«Ne l’ayant envoy é au coll è ge que le plus tard possible.»





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Madame Bovary, Mœurs de province, Gustave Flaubert (1957)

  1. L’arrivée de Charles au collège

Incipit jusqu’à : « Ne l’ayant envoyé au collège que le plus tard possible. »

  1. Les lectures d’Emma Lecture cursive

« Avant qu’elle ne se mariât » à « qui roulait encore sur les boulevards »

  1. L’arrivée à Yonville – Le dîner au Lion d’Or

« Avez vous du moins quelques promenades » jusqu’à « de la chaise où Mme Bovary était assise »

  1. Les comices agricoles

« Rodolphe lui serrait la main » à « Une couronne verte entre les cornes »

  1. Les rêves d’Emma lecture cursive

« La nuit, quand les mareyeurs, dans leurs charrette » à « comme elle le pouvait dans la mangeoire »

  1. Les obsèques d’Emma lecture cursive

« La cloche tintait » à « Que j’aurais jeté sur sa tombe »

  1. Mort de Charles et triomphe d’Homais

« Un jour qu’il était allé au marché d’Argueil » jusqu’à la fin

Gustave Flaubert

Flaubert est un auteur réaliste du XIXe siècle. Il est née à Rouan et est mort à Croisset. Il fréquente Élisa Schlésinger de 10ans son ainée. Il fait des études de droit à Paris avant de faire une crise nerveuse et de se retirer dans sa maison secondaire à Croisset (près de Rouan) en 1846. Il entretien une relation avec Louise Colet, et assiste aux événement révolutionnaires mettant en place la 2e République en 1848. Il voyage en Europe, et commence Madame Bovary en 1851. En 1854, il rompt avec Louise Colet. En 56, il publie Madame Bovary dans La revue de Paris, pour laquelle il a mit 55 mois à écrire. Il a alors un procès pour immoralité. Il est acquitté et devient célèbre. Par la suite, il tente de publier «L’éducation sentimentale» Qui fait un échec éditorial. Puis, il meurt en 1880 à 78ans.

Son œuvre « Madame Bovary» a été inspirée d’un fait divers contemporain : l’histoire des époux Delamare. C’est un ancien élève de Flaubert, et, il est officier de santé, veuf d’une femme bcp plus âgée que lui, il épouse par la suite Alice-Delphine Couturier. C’est une jeune normande rêveuse. Le couple s’installe alors dans le commune de Ry. La jeune épouse entretient alors une relation avec un jeune homme local, puis, avec le notaire. Elle est alors endettée, et malade, et c’est ainsi qu’elle meurt à 27ans sans que l’on sache avec certitude si elle s’est suicidée. Eugène Delamare mourra l’année suivante laissant orpheline leur petite fille.


  1. L’arrivée de Charles au collège



  1. Situez le passage dans le roman et le chapitre

Le passage se situe au début du roman lorsque Charles Bovary, futur époux d’Emma entre pour la première fois dans son nouveau collège.

  1. Selon quel principe ce passage est-il construit ?

  1. Quelles sont les caractéristiques d’un Incipit ?

Le temps doit normalement nous aider à se situer dans le contexte et le temps de l’œuvre. Ça doit met en place une horizon d’attente, seulement -> Où ? on ne sait pas. Quand ? Ce n’est pas précis mais on se situe plus ou moins dans le temps. Qui ? Que des personnages secondaires + Charles.

C’est un incipit réaliste, mais original.

Conclusion : l’incipit est réaliste et il donne des indices (ex : attitude de looseur de Charles) et, avec une lecture rétrospective, tous les éléments des thèmes fondamentaux sont présent dès l’incipit.

  1. Les formes de discours en présence

➔ Descriptions physiques ;

➔ Sorte de retour en arrière vers le collège

➔ Portrait psychologique de Charles, il a des difficultés mais est motivé.

  1. Les forces en présence

a) Dressez le tableau des forces en présence et montrez comment elles s’organnisent.

D’un coté : Les élèves et le professeur

De l’autre : Charles.

