Cours anatomie (et +) Artères et veines des membres supérieur et inférieur





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Substance grise : structure où sont situés majoritairement les corps cellulaire.

Substance blanche : constitué majoritairement d'axones myélinisés dus aux lipides qui composent la myéline.

A) Formation du tube neural

Le cerveau et la moelle épinière sont constitués de 6 grandes parties.

6 grandes étapes d'évolution d'un embryon : Fécondation-segmentation-gastruation-neurulation-métamérisation-ornagogenèse.

A l'étape 3, l'embryon à 3 feuillets : Ectoderme (peau, système nerveux), mésoderme (os, muscles, vaisseaux, coeur), endoderme (foie, poumon, estomac, intestin), qu'on appel triblastique.

Très tôt au cours du développement, il existe sur la partie dorsale médiane de l'embryon, l'épiderme qui, au bout, engendrera un effet d'induction neural qui amène à créer une plaque neural. (Figure 1a) Il existe des signaux neuralisant qui vont être responsable du développement de la plaque neurale. Les factor neuralisant, révèlent la destinée neurale des cellules de l'ectoderme dorsale, ces destinées constituant une voie par défaut. Très tôt après l'induction neurale, sous l'effet de contractions générés par des filaments d'actines, localisés aux extrémités apicales en haut des cellules, la plaque neurale commence à se plier au niveau de ses bords latéraux pour former la gouttière neurale (Figue 1b), qui va fusionner au niveau de ses extrémités dorsales pour former une structure creuse appelé tube neural, il présentera ainsi une cavité en son centre qui ne se bouchera jamais et donnera naissance aux ventricules dans le cerveau adulte (Figure 1c). => Tout ce processus est la neurulation. (Figure 1d)

Après la neurulation, les 3 axes sont en place : antéro-postérieur ou rostro-caudal, dorso-ventral, médio-latéral.

Figure 2b => Cette figure montre une coupe transversale de moelle épinière embryonnaire de mammifère. On voit la présence de deux pools (paquets) de motoneurone : un à droite et un à gauche, de part et d’autre de la plaque du planché (Floor Plate) sous laquelle se situe la notochorde. Si la notochorde est supprimée pendant l’ontogenèse, alors les pools de motoneurones ne se forment pas (l’animal de pourra pas faire fonctionner ses muscles). Si une notochorde supplémentaire est greffée assez latéralement de la notochorde existante, alors un pool supplémentaire se forme au niveau de la notochorde, et on voit une deuxième plaque du planché (Figure 3b). Si la notochorde greffée est trop prêt de l’existante, seule une deuxième plaque du planché se forme, mais sans pool supplémentaire (Figure 3c).

Au niveau des pathologies : le tube neural se referme, mais parfois pas complètement, au niveau de la partie rostrale. On appelle cette pathologie anencéphalie. Si ça ne se referme pas bien au niveau caudal, on appelle ça une spina bifida. Cette spina bifida induit à une paralysie des membres postérieurs, et un manque de contrôle de la vessie et du tractus digestif inférieur. Cela peut s’opérer in utero si on s’en rend compte, aux alentours de 28 semaines.

Les somites vont donner naissance aux os, et la notochorde va être responsable du déterminisme dorso-ventral du cerveau. La cavité du tube neural donne naissance au système ventriculaire du SNC, alors que les cellules épithéliales non différentiées, qui forment la paroi du tube neural, vont donner naissance à deux types de cellules : neurones et cellules gliales.

Après la phase d'induction, suit une phase de prolifération. Les cellules se divisent selon une fréquence très élevée pouvant aller jusqu’à 25000 cellules par minute, au niveau du néo-cortex. On va aboutir à environ 1012 neurones.

Certaines cellules du neuro-épithélium génèrent les futurs neurones appelés les neuroblastes, qui vont rester dans le système nerveux et donner des neurones. D’autres cellules de l’épithélium génèrent ce qu’on appelle des spongioblastes qui vont donner les cellules gliales : les gliocytes. Ces gliocytes ont conservé la capacité de se multiplier, et par conséquent la plupart des tumeurs cérébrales sont des gliomes (masses formées de gliocytes).

