Voyage dans le temps : De la construction d’un territoire individuel, temps de l’adolescence, en passant par l’invention de la «planète couple» et comment





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Du couple à la famille …

Voyage dans le temps : De la construction d’un territoire individuel, temps de l’adolescence, en passant par l’invention de la « planète couple » et comment l’arrivée de l’enfant représente une nouvelle étape générationnelle et de changement.
La famille est un groupe structuré, un système, composé de sous-systèmes (parents, enfants, grands-parents). La famille vit et fonctionne normalement dans la mesure où son système de communication permet tout à la fois le maintien de l’homéostasie (stabilité) nécessaire à sa cohésion et des ruptures d’équilibre pour intégrer les changements inévitables à son évolution et à celle de ses membres.

Ce processus, dans son double aspect, continuité et croissance, permet à la fois le développement de la famille comme ensemble et la différenciation des individus.

  • Besoin de cohésion correspond au cycle vital de la famille

  • Besoin de différenciation correspond au cycle vital de l’individu.

Rappelons-nous que tout comportement familial, quitte à apparaître douloureux ou destructeur en surface, possède comme but la sauvegarde de l’équilibre et la survie du système.
Une fois confirmé dans son appartenance à un groupe familial suffisamment uni, l’individu peut développer progressivement son soi individuel. Comme nous le rappelle Robert Neuburger (psychiatre, psychanalyste et thérapeute familial) « notre identité, notre existence se noue au carrefour de ses dépendances à des groupes, et notre autonomie se juge à notre capacité à gérer ces dépendances ». Pour Boris Cyrulnik « n’appartenir à personne c’est ne devenir personne » (nourritures affectives 1993)

La famille traverse des moments d’instabilité au cours desquels se modifie le rapport cohésion/différenciation. De tels moments d’instabilité, de confusion et d’incertitudes caractérisent la transition vers de nouveaux équilibres fonctionnels.

Cette transition n’est possible que si la famille tolère l’augmentation de la diversité en son sein. Il peut arriver que les règles qui régissent le groupe familial nient l’autonomie des membres du système et interdisent leur individuation. Cela peut conduire à l’apparition de symptômes. On touche là à ce qu’on appelle le mythe familial et les rituels, ciment de la famille.
Comme tout système vivant, une famille naît, se développe, se reproduit et se transforme.

Le passage d’une étape à l’autre suppose une crise (le sens étymologique du mot crise est « décider » « faire un choix ») au cours de laquelle s’opère une modification des relations imposée par l’évolution des individus mais aussi par des événements extérieurs. Ces crises sont des moments de fragilité propices à l’apparition de changement et/ou de symptômes qui pourront se cristalliser sur un patient désigné (porteur de symptôme).

La crise est associée aux notions de passage et d’épreuve. La crise a deux faces : danger et changement : l’une positive qui reconnaît dans la crise une expression douloureuse mais aussi une exigence de croissance, l’autre négative qui reflète un phénomène de désagrégation d’un ordre établi.

La crise n’est pas une catastrophe. La catastrophe est un événement imprévu qui entraîne des dommages matériels et des souffrances humaines majeurs.

La crise, qui n’est pas une urgence, comporte des possibilités de réorganisation. Malgré tout il peut être utile d’aider à la sédation de l’angoisse que peut entrainer la crise. Les entretiens avec des professionnels participent à ce traitement.

La crise correspond à l’état d’un système au moment où un changement va se produire, comme un processus de rupture d’équilibre au sein d’un couple, d’une famille ou d’une institution.

Le couple, 1 plus 1 égal 3
Toute famille (rappelons que c’est la venue du premier enfant qui fait la famille) commence par un couple constitué. L’énergie alors se concentre dans le couple et dans la découverte mutuelle que chacun fait de l’autre et surtout dans la manière dont il est découvert par l’autre. Cet état met fin à la quête identitaire de l’adolescence.

Chacun doit abandonner « quelque chose » de ses habitudes et de sa culture familiale mais en retour il espère recevoir « quelque chose ».

