La «réhabilitation psychosociale» ou comment donner un sens au parcours de vie des personnes en situation de handicap psychique





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DOSSIER D’INFORMATION

16 mai 2014 : la 1ère pierre de la réhabilitation psychosociale

est posée dans l’Eure 
Un événement pour les personnes en souffrance psychique comme pour les professionnels concernés

sur le territoire de l’Eure.



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Sommaire

Une 1ère pierre pour bâtir un nouveau parcours de soins et de vie au bénéfice des personnes en situation de souffrance psychique

La « réhabilitation psychosociale » ou comment donner un sens au parcours de vie des personnes en situation de handicap psychique

Pages 4 à 7
Un projet territorial de réhabilitation psychosociale qui répond à des enjeux de santé et de société majeurs dans le département de l’Eure

Pages 8 à 10
Avec la clinique des portes de l’Eure et son projet territorial innovant, le Groupe Sinoué répond aux enjeux territoriaux

Pages 11 à 15
•  Le Groupe Sinoué, un acteur de référence en psychiatrie

Pages 16 à 18




Une 1ère pierre pour bâtir un nouveau parcours de soins et de vie au bénéfice des personnes en situation de souffrance psychique
« Le projet de la clinique des Portes de l’Eure, dont la 1ère pierre est posée ce 16 mai 2014 à Vernon, est un dispositif de santé territorial qui a pour mission la prévention, le soin, l’accompagnement jusqu’à leur rétablissement des personnes en souffrance psychique, jeunes ou plus âgées ».

Dr Philippe Cléry-Melin,

Psychiatre et Président Directeur Général du Groupe Sinoué
Bien plus que l’absence de troubles mentaux, la santé mentale est « un état de bien-être dans lequel une personne peut se réaliser, surmonter les tensions normales de la vie, accomplir un travail productif et contribuer à la vie de sa communauté ».1
Un grand nombre de personnes atteintes de troubles psychiques ou de handicap, ne parviennent pas, ou plus, à vivre socialement et de façon adaptée2. Favoriser leur fonctionnement individuel et social pour une meilleure qualité de vie nécessite de limiter à la fois les rechutes et les hospitalisations ou placements afin de pouvoir laisser la place à une vie normale. Il est évident que des rechutes qui nécessitent une hospitalisation plusieurs semaines chaque année, ne conduisent pas aux mêmes conséquences psychologiques et sociales que des rechutes espacées.

Ce constat peut aussi s’appliquer aux personnes âgées dont la perte d’autonomie est, le plus souvent, précédée d’un état de fragilité, renforcé naturellement par divers événements de vie tels qu’une chute, une infection, une maladie cardio-vasculaire, un deuil, qui mettent en jeu l’intégrité psychique et, trop souvent, le pronostic vital à court terme.

Jeunes ou plus âgés, la prise en charge de ces personnes vulnérables doit s’inscrire dans une dimension globale du soin qui inclut la prévention, le repérage précoce des troubles et l’insertion, en partenariat étroit avec l’ensemble des professionnels soignants ou intervenants dans le champ social, éducatif, judiciaire, médico-social ou des collectivités locales.3
« Il nous faut apprendre à partager les compétences entre le social et le médico-social, à passer d'un projet de soins, à un projet de vie, à intégrer un plan personnalisé de soins et d’inclusion sociale comme axe essentiel de la réhabilitation…» ajoute le Docteur Cléry-Melin.
L’ouverture de la clinique des Portes de l’Eure prévue en septembre 2015 est ainsi une étape importante pour ces deux populations vulnérables du territoire de santé d’Evreux-Vernon. En prévention comme au décours d’un épisode de décompensation aigüe, ces personnes pourront désormais bénéficier d’une prise en charge spécifique de réhabilitation psychosociale et/ou de gérontopsychiatrie afin de faciliter leur rétablissement et leur insertion dans la société.