Le professeur ne prend même pas la défense de l’élève. Il n’y a aucun adjuvant, Charles est seul. D’ailleurs il ne prend même pas la parole.

b) Quelle est l’importance du « nous » initial ? Que deviendra t-il dans le reste du roman ?

Le « nous » exclu Charles. Par la suite il se transformera en 3e personne du singulier. Il fait peser le poids du groupe.

NB : L’exclusion de Charles s’accentue par l’italique de « Nouveau »

4) Le portrait de Charles

➤ Charles envoie des signaux contradictoires, ex : Il s’habille comme un bourgeois mais il a des attitudes de la campagne. Il est « habillé en bourgois

  1. Quelle importance Flaubert accorde t-il à la casquette de Charles ?

La casquette reflète l’incoherance de Charles -> Il y a la présence de diverses formes opposées (Ronds, losanges) ainsi que de matières incompatibles (Coton, cartonnée) et des peaux de bêtes en tout genre (poil de lapin, loutre)

Elle est source de moqueries

  1. Pourquoi ouvrir sur le portrait de Charles Bovary jeune ?

Lorsqu’on voit le titre « Madame Bovary » on s’attend à voir le portrait d’une femme, et en fait on tombe sur Charles. Pourquoi mettre l’accent sur ce personnage certes important, mais pas principal ? Certes par la suite, le lecteur se rend compte que la médiocrité de Charles est invoquée dès lors. (Ce qui forgera le destin tragique d’Emma) Mais pour s’en apercevoir il faut attendre.

  1. Quelles tonalités sont à l’œuvre dans cet incipit ? Quels effets produisent-elles ?

On peut noter une certaine ironie de la part de Flaubert ;

  • « Débarrassez-vous donc de cette casquette, dit le professeur, qui était un homme bon d’esprit »

  • « Ridiculus sum » Peut se lire de deux façons.

  • « Parvenu à saisir le nom de Charles Bovary, se l’étant fait dicter, épeler et relire…»

L’auteur ne défend pas son personnage explicitement, mais il souligne l’injustice qui lui est faite. Le texte n’est pas ouvertement pathétique. Le jeu de force (un schéma révélant l’absence totale d’adjuvants) met cependant en évidence l’ostracisme dont Charles est la victime. En faisant porter son ironie sur tous les personnages, Flaubert laisse paraître son pessimisme quant à la nature humaine.

  1. Faites le bilan des enjeux et proposez un plan de lecture analytique.

Plan proposé par le prof :

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  1. Les lectures d’Emma lecture cursive



  1. Situez ce passage dans le roman.

Le passage se situe après le mariage d’Emma (mariage qui se passe à l’opposé de ce qu’elle espérait) puis qu’elle emmenage dans sa nouvelle maison à Tostes. Flaubert desside alors de consacrer un chapitre à l’éducation qu’elle a eu au couvant et sur les lectures qu’elle avait et qui la faisait rêver.

  1. En quoi consiste l’éducation d’Emma ? Quel en est le contexte ? Quels adultes en sont chargé ? Comparez l’éducation d’Emma à celle que recevra l’un de ses avatars romanesques : Jeanne, l’héroïne de Une vie de Maupassant.

Emma était au couvant avec des bonnes sœurs. C’était une bonne croyante qui appréciait le cathéchisme et les confessions. Elle semble faite pour la lecture afin de pouvoir s’évader des campagnes et du calme qu’elle juge comme inintéressant. Elle aime le piquant : « Elle n’aimait la mer que pour ses vagues » et est très sentimentale. Au couvant, elle parvient à lire des romans d’amour grâce à la lingère.

Comme Emma, Jeanne (de Une vie de Maupassant) a été envoyé dans un établissement religieux dans un cadre stricte à l’écart des garçons. Comme elle, elle vient aussi de la campagne profonde.

  1. Caractérisez ses lectures (genres, mouvements, thèmes)

Avant d’aller au couvant, elle semblait avoir lu des romans pour enfants avec des thèmes traitant de l’amitié, des animaux et de la nature.