Il s’agit d’investir dans le couple une partie de notre domaine physique, de nos désirs et de nos pensées. Là où nous avons appris à nous débrouiller seule/e, il faut laisser une place à l’autre. R. Neuburger parle de « copropriété »à créer. Ainsi le couple se constitue une identité, c’est-à-dire une différence entre un intérieur, l’intime du couple, et le monde extérieur. Construire un couple nous amène à négocier entre don, renoncement et réciprocité.

La mise en couple peut mettre un individu en difficulté entre la loyauté verticale (la famille d’origine) et la loyauté horizontale (le conjoint).

On peut dire que beaucoup des thérapies de couple sont la conséquence d’un surinvestissement du couple. Dans une période d’instabilité sociale, économique, les membres attendent tout de ce couple, sécurité affective, économique, sexualité épanouie etc.
Quand le couple devient famille

Après avoir parfois bataillé pour devenir indépendant de la famille d’origine, avoir réussi à faire couple, les membres du couple qui décident de faire un enfant vont devoir faire preuve de souplesse pour absorber le fait de la réintroduction des familles d’origine.

L’arrivée de l’enfant réintroduit les parents, devenus grands parents, et réactivent des liens qu’on pensait avoir dénoués, qu’on pensait comme faisant partie du passé et ça n’est pas sans poser problème. Comment affirmer une identité de parents tout en se trouvant dans la position peu confortable d’être en même temps enfant de ses parents et parent de son enfant ?

Au sein de la famille actuelle occidentale le couple conjugal et le couple parental se confondent, tout repose sur deux têtes, alors que le modèle familial le plus répandu dans le monde reste celui d’une famille élargie.

« Le savoir qui nous sommes » fait place au « savoir qui fait quoi ». En effet l’arrivée de l’enfant redistribue les rôles et questionne les investissements de chacun. Chacun des nouveaux parents a intériorisé les normes éducatives de sa famille d’origine, elles lui servent de modèles et ils auront tendance à les répéter au cours de leur existence. Cela peut créer des conflits inattendus quand les deux modèles sont très différents.
En effet la manière dont l’attachement (processus dynamique et interactif entre l’enfant et la mère ou celle qui en tient lieu) s’est construit pour un individu aura un impact dans sa propre capacité à créer des liens avec les autres. Les interactions mère/enfant ont été étudiées dans les années 40 par le psychanalyste John Bowlby (psychiatre psychanalyste) qui a élaboré ce concept d’attachement. Michel Delage (thérapeute familial) nous dit qu’un attachement « sécure » permet en même temps une bonne régulation émotionnelle et une bonne satisfaction relationnelle. Cela signifie une bonne capacité à maintenir à la fois liés et distincts, sensations, émotions et cognitions, soi et les autres.
Le triangle familial est la situation naturelle du développement de tout être humain. Virginia Satir (psychothérapeute, fondatrice avec Don Jackson le MRI de Palo Alto) parle de « triangle primaire » (mère, père, enfant) qu’elle considère comme la principale source d’apprentissage d’un individu au début de sa vie. Elle accorde une telle importance à cette « triade nourricière » qu’elle y voit « la principale source de l’identité du soi. En effet, à partir de ses expériences au sein de la triade primaire, l’enfant détermine quelle place il occupe dans le monde et quelle confiance il peut avoir dans ses relations avec les autres ».

La famille nucléaire représente donc la première appartenance qui ouvre sur la famille élargie. C’est un groupe d’appartenance particulier. L’entrée y est caractérisée par des rituels (baptême, circoncision, nomination,…). Aujourd’hui la diversité des formes de famille est à prendre en compte mais ne modifie pas ce besoin pour chacun de nous d’être reconnu dans une filiation puis une affiliation.

L’adolescence (adolescere qui signifie croitre, grandir, se développer) est une période complexe de recherche de l’identité et de conquête de l’autonomie. L’acquisition d’un corps adulte implique de faire le deuil du corps d’enfant, autre deuil à faire celui de l’image idéalisée du parent, tout puissant, tout aimant et enfin le dernier deuil concerne le cocon familial.

Laurent Bove (philosophe) nous dit « l’adolescence est ce moment intermédiaire et incertain d’effondrement des mythes de la première enfance, avant que le jeune adulte n’investisse, avec plus ou moins d’efficacité et de difficulté, le prêt à porter propre à son milieu, son sexe, son métier ».

