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TRAVAUX PERSONNELS ENCADRÉS
DOSSIER

L’HOMÉOPATHIE

Depuis une vingtaine d’années, et la création de l’association humanitaire « Homéopathes sans frontières », nous assistons à une explosion de la demande homéopathique. En effet, les traitements homéopathiques représentent 6% des médicaments vendus en France et sont consommés par 10 millions de français, distribués par 23 000 pharmacies et prescrits par 30 000 médecins généralistes – soit la moitié des praticiens. Remboursés par la Sécurité Sociale en France, soumis à la législation et donc reconnus dans la plupart des pays comme l’Espagne, l’Italie ou le Brésil, les médicaments homéopathiques, et à plus forte raison, comme l’illustre la puissance pharmaceutique Boiron et ses actives campagnes publicitaires, l’homéopathie, et tout ce qui y a trait, occupe une place de choix dans le monde médical actuel, figure de proue de la médecine alternative, loin devant la phytothérapie et l’acupuncture. L’homéopathie représentait un chiffre d’affaire de plus d’un milliard d’euros à travers le monde, ce qui constitue environ 0.5% de l’ensemble du marché pharmaceutique. De plus, 70 % du marché homéopathique se situe en Europe tandis que la France est le premier marché mondial de l’homéopathie, cumulant plus de 230 millions d’euros de bénéfices en 2000. Nous sommes donc les plus touchés par cette augmentation importante du marché homéopathique.

Face à cette croissance exponentielle du marché, il serait intéressant de se demander dans quelle mesure l’homéopathie est-elle utile.

Dans un premier temps, il s’agira de définir ce qu’est l’homéopathie ; puis, nous nous attacherons à déterminer ce qu’est un médicament homéopathique. Enfin, nous définirons l’homéopathie en pratique.

I) Généralités sur l’homéopathie


  1. Définition

  2. Les principes fondamentaux

  3. Histoire de l’homéopathie


II) Le remède homéopathique : de la composition à l’industrialisation


  1. Composition

  2. Principes de fabrication

  3. L’industrie homéopathique


III) L’homéopathie en pratique


  1. Administration et application

  2. Les effets


Conclusion

Bibliographie
Lexique

I) Généralités sur l’homéopathie
1. Définition
Homéopathie est un nom féminin introduit, en 1827, par Joseph Bigel, adapté de l’allemand Homöopathie, terme créé en 1796 par le docteur Christian Friedrich Samuel Hahnemann et forgé à partir du grec homoios «semblable » et pathos « ce que l’on éprouve ». Au figuré, le mot signifie « traitement du mal par le mal » en 1846 chez Pierre Joseph Proudhon. L’adjectif homéopathique s’emploie au sens propre – première attestation en 1827 - et au figuré, auquel cas il signifie « infime » - comme chez Charles Baudelaire, en 1846, qui utilise l’expression « dose homéopathique » pour exprimer dose infime. Cet adjectif a pour dérivé l’adverbe homéopathiquement, attesté chez Prosper Mérimée en 1830 sous la forme oméopathiquement (sic). Le nom homéopathe, qui désigne la personne pratiquant l’homéopathie, est attesté en 1827 – ainsi qu’un adjectif substantivé.

Le terme, au sens premier, désigne une médecine – dite de l’expérience - qui consiste à soigner un patient grâce à des doses de remèdes infinitésimales qui, à des concentrations plus fortes, seraient potentiellement capables de produire sur une personne saine les symptômes semblables à ceux de la maladie censée être combattue. Elle s’oppose radicalement à l’allopathie (du grec allos « autre ») qui désigne la médecine traditionnelle et surtout pas les médecines alternatives.
2. Les principes fondamentaux
a) La loi de similitude : « Similia similibus curentur »
Le principe fut tout d’abord énoncé par Hippocrate au IVème siècle avant J.-C.  : « La maladie est produite par les semblables et par les semblables que l'on fait prendre, le patient revient de la maladie à l'état de santé. » ; puis repris par Paracelse : « Les noms des maladies ne servent pas pour l'indication des remèdes; c'est le semblable qui doit être comparé avec le semblable, et cette comparaison sert à découvrir les arcanes pour guérir ».

Mais Samuel Hahnemann approfondira davantage les études menées sur la loi de similitude.

En observant les effets induits par des substances, il se rend compte de la ressemblance entre le pouvoir toxique et le pouvoir soignant (thérapeutique) de la même substance.

Il constate donc qu'une substance est capable de provoquer :

  • chez un individu en bonne santé, des troubles,

  • chez un individu malade, la guérison des mêmes troubles par la même substance administrée à dose infinitésimale.

Celui-ci déduit donc que ce sont les " même choses" qui ont provoqué le mal qui le guérissent, donc les semblables sont guéris par les semblables.

