Celui de l’égalité et de l’unité du peuple !





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Des associations parlent de mise en œuvre d’une « politique de la race » (Roms et riverains , Une politique municipale de la race Eric Fassin Serge Guichard, Caroline Fouteau, Aurélie Windels), nationalement et localement, y compris dans certaines mairies où les communistes sont gestionnaires.

Cette « politique de la race » se concrétise par « les roms n’ont pas vocation à rester en France », le refus de domiciliation dans les CCAS, le refus de collecter les ordures, le refus de scolarisation, les expulsions... Si on ne ramasse pas les ordures, on pourra dire qu’ils sont sales, c’est donc dans leur nature et leur culture.


Pour nier l’existence de bidonvilles on parle de démantèlement de camps pour des populations qui ne sont pas nomades, elles étaient sédentaires en Roumanie ou en Bulgarie : c’est moins honteux d’expulser des nomades que de détruire des bidonvilles surtout s’ils sont « sales » par nature.

La situation de ces familles est catastrophique. La solution ne peut être seulement municipale d’autant que l’Etat a été plusieurs fois condamné par l’Europe. .

Nos élus sont souvent en difficulté face à des contraintes contradictoires, sanitaires, légales, et humaines alors que les collectivités sont confrontées à la baisse des dotations par l’Etat.

Un plan d’urgence axé sur l’hébergement, la scolarisation, la santé, le travail et l’apprentissage du français doit être décrété, les fonds européens existent pour le financer. La solidarité nationale entre les communes doit être organisée sous la responsabilité de l’Etat, avec l’aide des associations et la participation des intéressés.

11 collectivités d’Ile De France, toutes dirigées par un maire communiste ou Front de Gauche viennent de lancer un appel contenant 6 propositions fortes dans ce sens, il nous faut prolonger son sens politique. Il est important que nous menions le débat avec les militants communistes et avec nos maires concernés pour agir, c’est urgent !

Gens du voyage

Ces derniers sont intégrés dans la définition des Rroms du Conseil de l’Europe qui établit leur nombre, en France, à environ 400 000, soit 0,62 % de la population,  (l’institution européenne ne fait pas de différence entre les roms d’origine roumaine et les gens du voyage).

Issus de plusieurs groupes (Manouches, Gitans, Tsiganes ou Roms des pays de l’est), les gens du voyage possèdent très majoritairement la nationalité française. Les plus stigmatisés et discriminés sont ceux qui ont conservé un mode de vie nomade qui fait d’eux des « étrangers irréductibles», des asociaux dont il faut se méfier.

Entre 250 000 et 500 000 Tsiganes, sur les 700 000 qui vivaient en Europe, ont été exterminés pendant la 2ème guerre mondiale par les nazis. Ce génocide souvent oublié porte le nom de Samudaripen : « Tuez-les Tous ».

Ce n’est qu'en juin 2015 qu’une loi a, entres autres, supprimé le très discriminant livret de circulation que les gens du voyage devaient faire viser dans les gendarmeries et renforcé les pouvoirs des préfets car, malgré  la Loi Besson qui prévoyait, en 2000, la construction de 41 500 d’aires d’accueil dans les communes des + de 5000 habitants, 61 % des maires refusent de les accueillir.




La lutte contre les préjugés et les logiques de boucs émissaires doit être menée de front en lien avec des iqpolitiques de droit commun visant à rétablir de l’égalité.

Le racisme anti noir ou négrophobie

Entre 12 à 15 millions d’esclaves ont été déportés de l’Afrique vers les Amériques (la majorité sur moins de 2 siècles, le double si l’on compte ceux qui n’ont pas survécu à la déportation) mais aussi à La Réunion. Ce commerce, reconnu crime contre l’humanité, fut une des causes du sous-développement de l’Afrique.

A la différence des esclavages antiques ou orientaux, la traite coloniale fut massivement racialisée, seuls les noirs d’Afrique en furent victimes.

Le racisme anti-noir rappelle que les rapports « racialisés » se confondent avec l’histoire du capitalisme : ce que Marx appelait « l’accumulation primitive du capital » c’était le travail gratuit des esclaves aux Caraïbes, en Guyane, à la Réunion et aux Etats-Unis ; les sociétés capitalistes se sont développées sur des rapports de domination qu’ont été l’esclavage, le colonialisme puis le néo-colonialisme.

Nos rapports avec les ex colonisés de l’Empire français sont marqués par cette histoire : proximité linguistique, histoire commune, enrôlement pendant les guerres, plus tard appel à la main d’œuvre. Cependant perdure une situation d’exclusion qui se transmet à la descendance.

La fin de l’apartheid en Afrique du Sud c’était avant-hier. L’abolition de l’esclavage et l’hommage au souvenir des esclaves se commémore le 10 mai, seulement, depuis 2006.

L’affaire Taubira, en 2013 « un singe, Taubira retrouve la banane » et le manque de réactivité, dans un premier temps, de son propre gouvernement, en dit long sur nos comportements. Les propos de certains hommes politiques de droite après son départ du Gouvernement montrent que les séquelles sont toujours là dans notre subconscient.

