La statique pelvienne : prolapsus genitaux, incontinence urinaire d’effort





télécharger 35.93 Kb.
titreLa statique pelvienne : prolapsus genitaux, incontinence urinaire d’effort
date de publication14.10.2019
taille35.93 Kb.
typeDocumentos
MODULE UROLOGIE NEPHROLOGIE.

LA STATIQUE PELVIENNE : PROLAPSUS GENITAUX, INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT.


Dr SAMOUËLLIAN.

29 JUIN 2006.

  1. RAPPELS ANATOMIQUES.



    1. Le plancher pelvien ou diaphragme pelvien.

  • Deux étages divisent le bassin : l'étage pelvien + l'étage périnéal.

  • Constitué de trois muscles :

    • le muscle élévateur de l'anus.

    • Le muscle obturateur interne.

    • Le muscle iliococcygien.

  • Traverser par l'urètre, le vagin, le canal anal.



    1. Les fascias.

  • Couches conjonctives enveloppant les viscères et les muscles.

  • Fascias viscéraux : vessie, urètre, utérus, vagin, rectum.

  • Fascias pelvien : recouvrent le plancher pelvien.

  • Connexions entre les viscères et le plancher pelvien.



    1. Les ligaments viscéraux.

  • Renforcement de fascias.



  1. RAPPELS PHYSIOLOGIQUES.



    1. Le système urinaire.

  • La vessie : paroi à trois tuniques.

    • Tunique externe : conjonctive.

    • Tunique moyenne : musculaire (Dètrusor).

    • Tunique interne : muqueuse.



  • Système de clôture :

    • l'urètre : sphincter externe.

    • Le col vésical : sphincter interne.



    1. Continence urinaire.

  • Pression urétrale> pression intra vésicale.

      1. Au repos :

  • la vessie : parois très compliantes, pression constante qu'elle soit pleine ou vide.

  • Angulation urétro vésicale.

  • Sphincter.

      1. À l'effort :

  • transmission de l'hyperpression abdominale à l'urètre et à la vessie.

  • « Défaut de transmission » = pression urétrale



  1. PROLAPSUS GENITAUX.



    1. Définition.

  • Chute ou abaissement d'un organe ou d'une partie d'organes suite à un relâchement de ses moyens de fixité.

  • Prolapsus génitaux = toute saillie, permanente ou à l'effort, dans la lumière vaginale, de tout ou partie des parois vaginale.

  • Défaillance des systèmes de soutènement et de suspension des organes pelviens.



    1. Formes anatomiques :

  • prolapsus de l'étage antérieur :

    • cystocèle : vessie.

    • Urétrocèle : urètre.

  • Prolapsus de l'étage moyen :

    • hystérocèle : utérus.

    • Trachéocèle : col utérin.

    • Colpocèle : fond vaginal.

  • Prolapsus de l'étage postérieur :

    • rectocèle : rectum (différent d'un prolapsus rectale interne).

    • Elytrocèle : cul-de-sac de Douglas (recto-utérin).



    1. Épidémiologie.

      1. Fréquence.

  • Mal connu, fréquence des stades débutants +++.

  • Femmes>45 ans :

    • hystérocèle 3,1 %.

    • Cystocèle 15,3 %.

      1. Facteurs de risque.

        1. Généraux.

  • Parité.

  • Âge.

  • Poids.

  • Bronchite chronique, asthmatiques.

  • Antécédents familiales au premier degré.

        1. Congénitaux.

  • Tissus conjonctifs fragiles.

  • Courbure du rachis.

  • Anomalies de profondeur du cul-de-sac recto utérin.

        1. Traumatiques.

  • Dysfonctionnement musculaire ou neuromusculaire.

  • Grossesse.

  • Accouchement.

  • Hyperpression intra abdominales :

    • port de charges lourdes.

    • Activités rurales.

    • Activité physique intense.

        1. Modifications physiologiques.

  • Après la ménopause :

    • involution des moyens de fixité (fascias, ligaments, diaphragme pelvien).

    • Relâchement de la paroi abdominale et des muscles extenseurs du rachis.

    • Perte de la tonicité et de la longueur du vagin.

  • Antéversion du bassin et orientation de l'utérus vers la fente vulvaire : favorise les prolapsus.

        1. Iatrogène.

  • Chirurgical : modification de la statique (hystérectomie, ablation d'un volumineux fibrome...).



    1. Diagnostic.

      1. Interrogatoire.

  • Facteurs favorisant : parité, obésité, antécédents chirurgicaux...

