Vieillir est soumis a sanction





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date de publication08.02.2017
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AVvEC :

L’ADEHPA ET LA FNAPAEF S’UNISSENT EN FAVEUR
DE L’AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE DE
NOS AINES.
Il y a deux ans, les professionnels du secteur, les résidents et leurs familles protestaient contre le manque drastique de moyens pour aider les personnes âgées vivant en établissement et contre les suppressions de crédits décidées par l’état.
DEUX ANS APRES LA CANICULE, LA REPONSE N’EST PAS A LA HAUTEUR DES BESOINS
Deux ans plus tard et après le drame de la canicule, nous constatons les mêmes écarts entre les besoins et les moyens. Non, le plan vieillissement et solidarité et le lundi de Pentecôte n’apportent pas la réponse attendue :


  • 250 000 emplois manquent auprès des résidents, le plan n’en créera que 15 000 !




  • 40 000 places supplémentaires en établissement sont nécessaires d’ici 2007, 10 000 sont prévues !




  • Les places de soins à domicile devraient être doublées.



Derrière la réalité froide de ces chiffres, se cache une réalité humaine scandaleuse :


  • Des citoyens n’accèdent plus aux mêmes soins que leurs concitoyens du fait de leur âge,




  • Des familles entières se confrontent à l’absence totale de solution pour aider leurs parents à continuer à vivre dignement. Cette carence génère de graves problèmes d’équilibres familiaux.




  • Faute d’apporter les moyens nécessaires aux établissements pour accomplir de simples soins de base, des résidents sont hospitalisés. Cela coûte inutilement cher à la société, va à l’encontre des besoins et des attentes des résidents et pose des difficultés de régulation dans les services d’urgence et d’hospitalisation.


LE RETARD DE LA FRANCE S’ACCUMULE

VIEILLIR EST SOUMIS A SANCTION



AVvEC : Association Vivre et Vieillir Ensemble en Citoyens :

FNAPAEF : Fédération Nationale des Personnes Agées en Etablissements et de leurs familles.

ADEHPA : Association de Directeurs d’Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées.
POUR AGIR :

DES RESIDENTS, DES FAMILLES, DES

PROFESSIONNELS UNIS.



«Cette situation a incité L’ADEHPA et la FNAPAEF à créer AVVEC afin d’unir leurs forces, leurs compétences, leur savoir-faire, leur volonté, pour qu’enfin vieillir ne soit plus en France une faute grave sanctionnée par une mise à l’écart, mais devienne une valeur d’exemple et d’enrichissement pour toute notre société. »
DEMOGRAPHIE : L’EXIGENCE D’UNE PRISE EN COMPTE POLITIQUE
De plus en plus de personnes vivent de plus en plus longtemps : c’est une des principales caractéristiques des sociétés économiquement les plus développées (Europe, Etats-Unis, Japon…) : un corollaire. Nous pouvons donc nous réjouir et espérer : bon nombre d’entre nous vivront au-delà de 85 ans et connaîtront leurs arrières-petits-enfants avant de mourir.
Cependant, cette réalité nous met inéluctablement face à un véritable défi humain, technique et économique. En effet, la longévité est une source de richesse pour l’individu et pour son environnement, mais s’accompagne également d’une fragilité et de pertes de capacités que l’entourage et la collectivité doivent compenser. La démographie de notre société moderne nous conduit à nous interroger sur cette question de société majeure.
Comment envisageons-nous et souhaitons-nous vivre la dernière étape de la vie lorsque nous avons besoin d’aide, d’accompagnement et de soins au quotidien, tout en préservant notre indépendance ?
Souhaitons-nous continuer d’exister dignement et conserver le sentiment d’appartenance à la société qui nous entoure jusqu’au bout ? Ou bien acceptons-nous que cette ultime étape soit celle de la solitude, de l’abandon, du déclassement, de la maltraitance ?
« L’important n’est pas de connaître la date de sa mort, mais d’être sûr de vivre jusque là »

(J.Savary)

FAIRE UN CHOIX DE SOCIETE S’IMPOSE





  • Quel statut et quels droits pour les retraités handicapés et fragilisés ?




