Pratique et théorie de la psychologie individuelle comparée





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Alfred Adler (1930)

Pratique et théorie
de la psychologie
individuelle comparée

Chapitres XV à XXX
Traduction du Dr. H Schaffer
Ouvrage épuisé.

Un document produit en version numérique par Gemma Paquet, bénévole,

professeure à la retraite du Cégep de Chicoutimi

Courriel: mgpaquet@videotron.ca
dans le cadre de la collection: "Les classiques des sciences sociales"

fondée dirigée par Jean-Marie Tremblay,

professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi

Site web: http://www.uqac.uquebec.ca/zone30/Classiques_des_sciences_sociales/index.html
Une collection développée en collaboration avec la Bibliothèque

Paul-Émile-Boulet de l'Université du Québec à Chicoutimi

Site web: http://bibliotheque.uqac.uquebec.ca/index.htm



Cette édition électronique a été réalisée par Gemma Paquet, bénévole, professeure à la retraite du Cégep de Chicoutimi à partir de :
Alfred Adler (1930)
Pratique et théorie de la psychologie individuelle comparée (1930)
Chapitres XV à XXX
Une édition électronique réalisée à partir du livre d’Alfred Adler Pratique et théorie de la psychologie individuelle comparée (1930). Préface et traduction du Dr. H. Schaffer. Paris : Éditions Payot, 1961, Bibliothèque scientifique, 379 pages. Chapitres XV à XXX (pp. 198 à 375). Le texte de la 4e édition allemande de 1930 a été utilisé pour cette traduction.

OUVRAGE ÉPUISÉ.

En produisant une édition numérique de cet ouvrage, nous voulons protéger cet héritage intellectuel et contribuer à le diffuser à toute la francophonie.

Polices de caractères utilisée :
Pour le texte: Times, 12 points.

Pour les citations : Times 10 points.

Pour les notes de bas de page : Times, 10 points.

Édition électronique réalisée avec le traitement de textes Microsoft Word 2001 pour Macintosh.
Mise en page sur papier format

LETTRE (US letter), 8.5’’ x 11’’)
Édition complétée le 24 avril 2003 à Chicoutimi, Québec.



Table des matières


Préface du traducteur, le Dr H. Schaffer (1957)
Introduction
Chapitre I. - La psychologie individuelle comparée, ses principes et ses résultats

Chapitre II. - Hermaphrodisme et protestation virile, problème central de la névrose

Chapitre III. - Contribution a la pratique de la psychologie individuelle comparée

Chapitre IV. - Traitement des névroses par la psychologie individuelle comparée
Étiologie
a) Le sentiment d'infériorité et sa compensation

b) L’arrangement de la névrose

c) Le traitement psychique des névroses
Annexe
Chapitre V. - Contribution a l'étude des hallucinations

Chapitre VI. - Psychologie de l'enfant et étude des névroses

Chapitre VII. - Psychothérapie de la névralgie du trijumeau.

Chapitre VIII. - Le problème de la distance

Chapitre IX.- Attitude masculine chez les névrosées

Chapitre X. - Contribution a l'étude de la résistance pendant le traitement

Chapitre XI.- Syphilophobie

Chapitre XII. - Insomnie nerveuse

Chapitre XIII. - Contribution de la psychologie individuelle comparée à l'étude des insomnies

Chapitre XIV. - Homosexualité

Chapitre XV. - La névrose obsessionnelle.

Chapitre XVI. - L’idée obsessionnelle, moyen de valorisation de la personnalité

Chapitre XVII. - Anorexie mentale

Chapitre XVIII.- Des rêves et de leur interprétation

Chapitre XIX. - Le rôle de l'inconscient dans la névrose

Chapitre XX. - Le substratum organique des psychonévroses, contribution à l'étude de l'étiologie des névroses et psychoses

Chapitre XXI. - Mensonge vital et responsabilité dans la psychose et la névrose

Chapitre XXII. - Mélancolie et paranoïa mélancolie et paranoïa
I. - Mélancolie.