Les cellules du neuro-épithéliome, génèrent également un groupe spécialisé de cellules migratoires qui constituent la crête neurale et qui émerge de la partie dorsale du tube neural, migrent pour former une large variété de tissus périphériques incluant les neurones du système nerveux sensoriel.

La spécialisation régionale qui intervient lors des étapes précoces du développement du système nerveux central est imposée au moment de l’induction neurale en parti par le mésoderme correspondant.

La partie caudale (arrière) du tube neural donne naissance à la moelle épinière, alors que la partie rostrale (avant) deviendra le cerveau.

B) Les stades de développement du système nerveux

Stades successifs dans le développement du tube neural : La première vésicule est appelé le cerveau antérieur ou prosencéphale, le cerveau intermédiaire est le mésencéphale, et le postérieur est le rhombencéphale. (Figure 4a)

À ce stade, le cerveau se replie à deux endroits. Ces repliements, on les appelle des flexures : (Figure 5a). Première flexure : flexure céphalique qui est placée entre le cerveau postérieur et le cerveau moyen. Deuxième flexure : la flexure cervicale, placée entre le cerveau postérieur et la future moelle épinière. Au stade à 3 vésicules succède un stade à 5 vésicules (Figure 5b)

Le prosencéphale se sépare en télencéphale et diencéphale, le mésencéphale reste, le rhombencéphale se divise en métencéphale et en myélencéphale. À ce stade à 5 vésicules, une 3ème flexure apparaît au niveau du myélencéphale. Ces structures restent et vont individuellement se développer. (Figure 4b)

Souvent, le télencéphale et son cortex cérébral et le diencéphale constituent ce que l’on appelle le cerveau proprement dit, car c’est la partie qui a subi le plus fort développement au cours de la phylogenèse (l’Évolution).

Le cerveau est constitué de deux hémisphères cérébraux qui recouvrent la majeure partie du diencéphale et du mésencéphale (figure 6B). Chez l’homme, le processus de développement des hémisphères cérébraux est poussé à l’extrême, et on voit apparaître des scissures (dont de Sylvius et de Rolando), et aussi des circonvolutions. (Figure 7)

C) Les méninges

Le cerveau et la moelle épinière sont recouverts de trois membranes qu’on appelle méninges. Ces méninges servent de protection. Elles sont formées de la dure mère, de l’arachnoïde, de l'espace sous arachnoïdien et de la pie-mère.

La dure mère est la membrane la plus épaisse et la plus externe. L’arachnoïde est une membrane attenante à la dure mère, mais non liée. Un espace sous-arachnoïdien sépare l’arachnoïde de la pie-mère qui suit les contours du système nerveux. (Figure 8). La méningite est une inflammation de la pie-mère, de l’arachnoïde, ou des deux. L’origine est le plus souvent bactérienne, mais peut être virale.

La péridurale est une injection avec une aiguille enfoncée dans l’espace péridurale jusqu’au contact de la dure mère.

D) Les cavités du système nerveux central

La structure tubulaire du système nerveux en cours du développement persiste lorsque le cerveau devient mature (adulte).

La cavité du cerveau antérieur se différentie en deux ventricules latéraux appelé ventricule I et II, et en un 3ème ventricule. Le 3ème ventricule s’étend jusqu’à la partie rostrale du tube neural (on appelle cette partie la Lamina Terminalis) et communique avec les ventricules latéraux par les trous de Monro, qu’on appelle aussi foramen inter ventriculaire. Alors que la partie dorsale du mésencéphale se développe, la cavité à ce niveau devient plus étroite et prend le nom d’aqueduc de Sylvius (appelé aussi aqueduc cérébral). Au niveau du métencéphale et du myélencéphale, on trouve le 4ème ventricule qui débouche plus caudalement (vers l’arrière) sur le canal central (appelé aussi canal de l’épendyme ou canal spinal) de la moelle épinière. (Figures 9)

