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LA POPULATION ORNAISE,
VILLES ET CAMPAGNES,
XIXe-XXe siècles



Patrick BIRÉE


Service éducatif 1er degré

Archives départementales de l’Orne


2006 - 2010

Niveau : cycle 3 école


Pour consulter ce dossier en ligne
Pour accéder à sa fiche prime-tice

http://www.ac-caen.fr/orne/primtice/scenario_histoire/index.htm


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SOMMAIRE



I – INTRODUCTION




I-1 Problématique du dossier p. 3




I-2 Méthodologie de la recherche p. 3



I-3 -Les ressources : p. 3

- Les ressources archivistiques aux Archives départementales de l’Orne


- Bibliographie

  • Sitographie


II – L’ETUDE DES POPULATIONS p. 6




II-1 Le recensement p. 6




II-2 Les états de la population p. 7



- l’importance numérique p. 9
- la répartition géographique p. 9
- les données démographiques (natalité, nuptialité, mortalité, …) p. 11
- la composition socio-professionnelle p. 12

III – LEXIQUE p. 15


I – INTRODUCTION


I-1- Problématique



Le thème de l’étude des populations de l’Orne sur les XIXe et XXe siècles est proposé pour initier les enseignants à l’exploitation des données sur la population à l’échelle locale (communale, départementale) mais s'insérant dans l'histoire nationale.

I- 2 - Méthodologie de la recherche

Cette recherche sur la population se veut dans sa démarche, régressive et comparative.

Régressive car l’objectif est, avec les élèves, de partir des données les plus récentes de l’I.N.S.E.E. (1999) ou plus récents, détaillées par communes, aires urbaines ou département et de reculer dans le temps jusqu’au début du XIXe siècle.

Comparative car il s’agit de prendre quelques critères des données de 1999 pour les retrouver dans des documents, les listes nominatives, datées de 1906.

Le champ de la recherche a donc une assiste locale mais s’inscrit dans des données générales (département, région, nation voir monde). On passe facilement ainsi de la micro à la macro-échelle.

Les concepts d’espace-temps sont ici intimement liés avec en filigrane la notion d’évolution : évolution de la population et évolution du cadre urbain, rural, où celle-ci réside.

On chevauche donc ici la géographie et l’histoire.

La première est du domaine de la prospective : c'est une science ayant pour objet les causes techniques, scientifiques, économiques et sociales qui accélèrent l’évolution du monde moderne avec prévision des situations qui pourraient découler de leurs influences conjuguées. L'histoire, quant à, elle relève du domaine de la rétrospective. Elle se définit comme une rétrodiction basée sur des hypothèses parmi lesquelles on choisira la ou les plus plausibles.

La première semble donc plus tournée vers l’avenir et la seconde vers le passé. Gardons-nous cependant de toute classification trop brutale car l’histoire éclaire bien souvent le passé et balise le futur…

La géographie qui est pratiquée ici est une géographie sociale et concerne les hommes et leur adaptation au milieu. La territorialité et l’espace de vie sont ainsi mis en valeur.

I-3- Les ressources

Les ressources archivistiques aux Archives départementales de l’Orne

Pour le XIXe et la première moitié du XXe, les listes nominatives de recensement de population communales s’avèrent incontournables. A l’origine, disponibles en deux exemplaires, elles n’ont pas toujours été conservées dans les mairies et celles de la Préfecture ont disparu. Elles offrent un espace de recherche incontournable pour mieux connaître les populations (répartitions géographiques, par âge, composition socio-économique, étude des prénoms, …).

Pour la seconde moitié du XXe, ces données sont contenues dans les livrets de l’I.N.S.E.E.. Le dernier de 1999 est remarquable tant par la finesse de son contenu qu’à la qualité de sa présentation (pages en couleur, qualité des graphiques, …).