  • Quelle politique et quels moyens pour y répondre ?




  • Quelle répartition des devoirs de chacun : personne âgée, famille, société ?...



POUR LE RESPECT DE LA CITOYENNETE ET DE LA VIE
JUSQU'A SON TERME


VIEILLIR EN FRANCE :

UN STATUT DE CITOYENS MAIS UNE REALITE
DE SOUS CITOYENS.


Dans certaines sociétés, les anciens ne pouvant plus apporter leur force de travail à la collectivité du fait de leur âge, étaient considérés comme une charge « insupportable ». Ils étaient alors abandonnés à une mort certaine. La règle du jeu était connue et semble-t-il, acceptée de tous : la question du vieillissement était traitée, la limite des solidarités entre les générations posée.
Certes notre société est loin de partager cette façon de concevoir la prise en charge de la vieillesse. Mais, suite au drame de la canicule, cette question devient plus que jamais une préoccupation majeure et légitime partagée par un nombre croissant de nos concitoyens. Vers quelles conditions de vieillissement nous orientons-nous ? Avec quel pacte de solidarité entre les générations ?
Tout le monde est en effet concerné : que ce soit personnellement ou pour un proche, pour tout de suite ou pour plus tard ! Or nous connaissons et mesurons désormais les immenses carences du système actuel de prise en charge Français, ainsi que l’absence programmée de moyens et les conséquences qui en découlent. L’heure est donc venue de s’interroger : « Et nous, comment traitons-nous et traiterons-nous nos aînés ? Comment préparons-nous notre propre devenir ? »
Renoncer à agir aujourd’hui, c’est pour demain accepter la maltraitance des personnes âgées fragilisées!


LE STATUT QUO  : C’EST CONTINUER DANS L’HYPOCRISIE
GARDER LE SILENCE : C’EST EN ETRE COMPLICE

LE PAYS DES DROITS DE L’HOMME EN RETARD
SUR LE DROIT DES PLUS VIEUX.

Le traité d’Amsterdam demande aux pays de l’Union Européenne de lutter contre toutes les formes de discrimination. Mais le constat que dressent actuellement les personnes âgées (à domicile comme en établissement) et leurs familles est unanime : les services et établissements pour personnes âgées sont onéreux et répondent de façon insatisfaisante à leurs attentes. Pourtant l’immense majorité d’entre eux s’accordent à saluer le travail des personnels comme étant exemplaire : cherchez l’erreur !
Côté personnel, les constats de surcharge excessive et chronique de travail, l’impossibilité d’accompagner dignement les personnes fragilisées et d’en prendre réellement soin, conduisent à l’épuisement, à la démotivation et, à l’instar des familles, à la culpabilisation !
C’est pourquoi la FNAPAEF et l’ADEHPA an sein d’AVVEC ont décidé d’alerter conjointement nos concitoyens et d’interpeller les décideurs politiques afin qu’ils clarifient leur position auprès de la population !

ETRE HANDICAPE A PLUS DE 60 ANS



C’EST ETRE LAISSE POUR COMPTE.

AFFIRMER LA CITOYENNETE PAR-DELÀ LES ÂGES.
Toute personne quel que soit son âge, ses handicaps, ses pathologies doit pouvoir continuer à exercer sa citoyenneté, à jouir de ses droits, à assumer ses devoirs, à participer à la vie et au développement de notre société. Cette citoyenneté doit pouvoir s’exercer en particulier sur le choix du mode d’habitat. Dans cet esprit, la participation des familles, aux cotés des résidents, aux conseils de la vie sociale est indispensable.

