Cours de psychologie cognitive Morais





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4Le format de représentation de connaissance


La connaissance peut être codée de manière analogique ou imagée, ou au contraire propositionnelle/verbale. Le format analogique (mem. Implicite) contient des images retenant certaines caractéristiques spécifiques de la modalité sensorielle d’origine. Le format propositionnel contient des images abstraites cad des représentations de l’information obtenues à travers n’importe quelle modalité sensorielle. Elles représentent des concepts et les relations entre eux sous une forme non spécifique à une langue spécial. Elles constituent donc un code fondamental, universel, amodal, « le mentalais » et utilisent les règles d’une système logique, le calcul de prédicats (= relation entre entités (entités = arguments des prédicats)). Elles sont utilisées dans la description de réseaux sémantiques (cf Collins).

4.1 Analyse propositionnelle


La connaissance des significations serait représentée en mémoire sous forme propositionnelle.

    • XP1 : Garret, Fodor et Bever : la technique des clics sur des phrases : Le sujet entend deux phrases et dans une il y a un clic. Le sujet doit dire où se trouve le clic. En général, il y a une erreur quand il faut faire une inférence temporelle entre un son court et un sons long (avec déplacement temporel) ; cette erreur est négative car on met un clic avant le vrai moment. Dabs cette expérience, les deux phrases ont un sens opposé et la manière de prononcer la phrase est très différente car dans la phrase1 le stop est entre marrying et Anna et dans la seconde après Ana. Si on analyse les phrases en terme de proposition avec un contrôle du même stimulus acoustique, on remarque que le clic est avant Anna dans la 1ère et après dans la 2ème grâce à l’analyse propositionnelle.

    • XP2 : Caplan fait une expérience semblable à la précédente mais en utilisant la mémoire immédiate. « night » a le même nombre de mots après (+contrôle de l’intonation). Il faut décider si « night » était dans la phrase ou non. Les résultats indiquent que les temps de réactions sont plus rapides dans la 2de phrase car night faisait partie de la proposition.

    • XP3 Walker et al : les phrases sont suivies par des stimuli tests fait de 2 mots. Il faut alors dire si oui ou non les deux mots appartiennent à la phrase. On remarque que « scout killed » est plus rapide que « indians killed » car ils appartiennent à la même proposition.

La forme superficielle des phrases et des propositions tend à être oubliée au détriment de la signification sous jacente. Bransford et Franks ont étudié 12 phrases et ont fait 2 ensemble de 4 proposition : manger/sucrée/sur/dans et dégringoler/écraser/à côté de/petite. Après étude des 12 phrases, les sujets reçoivent des phrases connues, nouvelles sans info nouvelle et nouvelle avec informations incompatible. Les résultats montrent quand avec l’information incompatible, les sujets savaient qu’ils n’avaient jamais vu ces phrases mais que pour les deux autres, c’étaient égal car ils n’étaient pas sur d’avoir vu les phrases anciennes avant. Enfin, la phrase avec 4 propositions sous jacentes était celle pour laquelle les sujets était les plus surs.

Chaque proposition est représentées par une ellipse et connectée par des flèches à son prédicat et à ses arguments. Propositions, prédicats et arguments constituent les nœuds du réseau et les flèches, les connexions. De nouvelles phrases ou plus exactement leurs significations sous-jacentes, peuvent être rattachées à un réseau existant, les entités changeant éventuellement de rôle. La distinction entre l’instance et la classe doit être explicite dans le réseau : on peut créer de nouveaux nœuds pour les différentes instances, ces nœuds étant eux-même rattachés où un nœud central par le prédicat « est un ». La présentation en réseau peut permettre de tenir compte des résultats qui montrent que le sujets ne font plus la distinction en mémoire à long terme, entre les propositions effectivement présentées et celles qui ne l’ont pas été. Au moment de la récupération en mémoire, le sujet se référait à la connaissance à la connaissance stockée dans le réseau, quelque soit son origine (réelle ou inférée). Mais il y a le problème de l’incorporation d’inférence dans la compréhension et l’encodage des phrases en mémoire. Winograd a fait une expérience sur les connaissances générales et les croyances : 2 phrases ou seul le verbe de la dernière proposition a changé. Les sujets interprètent mal la phrases (may = femmes ou conseillers) alors que la syntaxe est la même0. On fait donc des attributtions que par croyances. Offir fait une autre expérience où il y a 4 proposition (1) Mr S. ordered the coffee, (2) The coffee was ordered by Mr S, (3) It was mr S. who ordered the coffee et (4) It was the coffee that Mr S ordered. Les résultats montrent que (3) et (4) ont des présuppositions différentes mais pas (1) et (2). Ainsi dans un test de reconnaissance, (1) et (2) sont confondus mais pas (3) et (4). Les informations dérivées des présuppositions des phrases ont donc un effet sur la représentation en mémoire.
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