La mémoire humaine – Psychologie expérimentale – Générale et cognitive





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La mémoire humaine – Psychologie expérimentale – Générale et cognitive
La mémoire: Elle est définie au sens strict comme la capacité « à réactiver partiellement ou totalement » de façon véridique ou erroné les événements du passé. Vu sous cet angle, la mémoire est une forme particulière de connaissance des événements passés.
La mémoire ne concerne pas seulement le passé cas elle détermine largement ce que sera notre présent et notre avenir en générant de façon permanent des cadres d'interprétation qui vont modeler nos anticipations.

Donc prise au sens large la mémoire n'a pas pour seul fonction celle de réactiver le passé mais fait aussi de nouvelles acquisitions.

« La méconnaissance de notre passé nous conduit à le relire » > sans connaissances du passé, on ne fait que le relire = Complexité de l'être humain: Même avec nos expériences on revit les mêmes choses, les mêmes choix.

→ Une forme particulière de la mémoire: La mémoire prospective = Mémoire qui nous dit de na pas oublier de faire des choses dans un futur plus ou moins proche. (Penser à ...). Déclencher une espère d'horloge qui sonnera dans un futur plus ou moins proche. Oublie prospectif > Oublie des plus gênants.

Du point de vue historique: Étymologie = Le mot mémoire est issus du grec
MNÉMOSYNE (déesse grec)
Cette déesse a eu une relation avec Zeus. Elle a eu 9 filles – 9 Muses – devenant les patronnes de domaine de connaissance (histoire – sciences)

C'est quoi la mémoire ? Le regroupement de connaissance / Accumulation

Quelle sont les différentes représentations ?

Métaphore:

. Tablette de cire chaude = Inscription des souvenirs. Ils demeurent éternels et ne peuvent pas être modifiés.

. Le labyrinthe = Illustre, il y a 3000 ans, l'accès parfois compliqué et sinueux de la mémoire / du souvenir.

. La bibliothèque = Rangement des idées comme des livres sur les étagères.

Les êtres humains ont vécus avec ces représentations de la mémoire pendant des siècles.
XVII – XVIII siècle

Des hommes de lettre vont s'intéresse à la mémoire.

  • Proust « la recherche des temps perdu »

  • Châteaubriant « Les mémoires d'outre tombe »

L'inconvénient majeur de ces littéraires: Ils vont tenter de comprendre le fonctionnement de la mémoire en utilisant la méthode d'introspection = Tentation de se comprendre soi-même / comprendre son propre fonctionnement > on va accéder à des éléments superficiels.

Henry Bergson = Il est le premier à concevoir que la mémoire n'est pas un seul réservoir mais au contraire elle est une reconstruction active / Dynamique.

Pour cela, il utilise l'introspection mais descend plus bas que les littéraires. La mémoire est en perpétuelle reconstruction > tous nos souvenirs ne sont plus intactes / Flous etc. … Parce qu'on a une personnalité / On a vécu des choses. Lorsque nos souvenirs sont rappelés, ils sont modifiés. Sans le savoir, le souvenir, n'est pas véridique à 100%. La mémoire n'est pas fidèle, ce n'est pas un réservoir où l'on empile les souvenirs intacts.

Fin XIX – Début XX

Th. Ribot (français) (1839-1916)

H. Ebbinghaus (Prussiens (1850-1939)

Ribot est le premier à occuper une chaise au collège de France.

. Arrêter l'introspection et proposer une méthode empirique d'étude psychologique applicable à la mémoire.

Méthode pathologique. C'est sous l'angle de la pathologie d'un fonctionnement cognitif/Mentale que l'on peut comprendre sa structure et con fonctionnement → Il faut étudier l'amnésie pour comprendre la mémoire. On considère donc que Ribot est un des pères fondateur de la neuropsychologie.

Ebbinghaus, premier auteur, premier psychologue expérimentaliste de la mémoire. Premier à mesurer l'effet de l'apprentissage sur la mémoire. Il a étudié le temps qu'il fallait pour apprendre des listes de syllabes dénuées de sens plus le temps nécessaire pour les réapprendre plus tard.

La différence temporaire entre les deux phases nous donne une indication sur le souvenir et l'oublie.
En 1932 F. Bartlett va critiquer la méthode d'Ebbinghaus et va montrer que les expérimentalistes ne se soucis pas assez de l'importance de la signification de ce qu'on apprend dans le but de la mémorisation. La rétorsion de texte ne donne pas de souvenirs statistiques mais à un souvenir qui continue d'être élaboré, être déformé, être complété avec le temps.
Toutes ces manifestations dépendent des attentes affectives ainsi que le système de croyance et de valeur propre à chaque individus > L'ensemble des aspects personnels, émotionnels, jouent un rôle essentiel dans le rôle de mémorisation.

Il existe deux types de teste permettant de savoir l'état d'un individu:

  • Un teste écologique: Teste qui vont proposer une tâche au sujet qui se rapproche des tâches réalisées au quotidien. > Certains patients considérés comme handicapés s'en sorte bien cas ces tâches sont répétées quotidiennement. Ces teste ne sont mauvais prédicateurs.