« Quel que soit leur âge, il s’agit de proposer à ces adultes, la réponse la mieux adaptée à leurs besoins pour les accompagner vers leur rétablissement c’est à dire leur permettre d’être à nouveau en capacité de s’insérer dans la vie normale, de nouer des liens sociaux, retrouver l’autonomie, reconstruire sa vie, intégrer un emploi, fonder une famille, ou tout simplement retrouver son domicile. » précise le Docteur Philippe Cléry-Melin.



La « réhabilitation psychosociale » ou comment donner un sens au parcours de vie des personnes en situation de handicap psychique


Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (1974), la réhabilitation est « l’ensemble des activités assurant aux patients les conditions physiques, mentales et sociales optimales pour occuper par leurs moyens propres une place aussi normale que possible dans la société. »4




De quoi s’agit-il en pratique ? Simplement de rendre réalisable le développement individuel, l’existence d’une vie sociale et familiale, amoureuse, professionnelle et la capacité, même tardive, à quitter la maison des parents, à vivre indépendant, le tout sans omettre la réduction de la mortalité évitable par suicide, accident ou maladie.5
Le handicap psychique se distingue par son aspect évolutif souvent imprévisible, susceptible d’amélioration ou d’aggravation2. Si l’hospitalisation complète répond aux besoins aigus et aux périodes de décompensation, la réhabilitation s’inscrit dans le parcours de soin et d’accompagnement de la personne présentant des troubles psychiques. Celui-ci doit être régulièrement évalué par des outils spécifiques afin de bénéficier d’aides techniques personnalisées devant être adaptées en fonction de son évolution.2 En stim0ulant et en optimisant les capacités préservées, le but de la réhabilitation est d’améliorer le fonctionnement de la personne afin qu’elle puisse remporter des succès et éprouver des satisfactions dans le milieu de son choix et avec le moins d’interventions professionnelles possibles.5
La réhabilitation psychosociale promue par le plan santé mentale 2011-2015, propose un ensemble d’actions à mettre en œuvre dans le cadre d’un processus qui « permet l’insertion, la citoyenneté, la qualité de vie, la dignité, l’accès à une formation et au travail et plus généralement la lutte contre la fatalité, l’abandon et la relégation dont sont trop souvent victimes les personnes vivant avec des troubles psychiques. ». 3

La réhabilitation s’inscrit aussi en amont et en aval du parcours de soin et d’accompagnement de la personne présentant des troubles psychiques
La réhabilitation n’appartient pas à un secteur d’intervention spécifique. Elle englobe l’ensemble du parcours de soin avec pour vocation de s’appuyer sur des dispositifs aussi bien sanitaires, sociaux, médico-sociaux, éducatifs, que de droit commun. Le dépistage précoce doit également s’inscrire dans les dispositifs de réhabilitation.

De même, la réhabilitation doit prendre en compte les sujets à risques sans attendre l’installation d’une maladie chronique et/ou ses répercussions négatives sur la participation sociale (souffrance au travail, souffrance sans travail, adolescents et jeunes adultes).

Le logement accompagné constitue souvent la pierre d’angle d’un projet de soins et d’accompagnement. A ce titre, il entre dans les dispositifs contribuant au processus de réhabilitation.
Les évolutions nécessaires à attendre en matière de santé mentale

Dans la réhabilitation psychosociale, l’objectif du soin n’est pas seulement le contrôle des symptômes de la maladie psychique, mais l’amélioration du fonctionnement de la « personne ayant des problèmes en santé mentale ». En plus de la démarche clinique usuelle (évaluation symptomatique, démarche diagnostique, traitement visant à diminuer les symptômes, éducation du patient sur son trouble et les soins nécessaires, recherche de l’adhésion du patient aux soins, coordination d’un parcours de soins et d’une continuité des soins…), il faudra développer une expertise nouvelle sur l’évaluation et les soins spécifiques de rééducation. Ceci afin de prévenir les limitations dues au handicap et de développer les capacités persistantes de la personne au service de son succès dans son projet de vie.
Un regard positif permettant l’« empowerment » associé à des techniques spécifiques de soins au service d’un parcours de réhabilitation réussi et complet.