A cet âge les jeux d’image sont au centre des préoccupations de l’adolescent. Pour savoir qui il est et ce qu’il vaut l’adolescent s’identifie et se confronte à des figures idéales. Il peut sembler paradoxal que le besoin d’autonomie du jeune passe par un désir de dépendance et un conformisme à son groupe d’âge qui le guide dans ses choix vestimentaires, ses idées etc. « Le paradoxe de l’autonomie est qu’elle résulte de la relation » nous dit Catherine Ducommun Nagy. L’adolescent a besoin d’appartenir à un groupe de pairs tout en s’efforçant de s’extraire de l’appartenance à la famille. Appartenance, différenciation et identité sont très liées. MURRAY Bowen (thérapeute familial) insiste sur le « processus de différenciation du soi », pour Minuchin (thérapeute familial) l’identité se construit dans la dialectique entre « appartenir à » et « être séparé de ».
L’acquisition d’une identité d’adulte sexué est un travail considérable avec ses échecs, ses passages à vide ses difficultés. Laurent Bove nous dit encore « la meilleure définition positive que je crois pouvoir donner de l’adolescence est de dire qu’elle désigne « un temps » celui du désir de rien ou encore un temps du désir sans objet. C’est l’expérience d’une chute mais indissociablement aussi de l’effort continué pour la surmonter. Le temps de l’adolescence est le temps humain par excellence, celui ouvert au présent, à la création de tous les mondes possibles. C’est aussi la vérité même du temps que l’adulte refuse, voire refoule, car il est, de son point de vue, celui de l’absence (il est sans objet) donc celui du manque, de l’ambivalence et de l’instabilité »»

A cet âge la situation des parents est paradoxale : il leur faut rester à l’écoute d’un ado défensif qui vivra toute question comme intrusive et toute réserve comme désintérêt.

A cette période de la vie familiale et de l’ado le « bon parent » est un mythe.

L’adolescence du premier enfant atteint la famille sur trois générations. Les grands parents reprennent une place importante car ils peuvent témoigner de l’adolescence des parents.

Le couple des parents est déstabilisé sur tous les plans

  • Conjugal : l’éveil de la sexualité des enfants questionne la sexualité de chacun des parents et du couple qu’ils forment.

  • Parental : la solidité de l’entente entre les parents est mise à l’épreuve. Cela va parfois jusqu’à la nécessité de défendre son territoire éducatif par rapport aux familles d’origine.

La fonction principale des ados consiste en la réintroduction d’un temps évolutif. Mais c’est ce mouvement qui permet à la famille d’évoluer.

Il faut toujours prendre au sérieux les idées de suicide des ados, pour éviter l’escalade, près de 20% passent à l’acte.


Le départ des enfants  ou le syndrome du « nid vide »

Ce processus de séparation implique un remaniement des relations. D’une part il y a les appréhensions que le jeune éprouve (peur de partir, de l’avenir, de blesser les parents et de les laisser seuls) et d’autre part pour le couple parental il faut réapprendre à vivre ensemble.

Si les enfants sont en train d’acquérir une identité de jeunes adultes les parents ont à trouver une identité de couple sans enfants à charge.

S. Hirsch : « on part poliment par la porte, en disant au revoir, si on part par la fenêtre on n’est jamais parti » On peut se demander si la haine ne tisse pas des liens aussi solides que l’amour, sinon davantage.
L’âge de la retraite : après le départ des enfants, arrive la fin du travail. Ces événements peuvent être vécus avec un sentiment de perte. Se joue alors la nécessaire redéfinition des valeurs qui vont donner sens à la vie de chacun et du couple qu’ils forment.

La vieillesse des parents est également délicate, c’est un moment propice pour la réémergence des conflits non résolus. Les adultes de la fratrie dans l’accompagnement de leurs parents âgés rejouent certaines souffrances ou injustices ressenties dans l’enfance.