Cependant, l’énoncé théorique de textes réglementaires ne suffit pas à nos concitoyens âgés et handicapés pour conserver cette citoyenneté au quotidien. Notre pays doit surtout agir concrètement et à tous les niveaux (politique, administratif, professionnel), pour que l’âge et le handicap ne soient plus la source de discrimination et d’exclusion qu’ils demeurent actuellement.
Proposition n° 1 :

Organiser une campagne de communication du Gouvernement à ce sujet et proposer que la réflexion sur la place des personnes âgées dans notre société soit décrétée grande cause nationale en 2006.
Pour ce faire il est impératif :


  • D’informer la population au sujet du vieillissement pour que l’individu puisse vivre, exister et évoluer tout au long de son parcours de vie dans une société ouverte à tous les âges (impulsion au plus haut niveau et relais par l’ensemble des acteurs et par l’école). Le regard porté aux personnes âgées doit changer.




  • De mobiliser des moyens humains (formations spécifiques en qualité et en quantité) et matériels pour accompagner, aider et soigner dans le respect des personnes, de leurs droits, de leurs libertés et de leur dignité (accès aux soins et à l’accompagnement).




  • De développer et de décloisonner les établissements et les services pour proposer des solutions adaptées à la multiplicité des situations rencontrées et permettre une continuité de vie aux personnes âgées fragilisées. (réseaux gérontologiques).


Sans la concrétisation de ces exigences, les textes de loi resteront vains. Les personnes âgées fragilisées resteront des sous-citoyens, leur entourage et les personnels continueront de se sentir moralement coupables de maltraitance passive, les dirigeants de services et d’établissements se verront de plus en plus reprocher des faits le plus souvent imputables à un manque de moyens.
Proposition n° 2 :

Développer les campagnes de lutte contre la maltraitance et instaurer la réflexion sur une véritable bien traitance de nos aînés dans la société.

AMELIORER L’IMAGE DE LA PERSONNE VIEILLISSANTE
ET APPORTER LES MOYENS ADEQUATS A SES BESOINS.

LA LONGEVITE : UNE FORCE AU SERVICE DE TOUS,


APPRENONS A NOUS EN SERVIR.
« Le regard que notre société porte sur le processus de vieillissement individuel et démographique est-il juste, pertinent et objectif ? »
Le temps de la retraite doit contribuer à l’épanouissement individuel et collectif. Les plus de 60 ans sont d’ailleurs les principaux acteurs de la vie associative, publique et politique. La valorisation de cette véritable valeur ajoutée apportée à notre société serait sans nul doute colossale ! Certes, cet apport n’est pas reconnu sur un plan public et médiatique. Mais personne ne le conteste aujourd’hui quand il en est question. Des économistes considèrent même cette tranche d’âge comme un élément de stabilité économique du pays de part leurs modes de consommation et de gestion des flux financiers.
Malheureusement, la vieillesse, dés lors qu’elle est associée à la maladie ou au handicap, ne bénéficie plus de ce regard et de cette analyse. Cela est injuste et indigne. Chacun d’entre nous sait la richesse inutilisée que recèlent aussi et surtout toutes ces personnes, qui ont vécu cette aventure humaine extrême. Nous devons assumer la longévité jusqu’au bout et non en rejeter l’ultime étape, sous prétexte que ça coûte cher et qu’elle est inutile.
« La vie n’est-elle pas assez ardue pour que l’on n’écoutât point ceux qui viennent de la parcourir ? » (Noël REY)
Grâce à sa longévité, l’homme peut transmettre aux plus jeunes générations son expérience, son vécu, sa relation au temps, à la réussite d’une vie, à la mort. Il peut donner de véritables repères et apporter des éclairages essentiels. Des expériences montrent que les enfants en contact régulier avec des personnes âgées (haltes-garderies installées dans des maisons de retraite, proximité des grands-parents, par exemple) parviennent mieux à se concentrer dans leurs activités scolaires.
Grâce à la transmission de son vécu, de la culture, et de la sagesse, l’homme peut aider les plus jeunes à inscrire leur présent dans un parcours de vie. Il s’agit là, en participant à l’équilibre sociétal, d’un excellent moyen de bien vieillir et de faire reconnaître son utilité sociale jusqu’au bout.
Vieillir comporte certes des pertes, mais aussi des gains que notre société doit utiliser pour continuer à progresser. Oui, la longévité est une chance pour notre société. A nous de savoir la saisir !
Proposition n° 3 :

