Titre de l'action : Recherche de solutions de protection alternative contre les bioagresseurs aériens et telluriques





télécharger 34.18 Kb.
titreTitre de l'action : Recherche de solutions de protection alternative contre les bioagresseurs aériens et telluriques
date de publication07.10.2017
taille34.18 Kb.
typeRecherche
m.20-bal.com > loi > Recherche
Station : LCA

N° action : 22.2015.05

Titre de l'action : Recherche de solutions de protection alternative contre les bioagresseurs aériens et telluriques.

Année : 2015

Etat d'avancement des travaux
VOLET 1 – Appel à projet « expérimentation »

A – Filières Fruits et Légumes et cultures spécialisées

Filière Fruits et Légumes frais

National

Priorité n°3 : augmenter l’efficience des entreprises de la filière dans un contexte de forte compétition européenne


  • Actualisation de l’état des connaissances


En culture sous abri, la protection biologique intégrée est prometteuse mais très coûteuse. Différentes tentatives pour définir des stratégies de protection en PBI sont en cours d’élaboration dans les conditions locales. Les problématiques sont en effet très liées à la parcelle et à l’époque de production.
Fraise

Les problèmes au printemps sont essentiellement liés à la prolifération de 5 à 6 espèces de pucerons (Rhodobium, Aphis, Macrosiphum, Acyrtosiphon, Chaetosiphon…), de l’oïdium et depuis 2010 du tarsonème, ravageur essentiel des fraisiers en pépinière. Le Loir et Cher est le premier département français de production de plants de fraisiers. Au niveau de la région, la PBI est pratiquement abandonnée sur ce créneau précoce pour la fraise. Les conditions climatiques trop froides ne permettent pas d’apporter les auxiliaires suffisamment tôt. Les températures journalières moyennes n’avoisinent les 18°C qu’à partir de fin avril au moment où la production débute. Les parasitoïdes en mélange ou seuls (Aphidius, Aphelinus…) n’ont pas prouvé leur efficacité sur pucerons dans les nombreuses expérimentations LCA ou autres stations (Invénio, Aprel, Savéol Nature). Ce type d’auxiliaires n’est plus utilisé en Région Centre pour l’instant. Il en est de même pour les Aphidoletes aphidimiza.

Sur le créneau d’été, malgré l’importance des dégâts causés par le thrips, les essais sont maintenus dans les deux grandes régions productrices, Sologne et Dordogne. Les fournisseurs ont pris conscience de la difficulté de mise en œuvre de la PBI sur remontantes non pas pour des raisons techniques mais économiques. Les prix de vente des fraises en été, incertains et souvent insuffisants en circuit organisé, mettent en danger la rentabilité économique des exploitations. Il est inenvisageable de grossir les charges opérationnelles via l’apport d’auxiliaires. Diverses solutions visant à réduire ce poste sont proposées: mécanisation des apports, apports en nombre très limité voire unique….A ce jour, les apports d’Amblyseius cucumeris contre le thrips sont privilégiés car moins chers que les Amblyseius swirskii qui sont pourtant largement utilisés en serres chauffées.

Pour Drosophila suzukii, ravageur extrêmement préoccupant en fin d’été, le CTIFL (dans le cadre du Casdar), l’INRA, le CNRS et les universités (notamment Agrocampus Ouest) sont mobilisés. Diverses techniques de piégeages massifs proposés par les firmes avec divers mélanges attractifs sont en test notamment en Suisse à Agroscope. Des essais de pulvérisations de matières alternatives (hydroxyde de chaux….) sont en place y compris à LCA.
Concombre

Les ravageurs sont correctement contrôlés par la PBI. De ce fait, les producteurs de concombre en Agriculture Biologique tiennent un raisonnement assez similaire à leurs collègues conventionnels. La stratégie privilégiée est l’association de protection insecticide (sur foyer ou en généralisé) et d’apports d’auxiliaires quand les conditions deviennent plus chaudes. La protection insecticide qu’elle soit biologique, alternative ou même chimique est réservée à des périodes moins favorables aux auxiliaires ou lorsque les populations de ravageurs sont trop importantes.