Mme Ducommun Nagy a évoqué longuement ce sujet lors de la journée CMP76 en mars 2014 en abordant le sujet de l’éthique relationnelle, chacun fait le compte de ce qu’il donne et de ce qu’il reçoit et l’attente de réciprocité détermine la manière dont il traite les autres. Chacun est dans une attente de justice. Comment donner à un parent qui nous a peu ou insuffisamment donné ?
Les mythes familiaux et les rituels ou comment une famille garde sa cohésion et son identité en dépit de tous les changements.
Etant donné la multiplicité des changements par lesquels passe une famille tout au long du cycle vital, on peut se demander sur quoi se fonde son identité. On peut s’étonner aussi de la solidité du sentiment d’appartenance familiale malgré les divergences ou conflits qui peuvent opposer les individus qui la composent.

Les mythes existent depuis la nuit des temps. Ils sont des récits qui témoignent de l’effort fait par une personne, un groupe familial, une société pour comprendre le monde dans lequel il/elle évolue, pour donner du sens et ainsi s’expliquer à soi-même l’origine de l’humanité et des perceptions humaines. Ils se différencient des récits historiques, des contes, des légendes et des fables et on les retrouve dans le monde entier. Beaucoup de mythes racontent la création du monde, l’apparition des hommes etc.

Pour Lévi-Strauss (anthropologue) les mythes ont un sens général, ils sont un langage et un métalangage. Ex mythe de la France « liberté, égalité, fraternité »
La notion de mythe familial se rapporte à un certain nombre de croyances partagées par tous les membres de la famille, concernant leurs rôles mutuels dans la famille et la nature de leurs relations. Le système familial se présente avec des règles (être à l’heure), des valeurs (la solidarité) et des rôles (femme/homme).

Le mythe familial est fondateur, il définit des frontières et régule les relations avec l’extérieur, il définit une appartenance.

Mais on peut percevoir qu’un mythe familial très fort peut représenter une difficulté pour se différencier, l’individu peut avoir du mal à dire « je » c’est le on ou le nous qui domine.

Le mythe familial a des fonctions normatives, homéostatiques. Si le sentiment d’appartenance et d’identité familiale est poussé à l’extrême, le mythe alors peut avoir un effet « arrêt du temps » et bloquer l’évolution des membres de la famille, empêchant alors toute individuation et conduisant à la création de symptômes.

L’individu est influencé dans sa manière de voir le monde et les relations. A son tour il fondera une famille avec un/une partenaire imprégné(e) par son propre mythe. Le couple aura alors à créer son propre mythe.

Le rite, au niveau anthropologique, permet de réaffirmer les valeurs et de scander la vie d’un groupe social (rites d’initiation, rites funéraires). Le rituel représente les comportements codifiés par un groupe social qui assure ainsi sa pérennité par la répétition de rites. Cela n’a rien à voir avec une habitude. Le rituel est au service de la relation et de l’appartenance et consolide le mythe du groupe concerné.

Les différents types de crises

Crise individuelle et crise familiale

L’individu ou la famille ne peuvent s’y soustraire.

C’est particulièrement vrai pour les crises développementales car il est impossible d’arrêter le temps.

La notion de déséquilibre est centrale : l’individu voit ses points de repère vaciller (crise existentielle), la famille dysfonctionne et tout cela fabriquent des symptômes.

  • crises situationnelles : « coup de tonnerre dans un ciel serein » décès brutal d’un proche, suicide, famille apprend qu’un des enfants se drogue ou deale.

  • Crises développementales : crises liées aux différentes étapes du cycle vital (couple, grossesse, adolescence, départ des enfants, retraite et vieillesse des parents). Ces crises nécessitent un profond remaniement des rôles et fonctions assumées par chacun ainsi qu’une transformation de l’image de soi. Toutes les notions évoquées ci-dessus, Appartenance, mythe familial entrainent souvent des conflits de loyauté car les moments de crise sont des moments de choix.

  • Crises structurales : les dysfonctionnements s’accentuent, la tension et l’angoisse augmentent, les fonctions se rigidifient et la crise devient permanente.

  • Crises environnementales : les facteurs socio-économiques sont au premier plan.