Exemple : Une personne piquée par une abeille montrera une lésion œdémateuse, une rougeur, et des douleurs brûlantes soulagées par le froid. Ce même produit, préparé selon les techniques homéopathiques (ici, macération et broyage de l’abeille entière dans un mélange hydroalcoolique, puis dilution et dynamisation), sera capable de traiter un malade qui présente des lésions du même type.

La loi de similitude repose donc sur :

  • L'observation expérimentale : toute substance (minérale, végétale, animale, microbienne) développe dans l'organisme des symptômes particuliers qui lui sont propres, mais sont aussi fonction de la réceptivité de l'organisme sensible à cette substance

  • L'observation clinique : ensemble des symptômes morbides caractérisant la maladie du malade

  • L'expérimentation clinique

b) Notion de « terrain homéopathique »
La consultation homéopathique vise deux objectifs :

  • le premier propre à toute démarche médicale, est d’aboutir à un diagnostic ;

  • le second, plus spécifique, correspond à la recherche du médicament le plus approprié à l’ensemble des manifestations présentées par le patient.


En effet, deux personnes atteintes de la même affection présentent des symptômes de la maladie similaires, mais ces symptômes peuvent être accompagnés de différents signes d’accompagnement, selon les modes réactionnels propres à chacun. Ainsi, les deux patients pourront recevoir des traitements homéopathiques différents.

L’homéopathe fait suivre l’examen clinique d’un entretien avec le patient, de manière à détecter les symptômes d’accompagnement de la maladie, sur lesquels la médecine classique ne s’attarde généralement pas.

3. Histoire de l’homéopathie
a) Les précurseurs de l’homéopathie



Hippocrate « le Grand » (460 av J.-C. - 370 av J.-C.) était un médecin grec dont la devise était primum non nocere (en premier lieu, ne pas nuire). Considéré comme le père de la médecine moderne, il est l’auteur du fameux Serment qui porte son nom et qui est prêté par les jeunes médecins et est le premier à avoir séparé la médecine du contexte religieux. Il est notamment le premier à avoir supposé qu’il existe deux manières de traiter efficacement une maladie : par les contraires et par les semblables.
L’homéopathie trouve ses racines historiques dans l’enseignement dispensé par Hippocrate, le père de la médecine moderne, qui affirmait qu’il existe deux manières de soigner : par les contraires et par les semblables. Il est rapporté qu’Hippocrate soignait le choléra par des faibles doses d’hellébore, une plante qui, ingérée à haute dose, provoque une diarrhée semblable à celle provoquée par le choléra ; il s’agissait donc de la découverte du principe de similitude 22 siècles avant celle d’Hahnemann.




Paracelse (1493-1541) était un médecin et chimiste suisse. Il participa activement à l’évolution de la chimie de l’époque, remplaçant notamment les trois types d’éléments chimiques hérités d’Aristote par trois nouvelles espèces chimiques. Redécouvrant de lui-même les principes auparavant formulés par Hippocrate, il a énormément contribué à jeter les bases de l’homéopathie. Sans lui, il est fort à parier que certains remèdes tels Hepar Sulfur n’auraient jamais vu le jour.
C’est pendant la florissante période de la Renaissance, tant au niveau des arts que des sciences, que le principe de similitude d’Hippocrate fut repris par Paracelse. Ce médecin suisse était convaincu, contrairement aux écrits du médecin grec Galien qui constituaient les dogmes médicaux de l’époque, que les maladies étaient provoquées par des agents extérieurs qui pouvaient être neutralisés par des substances chimiques et non par des déséquilibres des humeurs pouvant être régulés par des purges et des saignées. Mettant au point des remèdes minéraux à partir de composés de sulfure, de mercure et de sel marin, il apparaît comme un précurseur de l’homéopathie. Sa plus célèbre phrase, « Tout est poison, rien n'est sans poison. Seule la dose fait qu’une chose n’est pas un poison », rejoint parfaitement les observations que tirera 300 ans plus tard le médecin allemand Samuel Hahnemann. C’est ce dernier qui est réellement considéré comme l’inventeur de l’homéopathie et c’est avec lui que celle-ci revêtira le véritable aspect de science thérapeutique.