Sur le créneau d’été, les possibilités de contrôle des ravageurs sont plus nombreuses et présentent une efficacité plus fiables qu’au printemps sous abris peu chauffés, avec néanmoins des cycles de reproduction accélérés pour les insectes et acariens ravageurs.

Par contre, en serres chauffées, l’utilisation de la protection biologique intégrée est réalisée sur toute l’année.

La Génodique (société GENODICS) est une technologie innovante dont le principe est d’influencer le taux de synthèse de protéines ciblées dans la plante par l’émission d’ondes sonores afin d’aider celle-ci à lutter contre des pathogènes. A chaque molécule d’acide aminé correspond une onde dont la fréquence a été déterminée. La transposition de ces « mélodies » dans la gamme musicale a donné ce qu’il appelle des « protéodies », des sons capables d’influer le taux de synthèse des protéines de défense dans la plante.

Cette technique s’est développée sur vigne pour lutter contre une maladie du bois, l’Esca. D’après les résultats d’expérimentation rapportés par la société, elle permettrait de diminuer fortement la mortalité des pieds de vigne atteints par cette maladie.

Par contre, il existe très peu de références sur Solanacées, Cucurbitacées ou fraisiers cultivés sous abris et surtout il manque des résultats quantifiés par des programmes expérimentaux fiables. Un travail préalable est nécessaire pour permettre aux producteurs de disposer de confirmations de l’efficacité de la méthode avant tout achat de matériel. Cependant, il faut déterminer sur quelles maladies ou quel ravageur ce type de méthode alternative peut s’avérer efficace.
Asperge

Les méthodes alternatives de lutte contre les criocères sont étudiées par LCA, depuis plusieurs années. Ces travaux ont montré que le piégeage massif avec panneaux chromatiques englués ne marchait pas. Ils ont montré par ailleurs qu’un cortège d’auxiliaires indigène est bien présent en végétation et que les engrais verts entre rangs, et haies ou bandes fleuries présents autour des parcelles n’augmentent pas les effectifs de ces populations. Ces auxiliaires, prédateurs et parasitoïdes ont une action non négligeable sur les larves de criocères, difficile à mesurer et insuffisante pour protéger les cultures. C’est pourquoi la protection avec des pulvérisations de micro et macroorganismes a été envisagée à partir de travaux anglais et néerlandais prometteurs (nématodes). Les résultats d’essais conduits à LCA en 2013 et 2014 sont très intéressants également avec Beauveria bassiana (NATURALIS), Bacillus thuringiensis (NOVODOR FC) et le produit SUCCESS 4. La spécialité ENTONEM n’a obtenu aucune efficacité dans le cadre de l’essai mené en 2014. NATURALIS et NOVODOR FC ont montré un pourcentage de réduction des populations de larves plus rapide que dans le témoin traité à l’eau. SUCCESS 4 présente une efficacité de l’ordre de 100% sur adultes et larves au bout de 2 jours seulement et à la dose de 0,075 l/ha. On sait maintenant que la formulation du SUCCESS 4 va évoluer.


  • Travaux réalisés durant l’année

Fraise : Pour concilier qualité et environnement, assurer une production de fraises en protection biologique intégrée, à moindre coût, sans intervention chimique (insecticides) en cours de récolte.

Evaluation de différentes stratégies de lâcher d’acariens pour lutter contre les thrips, évaluation de l’intérêt d’apporter du pollen pour améliorer l’installation d’Amblyseius swirskii, et protection alternative contre Drosophila suzukii.
Concombre : Evaluation de la méthode Génodique pour lutter contre les maladies des plantes. Evaluer l’efficacité de produits alternatifs pour lutter contre le Phomopsis, champignon du sol provoquant un affaiblissement important des plantes.
Asperge : Evaluation de l’efficacité de différents produits alternatifs pour lutter contre les criocères en végétation avec des applications répétées.