  • La seul façon d'évaluer les difficultés est de proposer des testes abstraits qu'il ne connait pas et qui ne fait pas appel à ses souvenirs.


Les découvertes sur le réflexe conditionné de Pavlov ont donné une orientation très particulière à la psychologie générale. Pendant la période qui a duré des années 30 aux années 50, va naître un courant de pensée, le Béhavioriste (comportementaliste). Les psychologues ont centré leurs recherches sur l'apprentissage et vont laisser de côté tout ce qui concerne d'autres aspects de la mémoire comme la façon dont sont structuré les connaissances (mémoire sémantique) ou encore la mémoire autobiographique. Il va falloir attendre le milieu des années 60 ou révolution cognitivisme pour voir réapparaître de véritables études sur le fonctionnement de la mémoire.

Dans les années 60, on va se ré intéresser aux étapes mentaux internes de l'individu. Cette période est parallèle à l'invention de l'informatique → sous cette influence on va rapprocher l'activité mentale humaine à ce qu'on appelle l'activité de traitement de l'information.
En 1968 2 auteurs Atkinson et Shiffrin, vont être les premiers auteurs à publier un article qui va distinguer deux formes de mémoires: La mémoire à court terme (MCT) et la mémoire à long terme (MLT). On va avoir accès au premier modèle qui va proposer la façon dont un événement de l'environnement va être enregistré dans la mémoire.
Information → Mémoire sensorielle (retient l'information de manière très brève) → MCT (Quelques minute) → MLT (les informations peuvent y séjourner durant une période plus ou moins longue).


1972: Publication importante du canadien Tulving. Il distingue dans la MLT deux formes de mémoires:

  • La mémoire sémantique: mémoire des connaissances générales et / ou abstraites. (Je sais...)

  • La mémoire épisodique ou autobiographique: Enregistre l'information relative, lié à un événement unique que l'on appelle un épisode. (Je me souviens)

Déjà dans l'esprit d'Atkinson et Shiffrin, les différentes mémoires se trouvaient dans des zones différentes du cerveau.
En 1974, un anglais, Baddeley, propose de modifier la notion de MCT. Il propose la notion de « mémoire du travail »: On utilise cette mémoire en permanence (ex: Lorsqu'on parle, on écoute notre interlocuteur + on recherche de quoi répondre etc. ...)
En 1980, publication par D. Schacter. Il va introduire une différence entre mémoire implicite et mémoire explicite

Mémoire explicite: On a conscience soit d'être entrain de faire un apprentissage soit d'être entrain de faire un effort de rappel.

Mémoire implicite: Apprendre sans le vouloir et se rappeler sans le vouloir.


Il existe un système de mémoire multiple.

En 1995, un canadien, Tulving, a proposé l'existence de 5 mémoires.

  • La mémoire épisodique (ME)

  • La mémoire sémantique (MS)

  • La mémoire procédurale (MP)

  • Le système de représentation perceptive (PRS)

  • La mémoire de travail (MdT)

En 1968: 1ere méthode cognitiviste de la mémoire par Atkinson et Shiffrin




Pour Tulving, la mémoire à court terme et à long terme sont composées de ces 5 mémoires.

ME,MS,MP et PRC composent la mémoire à long terme et la MdT compose la mémoire à court terme. La mémoire de travail est une forme beaucoup plus complexe que la mémoire à court terme.

Selon Tulving, la mémoire épisodique permet le stockage et la prise de conscience d'épisode personnels vécus par l'individu → souvenirs. Cette mémoire est le support de notre autobiographie: Lorsque cette mémoire est lésée = amnésie.

La mémoire sémantique sert à l'acquisition de connaissances générales sur le monde. Elle nous permet par exemple, de connaître le sens des mots, nos idées et nos concepts. C'est grâce à cette mémoire que l'on peut dénombré que l'on connaît l'utilisation des objets etc. ... C'est grâce à cette mémoire que nous savons que Rome est la capital de l'Italie ou que l'on sait que lorsqu'on va au restaurant, c'est pour manger. En outre la mémoire sémantique renferme une carte cognitive des lieux connus, des villes etc. ... Elle est organisée/structurée très différemment de ce qui se passe dans la mémoire épisodique.

La mémoire procédurale est difficilement accessible à la verbalisation. Les connaissances stockées reposent sur des apprentissages qui ne peuvent se réaliser que par l'action et qui vont s'exprimer sur la forme de nouvelles connaissances motivées ou encore cognitives. C'est un savoir faire.
Opposition savoir dire (mémoire sémantique)/savoir faire (mémoire procédurale)
Lorsqu'on parle, sans en avoir conscience, de manière automatique, on met en œuvre une certaine syntaxe → L'œuvre de notre mémoire procédurale = Connaissances cognitives.

Le système de représentation perspective, dont la fonction est le stockage de la forme et de la structure des objets, des mots ainsi que des visages, abstraction faite de leurs propriétés sémantique c'est à dire de leur signification.