  • Retentissement dans la vie quotidienne, tolérance.

  • Signes associés :

    • lié aux prolapsus : sensation de pesanteur, extériorisation, frottement, ulcération vaginale...

    • Liés au retentissement sur les organes de voisinage :

      • vessie : dysurie, incontinence urinaire.

      • Rectum : constipation, incontinence anale.



      1. Examen clinique.

  • Statique :

    • béance vulvaire.

    • Extériorisation spontanée.

  • Dynamique :

    • à l'effort (pousser) ou à la toux.

    • Extériorisation.

    • Incontinence urinaire.

  • Manoeuvre :

    • spéculum a valve.

    • Pince de Pozzi.



      1. Toucher pelvien.

  • Toucher vaginal :

    • appréciation du volume, de la mobilité utérine.

    • Testing musculaire périnéale.

  • Toucher rectale :

    • éliminer un cystocèle est un rectocèle.

    • Testing musculaire périnéale (contraction des muscles du plancher pelvien).



      1. Classification.

  • Baden et Walker (grade 0 à 4).

  • Autre classification : complexité +++.



      1. Examens paracliniques.

  • Bilan urodynamique +++.

  • Échographie pelvienne.

  • +/- échographie rénale.

  • +/- urographie intraveineuse.

  • IRM pelvienne.



    1. Traitement.



      1. Traitement non chirurgicale.

        1. Rééducation périnéale.

  • Buts.

    • Renforcer la mise est périnéale.

    • Éviter les incontinences urinaires d'efforts.

    • Perception.

    • Amélioration de l'intensité et de la durée.

    • « Dérouillage périnéal » : réflexe.

  • Technique :

    • Manuelle.

    • Électro stimulation (technique passive).

    • Biofeed-back (technique active).



        1. Pessaire.

  • Anneau en caoutchouc placé dans le cul-de-sac postérieur au pubis.

  • Changement tous les deux à trois mois.

  • Prolapsus stade deux ou trois.

  • Patiente âgée à haut risque chirurgical.

  • L'hygiène +++.

  • Complications :

    • infection vaginale.

    • Ulcération de la muqueuse.

  • Mauvaise tolérance à long terme.

        1. Traitement hormonal substitutif.

  • Surtout en préventif.



      1. Traitement chirurgical.



        1. Information +++.

  • Complications.

  • Différentes techniques.

  • Réflexion +++.



        1. Non indications.

  • Prolapsus minime ou bien toléré.

  • Désir de grossesse.

  • Haut risque chirurgical.

  • Patientes hésitantes.



        1. But.

  • Restauration des systèmes de suspension et de soutènement.

  • Correction de l'ensemble des troubles.

  • Prévention des troubles secondaires +++ (urinaire, sexuel et rectaux).



        1. Technique.

  • Voie haute : Laparotomie ou coelioscopie.

  • Voie basse +++ : voie vaginale.

  • Nombreuses techniques, utilisation de prothèses.

  • Choix d'une technique adaptée la patiente.



  1. INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT.



    1. Définition.

  • Perte involontaire d'urine par l'urètre.

  • Retentissement la qualité de vie : problèmes sociaux ou hygiéniques.

  • Incontinence urinaire d'efforts : lors d'un effort, augmentation de la pression intra abdominale, sans évidence de contraction du Dètrusor.



    1. Différents types d'incontinence urinaire.

  • Incontinence par instabilité vésicale :

    • perte involontaire d'urine.

    • Accompagnées ou précédées d'urgence mictionnelle.

    • Contraction non inhibée du Dètrusor.

    • Fuite urinaire spontanée ou provoquée au froid, ou alors au contact de l'eau.

  • Incontinence par insuffisance sphinctérienne :

    • perte.

    • Urgence mictionnelle.

    • Diminution de la pression de clôture du sphincter.

  • Incontinence par regorgement :

    • chez les hommes avec le problème de prostate.

  • Incontinence mixte :

    • efforts + urgence mictionnelle.



    1. Épidémiologie.



      1. Fréquence.

  • Variable en fonction de la définition de l'insuffisance urinaire d'efforts et du caractères gênants ou non.

  • Dans la population générale : 35 %.



      1. Facteurs de risque.

  • Commun avec ceux des prolapsus.

  • Association fréquente (1/3 des cas)

  • activité physique : 10 à 40 % d'insuffisance urinaire d'efforts chez les jeunes sportives.