  • Principaux acquis des essais


Essai 1: Fraise remontante en jardins suspendus- Stratégie thrips (Koppert)

Trois modalités sont comparées: protection chimique conventionnelle, protection PBI avec apports d’Amblyseius cucumeris renouvellés, PBI avec 2 apports d’auxiliaires (A.cucumeris et A. swirskii, sachet longue diffusion). Dans les conditions de l’essai à faible pression thrips, la régulation des thrips est identique dans les trois cas. On souligne la forte dispersion et multiplication des Amblyseius swirskii; Cette stratégie est peu contraignante car seulement deux apports sont nécessaires. Par contre, en cas de nécessité d’intervention chimique peu respectueuse des auxiliaires, oïdium ou pucerons, le renouvellement de ce lâcher rendra la stratégie très couteuse.
Essai 2: Fraise remontante en jardins suspendus - Stratégies thrips. Nourrissage des Amblyseius swirskii par du pollen.

De manière générale, la pression thrips dans cet essai est restée assez faible (moins de 0.5 thrips par fleurs sauf en fin d’essais 0.7 thrips /fleur).Concernant l’installation des auxiliaires, on remarque une installation un peu plus rapide avec l’utilisation du Nutrimite. On notera que les populations de phytoséiides sont plus ou moins équivalentes dans les deux modalités (A. Swirskii et A. Swirskii + Nutrimite).

Ce qui ressort de cet essai c’est plutôt le coût de la stratégie employée avec le Nutrimite où l’on remarque que pour un résultat identique une économie de 0.24 € / ml est réalisée uniquement en fourniture d’auxiliaire.
Essai 3 : Fraise remontante en jardins suspendus- Stratégie de protection contre Drosophila suzukii

Sur un site dit indemne de Drosophila suzukii, nous avons mis en place différents postes de piégeage en périphérie et dans les parcelles de production. Le ravageur a été repéré dès la mise en place des pièges (en juillet) sur les différents postes mais en faible nombre. Le dénombrement s’est accentué au moment de l’arrivée à maturité des mûres dans les bosquets avoisinant, début septembre. La présence de Drosophile est restée faible dans la culture car le producteur conventionnel soumis à une pression thrips importante a dû appliquer de façon soutenue des insecticides. L’intérêt de la protection alternative n’a pas pu être démontré.
Essai 4 : Concombre – évaluation de la Génodique pour lutter contre le Phomopsis en première culture

L’objectif de cet essai est d’évaluer les conséquences de l’émission des protéodies sur la vitesse de croissance des plantes. Les variables observées sont le stade de développement de la culture, la balance générative/végétative et les notions de précocité et rendement.

En fin de première culture, les observations ne nous permettent pas de conclure en faveur ou en défaveur de la méthode Génodique concernant la vitesse de croissance de la plante.

Au niveau des rendements, une différence de 2.9 fruits/m² en faveur de la modalité témoin est observée. Aucune efficacité de la Génodique n’a pu être quantifiée.

Essai 5 : Concombre – évaluation de la Génodique pour lutter contre le Phomopsis en deuxième culture

L’objectif de cet essai est d’évaluer les conséquences de l’émission des protéodies sur la photosynthèse et sur l’effet d’inhibition du développement de deux maladies du concombre : le Didymella et le FORC. Par ailleurs, il est obsrevé les effets de la génodique sur la précocité et le rendement de la culture en place.

En fin de deuxième culture, le développement du Didymella est plus important au niveau de la modalité sans émissions de protéodies alors que pour le FORC, la modalité sans émissions semble moins touchée.

Au niveau des rendements, à la fin de la semaine 37, une différence de 2.9 fruits/m² est en faveur de la modalité témoin. Aucune efficacité de la Génodique n’a pu être quantifiée.
Essai 6 : Concombre – lutte contre le Phomopsis avec des produits alternatifs

Dans le cadre de reconversion de serres en culture agrobiologique, avec maintien du concombre en tête de rotation, l’historique des cultures fait que la pression du champignon parasite Phomopsis est fortement présente.