Le déterminant le plus robuste du succès d’une prise en charge en psychiatrie, quelle qu’en soit l’approche, est la relation de confiance - ou alliance thérapeutique7. Ceci vaut en particulier dans l’approche de réhabilitation qui consistera pour le soignant à poser un regard positif sur la personne et lui offrir un espace rassurant, stimulant sa confiance en soi, en ses forces personnelles, sa capacité d’agir et son « empowerment », en y ajoutant des qualités personnelles confortées par des formations à des techniques spécifiques.
La généralisation du bilan d’évaluation : un état des lieux pour un plan d’actions ciblées.

Tout soin de réhabilitation commence par un bilan, une évaluation, permettant de définir avec la personne ses besoins, ses envies, ses projets, ses atouts et ses difficultés, et de choisir avec elle un plan d’actions ciblées permettant, par étapes, de renouer avec une spirale vertueuse de réussites, de progression et de récupération.
Le bilan neuro-cognitif : la plus grande évolution depuis les neuroleptiques ?

Les traitements médicamenteux n’ont que peu d’impact sur le devenir fonctionnel des malades (à peine 30% d’évolution favorable). Or, il s’avère que 85% des patients ont des perturbations cognitives identifiables lors des bilans neurocognitifs, en ce qui concerne l’attention, la mémoire de travail, les fonctions exécutives, la métacognition, les cognitions sociales, mettant en échec leur fonctionnement quotidien9. La recherche systématique de ces déficits, et, quand ils existent, leur rééducation ou remédiation cognitive, sont donc des outils essentiels pour lutter contre la perte d’autonomie et prévenir le handicap qui en résulte.
La remédiation cognitive : un soin de base ?

Cinq grands types de stratégies10 thérapeutiques établies en fonction des cibles ont, en remédiation cognitive, un impact direct sur la restauration des capacités. Ils ont aussi un impact indirect sur les autres aspects du soin de réhabilitation (alliance, psychoéducation, estime de soi…) et permettent de relancer la personne dans sa démarche de rétablissement :

  • L’entrainement cognitif des capacités de base par la stimulation intensive de l’attention, de la mémoire de travail (RéhaCom)

  • L’apprentissage des stratégies qui compensent les difficultés de base : apprendre à apprendre, à retenir, à résumer, à s’organiser…

  • Les approches par compensation qui s’appuient sur un aménagement de l’environnement : pense-bêtes, check-list, sonneries de rappel, apprentissage sans erreur…

  • Les programmes intégrés combinant des actions sur les fonctions cognitives élémentaires, les habiletés sociales, la résolution de problèmes, dans une approche pragmatique et « écologique » utilisant la remédiation cognitive et les techniques cognitivo-comportementales (programmes IPT, RECOS, CRT, EMC).

  • Les programmes ciblant le trouble des interactions sociales : décodage des émotions et des intentions d’autrui, afin de limiter la gêne fonctionnelle des patients dans ce domaine (ToMRemed)

  • Les programmes avec les familles (Pro-famille)



Les autres « briques de base » du soin de réhabilitation.
De nombreuses modalités d’approche peuvent s’avérer nécessaires tout au long du parcours de réhabilitation :
- La gestion de crise, qui permet l’intervention précoce pour stabiliser la situation d’urgence, diminuer les stresseurs ayant conduit à la crise, mobiliser les ressources et les soutiens pour résoudre la situation et ramener la personne au niveau global de fonctionnement d’avant la crise.
- Le gestionnaire de cas - ou coordonnateur de parcours, dont les fonctions sont l’évaluation des besoins du patient, la conduite d’un plan de services individualisé, la liaison, la référence et la négociation auprès des services, le suivi continu de son cheminement, et la défense de ses droits dans le système11.
- La psychoéducation individuelle ou en groupe de pairs, a pour objectif de renforcer les connaissances du patient sur le trouble psychique dont il souffre et son expérience – confrontée à celle de ses pairs – en vue de limiter les rechutes.