Christian Friedrich Samuel Hahnemann (1755-1843) était un médecin allemand et le découvreur de l’homéopathie. Inspiré par les travaux de William Cullen, il jettera les bases de l’homéopathie dans son traité intitulé l’Organon de l’art de guérir publié en 1819 en formulant le principe de similitude et ses deux corollaires.
b) Samuel Hahnemann ou l’avènement de l’homéopathie
S’appuyant sur la lecture du Traité de matière médicale du médecin britannique William Cullen, Samuel Hahnemann, un médecin allemand déçu par les méthodes thérapeutiques de son temps – en particulier les lavements et les saignements -, redécouvre le principe de similitude. En effet, le chapitre de l’ouvrage de William Cullen sur les symptômes dus à l’action de l’écorce de quinquina rappellent à Hahnemann les symptômes de la fièvre tierce – la fièvre pernicieuse, une des formes les plus graves du paludisme - dont il a souffert quelques temps auparavant et qu’il avait soigné, conformément aux prescriptions de l’Académie de médecine, avait quelques gouttes de teinture mère de quinquina. Souhaitant vérifier si les affirmations de Cullen étaient véridiques, Samuel Hahnemann décide de s’administrer « quatre gros de quinquina » plusieurs jours de suite. Bientôt, il constata l'apparition des symptômes mêmes du paludisme : les symptômes envisagés par le thérapeute britannique s’abattent sur Hahnemann. Celui-ci, se questionnant sur la causalité ou le caractère fortuit de son aventure, expérimentera, pendant six années, diverses plantes avec ses amis volontaires – notamment la belladone, voir II)1. -, au terme desquelles il formulera son principe de similitude en 1796 dans un article intitulé Essai sur un nouveau principe pour démontrer la valeur curative des substances médicinales.




L’édition française de l’Organon de l'art de guérir publié en 1845 chez BnF/Gallica.



Fort de ses résultats, Samuel Hahnemann, à la suite de l’énonciation du principe de similitude, envisage de diluer plusieurs fois les substances toxiques afin de tester l’impact thérapeutique de la dose administrée et de dynamiser les solutions ainsi obtenues. C’est ainsi qu’il crée les médicaments homéopathiques. Par la suite, il adjoindra à tout cela le principe d’adaptation du soin au patient. Son ouvrage majeur, l’Organon de l’art de guérir, publié pour la première fois en 1810 et qui connu six éditions (dont une cinquième publiée en 1833 après avoir expérimenté plus de 1200 substances et une édition posthume et inachevée publiée en 1921), expose la théorie de l’homéopathie.

Deux autres ouvrages de l’homéopathe allemand seront publiés :

  • Materia Medica Pura (La matière médicale pure) qui est une compilation de preuves démontrant l’efficacité de l’homéopathie en six volumes détaillant les symptômes de 67 remèdes homéopathiques.

  • Maladie chronique qui conjecture une relation entre maladies chroniques et traitement homéopathique.


c) Succès et diffusion de l’homéopathie




Semen Korsakov (1788 – 1853) était un homéopathe russe. Pratiquant l’allopathie jusqu’en 1829, il se tourne alors vers l’homéopathie. Du reste, il découvrira un nouveau système de dilution homéopathique qui porte son nom. Il oeuvra énormément pour populariser l’homéopathie à travers le monde. Il est a noter que les médicaments préparés selon sa méthode sont disponibles en France mais pas remboursés par la Sécurité sociale.



S’évertuant à populariser sa trouvaille thérapeutique, Samuel Hahnemann préconise la lecture de l’Organon de l’art de guérir par ses patients et par les homéopathes qui en tiraient leurs enseignements. Ainsi, de lectures en lectures, l’homéopathie s’est diffusée à travers le monde. Ainsi, de lectures en lectures, l’homéopathie s’est diffusée à travers le monde.



  • En France, l’homéopathie fut introduite à Lyon par le comte Sebastien des Guidi en 1830 – soit 5 ans avant l’installation d’Hahnemann à Paris. L’homéopathie en France connaîtra quelques soucis à son commencement dans la mesure où la fabrication de remèdes homéopathiques était délicate (cf. II)2).

  • En Amérique, l’homéopathie est introduite par Constantin Hering en 1833 ; son introduction est plutôt amusante du fait du caractère réfractaire à l’homéopathie d’Hering à ses débuts. En effet, disciple d’un chirurgien réputé de Leipzig en Allemagne, il est chargé par celui là même de composer un ouvrage tentant de démontrer le ridicule de l’homéopathie. Après moult travaux de recherches et d’expérimentation semblables à celles d’Hahnemann, Hering décide de se rallier à cette médecine, illustrant le phénomène de mode de l’époque : bon nombre de médecins allopathes se convertissent à l’homéopathie sous l’impulsion d’Hahnemann. L’homéopathie est toutefois popularisée aux Etats-Unis par James Tyler Kent ; en effet, on lui doit la création d’un répertoire homéopathique recensant plusieurs centaines de médicaments homéopathiques et leurs préconisations en fonction des maladies et de leur façon de s’exprimer chez chaque malade. En effet, ayant expérimenté lui aussi plusieurs remèdes, il effectua des travaux qui consistaient à conclure sur l’efficacité d’un produit sur la totalité des symptômes des maladies à l’aide des probabilités et ainsi, de proposer au lecteur le remède le plus adapté à son mal.

Après s’être diffusée à travers le monde l’homéopathie s’est imposée, petit à petit, comme une méthode thérapeutique à part, ayant sa propre place dans le monde de la médecine.
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