Engager une large réflexion par les Pouvoirs Publics sur le regard que porte notre société sur le vieillissement et les personnes âgées.
Proposition n° 4 :

Promouvoir en établissement comme à domicile un changement de regard sur les personnes âgées favorisant le respect de leur autonomie et de leur intégrité avant la prise en charge sanitaire de leurs pathologies.
DONNER DES MOYENS SUPPLEMENTAIRES.



Faire des établissements de véritables lieux de vie et développer des services à domicile de qualité, suppose de la part des pouvoirs publics, de reconnaître enfin le rôle social essentiel qu’assument ces établissements. Cette prise de conscience doit s’accompagner d’une mobilisation de moyens nouveaux à hauteur des réels enjeux. Aussi nous demandons que les ratios en personnel de nos établissements soient à hauteur de ceux de nos voisins européens actuellement 2 à 3 fois plus élevés (alors que les prix supportés par les résidents ne sont pas plus importants)!




PAYS



RATIOS DE PERSONNELS


Suisse, Danemark, Suède



10 à 12 salariés pour 10 résidents


Allemagne, Autriche, Pays bas, Luxembourg,


8 à 10 salariés pour 10 résidents


France



4 salariés pour 10 résidents



Il est impératif de :


  • Développer des métiers tels que psychologues et animateurs. Il est anormal que nos aînés et leur famille, confrontés à des périodes difficiles et douloureuses de leur existence ne puissent être accompagnés par un psychologue !




  • Instaurer des ratios minimums de personnels comme il en existe dans les structures pour la petite enfance. Notre pays doit être désormais aussi attentif à l’aide de nos aînés, qu’il l’est à celle accordée aux plus jeunes.




  • Former l’ensemble des personnels afin de répondre à des exigences semblables à ce qui est pratiqué dans le secteur de la petite enfance.




  • Valoriser les salaires et l’image des métiers d’aide aux personnes âgées.




  • Financer les soins aux personnes âgées à l’identique des personnes plus jeunes, quels que soient la maladie ou le handicap.


Face à ces nécessités, le Plan Vieillissement et Solidarité reste notoirement insuffisant puisqu’il prévoit la création de 15.000 emplois supplémentaires en établissement alors qu’il en faudrait 250 000 pour rattraper le retard accumulé par rapport à l’Allemagne.
De plus, sur le jour de solidarité instauré suite au drame de la canicule, seule une heure de travail sera affectée aux personnes âgées !
Pourtant, créer des postes de personnels infirmiers, d’aides soignants, de kinésithérapeutes, d’ergothérapeutes, d’aides médico-psychologiques, d’agents de service et d’accompagnement permettrait de maintenir l’autonomie et prévenir les risques liés au vieillissement tant à domicile qu’en établissement.
Concrètement, la présence de ces personnels signifierait pour chaque personne, d’être mieux respectée dans son autonomie, dans ses choix et dans ses rythmes de vie, lors des soins, de l’accompagnement et de l’aide qui doit lui être apportée au quotidien pour la prise des repas, pour la mobilisation, pour la participation aux activités, pour l’habillage ou le traitement de l’incontinence …Chaque intervenant doit également pouvoir prendre en compte la lenteur gestuelle des personnes âgées pour les respecter.

Proposition n° 5  :
Réunir une conférence nationale sur l’aide aux personnes âgées fragilisées réunissant Pouvoirs Publics, financeurs, organisations de consommateurs, de personnes âgées, de familles et de professionnels ; elle aura pour but d’évaluer les besoins auxquels il faut répondre et les financements nécessaires.