Les interventions des professionnels 

On l’a vu la crise apparaît lorsque l’individu ou la famille sont confrontés à des perturbations réelles ou perçues, qui créent un déséquilibre, une défaillance des mécanismes de régulation et une augmentation du malaise.
Les éléments de vulnérabilité à interroger :

  • Le niveau socio-économique : des recherches canadiennes soulignent que les périodes de récession sont accompagnées d’une augmentation du taux de suicide.

  • Le réseau social de soutien : le soutien social permet à l’individu ou à la famille de se sentir confirmé dans sa valeur personnelle, son estime de soi. Moins le soutien social est disponible plus la pathologie risque d’être sévère.

  • Les compétences adaptatives de la famille : toutes les familles n’ont pas la même capacité d’adaptation aux situations nouvelles. Des familles qui ont été confrontées de façon régulière au cours de leur évolution à des situations nouvelles et stressantes possèdent généralement des capacités adaptatives plus diversifiées et plus souples pour faire face.

  • Vulnérabilité individuelles ou familiales : des événements nouveaux apparemment banals peuvent être perçus comme stressants car similitudes avec des événements traumatiques vécus par l’individu pour la famille dans le passé. Dimension transgénérationnelle.

  • Le cumul de stress

Cette énumération de domaines à interroger permet de prendre en compte non seulement la famille mais aussi son environnement (le contexte).

Cette phase d’investigation est importante pour identifier le type de crise rencontrée par l’individu ou la famille, les facteurs déclenchants et les ressources de la famille.
La crise et ses issues :

La crise est potentiellement positive. C’est un processus nécessaire au développement de l’individu et de la famille. Elle n’est pas pathologique en elle-même.

Néanmoins cette évolution ne se fait pas toujours dans le sens d’une réorganisation et il arrive qu’elle engendre une pathologie plus ou moins sévère.

La crise de l’adolescence peut entraîner des TS, de graves troubles des comportements sociaux ou des troubles psychiques de type psychotiques.

Quant aux familles leur dysfonctionnement peut s’amplifier au point d’être paralysées. Elles perdent leur faculté de se réorganiser.

Enfin la crise n’aboutit pas forcément à un changement. Elle peut se résorber et l’on revient à l’état antérieur. Les crises vont alors se répéter instaurant une forme de chronicité.
Le problème du changement et l’alliance thérapeutique

Comment changeons-nous nos modes de pensées ? Comment pouvons-nous aider une famille ou une personne à passer de représentations de la réalité inadaptées et par suite néfastes, à des représentations adéquates ?

L’engagement émotionnel des différents participants au système thérapeutique est nécessaire.
La question du changement est complexe, car souvent les personnes lorsqu’elles nous rencontrent souhaitent le changement mais que ce soit l’autre qui change.

La lecture systémique nous conduit à signifier aux personnes que le seul changement que nous maitrisons est notre propre changement.
L’alliance thérapeutique, qui est le fait que plusieurs personnes s’associent afin de poursuivre le même but ou les mêmes intérêts afin d’adopter les mêmes attitudes ou les mêmes comportements, est du côté du changement.

En constituant un lien et une lecture commune d’une situation, elle permet de passer d’une logique individuelle à une logique collective.

Il est important d’être attentif en tant que professionnels au risque d’être dans une position d’arbitrage dans des situations familiales conflictuelles et complexes.

Il s’agit pour les intervenants d’impliquer l’ensemble de la famille, de la prendre en considération. Il faut être attentif à ne pas nous retrouver en position de rivalité avec la famille, ce que nous qualifions en TF relation symétrique.

La famille exprime sa difficulté de fonctionner mais craint les changements lors d’une hospitalisation par ex.

Avec la famille il est important de voir avec elle ce qu’elle a déjà mis en œuvre pour régler le problème. Les membres de la famille sont revalorisés par la reconnaissance de leurs capacités d’aide à leur enfant ou autre.

L’alliance thérapeutique doit à la fois prendre en compte les problèmes du patient et ceux de sa famille, sans prendre parti, en étant avec.

Le but de l’intervenant sera de proposer l’hypothèse suivante à la famille : le comportement du patient désigné est une sorte de métaphore du dilemme de la famille qui voudrait avancer tout en restant immobile. Le symptôme est au service de la conservation des rapports actuels, au service de l’homéostasie.

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