    1. Diagnostic.



      1. Interrogatoire.

  • Antécédents.

  • Circonstances de survenue :

    • efforts (toux, rire, sport, port de charges...).

    • Stimulus (bruit d'eau, main dans l’eau, clef...).

  • Retentissement sur la qualité de vie :

    • gène (fréquence, importance, protection, sortie...).

  • Symptômes associés :

    • pollakiurie, dysurie, brûlures mictionnelles, douleur...

    • Signes évoquant un prolapsus.



      1. Examen clinique.

  • Statique :

    • atrophie vaginale signe d'une carence hormonale.

    • Prolapsus associés.

  • Dynamique :

    • test d'effort après refoulement d'un éventuel prolapsus (mobilité vésico urétrale, incontinence urinaire d'efforts).

    • Manoeuvre de Bonney (corrige l'hyper mobilité).

    • Manoeuvre d'Ulmsten.

    • Testing musculaire pelvien.

  • Examen général :

    • recherche les autres causes d'insuffisance urinaire.

    • Examen neurologique...



      1. Classification.

  • Ingelman-Sundberg (grade 0 à 3).



      1. Examens complémentaires.

  • ECBU.

  • Bilan urodynamique :

    • débitmétrie.

    • cystomanométrie.

    • Profil urétral (pression de clôture).



  • +/- imagerie :

    • échographie pelvienne.

    • I.R.M.

    • cystographie.

    • colpocystogramme.



    1. Traitement.



      1. Traitement non chirurgical.

  • Rééducation périnéale (le même que pour le prolapsus).

  • Dispositif mécanique :

    • obturateurs urétraux.

    • Dispositifs endo vaginaux.

  • Médicaments :

    • prévention +/- traitements hormonaux substitutifs.

    • Pas de traitement spécifique de l'insuffisance urinaire d'efforts.



      1. Traitement chirurgical.



        1. Technique réparatrice +++.

  • Fronde sous urétrale : TVT (tension Free vaginal Tape).

  • Voie vaginale.

  • Rétro pubienne ou Trans obturatrice.

  • 90 % de succès.



        1. Sphincter Artificiel.

  • Réglage par des poires au niveau vaginal.



  1. PREVENTION.



    1. Prévention primaire.

  • Prévenir :

    • les lésions des moyens de fixité.

    • Les lésions nerveuses.

    • L'écrasement du sphincter urétral.

  • Dépister les patients à risque.

  • Rééducation des patients à risque.

  • Diminuer les traumatismes obstétricaux.

  • Traitement hormonal substitutif (éviter l'atrophie des tissus).



    1. Prévention secondaire.

  • Pas d'indication de césarienne prophylactique.

similaire:

La statique pelvienne : prolapsus genitaux, incontinence urinaire d’effort iconX l’incontinence urinaire est la première cause de placement en institution. X

La statique pelvienne : prolapsus genitaux, incontinence urinaire d’effort iconExamen cyto-bactériologique urinaire
«qu’un urinaire le reste toute sa vie» se révèle toujours d’actualité. L’hbp entraine

La statique pelvienne : prolapsus genitaux, incontinence urinaire d’effort iconOrganes genitaux masculins

La statique pelvienne : prolapsus genitaux, incontinence urinaire d’effort iconLa douleur pelvienne chez le patient oncologique

La statique pelvienne : prolapsus genitaux, incontinence urinaire d’effort iconTumeurs primitives des organes génitaux

La statique pelvienne : prolapsus genitaux, incontinence urinaire d’effort icon3- tumeurs primitives des organes génitaux

La statique pelvienne : prolapsus genitaux, incontinence urinaire d’effort iconExamen physique comparatif, statique (podoscope) et dynamique (marche)

La statique pelvienne : prolapsus genitaux, incontinence urinaire d’effort iconII. Troubles de la statique rachidienne A. Pathologies liées à un...

La statique pelvienne : prolapsus genitaux, incontinence urinaire d’effort iconProgramme d’incontinence de la Société du timbre de Pâques (toilettage)
«trouble du spectre» ce qui signifie que ses caractéristiques peuvent se présenter sous une variété de combinaisons, passant d’un...

La statique pelvienne : prolapsus genitaux, incontinence urinaire d’effort iconL’hystérectomie Chapitre 8 La situation de l’utérus dans la cavité pelvienne
«paramètre» est utilisé pour définir le feuillet qui comporte tous les ligaments





Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
m.20-bal.com