Toute une documentation annexe permet d’aller plus loin dans cette recherche :

- les documents plans métriques (plans, cartes, cadastres, …) qui matérialisent l’espace où vivent les populations ;

- les photographies, aériennes ou non, de ces espaces, les photographies des personnages ou des gens eux-mêmes ;

- les témoignages de personnes âgées qui peuvent raconter leur condition de vie, l’évolution au cours du XXe, …

- les journaux des XIXe et XXe qui relatent ces données démographiques.

BIBLIOGRAPHIE

Des études sur le département de l''Orne sont peu nombreuses.

L'ouvrage L'Orne de la Préhistoire à nos jours, sous la direction de René Plessix, éd. J.-M. Bordessoules, 1999, est une référence.

► Pour l'époque moderne : pp 178-181,

► Pour la période révolutionnaire : pp 225-226,

► Pour le XIXe siècle : pp 244-250

► Pour le XXe siècle : pp 376-383

SITOGRAPHIE
Le premier site concerné est celui de l’I.N.S.E.E. insee.fr, consultable pour le recensement de 1999 et qui fournit de nombreux renseignements.

Une recherche avec les mots-clés : évolution-population-(commune recherchée), permet de trouver d’autres sites sur l’espace qui vous intéresse, avec parfois des données prospectives fort intéressantes.
Pour L'Aigle
http://www.insee.fr/fr/insee_regions/basse-normandie/rfc/docs/cent104.pdf
http://www.alencon.cci.fr/pub_atl_laigle.htm
http://www.linternaute.com/ville/ville/donnee/19628/l_aigle.shtml
Pour Alençon :
www.cr-basse-normandie.fr/voix_publiques/telechargement/diagnostic_Alencon1.pdf
i.ville.gouv.fr/divbib/doc/ATLASbassenor.pdf
www.insee.fr/fr/insee_regions/basse-normandie/rfc/docs/cent97.pdf
www.hautemayenne.org/doc/Atlas-4pdf
Pour Argentan :
http://www.insee.fr/fr/insee_regions/basse-normandie/rfc/docs/cent104.pdf
http://splaf.free.fr/61his.html
Pour La Ferté-Macé :
http://www.orne.equipement.gouv.fr/Environnement/diagnostics/pays-du-bocage/population-active.pdf
http://www.orne.equipement.gouv.fr/Environnement/diagnostics/papao/population-active.pdf
http://www.insee.fr/fr/insee_regions/basse-normandie/rfc/docs/cent104.pdf
Pour Mortagne :

http://www.insee.fr/fr/insee_regions/basse-normandie/rfc/docs/cent104.pdf


http://www. insee.fr/fr/recensement/nouv_recens/resultats/repartition/comd61.htm
http://www.insee.fr/fr/insee_regions/basse-normandie/publi/industries/laigle.htm


II – L’ÉTUDE DES POPULATIONS

La démographie (du grec démos : peuple et graphen : écrire) est l’étude statistique des collectivités humaines. Le moyen le plus ancien et le plus adapté repose sur le recensement, dénombrement détaillé des habitants du pays partiqué depuis plusieurs millénaires.

II-1 – Le recensement

Le recensement détermine une photographie des territoires à un moment donné pour mesurer les évolutions démographiques (par exemple gain ou perte d’habitants, vieillissement d’une population, …) et les mutations sociologiques (par exemple évolution du pourcentage de femmes au travail, développement de la famille à deux enfants, …).

En France, en 1801, Bonaparte organise le premier recensement exhaustif de l’ère moderne. On dénombre alors trente-trois millions d’habitants en France.

Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, les recensements sont désormais quinquennaux. Poure certaines communes, de 1806 à 1936, on peut suivre l’évolution numérique et appréhender les populations communales puisque celles-ci sont inscrites, habitant par habitant sur des listes nominatives de recensement de population.

Le second conflit mondial met fin en France à ce type de recensements. Ceux-ci s’espacent dans le temps (1954-1962-1968-1975-1982-1990-1999) et changent de forme. Ils deviennent ainsi anonymeset les données confidentielles sont traitées par l’I.N.S.E.E. sous couvert de la C.N.I.L. depuis la Loi de 1951.