Les initiatives mémorielles sont nécessaires mais insuffisantes d’autant que le racisme anti noir ne se manifeste pas seulement par les discours et des actes, il s'exprime aussi sous forme de discriminations, en particulier dans l'emploi, dans l'accès au logement, aux loisirs….

En témoigne aussi la situation faite aux Antillais, Mahorais ou Réunionnais, qui bien que Français sont racisés comme les autres dans l’espace public.

Récemment, une commerçante, à Quimper, a fermé son magasin devant les attaques et insultes racistes qu’elle subissait « Comment un propriétaire a pu louer à une négresse dans ce quartier? T'as rien à faire là. Dégage. » Cette dame meurtrie déclarait avoir en elle toutes les origines : antillaise, bretonne, africaine et asiatique. Et pourtant !!!

Le fait d’être noir ou foncé de peau, le fait de posséder un patronyme arabe ou africain renvoie à la notion de minorité visible, renvoie à l’image de l’éternel -étranger.

Se pose la question de la reconnaissance de la France telle qu’elle est dans sa diversité !

L’antisémitisme ou judéophobie

La commémoration, ces jours ci, du 71ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz nous rappelle à quelle folie meurtrière et exterminatoire le poison de la haine raciale et de l’antisémitisme érigé en système a produit la plus radicale des perversions : la négation de l’humanité en l’être humain, son anéantissement.

Près de 6 millions de juifs furent exterminés par les nazis qui les avaient désignés comme leurs ennemis et assimilés à une race inférieure. L’horreur de ce « crime de masse » a conduit, après-guerre, à la définition de notions juridiques, « crime contre l’humanité » et « génocide ».

Après les assassinats de l’Hyper Kasher il y a un an, la mort d’Ilan Halimi en 2006, le massacre perpétré par Mohamed Merah à l’école juive à Toulouse en 2012, beaucoup ont vu l’expression d’une vague d’antisémitisme.

Au-delà de l’émotion suscitée par l’extrême gravité de ces actes, nous devons analyser deux phénomènes de manière dissociée : les opinions antisémites et les actes antisémites.

Comme il est important de mieux cerner la nature de l’antisémitisme qui a été évolutif dans l’histoire (l’anti judaïsme religieux historique a muté en antisémitisme de nature sociale au 19ème siècle pour être assimilé ensuite à une race inférieure).

Après une hausse des actes antisémites en 2014, ces derniers ont baissé en 2015 de 5 % en restant à un niveau élevé. En même temps, l’indice de tolérance des français à l’égard des juifs est de 79,5% quand il est de 53 % pour les musulmans et de 28,5 % pour les roms. (CNCDH 2014)

Le sentiment que les juifs étaient des français comme les autres était partagé, en 1946, par seulement 1/3 des personnes interrogées par l’IFOP. Aujourd’hui le sentiment que les juifs sont des français comme les autres est partagé par 85 % des personnes interrogées.

Toutes les enquêtes décrivent que la « minorité » juive est la mieux acceptée et la mieux intégrée avec deux contradictions : la persistance des préjugés antisémites et des passages à l’acte violents qui génèrent un sentiment d’insécurité légitime chez les Juifs pratiquants.

Leur réponse est souvent le renforcement communautaire : fuite de l’école publique, endogamie dans les mariages, référence à leur communauté de destin….

Lorsqu’on recense les actes (atteintes aux biens et aux personnes) et les menaces (actes d’intimidation, tracts, graffitis) recensés par la police et la gendarmerie, c’est l’antisémitisme qui a connu la hausse la plus forte depuis le début de la Seconde Intifada, en 2000.

Cet état de fait est instrumentalisé par le gouvernement israélien qui encourage les juifs à rejoindre Israël. Le CRIF est devenu une officine qui sert les intérêts des « faucons » israéliens qui accusent toute critique de la politique israélienne d’antisémitisme.

S’il était important de rendre hommage aux victimes de l’hyper Cacher, le 10 janvier dernier, il était par contre choquant que cette cérémonie se déroule sous drapeau israélien à l’invitation du CRIF, et qu’elle permette à Manuel Valls de dénoncer le boycott contre Israël en accusant d’antisémitisme les militants de la cause palestinienne, (et parmi elles pourtant des organisations juives) l’extrême gauche et les jeunes des quartiers populaires.

Alors que le boycott, moyen pacifique de mobilisation, prend de l’ampleur, alors que les décisions de l’Union Européenne sur l’étiquetage des produits fabriqués dans les colonies sont critiquées aussi bien par Valls que par Estrosi, la France est le seul pays au monde où la campagne BDS (boycott désinvestissement sanction) initiée par la société civile palestinienne est considérée comme illégale. En Israël, le boycott est présenté comme celui des magasins juifs par les nazis.

Les néo-conservateurs et néo-républicains –les réac de gauche- alignés sur l’ultra-droite sioniste évoquent un nouvel antisémitisme dissimulé derrière la critique d’Israël et la défense de la cause palestinienne.

Ce sont, souvent, les mêmes qui réfutent l’utilisation du terme « islamophobie » à l’image de Manuel Valls et de son délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme Gilles Claveuil.

