce quartier au contexte social complexe, j'ai eu l'intuition d'une sculpture en volume -représentant le mot «Nous» en typographie arabe- traversant et aux formes courbes. Pour arrondir les angles et s'intégrer en douceur dans un urbanisme malmené. Le fait qu'il ait été incendié un mois après son installation dans l'espace public ne me démontre qu'une chose: il faut insister! Actuellement, je travaille sur une série: Extractions, des éléments figuratifs d'architecture isolés peints sur fond blanc avec un aspect flottant. Mais ma création ne s'arrête pas là: elle est dans la juxtaposition des objets, la combinaison de séries (paysage, architecture...), l'intégration du son jusqu'à la plateforme installatoire.»

Et moi je vis seule dans cette grande baraque, exposition collective jusqu'au 15 septembre, Abbaye de Bonnefont (31)
Ezza, le groove rock touareg.

Gagnant du tremplin France Ô-Francofolies 2013, Omar Zidia et son power trio composent une musique entre blues, rock et chansons touaregs. Des mélodies et un groove terriblement efficaces.

«Issu d'une famille de forgerons touaregs du Niger, je jouais en cachette sur une guitare de ma fabrication. La musique m'était interdite! Enfant, je m'imprégnais des groupes emblématiques (Tinariwen, Takrist Nakal...). En arrivant à Toulouse en 2008, j'ai eu la chance de faire de belles rencontres avec les musiciens du groupe -Menad Moussaoui (basse) et Stéphane Gratteau (batterie)- et sur le quartier Arnaud-Bernard. Le premier concert d'ailleurs, on l'a donné au Forom des langues 2009. Mes textes surtout, mais ma musique aussi, s'inspirent des chansons traditionnelles touaregs. Par exemple, pour Abadaya, j'ai repris des airs de femmes de chez moi, et dans Amedrane («nostalgie»), je retrace mon parcours jusqu'ici...»

Les concerts: le 23 oct. à la Dynamo pour la sortie officielle du 1er EP (8 titres chez Ma Case); le 19 nov. à 20 h au Bikini en première partie de Femi Kuti; les 23-24 janv. à l'espace Croix-Baragnon (Salle bleue) pour le nouveau spectacle.
Pascal Dessaint, écrivain-citoyen.

L'auteur de polars, qui recevra le 10 octobre le Prix des lettres de l'Académie d'Occitanie pour l'ensemble de son œuvre, signe un dernier roman socialement dérangeant, mais consciemment engagé. «Dès mon tout premier roman Les Paupières de Lou en 1992, Toulouse est en toile de fond de mes écrits. Depuis 30 ans maintenant, le voyageur que je suis s'en nourrit: Loin des humains (2005) avec le quartier Rangueil, Tu ne verras plus (2008) avec Soupetard, etc. La ville a un fort potentiel d'imagination pour un auteur de polars! Mon dernier bouquin Maintenant le mal est fait: c'est l'histoire d'une amitié entre deux hommes, l'un vantant le progrès à tout crin, l'autre voulant préserver la nature à tout prix. Il ne s'agit pas d'un pamphlet bien sûr, mais tout de même de s'interroger sur la marche effrénée de notre monde moderne. Amoureux de la nature depuis toujours, je me dois quelque part d'être un écrivain responsable.»

Maintenant le mal est fait (2013), Rivages; auteur du rallye-enquête Du noir dans la ville rose 14 étapes dans les rues de Toulouse, dans le cadre de La Novela et Toulouse Polar du Sud départ le 12 octobre à 13 h 30 du muséum.
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