En 2005, le recensement national sur une période donnée laisse sa place à un recensement par échantillonnage sur cinq années (8,5 M d’habitants par an) qui d’après les spécialistes sera encore plus fiable et plus complet.

Cette connaissance des territoires permet la mise en œuvre de politiques prospectives de gestion, et ce, à différentes échelles (de la micro à la macro), de la commune au territoire national, en passant par les pôles urbains, les cantons, les départements, les régions, …

Le recensement constitue la base de la gestion des populations, et de plus en plus affiné, il permet de mesurer au mieux les évolutions démographiques et les mutations sociologiques.

Les listes nominatives communales de recensement de population concervées aux archives départementales sont un matériau historique incontournable.




Liste nominative des habitants du Mêle-sur-Sarthe,

année 1901, troisième page

Edépôt – 165/58, Archives départementales de l'Orne

II-2 – Les Etats de la population

Pouvoir dresser l’état d’une population à une date donnée est un des buts essentiels de la démographie.

Il permet entre autres de mesurer exactement plusieurs éléments. Quatre ont été choisis dans le cadre de ce dossier pédagogique. Ils correspondent à des données conceptuelles que les élèves de 9 à 11 ans peuvent pour le moins appréhender, sans que cette liste soit limitative ; ce sont :

  • l’importance numérique d’une population

  • la répartition géographique

  • les structures démographiques (composition par âges, taux de natalité, mortalité,…).

  • la composition socio-économique

Bien sûr, ces données, pour refléter l’image la plus complète de la population doivent tenir compte du jeu combiné du mouvement naturel et du mouvement migratoire.

Le site de l'I.N.S.E.E. fournit à chaque échelon (du pays à la commune) une quantité importante de données.

II-2-1 – L’IMPORTANCE NUMÉRIQUE DE LA POPULATION

Donnée essentielle de tous les recensements depuis les origines.

Espace : Les chiffres portent aussi bien sur la micro-échelle (commune) que sur la macro (population des nations – voire du monde). Reste à définir le cadre à traiter.

Temps : Les chiffres sont à mettre en relation sur une échelle du temps pour saisir l’évolution.

On peut combiner ces deux concepts en jouant sur la simultanéité (une année) ou le long terme (2 siècles), la dimension locale (communale) ou plus large (jusqu’à l’ensemble du monde). Les courbes peuvent être au préalable exploitées sur papier millimétré.




Une commune rurale dans une zone urbaine: Sarceaux, phénomène d’augmentation continue de la population

aux XIXe et XXe siècles

Evolution de la population ornaise. Synthèse XIXe-XXe

Sur les deux siècles, la tendance est négative puisque l’Orne est plus peuplée au milieu du XIXe, avec 439 900 habitants qu’elle ne l’est à la fin du XXe avec 293 800.

Une agriculture importante, encore peu mécanisée, utilise de nombreux bras. Mais la poly-activité est de mise avec des personnes (hommes et femmes) travaillant dans l’agriculture mais pratiquant une activité annexe, souvent le textile. Ainsi, en 1801, on relève 161 femmes fileuses à Radon sur une population d’à peine 400 âmes.

La métallurgie ancienne est active jusqu’en 1866. Le traité de libre échange entre l’Angleterre et la France permet alors l’arrivée massive de fer anglais à bas prix, ce qui met un terme à la métallurgie. Peu d’emplois continuent dans cette activité de grosse métallurgie. Seuls quelques sites comme la grosse forge d’Aube, reconvertie en usine de production de laiton et des sites de petite métallurgie (fabrication d’outils ou d’objets en fer) autour de l’Aigle et Tinchebray pérennisent cette activité.

N’ayant pas pris le « train en marche » de la Révolution industrielle, sauf dans le bassin du bocage Flers-La Ferté autour du textile, et la métallurgie dans la vallée de la S2e (Tinchebrai) et la vallée de la Risle (L'aigle), l'Orne voit un exode massif de ses habitants délaissant peu à peu l’agriculture qui se mécanise. Son pourcentage par rapport à la population diminue alors de manière continue pour arriver en 1999 à 4,8 % !