La palette de services complémentaires aux soins : une véritable « palette des possibles »
La réhabilitation implique aussi la mise en œuvre de réseaux territoriaux12 centrés sur l’accompagnement et le soutien vers ou dans : le logement, l’emploi, la formation initiale ou professionnelle, les activités utiles, l’insertion sociale ou citoyenne…
L’enjeu actuel est de construire partout cette palette afin de rendre possible une vraie fluidité au sein de services qui ont des portes d’entrée différentes (CPAM, MDPH, minima sociaux…), parfois incompatibles, et d’œuvrer à changer le regard de tous sur la maladie mentale.



Un projet territorial de réhabilitation psychosociale qui répond à des enjeux de santé et de société majeurs dans le département de l’Eure



« Plus généralement, les problématiques spécifiques du handicap psychique, adulte ou vieillissant, plaident pour une meilleure continuité des soins et de l’accompagnement afin de prévenir des ruptures, toujours lourdes de conséquences pour ces personnes et leur entourage ».

Dr Philippe Cléry-Melin





La Haute-Normandie, qui compte plus de 1,8 million d'habitants, présente une situation socio-sanitaire préoccupante. La région se caractérise par une mortalité générale supérieure de près de 8 % par rapport à la moyenne nationale tous âges confondus et de 16 % supérieure pour les Haut-Normands de moins de 65 ans. Le territoire de Vernon qui rassemble 1/5ème de la population de la région se distingue notamment par une mortalité par suicide plus élevée que sur l’ensemble de la région.6

Si l’offre sociale et médico-sociale destinée à la prise en charge des personnes âgées et des personnes handicapées, est dynamique sur le territoire de l’Eure, les lits d’hospitalisation en psychiatrie, particulièrement en gérontopsychiatrie, ainsi que les structures alternatives à l’hospitalisation classique, font largement défaut. 7
Deux populations particulièrement fragiles sont considérées comme prioritaires pour les projets futurs de psychiatrie en Haute-Normandie :



Les personnes en situation ou en devenir de handicap d’origine psychique 
Insuffisance de lits et hospitalisations inadaptées.
Chez les 15-64 ans, les affections psychiatriques représentent la 4ème cause d’Affections de Longue Durée (ALD) derrière les maladies cardiovasculaires, les tumeurs, et le diabète.7 Pourtant, le secteur de Vernon ne dispose que de 12 lits sectorisés qui ne peuvent couvrir les besoins d’un immense secteur de plus de 140 000 habitants.7 Cette situation oblige les personnes dont l’état requière une hospitalisation à s’éloigner de leur domicile pour être prises en charge dans des départements limitrophes.
D’autre part, en 2010 en Haute-Normandie, 42% des patients pris en charge dans les secteurs de psychiatrie étaient hospitalisés depuis plus de 9 mois. Dans l’Eure, ce pourcentage atteignait 49,5%. Pourtant, cette enquête mettait en évidence que plus de 65% des patients hospitalisés depuis plus de 9 mois étaient susceptibles de bénéficier d’une autre prise en charge ou d’un autre accompagnement à caractère médico-social, social ou sanitaire.7



Les personnes âgées polypathologiques qui sont de plus en plus nombreuses 
à l’horizon 2040 près de 10 % de la population de la région aura plus de 80 ans contre moins de 5 % en 2010.6
D’après les études menées par l’Organisation Mondiale de la Santé, les troubles mentaux constituent l’une des premières causes de morbidité chez le sujet âgé et représentent les 3/5èmes des sources d’incapacité liées au vieillissement. Leur intrication avec des troubles cognitifs et des pathologies somatiques est étroitement liée au concept de vulnérabilité des personnes âgées qui se traduit dans la vie quotidienne par des déficiences, maladies ou incapacités.

Prévenir et dépister ces fragilités au-delà de 60 ans, les traiter précocement par des soins géronto-psychiatriques adaptés, anticiper les obstacles et ruptures divers qui émaillent leur parcours et aggravent le pronostic et accélèrent la perte d’autonomie, est d’autant plus essentiel que cette tranche d’âge augmente et représentera plus de 30 % de la population de la région en 20408.