Exemple: Des mots.




1ère Tache: PRS mots Sollicitation 2ème tache: MS

Un patient lit sans problème le journal mais n'est pas capable d'expliquer le sens de ce qu'il a lu. Lorsqu'on lit un mot, on reconnaît la forme visuelle du mot, on ne lit pas le mot lettre par lettre

CHAT

CHIEN

Les deux mots n'ont pas la même forme → Mémoire orthographique = contient l'ensemble des formes visuelles.

Quand on lit, si reconnaissance il y a, la mémoire sémantique va être sollicitée très rapidement.

Exemple: Les objets.

Les premières fois que l'on rencontre un objet, les informations sont envoyées dans la « banque de données ». Le fonctionnement est le même pour les visages → Visage = Objet particulier.

On montre à un patient la chose suivante:

→ Est-ce la même chose ?

Le cerveau du sujet va être dans l'incapacité de discriminer les formes, les objets etc. ... Tout ce qui bouge autour d'eux n'a plus aucune perspective.

Cette mémoire est plus ou moins permanente.

La mémoire de travail, sert à maintenir temporairement une petite quantité d'information facilement accessible au cour de réalisation de tâches cognitives diverses. Sans cette mémoire il nous serait impossible de discuter avec quelqu'un ou de réaliser un calcul.

Maintenir ce qu'on me dit

Pour pouvoir répondre.
En mémoire à court terme on fait une tâche → Maintenir puis restituer

En mémoire de travail on fait deux tâches → Maintenir, transformer puis restituer.
Ces mémoires multiples on été fondées que l'observation de patients cérébraux-lésés.
L'oublie à mesure ou amnésie antérograde. Déficits massif de la mémoire épisodique dont l'origine étiologie peut être diverse.

  • Empoisonnement au monoxyde de carbone

  • Tumeur cérébrale

  • Encéphalite herpétique → Amnésie profonde, oublie en 1 minute, trouble du passé, trouble du comportement.

La thèse des neuropsychologues est que l'amnésie profonde n'interdit pas l'interdiction de réalisation normale dans une série de tâches qui impliquent la mémoire à long terme. La mémoire multiple implique la mémoire comportementale.

Exemple: Réaliser un puzzle. On va demander à un patient de réaliser un puzzle et l'observer. Celui ci le réalise de plus en plus vite mais lorsqu'on lui en parle, il nie en avoir fait → C'est la mémoire procédurale qui agit, elle fonctionne correctement. La mémoire épisodique elle est défaillante.

Les différentes mémoires sont soutenues par des réseaux de neurones interconnectés entre eux → effectuant des centaines d'échanges mais ils restent distincts.
La description des processus d'encodage/stockage/récupération ne permet pas de comprendre comment l'information captée par nos sens pénètre dans la mémoire.

La mémoire sensorielle ou registre de l'information sensorielle (RIS) est la mémoire issue des perceptions sensorielles non consciente pour certain, pré-consciente pour d'autre. Elle correspond à l'espace initiale et très momentanée où l'information fait son entrée dans les systèmes de mémoire. Cette forme de mémoire est située très près du système de fonctionnement des sens et est capable d'enregistrer pendant une très courte période (300 millisecondes/2 secondes) sous forme brut - c'est à dire sans signification particulière - le message capté par les sens.

La mémoire à court terme, est limitée en taille et en durée; et elle est en étroite relation avec les capacités attentionnelles. Elle est définie par la faculté de garder en mémoire pendant un laps de temps très court (1 à 2 minutes) une information et de pouvoir la restituer telle quelle pendant ce délais. En mémoire à court terme, l'information n'est plus à l'état brut → elle a du sens pour l'individu qui la maintient. LE temps pendant lequel l'information va résider dans le sujet de mémoire est en fonction de son importance. Elle est représentée du point de vue psychométrique par la tâche d'EMPAN mnésique en DROIT: Restituer immédiatement et dans l'ordre, une série d'élément qui viennent d'être énoncés. On sait que la mesure de cet empan nous permet de retenir entre 5 et 9 éléments. La taille moyenne de cette empan est de 7 + ou – 2.

  • Empan verbale → Mots

  • Empan digitale → Chiffres

  • Empan littéraire → Lettres.

La moyenne de 7 + ou – 2 concerne essentiellement la tâche d'empan digitale.

La mémoire de travail est un système de stockage temporaire qui permet d'effectuer des traitements cognitif complexe sur les éléments du stockage. Ce qu'on appelle Empan mnésique à l'envers explore cette mémoire. Elle consiste à restituer dans l'ordre inverse la série qui vient d'être énoncée.

Faire 2 choses = Retenir/Maintenir la série telle qu'on l'a donnée et remonter au dur et à mesure de la fin vers le début de la série. Dans cette tâche, la moyenne est de 5 + ou – 2.

Exemple: Le métier d'interprète consiste à maintenir de discours en anglais tout en le traduisant en français.
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