Des communes rurales qui possèdent un nombre important d’habitants disséminés dans les campagnes au début du XIXe, voient le chiffre de la population décroître inexorablement.

Ainsi pour la Sauvagère, on note 2 588 habitants en 1806, 2070 en 1851, 1007 en 1901, 530 en 1954 pour remonter à 835 en 1999. La Première Guerre mondiale amplifie cet état de fait et au XXe les campagnes se sont peu à peu vidées. Pendant ce temps, au XIXe et XXe, l’armature urbaine, elle, se gonfle. Si en 1806, environ 14 % de la population vit en ville, en 1998, le taux d’urbanisation se monte à 43,98 % (53,10 % pour la Basse-Normandie).

Les villes ont globalement un apport de population, mais leur évolution peut différer de l’une à l’autre.

Flers, gros bourg en 1806 (2 797 habitants), par l’effet de l’industrialisation du textile, voit sa population monter jusqu’à 14 013 habitants en 1896. Une stabilisation s’opère jusque dans les années 1970 où on voit un gain substantiel de 6 000 habitants (20 486 en 1975). Mais les effets de la désindustrialisation font chuter celle-ci à 16 940 en 1999.

Cependant, il faut relativiser cette chute de population urbaine par le phénomène de la péri urbanisation.

De nombreuses communes, proches des villes, depuis une trentaine d’années, voient leur population augmenter par des gens qui travaillent en ville et résident en campagne.

Ainsi pour Cerisé proche d’Alençon, on note 169 habitants en 1806, 19 en 1851, 93 en 1901, 164 en 1954, puis 263 en 1968, 588 en 1982 et 776 en 1999 !

De nos jours, l’Orne voit un afflux de personnes retraitées qui reviennent y finir leurs jours. La natalité étant plus faible qu’au niveau régional et national, la population va vieillir et vraisemblablement se stabiliser dans les décennies à venir.

II-2-2 - LA RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE

Dire que l'Orne fut un départemental rural aux siècles passés est un euphémisme. Pour preuve ce petit calcul appliqué à la population ornaise en 1806 (cf. document p. 17).

Si l'on prend en compte les agglomérations de plus de 2000 habitants (considérée comme villes à l'époque), on obtient un pourcentage de 13,84 % de la population habitant dans un espace urbain.

Ce taux d'urbanisation est en 1998 passé à 43,98 %, avec il est vrai des critères un peu différents, définis sous le terme "aire urbaine" (voir lexique et pages I.N.S.E.E. suivantes).

La densité de population pour l'Orne reste encore faible puisque toujours en 1998, elle était de 48 habitants/km², pour 79 habitants/km² pour la Basse-Normandie et 104 habitants/km² pour la France.

La répartition de la population depuis la Seconde Guerre mondiale a été en évolution constante.

Beaucoup d'habitants dans les années 1955-1975 ont quitté la campagne et sont venus grossir les villes.

Cependant depuis les années 1980, on assiste à un déplacement des centres villes et quartiers périphériques (surtout) vers des zones péri urbaines (communes limitrophes) qui s'assimilent de plus en plus à des cités dortoirs.

Ce phénomène s'applique à Sarceaux, commune limitrophe d'Argentan. Alors que la courbe d'Argentan s'inverse au milieu des années 1980 montrant une tendance à la diminution, celle de Sarceaux, suit un schéma contraire, fixant une augmentation spectaculaire (de 574 habitants en 1975 à 841 en 1999). La cartographie montre le phénomène.

Les espaces urbains où s'est fixée cette population depuis les années cinquante correspondant à des nouveaux quartiers périphériques, loin du centre ville. On y a construit le plus souvent des ensembles HLM, et quelquefois des ensembles pavillonnaires.

Pour Argentan, les quartiers nouveaux sont bien mis en évidence par une comparaison entre deux plans de ville d'époque différente (voir pages suivantes).