Pendant le couvant, ses lectures se résumaient uniquement à des lectures religieuses. Mais, grâce à une lingère qui venait tous les mois, Emma avait accès à des livres d’amour représentant des clichés romantiques avec des belles personnes élégantes qui s’aiment sur des balcons ou autres lieux romanesques.

Comme le dit Flaubert : « Ce n’étaient qu’amours, amants, amantes, dames persécutées s’évanouissant dans des pavillons solitaires, postillons qu’on tue à tous les relais, chevaux qu’on crève à toutes les pages, forêts sombres […] serments, sanglots, larmes et baisers »

Les princes sont beaux, forts (comme des lions) mais tendre et sensible (comme des agneaux)

Les femmes sont sur des balcons

4) Quels en sont les effets immédiats ? Quelles en sont les conséquences à long terme ?

Les effets immédiats sont qu’Emma rêve d’un amour parfait, d’avoir un amant romantique, d’être une jeune fille bourgeoise qui est un peu torturée d’esprit.

À long terme, on notera le besoin d’Emma de dépenser son argent dans des choses superficielles à Mr. Lheureux comme des cadeaux, ou un prêt, ce qui fait d’elle quelqu’un qui achète des objets de valeur. Elle est clairement attiré par sa réputation, par exemple, lorsque Charles réussi l’opération du pied Bot, elle se met à l’aimer alors qu’elle le trompais déjà avec Rodolphe.

Comme ses héroïnes, Emma est une sorte d’esprit torturé auquel il n’arrive que des tragédies. En soit, son existence est tragique.

  1. Comparez les lectures de la jeune fille à celle qu’Emma entreprendra plus tard (Partie II, chap. 14, p.267 édition Hatier)

Plus tard, Emma désire lire des romans pour femme, ou du moins «Quelque chose de fameux pour une personne du sexe, qui était plein d’esprit ». Elle déteste les livres polémiques et les comptes religieux, car elle ne s’interesse pas à la politique, et juge les comptes religieux comme inintéressant du fait qu’ils ignorent le monde réel qui les entourent.

  1. Caractérisez la tonalité du passage en analysant quelques exemples précis.

Le passage est principalement ironique.

Flaubert utilise sur la lingère par exemple, un paradoxe. Elle est une « vielle fille » = Elle sera toujours une fille qui rêve d’amour, mais qui est innocente et sans vie amoureuse.

Ses romans sont sujet de satire de Flaubert :

  • Ils sont considérés comme vieux : « des chansons galantes du siècle passé » « Emma se graissa donc les mains à cette poussière »

  • Accumulations

  • Énumération hyperbolique introduite pas « Ne que » = ironie

  • Répétition sonorités : amours, amants, amantes, serments senglots

  • Répétition syntaxique : « Messieurs braves comme des lions, doux comme des agneaux, vertueux comme on ne l’est pas… Et qui pleurent comme des urnes »

  • « Postillons qu’ont tue à tous les relais, chevaux qu’on tue à toutes les pages » -> Ironie qui se moque des romans sentimentaux qui se caractérise moins par la qualité de leurs aventures que par leurs quantité.

  • Antithèse (qui fait perdre de la crédibilité aux romans décrits) « Comme des lions / Comme des agneaux » « Brave et doux »

  • Utilisation de poncifs : « Forêts sombres », « Rossignol dans les bosquets », « nacelles au clair de lune », « troubles du cœur »


3 L’arrivée à Yonville, Le dîner au Lion d’Or

  1. Situez le passage dans le roman et dans le chapitre

Le passage se situe au début de la 2e partie, lorsque Charles et Emma quittent Tostes pour Yonville, suite à la dépression nerveuse d’Emma. Lorsqu’elle quitte Tostes, elle est alors enceinte.

  1. Selon quel principe ce passage est-il construit ? Observez :

  1. Le traitement du temps.

Présent dans les dialogues, narration à l’imparfait

  1. Les éléments constructifs du passage (discours/récit)

Homais parle beaucoup de faits (-> récits) Emma et Léon de leurs gouts et avis, et Charles ne parle pas.