« L’enjeu est de prévenir, d’intervenir précocement et de rendre ces fragilités réversibles »
Dr Philippe Cléry-Melin


En pratique, harmoniser les parcours de vie de ces 2 populations spécifiques sur le territoire implique de développer :

  • l’articulation entre les secteurs social et médico-social et le secteur sanitaire sur le territoire du département pour mieux accompagner la personne en situation ou à risque de handicap psychique 7;



  • des interventions actives de réadaptation-réhabilitation en aval des soins hospitaliers conventionnels pour compléter les soins, diversifier les solutions d’aval et proposer un parcours individualisé adapté aux besoins et potentialités de la personne ;



  • la possibilité d’une prise en charge gérontopsychiatrique spécifique et précoce des populations âgées, en risque de perte d’autonomie.


Avec la clinique des Portes de l’Eure et son projet territorial innovant, le Groupe Sinoué répond aux enjeux territoriaux

« Dépistage et diagnostic précoce, anticipation et soins adaptés au fur et à mesure du parcours de santé constituent l’innovation majeure de ce dispositif de l’Eure. »
Dr Philippe Cléry-Melin




Implantée sur Vernon, la clinique des Portes de l’Eure répondra aux besoins du territoire, dans une logique de proximité géographique immédiate pour les personnes résidant à proximité de Vernon, Louviers, Gisors et les Andelys-Gaillon.

L’originalité de cette structure est de proposer un parcours de soin et d’insertion aux personnes en souffrance psychique :


  • pour le jeune adulte, au décours d’un épisode pathologique aigu,

  • pour la personne âgée, au décours d’une maladie intercurrente liée à l’âge et ayant nécessité une prise en charge sanitaire prolongée.


En effet, si la psychiatrie concerne toutes les personnes en souffrance psychique, elle comporte des spécificités lorsqu’elle s’adresse à certains âges de la vie :

  • Chez la personne jeune, avec l’aide des compétences sanitaires, médico-sociales, sociales, éducatives, il est important d’anticiper les difficultés jusqu’à stabilisation et réinsertion familiale ou socio-professionnelle.

  • Pour la personne âgée, l’enjeu est de retrouver un équilibre permettant un retour durable au domicile. 8


L’accompagnement de ces deux populations grâce à des méthodes de réhabilitation psychosociale proposées aux plus jeunes, ou une prise en charge spécifique de gérontopsychiatrie pour les plus âgés, met en jeu des méthodes comparables et les mêmes outils pour un objectif commun de réinsertion et de retour au domicile.


« D’un objectif médical – la rémission des troubles – on passe à un objectif social – la réhabilitation visant la réinsertion – et à un objectif existentiel – le réengagement dans un projet de vie ».

Dr Philippe Cléry-Melin




La clinique des Portes de l’Eure constituera le nouveau maillon d’un dispositif au service de l’ensemble du département.
Fort de l’expérience du Dr Cléry-Melin en Rhône Alpes, le groupe Sinoué a choisi de développer un dispositif inspiré de celui du RéHPsy sur la Haute-Normandie et sur l’Eure. Mis en place sous la forme d’un réseau, ce dispositif implique l’ensemble des acteurs du sanitaire, du médico-social, du social et de la ville.

L’objectif de la clinique des Portes de l’Eure est de s’intégrer dans un modèle de fonctionnement coordonné avec tous les acteurs concernés. Dans cette optique, elle s’emploiera à créer un partenariat actif avec les filières, réseaux et structures déjà existants.

Coordination sous la forme d’un réseau au sein du département de l’Eure

ESEHP ou Equipe Spécialisée d’Evaluation du Handicap Psychique




Dans le cadre d’un partenariat public-privé exemplaire, le Nouvel Hôpital de Navarre à Evreux a d’ores et déjà proposé la mise à disposition de lits et places au sein de l’Hôpital afin d’y installer une unité de réhabilitation au plus près des secteurs, pour répondre aux besoins de l’Eure.