Proposition n° 6 :
Dans l’immédiat, attribuer intégralement l’ensemble des crédits issus de la suppression du jour férié en 2005 à l’aide aux personnes âgées vivant en établissement et à domicile.


Proposition n°7 :
Dans un second temps, revoir entièrement le plan vieillissement et solidarité afin de doubler à terme le nombre des professionnels en établissement pour rattraper le retard accumulé par rapport aux autres pays européens.


Proposition n°8 :
Instaurer des ratios nationaux minima de personnels en établissement et à domicile.


Proposition n° 9 :
Pérenniser les 5.500 postes créés dans les établissements dans le cadre de la mise en œuvre des emplois jeunes. Cette mesure permettra en outre à ces personnels de continuer à exercer dans ce secteur.


NE PAS CONSIDERER LES PERSONNES AGEES HANDICAPEES



COMME CATEGORIE A PART.

SOLVABILISER LES RESIDENTS
ET GARANTIR LA TRANSPARENCE DES COÛTS.
Les Résidents et leurs familles éprouvent de plus en plus de difficultés pour financer le coût des établissements (coût entre 1200 et 2500 € pour des retraites en moyenne de 1000 €) car ils supportent des charges indues et intolérables. Ainsi, ce sont les résidents et leurs familles qui payent entièrement le salaire des directeurs et des personnels administratifs, les coûts de construction, les travaux, les aménagements et plus grave encore, pour partie les salaires des soignants.
Nous constatons par ailleurs des inégalités en matière d’aides liées à la dépendance d’un département à l’autre. Que dire des écarts constatés dans la prise en charge des soins qui normalement doivent être financés à l’identique quelles que soient les personnes et leur lieu d’habitation ?
Il est impératif :


  • De garantir le même traitement pour toutes les personnes handicapées quel que soit leur âge.




  • De solvabiliser les résidents pour diminuer l’impact financier du séjour en établissement via l’APA (1).




  • D’instaurer une véritable égalité de traitement en matière d’APA(1) quelque soit le département.




  • De prendre en charge par l’assurance maladie des charges indues figurant dans le budget hébergement des maisons de retraite et des longs séjours,




  • De mettre fin à toute discrimination par l’âge entre les handicapés ? A moins de 60 ans, la personne est « handicapée » et prise en charge selon ce statut, après 60 ans, elle devient « dépendante » et sa prise en charge diminue considérablement, ce qui est inacceptable.



Proposition n° 10 :
Créer un véritable risque financé par la solidarité nationale permettant aux personnes âgées de bénéficier d’un véritable droit à compensation de leur handicap pour les personnes handicapées de plus de 60 ans. Ce droit à compensation permettra de prendre en charge une partie importante du coût de l’accompagnement et des soins en établissements, et ainsi de baisser le coût supporté par les personnes âgées et leurs familles.

RESPONSABILISER LES ACTEURS 



(1) APA : Aide Personnalisée à l’Autonomie
ADAPTER LE CADRE BATI :
UN INVESTISSEMENT INCONTOURNABLE.


Un impératif qualitatif :
Les unités de vie doivent répondre à une logique de proximité et d’ouverture. Il est urgent que l’ensemble des établissements puisse répondre aux normes d’hygiène, de sécurité, en vigueur.
Les normes suffisantes de confort et d’espaces tant privatifs que collectifs doivent être redéfinies et mises en application dans le cadre d’un plan pluriannuel.
Les différents lieux de vie facilitent la rencontre des résidents quel que soit leur handicap et permettent d’accueillir les familles, des personnes de l’extérieur ainsi que des groupes.

.

  • La liberté d’aller et venir en fauteuil roulant doit être respectée et financée.




  • La configuration du cadre bâti assure à chaque personne la mise à disposition d’un espace privatif respectueux de son intimité.