Devant l’absence de désinfection de sol ou de méthode efficace de lutte, l’emploi de produit de stimulation de l’activité de la plante ou de l’occupation de l’espace par un antagoniste pourrait être un palliatif.

Deux modalités sont testées : le témoin constituée d’eau pure (sur plant greffé et non greffé) et un produit CER.F1204.1099^8WG apporté dans l’eau d’irrigation (sur plant greffé et non greffé).

Dans les conditions de cet essai, au niveau de l’indice racinaire, nous observons très peu de différences entre le témoin et la modalité traitée avec le produit CER.F1204.1099^8WG, que ce soit sur les plants greffés ou non greffés

Dans cet essai, le produit CER.F1204.1099^8WG ne montre aucune efficacité contre le Phomopsis.

Essai 7 : Asperge - efficacité de produits alternatifs pour lutter contre les criocères





MODALITE

DOSE

PRODUIT COMMERCIAL

Nombre d’applications

1

Témoin traité à l’eau




Traitement à l’eau

Traitement à l’eau

2

Steinernema feltiae + SQUAD

1250/ml

0,15%

ENTONEM + SQUAD

3 ou 4

3

Beauveria bassiana

2,00 L/ha

NATURALIS

3 ou 4

4

Bacillus thuringiensis var tenebrionis

5,00 L/ha

NOVODOR FC

3 ou 4

5

I511BCS

1,25 L/ha

I511BCS

3 ou 4


La population de criocère dans l’essai était importante mais répartie de façon hétérogène. NATURALIS et NOVODOR ont confirmé leur efficacité par rapport au témoin en termes de vitesse de réduction des populations de larves de criocère, à l’inverse de ENTONEM qui n’a montré aucune efficacité. I511BCS présente un résultat intermédiaire. Lors de la notation finale sur le pourcentage de feuillage détruit, il n’y avait aucune différence entre les modalités. Les dégâts étaient économiquement inacceptables partout.



  • Description des autres éléments de l’action : Valorisation/Diffusion réalisée

Formes de valorisation : Compte rendu détaillé, fiche résumée.

Diffusion sur la base de données CSU gérée par le CTIFL.

Diffusion auprès de l'IDfl Val de Loire.

Présentation lors des journées portes ouvertes (producteurs Val de Loire + producteur autres régions + techniciens + partenaires nationaux).

Diffusion dans les groupes de travail nationaux respectifs animés par le Ctifl et dans les comités techniques régionaux.

Prise en compte des résultats pour le conseil technique CA41-CA45.

similaire:

Titre de l\Titre de l'action : Recherche de tolérance/résistance variétale aux bioagresseurs
«boudée» par les acheteurs. La recherche de variétés tolérantes aux principaux bioagresseurs et appréciées des acheteurs est une...

Titre de l\Titre de l’action : Optimisation de la lutte contre les bio-agresseurs

Titre de l\Programme d’action à mettre en œuvre en vue de la protection des...

Titre de l\La recherche des solutions
«entreprise» ou «maître d’ouvrage». Les diagnostics pourront concerner un site ou une installation, le terme «installation» a été...

Titre de l\Concernant les mesures de protection contre l'introduction dans la...

Titre de l\Cctp de renforcement de piles de ponts Protection contre les chocs de VÉhicules

Titre de l\Puissance frigorifique nominale: 257 à 505 kW
«Scroll Protection Module» assurant la commande du compresseur, la gestion de la protection thermique contre la surcharge, la vérification...

Titre de l\Recherche de toxicité sur l'animal
«primum non nocere», inscrit l’action médicale dans la recherche du compromis et de la modération

Titre de l\Programme hospitalier de recherche clinique en
«Prendre l’avis des comités de patients sur les protocoles de recherche clinique en articulation avec la consultation des comités...

Titre de l\Collectif français contre l’irradiation des aliments – c/o Action Consommation





Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
m.20-bal.com