Dès l’ouverture de la clinique des Portes de l’Eure à Vernon, le dispositif territorial de réhabilitation psycho-sociale disposera donc déjà d’une double implantation (Evreux et Vernon) pour fonctionner sur l’ensemble du département de l’Eure en étroite collaboration avec les associations et les réseaux de santé mentale.


Quelles seront les spécificités des prises en charge futures aux Portes de l’Eure ?
Les programmes de réhabilitation psychosociale personnalisés s’organiseront pour la population des patients les plus jeunes, sur des interventions de remédiation cognitive pour favoriser les apprentissages, l’entrainement aux habiletés sociales, le travail avec les familles, la psycho-éducation, l’insertion socio-professionnelle et la prise en charge de problèmes d’addictions associés aux troubles psychiatriques. Pour les patients les plus installés dans la maladie, il s’agira d’intervenir autour de l’autonomie, de la réadaptation des fonctions cognitives et la réinsertion sociale dans le lien avec les familles et les dispositifs sociaux et médico-sociaux.
La particularité de la prise en charge gérontopsychiatrique est qu’elle s’appuie sur une double compétence psychiatrique et gériatrique, dans une démarche pluridisciplinaire et pluriprofessionnelle centrée sur la personne, afin d’apporter une réponse spécifique aux sujets âgés dont les situations sont souvent rendues complexes du fait d’une vulnérabilité psychosociale, de polypathologies s’accompagnant généralement d’un déclin cognitif et fonctionnel.
A ces interventions, s’ajouteront des outils de coordination du parcours et des acteurs matérialisés par un plan personnalisé de santé (projet de soins et projet de vie), coordonné avec l’ensemble des acteurs concernés, grâce à des réunions de concertation pluridisciplinaire animées par le psychiatre coordinateur. Une équipe pluriprofessionnelle de proximité sera créée : le « coordonnateur de parcours » ou responsable de l’accompagnement, sera présent aux côtés de la personne handicapée psychique tout au long de son parcours ; psychologue ou infirmier spécialement formé, il sera l’interlocuteur privilégié de la personne souffrant de troubles psychiques, de sa famille ou de la personne de confiance. L’équipe de coordination sera composée d’un médecin, d’un neuropsychologue, d’un infirmier, d’un ergothérapeute et d’un éducateur. Chacun des membres de cette équipe interviendra auprès de la personne accompagnée à différents temps du parcours, en fonction de l’avancée des projets et des besoins identifiés. Avec les autres acteurs du territoire14 de l’Eure sera constituée l’équipe spécialisée d’évaluation du handicap psychique (ESEHP*).
* (Equipe Spécialisée d’Evaluation du Handicap Psychique)





La clinique des Portes de l’Eure est un projet de réhabilitation innovant qui s’appuie sur une expérience réussie en Rhône-Alpes.
Destiné à accompagner les personnes au décours de leur maladie mentale aiguë jusqu’à leur réinsertion en utilisant les méthodes de la réhabilitation psychosociale, le RéHPI ou Réseau Handicap Psychique est né, il y a bientôt 13 ans, sous l’influence des Drs Cléry-Melin et Giraud-Baro.
Intégrant les structures sociales, médico-sociales et sanitaires, ce réseau s’est développé rapidement et efficacement sur le département au point que l’ARS Rhône-Alpes a souhaité étendre l’expérience sur les 8 départements de la région. RéHPI est ainsi devenu RéHPsy, un réseau régional sous la forme d’un Groupement de Coopérations Sociales et Médico-Sociales (GCSMS) qui comprend des comités locaux coordonnés dans chaque département et une coordination régionale adossée à un Centre Ressources Recherche. Ces dispositifs de parcours associent, dans chaque département, un centre de réhabilitation et ses soignants à un réseau, qui permet au patient d’évoluer selon un parcours de soins et de vie coordonné et évalué en dehors de l’hôpital, dans les lieux les plus adaptés à son état, qui vont favoriser sa réinsertion et permettre son rétablissement.
« Les acteurs locaux sont d’ores et déjà mobilisés » explique le Dr Philippe Cléry-Melin. « Ce projet nous a conduits à rencontrer un grand nombre d’acteurs sur le territoire de santé d’Evreux-Vernon-Gisors, au cours de ces trois dernières années. Nous avons privilégié les contacts avec les médecins, les services de soins et les responsables d’établissements ou d’associations, les intervenants sociaux, les services en charge des CCAS, de la Politique de la Ville, sans oublier les représentants des familles et des usagers, afin de valider auprès des acteurs de terrain nos constats, de vérifier la pertinence de notre projet, et de commencer à tisser le réseau.
La « toile gérontologique » a été particulièrement étudiée et cartographiée. Notre but est de nous inscrire dans les filières gériatriques (CHU, La Musse, CHI, CH Vernon, Gisors…) afin de pouvoir mieux répondre aux besoins des médecins libéraux, des familles et aidants, des foyers et des EHPAD…
Autour du handicap psychique, nous avons rencontré les principaux acteurs du sanitaire, du médico-social et du social, la MDPH, l’UNAFAM... Ceux-ci nous ont confirmé l’importance des besoins, les attentes des patients et des familles, proches de celles que nous connaissons en Rhône-Alpes et auxquelles nous répondons par notre dispositif de parcours de soins et d’insertion. »