II. - Paranoïa

Appendice : Extraits des rêves d’un mélancolique
Chapitre XXIII. - Remarques de la psychologie individuelle comparée sur le « conseiller Eysenhardt », d'Alfred berger.
Introduction

La transformation d’Eysenhardt

La mystérieuse expérience du conseiller Eysenhardt.
Chapitre XXIV. - Dostoïevsky

Chapitre XXV. - La névrose de guerre

Chapitre XXVI. - Myélodysplasie ou infériorité des organes ?

Chapitre XXVII..- L'éducation psychologique adlérienne

Chapitre XXVIII. - Psychologie individuelle comparée et prostitution.
I. Prémices et position de l'observateur

II. Le public et la prostitution

III. Les groupes impliqués dans la prostitution

IV. Prostitution et société
Chapitre XXIX. - Enfants démoralisés

Chapitre XXX. - Système vital infantile et comportement névrotique
Conclusion


Pratique et théorie de la psychologie individuelle comparée

Chapitre XV
La névrose obsessionnelle

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Le découragement, indice le plus sûr de l'état du névrosé, l'oblige d'inter­poser une distance entre lui-même et les exigences du monde environnant. Afin de pouvoir justifier cette distance, le névrosé a recours à des arrange­ments qui s'élèvent en face de lui comme une montagne de futilités. C'est ainsi qu'il arrive à se séparer du front de la vie. À la question : « où étais-tu, lorsque Dieu donna sa place à chacun sur cette terre ? », il répond : « dans ma cachette derrière la montagne ». Caché dans l'arrière-plan et du côté inutile de la vie, tout son comportement traduit un caractère de contrainte, conditionné par son ambition hypersensible, résultat non pas de son idée obsessionnelle, mais de sa peur devant la coopération, devant ses problèmes vitaux. Cette montagne d'obstacles, aménagée par le malade, ne se manifeste nulle part avec autant de netteté que dans la névrose obsessionnelle.
En étudiant l'état affectif de l'obsédé, on arrive très vite à l'impression d'avoir affaire à un homme qui s'épuise, sans cesse, dans des efforts, loin des activités humaines normales. Cet état de peine oppressante et anxieuse ne manque jamais.
Il est curieux de constater que des malades, totalement ignorants de la littérature médicale, désignent leur trouble par un terme que la science et la philosophie ont utilisé : des impératifs. On fait alors la surprenante observa­tion que la philosophie se sert des mêmes termes que ceux employés par nos malades.
Les formes sous lesquelles se présente la névrose obsessionnelle sont variées : besoin de se laver sans cesse, de prier, de se masturber, idées obses­sionnelles de nature morale ou autres, doutes. On pourrait au point de vue nosographique élargir considérablement le terrain de la névrose obses­sionnelle et on retrouve le même mécanisme également dans les manifesta­tions morbides telles que : l'énurésie nocturne, le refus d’aliments, l'anorexie mentale à base obsessionnelle, les perversions, etc.
Le symptôme de l'acte obsessionnel a même passé dans la littérature. Trois de ces cas seront analysés ici. Il en est ainsi de l'histoire de l'écrivain romantique von Sonnenberg, qui dès sa tendre enfance et jusqu'à sa puberté a souffert d'un symptôme obsessionnel le contraignant à prier sans cesse. C'était un garçon têtu, très ambitieux, instable, qui était souvent en conflit avec son entourage. Très tôt il fut préoccupe par des idées religieuses. Ce symptôme se manifestait surtout pendant l'enseignement, ce qui ralentissait la marche de la classe. Jean-Paul, dans son Voyage de Schmelzle à Flaez, a également décrit une multitude d'actes obsessionnels. Dans son enfance son héros criait souvent, comme poussé par une contrainte subite, le mot « feu », ce qui évi­demment provoquait immédiatement dans l'entourage un état de panique. Pareils symptômes sont excessivement fréquents et provoquent parfois des grands troubles de la vie publique.
Le troisième cas, dans Encore un de Vischer, nous présente un héros dont toute la conception de vie s'érige en fonction d'une contrainte obsessionnelle d'éternuer et de se moucher.