Les contraintes réglementaires auxquelles les établissements doivent faire face pour se mettre en conformité avec la loi doivent être financées. Faute de moyens spécifiques, ces mises aux normes se feront inéluctablement au détriment de la qualité de vie des résidents (sécurité incendie, hygiène alimentaire, légionellose, climatisation …).
Enfin, l’on estime à 20 % le nombre d’établissements ayant un avis défavorable de la part de la commission de sécurité. Nous demandons qu’un plan de mise aux normes assorti de moyens permette de clarifier cette situation.
Un impératif quantitatif :
40 000 places restent à créer d’ici 2007. La prise en compte de la spécificité des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer est essentielle.


POUR PREPARER LE « PAPY BOUM »




Proposition n° 11 :
Débloquer les crédits nécessaires à la réhabilitation des établissements le nécessitant dans le cadre d’un plan pluriannuel de restructuration – Fermer les établissements inadaptés dont la réhabilitation s’avèrerait trop coûteuse.
Proposition n° 12 :
Financer les mesures exigées par les commissions de sécurité (formations, exercices, équipements…)pour autant qu’elles soient conformes à la réglementation.
Débloquer les crédits pour les établissements ne répondant pas aux normes (après s’être assuré que l’avis défavorable de la commission de sécurité s’appuie sur la stricte application de la réglementation)
Proposition n° 13 :
Créer 40.000 places d’établissements d’ici 2007 et non 15 000 tel que le plan le prévoit, et doubler le nombre de places de services à domicile.

INVESTIR DANS LES ETABLISSEMENTS :


Apporter les moyens aux établissements contribue à mieux maîtriser les dépenses de santé liées au vieillissement de la population. Des moyens adaptés signifient en effet :


  • plus de prévention (chutes, incontinence, dépression…)

  • plus de maintien des capacités et de l’autonomie,


Et donc :


  • moins d’hospitalisations,

  • moins de transports en ambulances,

  • moins de dégradation de l’état de santé des résidents,

  • moins de maladies nosocomiales,

  • moins de consommation médicamenteuse,

  • moins de consultations médicales,

  • moins de consommation médicale pour les personnels d’accompagnement et de soins (dorsalgies),

  • moins de consommation médicale pour les familles confrontées à l’absence de solution de garde ou d’accueil pour leur parent.


Ces structures présentent donc une utilité à la fois humaine (maintien du lien social pour les personnes menacées d’exclusion à domicile) et économique (participer à la rationalisation des dépenses de soins à condition d’en avoir les moyens).

POUR MIEUX MAITRISER LES DEPENSES DE SANTE



LIEES AU VIEILLISSEMENT

CONCLUSION


Toutes ces demandes sont cohérentes avec le ressenti des Français, tel qu’en atteste le sondage réalisé par la SOFRES et publié dans l’EXPRESS :



  • 63 % des personnes interrogées considèrent que l’on ne parle pas assez du problème du vieillissement en France, ce qui concerne aussi bien les personnes âgées vivant à domicile qu’en établissement.



  • 67 % des personnes interrogées sont insatisfaites de l’action des pouvoirs publics en direction des personnes âgées.



  • 52 % des personnes interrogées sont satisfaites des maisons de retraites, ce qui est prometteur compte tenu de la situation de crise permanente que subissent ces structures.



Sachant que 30 % des personnes interrogées sont directement concernées par la « dépendance », et compte tenu des prévisions démographiques, les questions liées au vieillissement constituent bien un enjeu économique, humain et politique en voie de développement.

« L’ADEHPA et la FNAPAEF réunis dans le cadre d’ AVVEC souhaitent associer tous les acteurs de bonne volonté au succès de cette démarche »


FNAPAEF  : Espace Associatif, 53 impasse de l’Odet. 29000 Quimper.




ADEHPA  : 3, impasse de l’Abbaye. 94100 Saint-Maur.







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