Oui, certains « habillent » d’antisionisme leur haine des juifs comme d’autres invoquent la laïcité pour justifier leur islamophobie, mais la généralisation de cette affirmation « antisionisme = antisémitisme » n’est pas validée par les chercheurs travaillant pour la CNCDH. (Nonna Mayer).

Les enquêtes de la CNDCH démontrent que le plus souvent ceux qui n’aiment pas le juifs sont les mêmes qui n’aiment ni les Arabes, ni les Musulmans, ni les immigrés.

Si l’antisémitisme est un délit et n’a pas de place dans le soutien au peuple palestinien, le sionisme constitue, par contre, une opinion, par définition discutable : de quel droit ses tenants en interdiraient-ils la critique, pourquoi l’UNESCO, proposait même, en 2004, de la criminaliser ? 

Cette tentative de mise sous silence, d’intimidation, dépasse désormais le seul CRIF, beaucoup de nos concitoyens qui condamnent la politique israélienne craignent d’être taxés d’antisémites et se taisent, les « complotistes » y voient la preuve que les Juifs gouvernent le monde et les médias.

Le racisme actif exercé contre les juifs émane surtout des milieux d’extrême droite et de milieux musulmans extrémistes qui essentialisent les juifs en les assimilant à l’Etat d’Israël.

Les préjugés sur les juifs sont tenaces : croyance dans le pouvoir excessif des Juifs, déni de leur pleine citoyenneté française, formation d’un groupe « à part », défini par son rapport à l’argent. 

Réfléchir sur les causes n'est en rien excuser ou légitimer, c’est tout le contraire !

Si l'on veut combattre un phénomène, il faut en comprendre les causes : pourquoi le passage à l’acte antisémite est plus fréquent, plus violent en prenant soin de distinguer les actes qui relèvent du terrorisme, ceux qui relèvent de la grande délinquance et ceux qui relèvent de l’antisémitisme ordinaire ?

En fait le positionnement du Gouvernement Israélien, du CRIF ou d’hommes comme Manuel Valls alimentent qu’ils le veuillent ou non, l’antisémitisme, car il nourrit la concurrence communautaire et les thèses du lobby juif en raison de l’impunité dont jouit l’Etat d’Israël.

Chez certains racisés descendants de l’immigration post-coloniale, existe, effectivement, le sentiment d'avoir un statut de seconde zone, de subir la discrimination dans l'accès à l'emploi, au logement alors que les Juifs seraient des citoyens de plein droit, existe le sentiment que les politiques et les médias sont intraitables avec l'antisémitisme et le sont moins avec le racisme anti-arabe et l’islamophobie. Le traitement de l’information ne peut que malheureusement alimenter ce sentiment.

Avec « Egalité et Réconciliation » Alain Soral, l’antisémite, vise à réconcilier la gauche du travail et la droite des valeurs. Il instrumentalise l’injustice faite au peuple palestinien, il utilise le 2 poids 2 mesures (vous comptez moins que les juifs), il propose aux musulmans le piège de leur communautarisation en vue d’un rééquilibrage communautaire face au « lobby juif » Il s’appuie sur les préjugés ancestraux  des milieux populaires. Soral, sur les réseaux sociaux, n’est pas seul sur ce terrain ; des forces politico-religieuses œuvrent aussi pour créer des fractures communautaires.

Alors qu’Edwy Plenel, auteur du livre « Pour les musulmans » écrivait, dans le Monde 2, à propos de Dieudonné : « son discours est raciste. Au nom de la « souffrance des Noirs », il verse dans un antijudaïsme radical où se ressource ce noyau dur du racisme qu'est l'antisémitisme. Il fait sauter l'interdit négationniste en parlant de « pornographie mémorielle » à propos de la mémoire du génocide des juifs. Il exacerbe une concurrence entre victimes où la hiérarchie des malheurs fait régresser l'universalité de leur dénonciation. »
Il n’y a pas d’antisémitisme excusable ! Mais nous savons qu’il est possible de prévenir l’antisémitisme qui relève de la concurrence victimaire et communautaire, en cessant d’alimenter le deux poids deux mesures que ressentent les citoyens de confession musulmane soumis à une stigmatisation médiatique et politique permanente.
C’est avec la même force qu’il faut combattre toutes les formes de racismes, l’antisémitisme comme l’islamophobie.
La République doit mettre tous ses enfants sur un pied d'égalité, ce que, pour de multiples raisons, elle n'a pas fait.

La grande force des antidreyfusards a été de ne pas tenir compte de ces préjugés et d’insister sur l’injustice faite au motif que Dreyfus était juif. Beaucoup de « juifs », soit ès-qualité, (le Bund) soit comme individus, ont été et sont présents dans le mouvement communiste. L’histoire d’Henri Krasucki est à cet égard très éclairante.

Le Parti Communiste doit renforcer ses liens avec l’UJFP ou une autre voix juive (UAVJ) ainsi qu’avec le Parti Communiste Israélien.

Ne laissons pas s’installer un fossé entre judaïsme et communisme sans pour autant transiger sur la légitime critique de la politique de colonisation de l’Etat d’Israël.
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