L
es aménagements péri urbains s'apparentent plus à des ensembles pavillonnaires comme pour Sarceaux.

Sarceaux/Argentan - Carte du service vicinal, 1901,

Archives départementales de l'Orne, 9 fi 54.

Globalement, on retrouve dans l'Orne, mais à degré moindre, le phénomène d'urbanisation qui touche la France.

Si 26 % des Français étaient citadins en 1911, ils étaient 53,2 en 1990. En 1999, 45 millions d'habitants (environ ¾) habitent les 354 aires urbaines. L'évolution entre 1954 et 1999 est montrée par deux cartes de l'INSEE (pages suivantes).

II-2-3 – LES DONNÉS DÉMOGRAPHIQUES

Les données concernant les mouvements de population, ont déjà été explicitées, nous ne reviendrons pas sur ce point.

Les données concernant la nuptialités, la fécondité, la natalité, la mortalité et l'espérance de vie et la répartition par âge sont à évoquer.

Cependant ces données sont difficiles à appréhender pour des primaires, et impossibles à calculer par analyse des listes nominatives.

Nous vous bornerons donc à fournir dans les pages suivantes, les données statistiques fournies par l'INSEE de 1999 qui précisent celles concernant les départements pour :

- le solde naturel

- la fécondité

- l'espérance de vie

- la mortalité infantile

- la natalité

- la mortalité

  • l'âge de la population

L'Ouvrage L'Orne de la Préhistoire à nos jours, fournit lui aussi des éléments démographiques pour l’Orne du XVIIIe au XXe siècle.

II-2-4 – LA COMPOSITION SOCIO-PROFESSIONNELLE

La consultation des données de l'I.N.S.E.E. pour le recensement permet de trouver un important nombre de données socio-économiques locales qui s'intègrent dans les données nationales.

Comme pour Cerisé, périphérie d'Alençon (voir pages I.N.S.E.E.).

Certaines données sont traitées en 4 postes, 8 postes, 16 postes… Ainsi pour la population active ayant un emploi par catégorie socio-professionnelle selon l'activité économique.

Pour le traitement en 4 postes, on retrouve grosso-modo la distribution en 3 secteurs
d'activité :

primaire : agriculture, forêt, mer

secondaire : industrie + construction (= transformation)

tertiaire : services

Le traitement en 16 postes affine la distribution de chaque secteur.

Une étude de la population parentale de la classe peut fournir des analyses simples :

- nombre de parents travaillant / chômeurs

- lieu d'habitation / lieu de travail

  • répartition par secteur d'activité;

Deux études de population: Mortagne-au-Perche et La Ferté-Macé

Mortagne-au-Perche

Le dépouillement de listes nominatives du début du XXe siècle permet de classer les « actifs » selon les 3 secteurs d'activités définis.

Ainsi pour Mortagne en 1906, pour une population de ----- habitants, on obtient les données suivantes :

Primaire : 278

Secondaire : 462

Tertiaire : 781

M
ortagne 1906,


tableau de répartition des secteurs primaire, secondaire, tertiaire

Mortagne en 1906 n’apparaît pas comme une ville industrielle. Le secteur tertiaire est le plus développé avec des emplois dans les commerces, les employés à domicile (domestiques) nombreux, les employés communaux, les services de santé, la religion (nombreuses sœurs catholiques), les professions libérales, l’armée et la gendarmerie.

Le secteur secondaire ne présente pas de grandes usines pourvoyeuses d’emplois. Celles-ci sont disséminées dans des petites structures autour de la pierre (tailleurs de pierres, maçons, plâtriers), du fer (forgerons, ferblantiers, charrons), du bâtiment (peintres en bâtiments, menuisiers, charpentiers, tapissier), du bois (scieurs, tonneliers, galochiers, sabotiers, ébénistes), du textile (factrices en dentelle, gantières, couturières, culottières, cordiers, passementières, blanchisseuses, tailleurs de vêtement), du cuir (bourrelier, tanneur) et divers (imprimeurs, typographes, peintres en voiture, meuniers, …).