Le Groupe Sinoué, un acteur de

référence en psychiatrie


Le Groupe Sinoué est une entreprise de santé, spécialisée dans le domaine de la psychiatrie et de la santé mentale, qui propose une offre de soins dynamique et innovante destinée à répondre aux enjeux actuels de santé.
Fondé il y a 12 ans par des psychiatres, à l’initiative du Docteur Philippe CLERY-MELIN, son Président, le Groupe Sinoué a gardé un actionnariat majoritairement familial, ce qui lui permet de disposer d’une autonomie de gestion et de continuer à porter un projet d’entreprise fondé sur la qualité des soins et l’innovation.
Dans le domaine de la création de dispositifs innovants, le Groupe Sinoué met en œuvre une démarche active de prospection en vue de promouvoir de nouvelles offres dans les régions où des besoins de soins psychiatriques restent à couvrir. L’objectif est de proposer des projets parfaitement ajustés aux besoins des patients et travaillés dans la collaboration avec les acteurs en place.
A travers ses implantations existantes et ses projets, le Groupe Sinoué développe depuis une dizaine d’années une offre de soins de haute qualité en psychiatrie et en gériatrie qui couvre différents domaines, conformément à ses orientations stratégiques :


  • la psychiatrie générale : cinq cliniques psychiatriques, deux dans les Hauts-de-Seine, une à Grenoble, une à Reims et une à Marseille ;




  • la gérontopsychiatrie : une clinique gérontopsychiatrique couplée à un SSR gériatrique en Ile-de-France, une clinique géronto-psychiatrique en Languedoc-Roussillon, un établissement de soins de suite gériatriques en PACA, une unité gérontopsychiatrique à Grenoble, et bientôt la future clinique des Portes de l’Eure à Vernon ;




  • la réhabilitation psycho-sociale : la future clinique des Portes de l’Eure à Vernon, un hôpital de jour pour adolescents et jeunes adultes en début de troubles psychiatriques dans les Hauts-de-Seine, et un réseau régional de prise en charge du handicap psychique, le Réseau RéHPsy, présidé par le Docteur Cléry-Melin, des projets en Seine-Maritime, en Lorraine…




  • des approches spécifiques en addictologie, une expertise en matière de diagnostic précoce et de prise en charge de la dépression et des troubles bipolaires dans une démarche de parcours de soins, de réhabilitation et d’insertion – Club-House Quai de Jemmapes), un réseau de santé dédié aux troubles chroniques du sommeil et de la vigilance (Réseau MORPHEE).




  • et plus récemment, la psychiatrie infanto-juvénile : Relais Jeunes de Sèvres, Maison des Ados 92, projets à Reims.