La conversation est statique, il y a peu de mouvements ou de didascalies.

  1. l’enchaînement des thèmes de la conversation (que remarquez vous ?)

Les enchaînements sont bien thématiques, il y a d’abord montagne, extase, musique, poésie, livres… Il y a un mélange de conversations sans réel rapport (ouverture -> Rhinocéros d’Eugène Ionesco) ce qui fait une sorte de dissonance théâtrale.

  1. La mise en œuvre des personnages :

  1. Faites le bilan des forces en présence, qui parle le plus ? Qui parle le moins ?

Léon et Emma parlent bcp entre eux.

Homais fait semblant de s’adresser à tout le monde mais en réalité il parle seul, exposant ses propres connaissances à qui veut l’entendre.

Charles, ne parle pas, sauf une fois ou il parle de sa femme.

  1. Analysez le mode de caractérisation mit en œuvre par le romancier et analysez le « style » de chaque personnage.

Léon est rêveur, il aime tout ce qui relève du domaine de la créativité : Poésie, Musique… Il est timide (-> il rougit) et ne parle pas beaucoup mis à part à Emma. Il aime les beaux paysages et les couchers de soleil. Il s’emerveille souvent en commençant ses phrases par « Oh ! »

Homais lui, est plutôt égocentrique. Il interrompt (signe qu’il ne pense pas aux autres) Emma et Léon qui parlaient de musique (en tant qu’instrument), pour dire que Léon chante à merveille comme un acteur. On peut en déduire par ces incohérences un intérêt restrain à la musique, ce qui creuse un écart entre son univers et celui d’Emma. Il a un esprit scientifique. Il aime montrer qu’il est une élite locale, et qu’il a de la culture (ex : il aime présenter sa bibliothèque pour montrer tout ce qu’il connaît sous pretexe d’être généreux)

Emma semble être dans le même univers que Léon. Elle trouve beaucoup de points communs avec lui. Elle ne parle qu’à lui (jamais à Charles ou Homais)

Charles ne parle pas sauf une fois pour sa femme.

  1. Le couple Emma-Léon

  1. Comment le romancier met-il en place une relation privilégiée entre ces deux personnages ?

L’extrait est composé de deux couple. Le premier, Léon-Emma, est le centre de l’extrait. Cependant, par moments, le couple Charles-Homais intervient, mais il n’apporte presque rien à la discussion. Le dialogue de ce dernier couple est presque invisible.

Pour mettre la discussion de Leon et Emma en valeur, Flaubert a décidé de mettre beaucoup de répliques, d’éxclamations du type « Oh ! ». Le dialogue est actif, il y a bcp de questions réponses et de répétitions.

  1. observez et caractérisez les thèmes à l’œuvre dans leur conversation.

Paysage, montagne, coucher de soleil, musique, livres, poèmes, l’ennui de la campagne.

Ce sont tous les centres d’interêts d’Emma, et les paysages, les couchers de soleil etc… rappellent le type de lecture d’Emma.

  1. Quelles tonalités dominent ?

Lyrique, enchanté (presque ironique tellement les personnages sont complémentaires)

d) Flaubert est l’auteur d’un Dictionnaire des idées reçues. Quelles remarques le titre de cet ouvrage vous inspire t-il ?

On peut remarquer dans Madame Bovary que Gust’ s’amuse beaucoup avec les clichés, et donc les « idées reçues ».

En effet lors de la scène au Lion d’Or, la compatibilité d’Emma et Léon est si parfaite qu’elle relève du pure cliché, d’autant plus que ce qui les entoure y est opposé (auberge avec une servante qui traîne nonchalamment, oublie tout et n’entend rien, ainsi que des personnages simples et antipathiques)

  1. Faites le bilan des enjeux de ce passage

Léon et Emma, plus que des simples amis ?

Homais et Charles ont tous deux intérêt à bien s’entendre, y parviendront-ils ?

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