L’activité agricole semble importante pour cette ville. Mais beaucoup de personnes sont mentionnées « journalier ou journalière ». Cette activité ne reposait peut-être pas que sur l’agriculture mais aussi sur le secondaire.

La consultation du site de l’INSEE permet de comparer avec les données de 1999 :

L’agriculture présente encore 76 emplois, le secteur secondaire 412 emplois et le tertiaire qui s’est beaucoup développé 1 157 emplois.

Le secondaire repose maintenant sur de grosses entreprises comme Caillaud (147 salariés en 2000), Hydronic (123 salariés), Somater Conditionnement (30 salariés).

Sources : Guide pratique de l’Orne, éd. Chambre de Commerce et d’Industrie d’Alençon).

La Ferté-Macé

Pour La Ferté-Macé en 1906, la physionomie apparaît tout autre. Ainsi le secondaire prime avec 1338 personnes, devant le tertiaire (841 personnes) et le secteur primaire presque au même niveau avec 785 personnes.

La vocation agricole transparaît avec cependant le même problème des journaliers et journalières déjà évoqué pour Mortagne.

Le secondaire est surtout lié à l’activité textile. Pour les 1338 personnes concernées, 993 y travaillent avec :

629 tisserands-tisserands

7 rentreuses

129 couturiers-couturières

7 fabricants de ruban

58 blanchisseuses

7 cordiers

37 teinturiers

5 dévideuses

26 rattacheuses

5 employés (sans autre mention)

21 trameuses

4 passementiers

18 pareurs de tissus

2 étameurs

12 bobineuses

2 manufacturiers

11 ourdisseurs-ourdisseuses

1 chaîneur

9 fabricants de tissus

1 donneur de fil

8 apprêteurs de tissus




Comme on le voit certaines activités étaient spécialement réservées aux femmes (trameuses, rattacheuses, rentreuses, blanchisseuses, …).

Les fabricants de tissus, les cordiers et les apprêteurs sont essentiellement masculins.

La consultation du site de l’I.N.S.E.E. permet de comparer avec les données de 1999.




Feuille I.N.S.E.E., La Ferté-Macé, recensement de 1999,

répartition selon la catégorie socio-professionnelle

http://www.recensement.insee.fr/chiffrescles.action.laferte-mace

L’Agriculture représente 12 emplois, le secondaire (industrie + construction 908 emplois, et le tertiaire 1612.

On note donc une transformation nette de la morphologie socio-professionnelle de cette ville où le tertiaire a beaucoup augmenté, le secondaire s’est maintenu (beaucoup de petites entreprises, dont certains encore dans le textile : F.M.O. (France Moule et Outillage,
30 salariés), F.R.T. (34 salariés), le primaire concerne peu la ville de La Ferté-Macé.

(Sources : Guide Pratique de l’Orne, 2000, éd. Chambre de Commerce et d’Industrie d’Alençon.

III   LEXIQUE




Agglomération : espace urbanisé formé par une « ville-centre » et les communes environnantes sur lesquelles les constructions sont étendues de manière continue, et qui constituent la banlieue ou la périphérie.
Aire urbaine. Une aire urbaine est un ensemble de communes, d’un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain, et par des communes rurales ou unités urbaines (couronne périurbaine) dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci.

Arrondissement. L’arrondissement est une circonscription administrative de l’Etat. C’est la zone géographique dont le chef-lieu est la sous-préfecture. Le sous-préfet est chargé de son administration ; il relaie le préfet en assurant le contrôle administratif des communes de son arrondissement. Le libellé de l’arrondissement est le plus souvent celui du chef-lieu. Toutes les communes chef-lieu appartiennent à un arrondissement qui porte leur nom à l’exception des arrondissements de Metz-Campagne (57-4), Thionville-Ouest (57-8) et Strasbourg-Campagne (67-6). L’arrondissement est une subdivision du département et un regroupement de cantons qui respecte les limites de communes.