Il est particulièrement caractéristique pour la névrose obsessionnelle que tous ces actes passent par un stade préparatoire, stade qu'on peut envisager comme étant une lutte du malade contre la contrainte morbide. Le malade persiste dans ce stade avec ses sentiments pénibles. Tous les auteurs souli­gnent le fait que le sujet est parfaitement conscient de ce que son obsession est totalement dépourvue de sens.
Mais comme pour toutes les maximes et conceptions, dans la littérature psychiatrique, il faut considérer cette phrase avec une certaine réserve. Un grand nombre de malades racontent avoir trouvé un sentiment de délivrance et de soulagement justement dans leur acte symptomatique, « étant donné qu'il semblait ressortir de toute leur personnalité et qu'il se montrait justifié et utile ». Ce stade d'un engagement affectif en faveur du symptôme, est précédé pendant des mois et des années d'une grande tension dans le psychisme du malade. Nous sommes donc en droit de supposer que cette attitude correspond à une mise en route du symptôme, comme si le malade voulait s'accorder le droit de produire le symptôme en se référant à cette lutte alléguée contre la contrainte. Il ne faut pas oublier, d'autre part, que dans son argumentation, le malade procède d'une façon tout à fait arbitraire et qu'il est juge, accusateur et accusé, dans une seule personne.
La névrose obsessionnelle représente en réalité un tableau morbide bien défini et en plus les caractéristiques fondamentales de toutes les névroses. On constate les passages les plus extraordinaires ; avant tout vers la neurasthénie. Si nous tenons compte du geste obsessionnel de l'aérophagie, plus fréquent qu'on ne le pense généralement, on arrive à mieux comprendre les rapports avec un grand nombre de troubles neurasthéniques, concernant le tube diges­tif. Des rapports existent avec l'hystérie, et dans le domaine de la névrose de guerre des analogies sont constatées avec les tremblements hystériques, les paralysies et les spasmes.
L'éreutophobie est bien souvent accompagnée de manifestations paranoï­des plus ou moins prononcées (crainte de se savoir observé). Le rapport avec la névrose d'angoisse ressort du fait que la tentative de supprimer le symptôme provoque souvent un état d'angoisse. Il n'est pas rare de constater le passage de la névrose obsessionnelle à une toxicomanie, éthylisme ou morphinisme. L'association d'états psychotiques, d'impulsions au crime et à l'autoaccusation, ainsi qu'à la « moral insanité » produisent des tableaux morbides spéciaux. Une multitude de rapports existent entre l'obsession et des apparents défauts d'enfants, par exemple certaines formes de fainéantise, de pédanterie, d'idées obsédantes hypermorales ou religieuses, fanatisme de la justice ou tendance à gaspiller son temps.
Dans le fond chaque être humain présente dans sa nature psychique quelques indices rappelant la névrose obsessionnelle ; ébauche qui dans certaines circonstances peuvent mener à des troubles importants. Il en est ainsi pour la confiance exagérée dont témoignent certains sujets en faveur d'un secours surnaturel, attitude qui se remarque chez certains êtres pendant toute leur vie et dans toutes leurs actions, comme s'ils voulaient tout obtenir gratuitement. Beaucoup de sujets, apparemment normaux, pourraient exposer leur contrainte à compter les syllabes des mots, à lire les enseignes des boutiques, à compter les fenêtres, tout cela apparemment sans le moindre sens. Pareilles manifestations sont surtout fréquentes pendant l'enfance et démon­trent le sentiment de faiblesse en face de la réalité.
Des rapports très étroits existent entre la névrose obsessionnelle et le doute névrotique.
Le rapport psychique de toutes ces manifestations nous expose au risque de nous perdre dans la psychologie avec ses différences et ses nuances, qu'on ne peut pas mesurer.
Mais il existe toute une série d'épreuves nous permettant de vérifier l'exactitude parfaite ou l'approximative exactitude de la nature neuro­psychologique d'une maladie.
Voici en quoi consiste une de ces épreuves : le neurologue doit pratiquer un examen du malade, en présence du médecin traitant, sans se laisser aller à poser des questions subjectives ou a explorer systématiquement le psychisme du malade. Mais il faut qu'il procède de façon telle que toute la personnalité du sujet se trouve éclairée et cela sans entente antérieure avec le médecin. Ce dernier voit en général le rapport, alors que le malade n'a pas la moindre idée de ces connexions ressortant du dialogue au cours de l'examen.