Le cerveau a 80% d’eau dont 20% de ces 80% qui sont dans des compartiments extracellulaires. En effet, le système de ventricule est rempli de Liquide Céphalo-rachidien (LCR) qui sert à protéger le système nerveux central contre les choques et les secousses, à faire flotter le cerveau pour réduire sa masse (réduit à une masse virtuelle effective de 50g), à transporter des hormones et à réabsorber et éliminer des déchets métabolites. (Figures 10 bis)

Il y a deux grandes barrières entre le sang et les neurones : une entre le sang et le LCR : la membrane des capillaires; et une entre le sang et l’espace extracellulaire du cerveau : les astrocytes.

Il y a un équilibre ionique entre le LCR et l’espace extracellulaire. Le LCR est pauvre en cellules et en protéines. Il est produit à peu près à un demi-litre par jour. Il est renouvelé dans son ensemble 3 à 4 fois pas jour. Il est produit par les plexus choroïdes qui sont un groupe de cellules sécrétrices situées au niveau du ventricule 3 et 4. Le LCR situé dans les ventricules, beigne l’intérieur du cerveau, alors que le fluide localisé dans l’espace sous arachnoïdien beigne la surface du cerveau et de la moelle épinière. Le LCR s’écoule depuis les ventricules vers l’espace sous-arachnoïdien, en passant à travers une petite ouverture appelée foramen de Magendie (situé dans le toit du 4ème ventricule). Système ventriculaire adulte : (Figure 10)

On remarque que les ventricules latéraux s’individualisent en 4 parties : corne antérieure (appelée frontale), corne postérieur (occipitale), corne inférieure (temporale), le corps. On voit aussi la présence du septum pellucidum, situé entre les cornes antérieures des ventricules latéraux (Figure 13)

E) Structure adoptant une forme en « C » comme les ventricules latéraux

Le système ventriculaire peut être considéré comme un guide pour comprendre l’organisation de certaines structures du télencéphale et du diencéphale. En effet, les ventricules latéraux ont adopté progressivement la forme caractéristique d’un « C », ceci à cause du repliement des hémisphères cérébraux. Lorsque le stade à 5 vésicules est atteint (à partir de 5 semaines de développement), les hémisphères cérébraux et les ventricules latéraux sont sphériques et situés au dessus du diencéphale (Figure 11a). Puis les cellules des hémisphères cérébraux prolifèrent rapidement, et le cortex s’étend antérieurement (vers l’avant) pour former les lobes frontaux, dorsalement pour former les lobes pariétaux, et enfin postérieurement et inférieurement pour former les lobes occipitaux et temporaux (Figure 11b et c). [À noter que les lobes temporaux recouvrent une partie du cerveau que l’on appelle insula. (Figure 15) ]

La progression vers la face inférieure et postérieure des hémisphères cérébraux entraîne le développement en C de structures qui sont adjacentes : noyaux codés, l’hippocampe, le gyrus (= bourrelet) cingulaire => (Figure 11d).

Le noyau codé, le putamen, et le globus pallidus sont les trois structures principales des ganglions de la base. On appelle ces trois structures les corps striés (Figure 15). Initialement, le noyau codé et le putamen forment une structure unique. Pendant le développement, ces deux structures se séparent, du fait de la mise en place de la capsule interne représentant les axones des neurones du cortex moteur primaire, descendant vers la moelle épinière (ce qu’on appelle la motricité volontaire pyramidale, Figure 17a), ainsi que les fibres afférentes du cortex sensoriel.

Le noyau codé et le putamen constituent le striatum. Et le putamen et le globus pallidus constituent le noyau lenticulaire. Les noyaux codés sont nommés ainsi parce qu’ils ressemblent à une queue recourbée qui abouti au noyau de l’amygdale (sans connexion anatomique entre le noyau codé et l’amygdale). Le noyau codé a trois grandes structures (Figure 12) : À gauche => la tête, à l’arrière => la queue, et au milieu => le corps.