Canton. Le canton est une subdivision territoriale de l’arrondissement. C’est la circonscription électorale dans le cadre de laquelle est élu un conseiller général. Les cantons ont été créés, comme les départements, par la loi du 22 décembre 1789. Dans la plupart des cas, les cantons englobent plusieurs communes. Mais les cantons ne respectent pas toujours les limites communales : les communes les plus peuplées appartiennent à plusieurs cantons. Un canton appartient à un et un seul arrondissement. Si le canton accueille encore, en principe, certains services de l’Etat (gendarmerie, perception), la loi du 6 février 1992 relative à l’administration territoriale de la République et le décret du 1er juillet 1992 portant charte de la déconcentration l’ignorent totalement.
Canton ou ville. A la différence du canton le « canton-ou-ville » (ou pseudo-canton) est un regroupement d’une ou plusieurs communes entières.

Dans les agglomérations urbaines, chaque canton comprend en général une partie de la commune principale et éventuellement une ou plusieurs communes périphériques. Dans ce cas, l’Insee a donné un code « canton-ou-ville » fictif pour la commune principale, entière. Pour la ou les communes périphériques, le « canton-ou-ville » est identique au vrai canton amputé de la fraction de la commune principale qu’il comprenait.
Centre : partie la plus développée d’une agglomération, souvent le cœur ancien (cathédrale, musées, lieux de pouvoirs : politique, économique, culturel ou religieux) où se situe l’essentiel de l’infrastructure capable de donner l’impulsion à l’ensemble spatial tout entier.
Commune. La commune est la plus petite subdivision administrative française mais c’est aussi la plus ancienne, puisqu’elle a succédé aux villes et paroisses du Moyen Age. Elle a été instituée en 1789 avant de connaître un début d’autonomie avec la loi du 5 avril 1884, véritable charte communale.

Le maire est l’exécutif de la commune qu’il représente et dont il gère le budget. Il est l’employeur du personnel communal et exerce les compétences de proximité (école, urbanisme, action sociale, voirie, transports scolaires, ramassage des ordures ménagères, assainissement…).

Il est également agent de l’Etat pour les fonctions d’état civil, d’ordre public, d’organisation des élections et de délivrance de titres réglementaires.

On compte aujourd’hui 36 778 communes, dont 214 outre-mer.
Commune multipolarisée. Communes rurales et unités urbaines situées hors des aires urbaines, dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans plusieurs aires urbaines, sans atteindre ce seuil avec une seule d’entre elles, et qui forment avec elles un ensemble d’un seul tenant.
Commune périurbaine. Les communes périurbaines sont les communes des couronnes périurbaines et les communes multipolarisées.
Espace rural. L’espace rural ou à dominante rurale regroupe les communes non prises en compte par le zonage en aires urbaines. Il comprend à la fois des petites unités urbaines et des communes rurales. Cet espace est très vaste, il représente 70 % de la superficie totale et les deux tiers des communes.

Espace urbain. L’espace urbain est l’ensemble, d’un seul tenant, de plusieurs aires urbaines et des communes multipolarisées qui s’y rattachent. Dans l’espace urbain multipolaire, les aires urbaines sont soit contiguës, soit reliées entre elles par des communes multipolarisées. Cet espace forme un ensemble connexe. Un espace urbain composé d’une seule aire urbaine est dit monopolaire.

La France compte actuellement 96 espaces urbains. Les aires urbaines n’étant pas définies dans les départements d’outre-mer, les espaces urbains ne le sont pas non plus.

Mouvement naturel – mouvement réel : le mouvement naturel est le calcul pour une population de la différence entre les naissances et les décès enregistrés au cours d’une année donnée. On obtient un chiffre qui mesure l’accroissement (ou la réduction) naturel de la population, c’est-à-dire du seul fait des naissances et des décès. On raisonne donc sur une population fermée « comme s’il n’y avait pas de mouvement migrations.

On appelle « taux d’accroissement naturel » le rapport



augmentation de la population pendant l’année x

________________________________________

effectif total de la population pendant l’année x
Les mouvements naturels et les mouvements migratoires se combinent et forment le mouvement réel.

