Bibliographie : 39





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1Introduction

1.1Les risques sanitaires infectieux dus à la baignade


La baignade dans des eaux naturelles peut entraîner un contact plus ou moins intense avec des germes pathogènes qui peuvent être présents dans l’eau en plus ou moins grande quantité suivant la vulnérabilité des sites. Les pathologies associées à ces germes concernent la sphère ORL, l’appareil digestif, les yeux et la peau. Le risque encouru par le baigneur dépend de plusieurs facteurs : 1) du niveau de contamination de l’eau, 2) de l’état de santé du baigneur, 3) des modalités de la baignade (durée, immersion de la tête…). Des épidémies liées à la pratique de la baignade ont ainsi été relatées par la littérature. De nombreuses études épidémiologiques se sont attachées à estimer les risques de contracter différentes pathologies du fait de la pratique de la baignade en général ou en caractérisant plus précisément l’exposition en tenant compte de la qualité de l’eau.
L’Organisation Mondiale de la Santé a engagé un travail de réflexion pour établir des recommandations concernant les critères microbiologiques et les niveaux de référence permettant d’apprécier la qualité des eaux de baignade. Dans ce cadre, une revue de la littérature a été effectuée (1). Elle met en exergue que les microorganismes qui représentent les meilleurs indicateurs de la survenue de troubles de la santé sont les streptocoques fécaux pour les eaux douces et les eaux de mer, et les Escherichia coli pour les eaux douces ; le risque de survenue de troubles gastro-intestinaux augmentant pour des concentrations de germes allant de quelques unités à 30 unités par 100 ml d’eau. L’auteur conclue qu’une relation exposition-réponse entre la qualité des eaux de baignade mesurée par des indicateurs bactériens et la survenue de troubles gastro-intestinaux est fortement suggérée par la revue des travaux épidémiologiques publiés à ce jour.

1.2Cadre réglementaire


Les mesures techniques et administratives permettant d’assurer la qualité des eaux de baignades sont encadrées par la directive européenne du 8 décembre 1975 (2). Celle-ci a établi les normes de qualité des eaux et indiqué les mesures à adopter pour en assurer la surveillance. Chaque Etat membre a transcrit ces mesures dans sa réglementation en les adaptant au contexte national. Ce texte est donc ancien compte tenu de l’avancée des connaissances dans le domaine des risques liés à l’environnement. De plus, les valeurs-guides et les normes figurant dans cette directive n’ont pas de véritable fondement sur le plan épidémiologique, car elles ont été fixées en fonction d’objectifs de gestion. En effet, la finalité était alors d’atteindre dans les états membres un taux de conformité défini dans un délai fixé.
En France, le décret et l'arrêté du 7 avril 1981 (3) ont transposé en droit national cette directive en reprenant intégralement les paramètres et leurs valeurs de référence. Les points de surveillance sont choisis en fonction de la fréquentation des baignades, de la nature des lieux, des risques particuliers de pollution pouvant exister. La surveillance s’exerce généralement du 15 juin au 15 septembre pour les baignades en mer, et du 1er juillet au 31 août pour les baignades en eau douce. Le programme de surveillance comporte une visite bimensuelle des sites au cours de laquelle des prélèvements d’eau sont effectués en vue de l’analyse de paramètres microbiologiques (coliformes fécaux et stretocoques fecaux) et de paramètres physico-chimiques. Les normes concernant les paramètres microbiologiques servant à l’interprétation des résultats obtenus sont présentées au tableau 1.

Tableau 1 : Normes de qualité microbiologique relatives aux eaux de baignade. (Extrait de l'annexe 1 du décret n°81-324 du 7 avril 1981)

Paramètres

Guide

Impérative

Fréquence d’échantillonage

Coliformes totaux /100ml

500

10 000

bimensuelle

Coliformes thermotolérants /100ml

100

2 000

bimensuelle

Streptocoques fécaux /100ml

100

-*

bimensuelle

Salmonelles /1L

-*

0

(1)

Entérovirus PFU/10L

-*

0

(1)

* norme non définie

(1) la concentration est à vérifier lorsqu'une enquête effectuée dans la zone de baignade en révèle la présence possible ou une détérioration possible de la qualité des eaux.
La surveillance des lieux de baignade recensés en France (entre 3000 et 4000) s’exerce sous la responsabilité du ministère chargé de la santé et de ses services déconcentrés. A l’issue de la saison, les baignades font l’objet d’un classement en fonction de leur qualité microbiologique.
En France, les causes de pollution des eaux de baignades dont la qualité de l’eau n’est pas conforme aux normes européennes, répertoriées par le ministère chargé de l’environnement (4) sont les suivantes :


  1. Mauvais état d’assainissement des communes situées à l’amont immédiat de la baignade (vétusté, mauvais fonctionnement chronique, absence totale d’assainissement ou insuffisance de l’assainissement, notamment pour traiter la pollution générée par les fortes précipitations)

  2. pannes ou incidents sur les réseaux d’assainissement ou sur les stations d’épuration.

  3. pollutions diverses issues du bassin versant, comprenant notamment les pollutions diffuses dues au rejets agricoles

  4. pollution liée à la fréquentation de la baignade ou des équipements touristiques installées dans la zone, notamment les campings.


Des travaux ont été entrepris par la commission européenne afin de réviser les seuils permettant de définir les critères de qualité. Ils ont donné lieu à un projet de directive en 1994 qui n’a pas abouti. Pour les streptocoques fécaux, une valeur de 400 germes par 100 ml avait été retenue comme norme impérative. Elle entraînait le déclassement prévisible d’une majorité de plages sur le littoral à marée. De plus, certains Etats membres avaient demandé l’introduction de niveaux de référence pour les entérovirus. Mais le contrôle de routine pour ce paramètre pose des difficultés en terme de prélèvement, d’analyse et de coût.
En France, le ministère de la santé a imposé en 1995 la méthode de dénombrement dite par microplaques, plus performante pour les streptocoques et coliformes fécaux. Parallèlement, le dénombrement des coliformes totaux était abandonné ; ce paramètre n’apportant aucune information supplémentaire sur le risque sanitaire et ne pouvant être analysé selon la méthode par microplaques. Pour cette mesure, la France fait l’objet d’un recours contentieux de la part de la commission européenne pour non respect de la directive communautaire de 1976.
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