Les noyaux du striatum interviennent avec certaines structures : (Figure 18)

- diencéphaliques (noyaux thalamiques, noyau sous-thalamique, structure mésencéphalique, noyau rouge ou locus ruber, substance noire ou substancia nigra)

- mésencéphalique (substance grise péri-aqueducale)

- métencéphaliques (cervelet, formation réticulaire, noyau vestibulaire), dans le système extrapyramidal moteur.

Le système moteur extrapyramidal : Maintient de l’équilibre statique et de l’attitude du corps permettant l’exécution correcte du mouvement.

II) Organisation anatomique du système nerveux
Le système nerveux est composé de deux grandes parties : le système nerveux central, et le système nerveux périphérique. Ce dernier comprend les ganglions et les nerfs périphériques, qui se situent à l’extérieur du cerveau et de la moelle épinière. Ces systèmes nerveux sont anatomiquement séparés, mais sont interconnectés et interactifs.
A) Le système nerveux central

1 - Les six grandes subdivisions

Moelle épinière - myélencéphale - métencéphale - mésencéphale - diencéphale - télencéphale.

2 - Le tronc cérébral

C’est l’ensemble mésencéphale, pont, et myélencéphale. Sur cette figure, c’est ce qui est en gris. Le tronc cérébral contient la sérotonine. (Figure 23)

3 - La moelle épinière (Figure 22)

Chez l’Homme, la moelle épinière ne parcourt pas entièrement la colonne vertébrale, puisqu’à partir de la vertèbre L1 (lombaire 1) on trouve la queue de cheval (cauda equina). Elle s’arrête donc en L1. La moelle épinière présente une segmentation externe révélée chez l’homme par la présence de 31 paires de liens spinaux : 8 cervicaux, 12 thoraciques, 5 lombaires, 5 sacrés, 1 coccygienne. Au niveau du tronc cérébral, on retrouve l’équivalent de ces nerfs spinaux sous la forme de 12 pairs de nerfs crâniens (dont le nerf olfactif, le nerf optique, et le nerf oculomoteur, vestibulocochléaire …).

La moelle épinière est composée d’une substance grise centrale, et d’une substance blanche périphérique (et non l’inverse comme dans le cerveau ! Figure 21). La moelle épinière contient des neurones moteurs et des inter-neurones intelligents, puisqu’ils sont responsables des mouvements volontaires et des mouvements réflexes, et responsables de la motricité rythmique.

4 - Le bulbe rachidien

Il est situé juste au-dessus de la moelle épinière. On l’appelle également médulla oblongata. Anatomiquement, le bulbe rachidien ressemble à la moelle épinière (substance grise centrale et substance blanche périphérique). Avec le pont, le bulbe rachidien intervient dans la régulation de la pression sanguine (rythme cardiaque) et la respiration.

Au niveau des structures, il y a les noyaux du raphé caudaux. Nous retiendrons surtout la présence du noyau du tractus solitaire, et du noyau dorsal moteur du nerf vague, situé sur la partie dorsale du bulbe rachidien. À noter dans le bulbe rachidien la présence de la formation réticulaire qui s’étend sur tout le tronc cérébral, qui peut être activatrice ou inhibitrice. Descendante vers la moelle épinière ou ascendante vers le cerveau. À noter aussi la présence de neurone respiratoires (appelés pacemakers respiratoires).

5 - Pont et cervelet

Le Pont (Figure 50) : On l’appelle aussi le Pont de Varole, ou Pons en anglais, ou encore la protubérance annulaire. Une partie de cette protubérance provient du passage du pédoncule cérébelleux moyen. Le pont contient une grande quantité de neurones qui véhiculent l’information entre hémisphères cérébraux et cervelet. Présence de noyaux noradrénergiques du locus coeruleus.
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