Ainsi une population connaît un accroissement (mouvement réel positif) si :
- à l’accroissement naturel s’ajoute un mouvement migration positif ;

- le mouvement migratoire positif (immigration) vient compenser un mouvement migratoire déficitaire ;

- le mouvement naturel positif vient compenser un mouvement migratoire déficitaire (émigration).
A l’inverse, la population connaît une diminution (mouvement réel négatif) si les soldes migratoires et naturels sont négatifs ou n’arrivent pas à se compenser.

Péri-centre : du grec peri, autour, autour du centre.

Périphérie : espace caractérisé par une occupation lâche, une mise en valeur incomplète ou sélective, et dont le développement étroitement spécialisé est subordonné au centre.

Péri-urbanisation : urbanisation de l’espace situé au voisinage immédiat d’une ville et dont la population a des modes de vie urbains.

Pôle urbain. Le pôle urbain est une unité urbaine offrant au moins 5 000 emplois et qui n’est pas située dans la couronne périurbaine d’un autre pôle urbain.

Unité urbaine. L’unité urbaine est une commune ou un ensemble de communes qui comporte sur son territoire une zone bâtie d’au moins 2 000 habitants où aucune habitation n’est séparée de la plus proche de plus de 200 mètres. En outre, chaque commune concernée possède plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.

Si l’unité urbaine s’étend sur plusieurs communes, l’ensemble de ces communes forme une agglomération multicommunale ou agglomération urbaine. Si l’unité urbaine s’étend sur une seule commune, elle est dénommée ville isolée.

Urbanisation : processus de concentration de la population dans les villes et agglomérations.

Le développement de l’urbanisation est l’un des phénomènes majeurs du XXe siècle.

La ville, et son environnement, se compose d’espaces différenciés et juxtaposés.

« Lire la ville », sera donc observer ces différents espaces et les analyser.

Les espaces présentent une ou plusieurs fonctions : lieu de résidence, lieu de production, lieu de service, lieu de décision, centre des affaires, espace de loisirs, …

Ces fonctions peuvent varier selon les quartiers :

 le centre

 le péri-centre

 les quartiers périphériques

 les espaces péri-urbains

Ville. Les villes et agglomérations urbaines, désignées aussi sous le terme unique d’unité urbaine, dont la délimitation est fondée sur le seul critère de continuité de l’habitat et peuvent être constituées :

- de deux ou plusieurs communes, c’est-à-dire d’une ville-centre et de sa banlieue (exceptionnellement de plusieurs villes-centres), sur le territoire desquelles une zone agglomérée contient plus de 2 000 habitants ; une telle unité urbaine porte alors le nom d’agglomération multicommunale ;

- d’une seule commune, dont la population agglomérée compte au moins 2 000 habitants ; une telle commune est dite ville isolée ou plus communément ville.

Une première délimitation des villes et agglomérations urbaines a été réalisée à l’occasion du recensement de 1954. De nouvelles unités urbaines ont été constituées lors des recensements de 1962, 1968, 1975, 1982, 1990 et 1999.

Ville-centre. Une ville-centre d’unité urbaine multicommunale (ou d’agglomération multicommunale) est définie comme suit. Si une commune abrite plus de 50 % de la population de l’unité urbaine, elle est seule ville-centre. Sinon, toutes les communes qui ont une population supérieure à 50 % de la commune la plus peuplée, ainsi que cette dernière, sont villes-centres. Les communes urbaines qui ne sont pas villes-centres constituent la banlieue de l’agglomération multicommunale.

Zonage en aires urbaines. Le zonage en aires urbaines (ZAU) décline le territoire en quatre catégories. La première représente l’espace à dominante rurale qui comprend à la fois des petites unités urbaines et des communes rurales. Les trois autres constituent l’espace à dominante urbaine : ce sont les pôles urbains, les couronnes périurbaines et les communes multipolarisées.


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La population ornaise - Villes et campagne XIXe-XXE siècles

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