Conformément aux priorités et orientations stratégiques du groupe, l’ouverture de la Clinique des Portes de l’Eure à l’été 2015 constitue ainsi une étape importante pour mieux répondre aux enjeux de la réhabilitation psychosociale et de la gérontopsychiatrie au sein du territoire de proximité d’Evreux-Vernon et plus largement du département de l’Eure.


Le Docteur Philippe Cléry-Melin, Fondateur et PDG du Groupe,
est psychiatre

Parallèlement à son activité médicale, il s’est impliqué de longue date dans la réflexion nationale relative à la politique de santé mentale. Ainsi, il a exercé différentes fonctions au sein de cabinets ministériels et est l’auteur de plusieurs rapports ministériels, dont le Plan Psychiatrie et Santé Mentale de 2005-2008. Il est actuellement membre de différentes instances et groupes de travail nationaux (OPEPS, groupes de travail ministériels sur les soins sans consentement, le plan de santé mentale et la prévention du handicap psychique). Il est par ailleurs membre du Conseil d’Administration de la Fondation FondaMental visant à promouvoir la recherche en santé mentale et la mise en place de Centres-experts pour le diagnostic des principales maladies mentales.

Président du réseau départemental RéHPI depuis 2002, puis président et administrateur unique du réseau régional GCSMS RéHPsy en Rhône-Alpes, son expertise et son expérience dans le domaine de la réhabilitation psycho-sociale, constituent des atouts majeurs pour ce nouveau projet du groupe Sinoué : la Clinique des Portes de l’Eure.

Ce projet, au-delà du décloisonnement sanitaire et médico-social facilitant la prise en soins et la meilleure guidance des patients vers leur rétablissement et leur autonomie, bénéficiera d’un partenariat exemplaire avec les secteurs psychiatriques de l’Eure (Nouvel Hôpital de Navarre) et du dynamisme de la politique de la ville de Vernon et de la Communauté d’agglomération des Portes de l’Eure, en matière de services sociaux, accès aux soins, logement, réinsertion professionnelle, accès à l’emploi, lutte contre l’exclusion…

Références

1. OMS. La santé mentale : renforcer notre action. Aide mémoire 2010; 220. Disponible sur : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs220/fr/

2. Massé G. Pour une réhabilitation psychosociale à la française. Inf Psychiatr 2006;82:291–6.

3. Ministère chargé de la Santé, Ministère chargé des Solidarités. Plan psychiatrie et santé mentale 2011-2015. Disponible sur: www.sante.gouv.fr

4. Absil M. Réhabilitation, un mot juste pour un nouveau paradigme ? Mars 2013. Disponible sur: www.psychiatries.be

5. Lepoutre R. les huits clefs de la réhabilitation. Pluriels 2005:2.

6. Observatoire Régional de la Santé Haute-Normandie. Les territoires de santé en Haute-Normandie. Situation socio-sanitaire actuelles et perspectives démographiques. Haute-Normandie Aval 2012:1–12.

7. ARS Haute Normandie. Schéma Régional de l’Organisation des Soins 2012-2017. Disponible sur : www.ars.haute-normandie.sante.fr

8. Kannas S, Massé G. Pour une réhabilitation psycho-sociale à la française : mieux différencier pour mieux conjuguer. Pluriels 2005

9. Green MF. Kern RS. Braff DL. Mintz J. Neurocognitive deficits and functional outcome in schizophrenia Schizophr Bull 2007 26 119-36.

10. Passerieux C. Bazin N. La rééducation cognitive : évaluation des résultats. Rev Fr Aff Soc 2009 1, 157-69

11. Wexler BE, Bell MD. Cognitive remediation and vocational rehabilitation in schizophrenia. Schizophr Bull 2005 31 931-41

12. Hugues R. Weinstein D. Best practices in psychosocial rehabilitation. Columbia MD IAPSRS. 2000

13 Gelinas D. Points de repère pour différencier la gestion de cas du suivi intensif dans le milieu auprès des personnes souffrant de troubles mentaux graves. Sante Ment Que 1998 23 17-47

14 Gaebel W. Becker T. Janssen B. et al. EPA guidance on the quality of mental health services. Eur Psychiatry 2012 27 87-113.



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