Cette méthode n'a pas une valeur absolue ; voici pourquoi nous nous servons d'une autre épreuve en ce qui concerne l'exactitude de notre concep­tion. Qu'on néglige complètement le symptôme et la cause proprement dite du traitement en s'intéressant uniquement à la personnalité du sujet. On s'effor­cera d'obtenir des renseignements sur sa nature, ses projets dans la vie, son aptitude, ses exigences de la famille et de la société. On obtiendra alors très vite une image caractérielle précise du malade et l'examen montre le sujet, pourvu d'une multitude de traits que nous pouvons alors réunir dans une image caractérielle d'ensemble 1.
Il s'agit de personnes que nous n'avons pas le droit de désigner comme étant des êtres passifs. Ils ne manquent pas d'une certaine activité et cela ressort déjà du fait qu'ils ne se trouvent pas à l'arrière-plan de la vie. Ils ont déjà fourni les preuves de leur efficience, ils ont déjà appris certaines matières, mais ils se trouvent, au moment de l'éclosion de leur maladie, à un tournant important de leur vie, où ils doivent prendre une décision précise concernant l'amour, le mariage, la profession, le vieillissement.
De cette esquisse, et de l'étude des lignes dynamiques de ces sujets, on peut arriver à la conclusion que ce sont des malades hypersensibles, peu accessibles, pourvus de peu d'affection pour leurs semblables, à sentiment social insuffisant. Ils ont toujours présenté une tendance à l'isolement, se faisaient peu d'amis, toute leur conduite trahissait une ambition extraordinaire, ambition si puissante qu'eux-mêmes en sont conscients. On a alors cette impression plastique d'un être humain qui affronte la vie avec un geste défensif.
Nous pouvons parler dans ce tableau morbide d'une maladie exogène, contrairement à l'opinion de certains auteurs qui supposent qu'il s'agit d'une maladie constitutionnelle. Bien souvent la famille pèse si lourdement sur le sujet qu'elle l'éduque dans le sens d'une opposition latente ou ouverte ; cette opposition hostile s'extériorise vis-à-vis de toute exigence que la vie sociale lui présente. Brusquement ces manifestations obsessionnelles commencent à nous parler, et elles nous disent que le malade s'assure grâce à elles une attitude de défense. Demandons alors au malade ce qu'il ferait si on le rendait du jour au lendemain parfaitement bien portant. Il mentionnera avec certitude, précisément, le problème qu'il s'efforce d'esquiver.
Pendant la guerre les auteurs ont cité de nombreux cas qui confirment cette conception. La névrose de guerre est une forme d'atteinte morbide, où l'isolement rassurant doit être considéré comme point final des tendances du sujet. La guerre pose des problèmes auxquels l'âme ébranlée du névrosé tente d'échapper.
La contre-épreuve, confirmant l'exactitude de nos investigations consiste dans le fait que les lignes dynamiques, caractérisant la nature du malade, nous font paraître le symptôme comme étant nécessaire, comme étant utilisable sous une certaine forme, intelligent, voire même souhaitable. Il n'est, bien entendu, nullement question d'un déterminisme causal. Le malade n'est pas obligé de produire son symptôme, comme pouvait le faire croire une consi­dération causale On a l'impression que le malade se laisse « séduire » en faveur de la production du symptôme. Il s'agit donc d'une séduction de l'esprit humain, séduction si plausible que nous pouvons en reconstruire les bases affectives.
Cette erreur de la structure psychique du malade provient d'une conception plus ou moins pessimiste concernant le monde, conception échafaudée sur un sentiment d'infériorité, et traduisant automatiquement une tendance au recul, lorsque les exigences de la société se présentent devant le sujet. Il résulte d'autre part de ces faits qu'un changement de sa personnalité ne peut se réaliser que par des éclaircissements éducatifs et uniquement par eux.
Deux cas nous aideront à mieux comprendre ces rapports.
Le
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